Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle rubrique !
En seulement huit mois d’existence, « Le Monde du Polar » a connu une croissance remarquable qui dépasse toutes mes espérances. Grâce à des chroniques approfondies et un regard singulier sur l’univers du polar, le blog s’est hissé dans le top 5 des références du genre. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : plus de 7 600 pages vues ces trente derniers jours, 26 points d’autorité acquis, et une reconnaissance grandissante de Google qui indexe désormais nos articles en moins de 24 heures, souvent positionnés dans les trois premiers résultats de recherche.
Cependant, il manquait une dimension essentielle à ce projet : donner la parole aux créateurs eux-mêmes. Mais fidèle à mon approche un peu décalée, j’ai choisi de sortir des sentiers battus de l’interview classique pour proposer un format plus accessible : le questionnaire. Simple, direct, sans contrainte de timing, il permet aux auteurs de s’exprimer librement sur leur univers créatif.
Cette nouvelle rubrique poursuit un double objectif : enrichir l’expérience de mes lecteurs avec un contenu inédit, tout en offrant aux auteurs une vitrine supplémentaire pour faire découvrir leur travail. Car après tout, derrière chaque polar se cache une personnalité fascinante qui mérite d’être mise en lumière.
Manuel, créateur du blog « Le Monde du Polar »
Marie Ionnikoff : Une plume captivante au service du thriller psychologique
Juriste de formation et mère de deux garçons, Marie Ionnikoff a choisi de quitter le monde professionnel pour se consacrer à l’écriture et à l’éducation de ses enfants. Cette reconversion s’est révélée être un véritable coup de maître littéraire.
Son parcours académique singulier – études de droit suivies d’une formation en criminologie à la faculté de médecine de Lyon – nourrit aujourd’hui ses romans d’une expertise technique remarquable. Cette double formation lui permet d’explorer avec une précision chirurgicale les mécanismes psychologiques et les arcanes de la justice.
Avec le « Cycle des Ombres », Marie Ionnikoff s’impose comme une nouvelle voix du thriller psychologique français. Son premier roman « L’Insane » (mai 2024) et son second opus « L’Obsession Azanov » (mai 2025) témoignent d’une maîtrise narrative exceptionnelle pour une auteure débutante. Son écriture fluide et immersive, sa capacité à maintenir une tension constante tout en développant une réflexion profonde sur la nature humaine font déjà d’elle une référence du genre.
Particulièrement appréciée pour sa finesse psychologique et sa capacité à créer des personnages authentiques aux prises avec leurs démons intérieurs, Marie Ionnikoff explore les zones d’ombre de l’âme humaine avec une justesse saisissante. Son héros récurrent, le lieutenant Hugo Scaralèse, incarne cette approche nuancée du polar contemporain, loin des clichés du genre.
Une auteure à suivre de très près, dont la plume promet de marquer durablement le paysage du thriller français.
L’interview de Marie Ionnikoff
Vous écrivez à la main ou au clavier ?
Ma graphie est terrible. J’ai même des difficultés à me relire, surtout si je prends des notes dans l’urgence et la peur de voir une idée ou une tournure de phrase s’envoler. Alors, sans hésitation : clavier !
Plutôt lève-tôt ou couche-tard ?
Les deux… J’adore le calme de la nuit pour travailler, tout en aimant l’ambiance des petits matins blêmes. Pas toujours évident de garder l’air d’avoir moins de 50 ans !
Qu’est-ce qui vous pousse à écrire ?
Le goût d’inventer et de raconter des histoires, tout simplement. L’écriture est pour moi un souffle, une façon de donner vie à l’imaginaire. J’aime être ce vecteur d’émotions : offrir au lecteur une palette de sensations, insuffler la peur, le doute, la passion ; faire vibrer, émouvoir, déranger parfois… L’écriture est, à mes yeux, le plus beau moyen de partager un peu de ce tumulte intérieur.
À quelle fréquence écrivez-vous vos livres ?
C’est très variable… Cela dépend de l’inspiration. Je peux écrire le premier jet de deux romans de façon consécutive, puis rester des mois entiers à retravailler mes textes et à peaufiner mes recherches. Il n’y a qu’une fréquence à laquelle je me plie pour mes lecteurs : publier un livre par an.
Votre plus belle émotion d’auteur ?
Celle ressentie lorsque je rencontre mes lecteurs et qu’ils me parlent de leurs propres émotions à la lecture de mes romans. Lors d’une rencontre-dédicace, une lectrice m’a prise dans ses bras… J’étais certes déstabilisée, mais finalement aussi émue qu’elle.
Le livre qui vous a le plus marqué ?
Les Fleurs du mal de Charles Baudelaire et L’Écume des jours de Boris Vian. Oups, ça fait deux !
Votre recherche la plus bizarre sur Google pour un livre ?
Celle concernant la saponification… Allez, je vous éclaire : la saponification est la réaction chimique se produisant sur les tissus de la peau quand elle est immergée très longtemps dans l’eau. C’est tout simplement la transformation des matières grasses en substance savonneuse. 😊
Votre lieu de crime idéal ?
Tous les lieux ont vocation à faire une scène de crime parfaite. Je suis d’avis que plus le lieu est banal, plus cela est terrifiant. Le lecteur est plus vulnérable…
Votre arme du crime préférée ?
Toutes celles qui ne laissent aucune trace, la manipulation mentale en tête.
Vos propres intrigues vous font-elles peur ?
Non, je me vois venir de loin ! 😆
Votre pire cauchemar d’auteur ?
Être dans la soudaine incapacité de retranscrire ce que je ressens. J’aime être au plus près des émotions vécues par mes personnages, que ce soit la colère, la peur, la jalousie, le désir… et pour être crédible, je vais les chercher au plus profond de moi. J’ai besoin de les ressentir le temps d’une scène, d’un chapitre, comme un acteur se glissant dans la peau du personnage qu’il doit incarner. Ne plus être capable de le faire sonnerait le glas de mon aventure littéraire. Je ne conçois pas l’écriture autrement que par ce don de moi-même.
Si vous étiez le méchant, quel serait votre métier ?
Hôtesse de l’air… je sèmerais des cadavres aux quatre coins du monde ! 😆
Crime parfait au supermarché : dans quel rayon ?
Le rayon des surgelés… Figer la mort, c’est esthétique, non ?
Sans le polar, quel genre littéraire choisiriez-vous ?
Le roman historique… D’ailleurs, mon prochain roman, qui sortira en mai 2026, est un thriller historique. 😉
Le livre dont vous êtes le plus fier ?
C’est une question à laquelle il m’est impossible de répondre. Ce serait comme me demander lequel de mes enfants je préfère… Joker !
Où vous sentez-vous chez vous ?
Partout… L’important n’est pas le lieu, mais l’état d’esprit. Être en accord avec la vie que l’on a choisie est ma définition du bien-être.
En guise de conclusion, y a-t-il quelque chose que vous aimeriez partager avec nos lecteurs ? Une actualité, un nouveau projet qui vous passionne, une œuvre à paraître ou un événement spécial que vous souhaiteriez mettre en lumière ?
En ce moment, je jongle entre deux chantiers : la traduction en anglais de L’Insane (premier tome du Cycle des Ombres) pour une sortie prévue cet automne — un vrai marathon littéraire avec ma traductrice — et la finalisation du troisième tome, déjà entre les mains de mon correcteur.
De petits soucis de santé m’éloignent temporairement des salons, mais je reprendrai la route le 7 novembre pour une rencontre-dédicace en région parisienne autour d’un recueil collectif et caritatif auquel j’ai le plaisir de participer.
En attendant, si la curiosité vous titille, L’Insane et L’Obsession Azanov, les deux premiers tomes de mon Cycle des Ombres, n’attendent que vous… 😉
Toutes les infos sur le site officiel de Marie Ionnikoff





















Bravo Marie, je sui en pleine Obsession et j’attends la suite avec impatience !
Quel bonheur d’avoir des lecteurs aussi engagés ! Votre enthousiasme fait vraiment plaisir à voir. Il n’y a rien de plus gratifiant pour un auteur que de savoir que son histoire captive à ce point ses lecteurs. L’attente de la suite est parfois difficile, mais elle montre que l’histoire a vraiment touché dans le mille ! Merci pour ce retour si encourageant, cela donne encore plus d’énergie pour la suite de l’aventure ! 📚✨
Oui, quel plaisir de voir l’enthousiasme de mes lecteurs ! C’est d’ailleurs pourquoi je fais en sorte de ne pas les faire languir plus d’un an entre deux sorties de romans. Les tomes du Cycle des Ombres se lisent indépendamment les uns des autres, mais il existe un fil directeur et des personnages récurrents auxquels mes lecteurs sont a priori très attachés ! J’en suis très heureuse et surtout reconnaissante 😊
Merci beaucoup ! La « suite » arrive en mai prochain 2026 😊 Allez, plus que 10 mois ! 😉
C’est toujours un plaisir Marie et on attend la suite avec impatience !
Vu cette interview tardivement. Je devais être encore une fois en vadrouille, quelque part. Bravo Marie, mais je te connais et je sais que tu es toujours sur le pont et que tu as une plume redoutable comme disent certains (ce que je viens d’écrire s’appelle un cliché d’écriture 🫢) Bravo à Manuel pour sa vélocité et la qualité de ses publications 👍👍👍
Merci Francis ! 😄 Ah, les clichés d’écriture… on les traque partout, mais parfois ils sont tellement justes qu’on les laisse passer ! 😉 Content que tu aies pu rattraper cette interview entre deux vadrouilles. Marie mérite bien tous ces compliments (clichés ou pas !).
Merci pour ton soutien, ça fait toujours plaisir ! 👍📚