La détresse de l’oie sauvage de Johanne Seymour : un polar entre Nunavik et Corée du Sud

La détresse de l'oie sauvage de Johanne Seymour

De l’abattoir de Perkins au mont Gwanak

Narcisses, humus, sève des bourgeons qui éclatent, quelques notes résineuses : Louis-Philippe, propriétaire de la ferme Une histoire d’oies, respire le printemps des Cantons-de-l’Est avec l’application d’un parfumeur. Ce jour-là, c’est jour d’abattage, et l’éleveur perpétue le rituel hérité de son père et de son grand-père : inspecter le matériel avant l’arrivée du personnel, puis rendre grâce aux bêtes qui vont nourrir la population. Johanne Seymour installe cette délicatesse presque liturgique pour mieux la fracasser. Quelques heures plus tard, Geneviève Trudeau, responsable de l’abattage et appréciée de tous, est découverte suspendue la tête en bas à la courroie du convoyeur, tuée par l’électro-anesthésieur qui sert d’ordinaire à étourdir les volailles. L’image est brutale, clinique, et elle donne d’emblée le ton d’un polar qui ne détourne pas le regard.

À des milliers de kilomètres de là, un randonneur et son chien découvrent un squelette au fond d’une crevasse du mont Gwanak, derrière l’Université nationale de Séoul. Les ossements sont ceux d’une femme d’origine inuite, et l’affaire conduit à l’arrestation de Minjun, le jeune homme dont Élisabeth, la fille adoptive de Kate McDougall, est en train de tomber amoureuse. Entre une Estrie encore boueuse du dégel et une capitale sud-coréenne où les cerisiers tardent à fleurir, l’auteure tend un fil improbable, et tout le pari du livre consiste à le rendre évident.

La construction épouse cette double polarité. Des chapitres courts, souvent resserrés autour d’une scène unique, alternent l’enquête québécoise menée par Todd Dawson et le séjour coréen d’Élisabeth, tandis que des interludes datés, imprimés en italique, remontent jusqu’en 1956 et déplient une histoire parallèle sur plusieurs décennies. Ce montage en tresse, qui doit sans doute beaucoup au métier de scénariste de Johanne Seymour, fonctionne comme un jeu de miroirs : une oie d’élevage répond à une oie sauvage, un village replié sur lui-même répond à une mégapole saturée, une mort spectaculaire répond à une disparition silencieuse. Le lecteur avance ainsi sur deux rives à la fois, attentif aux échos qui ricochent d’un continent à l’autre, sans jamais savoir de quel côté le prochain chapitre le déposera.

Kate McDougall, entre chalet à vendre et inquiétudes de mère

Assise au bout du vieux quai, les yeux rivés sur l’eau agitée du lac, Kate McDougall fait l’inventaire de ses fantômes. Le chalet de bois rond perché sur son cap rocheux, avec ses trente-trois marches qui mettent désormais ses genoux à l’épreuve, est en vente, et les boîtes empilées par Sylvio et les enfants rendent la séparation soudain très concrète. Près de vingt ans de vie tiennent entre ces poutres mal équarries : l’affectation forcée au poste de Brome-Perkins, les amours tumultueuses, les enquêtes qui ont forgé sa réputation. Devenue lieutenante responsable des quatre divisions de l’Escouade des crimes violents, Kate passe ses journées entre comités, points de presse et arbitrages budgétaires, pendant que le Bureau des crimes majeurs lorgne les ressources de l’escouade. Le meurtre de la ferme lui offre un retour sur le terrain qu’elle justifie d’un « for old times’ sake » qui ne trompe personne.

Johanne Seymour dessine une héroïne qui prend de l’âge sans jamais la réduire à ses fêlures. La caisse de Labatt Bleue qu’apporte Todd suffit à réveiller son signal d’alarme intérieur, et Kate s’autorise un verre en sachant qu’elle joue avec le feu. À ses côtés, Sylvio Branchini, pathologiste et compagnon, déploie une tendresse d’une grande justesse : il cuisine, il devine, il désamorce, et lui murmure en italien qu’elle faisait déjà partie de la famille. Leurs échanges sur le destin, que Kate refuse de croire tracé d’avance parce que son propre passé le rendrait insupportable, donnent au couple une épaisseur qui dépasse la simple respiration domestique entre deux scènes de crime.

Reste Élisabeth, fraîchement certifiée pathologiste judiciaire, partie à Séoul pour un colloque et un concert de BTS. À travers l’écran de l’appel vidéo, Kate perçoit une fragilité que personne d’autre ne semble voir, et cette angoisse, nourrie d’un passé que les lecteurs de la série connaissent bien, s’imprime jusque dans son corps, par des chutes de pression qui la terrassent au moindre émoi. Sylvio lui conseille de laisser leur fille voler de ses propres ailes ; la formule, anodine en apparence, résonne étrangement dans un roman peuplé d’oies. Lorsque Kate s’envole pour la Corée du Sud, c’est autant la mère que l’enquêtrice qui monte dans l’avion, et l’auteure tire de cette dualité une tension qui irrigue toute la seconde partie du récit.

Todd Dawson et son équipe face aux silences de Perkins

Né à Perkins et bien décidé à y mourir, Todd Dawson dirige l’ECV du sud-est avec tout ce que la fonction implique : un dossier de crime haineux à Sherbrooke, des journalistes friands de pièges à clics et une équipe qu’il couve, de son propre aveu, comme une mère poule. Autour de lui gravite une brigade croquée avec affection. Julie Langlois, que ses collègues surnomment « pitbull », flaire les faux-semblants avec une ténacité redoutable. Maxime Jacques, seul Noir du village, encaisse avec une ironie tranquille les regards de ceux qui le traitent en curiosité. Bob Provost, benjamin de l’escouade, n’est jamais habillé pour la météo et salue chaque flaque d’un juron sonore. Ce petit collectif, vivant et crédible, insuffle à l’enquête une chaleur de salle de breffage qui équilibre la noirceur du crime.

Car Perkins, sous ses airs de carte postale estrienne, cultive ses silences. Le village bruisse de rumeurs, la moindre fuite finit à la une du journal régional, et une boule de snus ramassée sur la scène de crime ouvre une piste aussi délicate qu’embarrassante : l’ADN appartient à un garçon de onze ans atteint de trisomie 21, fils d’un employé de la ferme. Johanne Seymour s’attarde sur Léo avec pudeur, sur sa carrure d’adolescent et son âge émotionnel d’enfant, sur une famille suivie par la DPJ, sur une cabane de chasse où flottent l’odeur de la bière et celle de l’abandon. Le regard n’a rien de misérabiliste, mais il ne ferme les yeux ni sur la pauvreté ni sur le racisme ordinaire d’une communauté qui craint le changement comme la peste.

L’enquête progresse comme progressent les enquêtes réelles, par hypothèses successives et fausses routes assumées. Une lettre anonyme composée de caractères découpés dans des magazines, un profilage linguistique qui s’arrête sur le choix du verbe « tuer » plutôt qu’« abattre », une commune antispéciste où une vingtaine de personnes cohabitent avec poules, cochons et cheval : chaque hypothèse est examinée avec sérieux, parfois avec un humour grinçant devant la bêtise humaine. Surtout, l’auteure soulève une question éthique rarement abordée dans le genre, celle des limites qu’un enquêteur doit respecter face à un témoin vulnérable, et la psychiatre Marquise Létourneau incarne cette prudence avec une autorité discrète.

Mary E-9-134, un matricule en guise de nom

Mary E-9-134 : c’est ainsi que l’administration désigne, à Salluit en 1956, une nouveau-née arrachée au ventre de sa mère agonisante. Johanne Seymour condense cette violence en quelques phrases sèches, un nom devenu nombre, une identité marquée comme on marque le bétail, et rappelle en note que les Inuits portaient alors une appellation coloniale aujourd’hui abandonnée. Ce matricule renvoie à une réalité historique précise, celle des numéros imposés par le gouvernement fédéral, puis du Project Surname qui, en 1970, plaque des patronymes sur une tradition où le nom était unique, spirituel et non genré. Mary Nappatuk naît ainsi une seconde fois, sans que ce nouveau nom lui rende quoi que ce soit de ce qu’on lui a retiré.

On la retrouve en 1990, sculptrice installée dans une vieille cabane sur pilotis au bord du fjord, à la sortie du village. Depuis dix ans, elle taille des oies sauvages en plein vol dans la stéatite, l’ivoire de morse ou les bois de caribou, sans jamais parvenir à prendre elle-même son envol. L’auteure saisit avec acuité cette errance entre deux mondes, celui des Autochtones et celui des Blancs, cette âme écorchée qui s’exclut de sa communauté faute de s’y reconnaître. Les aurores boréales, le froid qui colle les narines, le fjord qui file vers le détroit composent un décor d’une beauté implacable, où la solitude devient la seule compagne possible. Une rencontre inattendue va bouleverser cette trajectoire, et le lecteur suit dès lors Mary sur des chemins que rien ne laissait prévoir.

Ces interludes en italique, écrits au présent dans une langue plus dense et plus lyrique que le reste du roman, forment la colonne vertébrale du livre. Johanne Seymour y convoque la grande histoire sans jamais la plaquer : la colonisation du Nord, l’occupation japonaise de la Corée, la crise asiatique de 1997, que les Coréens ont baptisée crise du FMI, entrent dans le récit par la petite porte d’une existence intime. Chaque prénom accolé à Mary l’éloigne un peu plus d’elle-même, et cette superposition d’identités, tissée patiemment d’une décennie à l’autre, dessine une ligne de fond qui confère à l’intrigue policière toute sa profondeur tragique.

Séoul, entre inyeon et han

Les cerisiers de l’Université nationale de Séoul fleurissent plus tard qu’ailleurs, à cause de l’air froid qui descend du mont Gwanak. C’est par cette remarque, formulée dans un français approximatif, que Minjun aborde Élisabeth près du portail emblématique du campus, dont la silhouette évoque une clé. La jeune pathologiste, venue assister à un colloque sur l’intégration de l’intelligence artificielle dans les sciences judiciaires, découvre avec lui une ville et des codes amoureux inédits : le « sseom », cette phase de pré-fréquentation chaste qui la déroute, ou le « honsul », l’art de boire seul sous la toile orangée d’un pojangmacha, image mélancolique qui s’est gravée en elle. Leur relation, tissée entre coréen et français, possède une délicatesse hésitante qui tranche avec l’âpreté de l’enquête estrienne.

Johanne Seymour ne se contente pas d’un exotisme de surface. Deux notions traversent le roman et en éclairent les enjeux. L’inyeon, ce fil tissé bien avant toute rencontre et qui relie les êtres au-delà des vies, se distingue soigneusement de la fatalité aveugle ; le han, sentiment collectif né des traumatismes d’un peuple divisé, mêle tristesse, ressentiment et résilience. L’auteure les fait dialoguer avec les épigraphes empruntées à Victor Hugo, à Rumi et à Sartre, ainsi qu’avec le scepticisme de Kate, rétive à toute idée de destin. Quand Minjun demande à Élisabeth si elle saurait lire l’histoire inscrite sur son corps, la question, suspendue entre aveu et désir, installe une énigme intime qui double l’énigme criminelle.

L’arrivée de Kate à Incheon fait basculer le récit dans le choc des cultures. Incapable de déchiffrer l’alphabet, désarçonnée par une révérence à quarante-cinq degrés ou par l’étiquette qui interdit de boire avant l’aînée de la tablée, l’enquêtrice québécoise perd ses repères et ses leviers habituels. Face à elle, l’inspecteur Park Namjoon, bougon, têtu et intègre, rappelle furieusement Paul Trudel, tandis que l’anthropologue judiciaire Claire Grant, qui ne voit dans l’IA qu’un outil d’aide à la décision, sert de passerelle linguistique et humaine. Entre un repas de galettes croustillantes au Doma Insadong et les maisons à flanc de colline d’Itaewon, Séoul prend corps comme une présence vivante et contradictoire.

Du joual au coréen, une écriture qui circule entre les langues

« J’pensais pas qu’ça me ferait ça… » Une réplique suffit pour reconnaître la plume de Johanne Seymour. Ses dialogues respirent le français québécois tel qu’il se parle, avec ses élisions, ses « coudonc », ses « shit » lâchés au détour d’une émotion trop vive, ses trouvailles savoureuses comme ce « complimarde » dont Todd affuble une nouvelle ni bonne ni mauvaise. Loin de relever de la coquetterie régionale, ce parler populaire ancre les échanges dans une vérité sociale : l’oralité de Kate trahit son anticonformisme, celle des habitants les plus démunis de Perkins exprime une rudesse que la narration n’a nul besoin de commenter. Pour un lecteur européen, l’immersion est franche, et l’oreille s’accorde très vite.

Autour de ce socle, le roman fait cohabiter une mosaïque linguistique. Todd, anglophone de souche, glisse ses répliques en anglais, traduites en bas de page ; Sylvio distille son italien affectueux, de « carissima » en formules familiales ; les chapitres coréens se parsèment de hanok, de soju, de somaek ou de sinbu-daegisil, chaque terme accompagné d’une note brève. Ces renvois remplissent une double fonction. Ils ouvrent les portes d’une culture sans alourdir le récit, et ils rappellent, pour qui découvre la série avec ce sixième opus, les épisodes antérieurs où se sont noués les liens entre Kate, Élisabeth et Paul Trudel. On pénètre donc sans peine dans cet univers, même sans en connaître l’historique.

La scénariste affleure sous la romancière. Scènes découpées au cordeau, fins de chapitre qui relancent la tension, dialogues qui portent l’essentiel de l’information : l’écriture privilégie le mouvement. L’humour s’invite régulièrement, dans les jurons de Bob Provost pataugeant en souliers de ville, dans les taquineries du clan Branchini-McDougall ou dans un « See you later, alligator ! » échangé entre deux urgences. En contrepoint, les passages consacrés à Mary adoptent une prose plus lente, plus imagée, presque incantatoire. Ce va-et-vient entre les registres, de l’oralité au lyrisme, de l’anglais au coréen, épouse le sujet même du livre : des êtres qui cherchent, d’une langue à l’autre, un lieu où appartenir.

Le manteau de plumes de la femme-oie

Dans la légende inuite de la femme-oie, le chasseur arrache ses plumes à la femme-oiseau pour qu’elle ne puisse plus se transformer ni s’envoler. Johanne Seymour convoque ce conte avec parcimonie, à des moments choisis, et il finit par irriguer tout le roman comme une nappe souterraine. Oies d’élevage enfermées l’hiver puis menées au préenclos, oies sauvages sculptées en plein vol, fille adoptive qu’on invite à voler de ses propres ailes : le titre se charge peu à peu de sens, et la détresse qu’il annonce touche aussi bien les bêtes que les êtres. Louis-Philippe le pressentait en marchant vers son abattoir : même chez les oies, il y a des inégalités.

Autre fil conducteur, discret mais tenace : l’idée que les corps et les images conservent la mémoire de ce que les vivants taisent. Élisabeth l’énonce sur un banc du parc Ichon Hangang, en expliquant qu’elle permet aux corps allongés sur sa table d’autopsie de raconter l’histoire écrite dans leur chair. Le dessin circule d’un chapitre à l’autre, des croquis qu’elle griffonne dans les marges de ses notes jusqu’aux feuilles qu’un enfant de Perkins noircit sans saisir ce qu’elles renferment. Chez Seymour, un visage esquissé, une marque sur la peau ou un trait maladroit en disent parfois davantage qu’un interrogatoire, et l’enquête devient un art de la lecture autant que de la déduction.

L’avertissement placé en ouverture prévient que la littérature ne sera jamais un safe space, et le livre tient parole sans verser dans la complaisance. Il affronte l’héritage colonial du Nord, la dureté d’un patriarcat, la misère d’un village qui préfère se taire, tout en ménageant des zones de tendresse : un repas partagé, une main posée sur une épaule, une famille qui accueille dans son joyeux chaos. Les fidèles de Kate McDougall retrouveront une héroïne mûrie, les nouveaux venus découvriront un univers qui se tient seul, et tous garderont en tête cette image obstinée : un manteau de plumes tissé patiemment par une mère, pour qu’un jour son enfant puisse s’envoler.

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Mots-clés : Johanne Seymour, La détresse de l’oie sauvage, Kate McDougall, polar québécois, Séoul, Nunavik, Libre Expression


Extrait Première Page du livre

« 1

Sur la galerie de la maison de ferme héritée de son père, Louis-Philippe hume l’air frais du matin, notant avec chaque inhalation la variété des effluves printaniers : narcisses, humus, sève des bourgeons qui éclatent… Et quelques notes résineuses ! ajoute-t-il mentalement pour plus d’exactitude. Il rit en pensant à Geneviève Trudeau, la responsable de l’abattage à la ferme, qui a l’habitude de le taquiner sur son nez. « Tu pourrais être parfumeur tel-lement t’as le nez fin ! Qu’est-ce que tu fais sur une ferme où ça pue l’engrais ? » L’agriculteur ne manque jamais de rétorquer que l’engrais est le parfum nécessaire à tous les autres parfums. En remplissant ses poumons une nou-velle fois des arômes printaniers, Louis-Philippe met fin à ses réflexions et dévale les marches de la maison d’un pas décidé.

Aujourd’hui, c’est jour d’abattage à la ferme Une his-toire d’oies. Agriculteur sensible, Louis-Philippe res-pecte les règles les plus strictes dans son abattoir. Pas question de faire souffrir les oies ! La procédure, sous la surveillance de Geneviève, est expédiée rapidement en quatre étapes : la séparation du cheptel, alors que les volailles concernées sont menées au préenclos, puis dans le bâtiment, où sont pratiqués l’électronarcose, la saignée et, finalement, l’échaudage. Tout s’effectue avec rapidité pour éviter le plus de stress possible aux oies… et aux humains.

L’abattage, étape inévitable, est néanmoins la tâche la moins prisée sur la ferme. Pour cette raison, Louis- Philippe s’est créé un rituel le matin de la mise à mort. Avant l’arrivée du personnel, il se rend sur les lieux, ins-pecte le matériel, s’assure que tout est en ordre, puis il prend un moment pour rendre grâce à ces bêtes, qui vont sacrifier leur vie pour nourrir la population. Ce rite, il l’a hérité de son père, qui le tenait lui-même de son propre père. Une tradition familiale qu’il ne briserait jamais.

Le chemin qui mène de la maison à l’abattoir tra-verse le pâturage, où broutent les bêtes depuis quelques semaines, après un long hiver à l’intérieur. Il s’agit en fait du préenclos, et ce ne sont que les bêtes destinées à mourir qui y séjournent. Louis-Philippe songe que ces oies de l’abattage printanier sont comme des mineurs. Leur vie n’est pas la plus réjouissante, puisqu’elles passent une partie de leur existence enfermées. Même chez les oies, il y a des inégalités, réfléchit-il en continuant d’avancer. »


  • Titre : La détresse de l’oie sauvage
  • Auteure : Johanne Seymour
  • Éditeur : Les Éditions Libre Expression
  • ISBN : 9782764818046
  • Format : Broché
  • Nationalité : Canada
  • Langue : Français
  • Date de publication : 02/09/2026
  • Nombre de pages : 280 pages
  • Genre : Polar québécois, roman policier
  • Sujets traités : Identité inuite, Colonialisme canadien, Culture sud-coréenne, Choc des cultures, Relation mère-fille, Crise asiatique de 1997, Exil et appartenance, Élevage et abattage

Résumé

À Perkins, dans les Cantons-de-l’Est, Geneviève Trudeau, responsable de l’abattage à la ferme Une histoire d’oies, est retrouvée morte dans l’abattoir, électrocutée avec l’appareil qui sert à étourdir les volailles. Le lieutenant Todd Dawson et son équipe de l’Escouade des crimes violents mènent l’enquête, épaulés par Kate McDougall, qui songe à la retraite tout en se battant pour la survie de son escouade.
Au même moment, à Séoul, le squelette d’une femme inuite est découvert sur le mont Gwanak, et l’affaire mène à l’arrestation de Minjun, le jeune homme dont Élisabeth, fille adoptive de Kate, est tombée amoureuse. Inquiète pour sa fille, Kate s’envole pour la Corée du Sud, où le choc des cultures l’attend, tandis qu’une histoire née à Salluit en 1956 se dévoile peu à peu.

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Je m’appelle Manuel et je suis passionné par les polars depuis une soixantaine d’années, une passion qui ne montre aucun signe d’essoufflement.


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