Un polar noir aux racines espagnoles
Avec « Balanegra », Marto Pariente ancre résolument son récit dans la tradition du noir méditerranéen, cette lignée qui va de Vázquez Montalbán à Alicia Giménez-Bartlett. Dès les premières pages, le lecteur reconnaît les codes familiers du genre : personnages aux motivations troubles, corruption endémique et violence sourde qui irrigue chaque page. Pourtant, l’auteur ne se contente pas de reproduire une formule éprouvée. Il tisse sa propre toile, où les références au polar classique se mêlent à une sensibilité contemporaine qui donne au récit sa singularité.
L’Espagne de Pariente n’est pas celle, folklorique, des clichés touristiques, mais un territoire dur où se côtoient industrie agro-alimentaire, corruption politique et règlements de comptes. Le village de Balanegra devient le microcosme d’un pays en mutation, tiraillé entre traditions rurales et modernité brutale. Cette géographie de la désillusion trouve dans le personnage de Coveiro son incarnation la plus saisissante : un homme qui porte en lui les cicatrices d’un passé trouble et incarne parfaitement cette Espagne des zones grises.
Le romancier puise également dans l’héritage du western spaghetti, cette esthétique de la violence stylisée chère à Sergio Leone. Les duels se déroulent désormais dans des cimetières plutôt que dans des saloons, mais la tension reste palpable. Cette filiation cinématographique enrichit considérablement la palette narrative de l’auteur, qui manie avec habileté les silences lourds de sens et les dialogues ciselés au scalpel.
Plus encore, « Balanegra » s’inscrit dans une longue tradition littéraire espagnole où la mort occupe une place centrale, de García Lorca aux romans de la génération de 98. Pariente réactualise cette obsession thanatologique en la transplantant dans l’univers du thriller contemporain. Le cimetière devient ainsi bien plus qu’un simple décor : il se transforme en véritable protagoniste du récit, témoin silencieux des secrets enfouis et des mensonges qui structurent cette communauté en apparence paisible.
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L’art du portrait : personnages entre ombre et lumière
Marto Pariente excelle dans l’art délicat du portrait psychologique, sculptant ses personnages avec la précision d’un graveur sur bois. Coveiro, le fossoyeur vieillissant, incarne cette maîtrise : ni héros ni antihéros, il navigue dans cette zone grise où se nichent les êtres les plus fascinants de la littérature noire. L’auteur résiste à la tentation de nous livrer un passé complet, préférant distiller les révélations au compte-gouttes. Cette économie de moyens transforme chaque détail biographique en événement narratif, chaque confidence en moment de vérité.
La galerie de personnages secondaires révèle une égale attention aux nuances humaines. Marco, le neveu autiste, aurait pu n’être qu’un simple faire-valoir émotionnel, mais Pariente lui confère une dignité touchante et une fonction narrative précise. Sa relation particulière au monde, sa façon unique d’appréhender la réalité, enrichissent considérablement la texture du récit. De même, les figures antagonistes échappent aux stéréotypes du genre : Rubí de Miguel, la matriarche industrielle, possède une complexité qui dépasse le simple rôle de méchante de service.
Le romancier déploie une véritable science de la caractérisation indirecte, révélant ses personnages autant par leurs gestes que par leurs paroles. Un regard fuyant, une gestuelle particulière, le choix d’un vêtement : tout concourt à dresser des portraits en creux d’une remarquable justesse. Cette approche impressionniste de la psychologie humaine s’avère particulièrement efficace dans un genre qui mise traditionnellement sur l’action plutôt que sur l’introspection.
Certains protagonistes demeurent cependant en retrait, comme si l’auteur n’avait pas trouvé la juste distance pour les appréhender pleinement. Cette retenue, qui constitue généralement une force du récit, confine parfois à l’esquisse là où le lecteur aurait souhaité davantage de chair et de sang. Mais cette parcimonie même fait partie du style de Pariente, qui préfère suggérer plutôt que d’asséner, laissant au lecteur le soin de compléter ces silhouettes entrevues dans la pénombre de Balanegra.
Architecture narrative et construction temporelle
La structure de « Balanegra » révèle un architecte consciencieux de son art, qui jongle avec les temporalités comme un prestidigitateur manie ses cartes. Pariente orchestre savamment les va-et-vient entre présent et passé, tissant un réseau de correspondances qui s’épanouit progressivement sous les yeux du lecteur. Les analepses ne surgissent jamais de manière gratuite : chaque retour en arrière éclaire d’un jour nouveau les événements contemporains, créant cette épaisseur temporelle si caractéristique des grands récits noirs.
L’auteur maîtrise particulièrement l’art de la révélation différée, distillant les informations cruciales selon un rythme calculé qui maintient la tension sans jamais frustrer le lecteur. Les chapitres s’enchaînent selon une logique propre, alternant moments d’action pure et séquences plus contemplatives où l’introspection prend le relais. Cette respiration du récit, loin de ralentir la narration, lui confère au contraire une profondeur que n’autorise pas toujours la course effrénée du thriller conventionnel.
Le découpage temporel obéit également à une géométrie particulière : les vingt-quatre heures cruciales qui forment l’épine dorsale du récit se voient enrichies par les souvenirs qui affluent, créant un effet de stratification temporelle remarquable. Pariente parvient ainsi à donner l’impression d’une vie entière condensée en une journée, exploitant ce paradoxe temporel cher aux maîtres du suspense. Cette compression du temps renforce l’intensité dramatique tout en permettant une exploration approfondie des psychologies.
Quelques transitions mériteraient cependant d’être affinées, notamment lors des passages entre les différents points de vue narratifs. Ces légers à-coups dans la mécanique narrative ne remettent pas en cause l’efficacité d’ensemble, mais ils rappellent que la construction polyphonique demeure un exercice périlleux. Malgré ces imperfections mineures, l’architecture générale du roman témoigne d’une maturité narrative certaine et d’une compréhension fine des exigences du genre.
L’Espagne contemporaine comme décor et enjeu
Marto Pariente dresse le portrait d’une Espagne post-transition démocratique où les plaies du passé ne se sont jamais vraiment refermées. Son Balanegra fonctionne comme un condensé de ces mutations sociales qui ont transformé le pays en profondeur : l’exode rural, l’industrialisation sauvage, la concentration des pouvoirs économiques entre quelques mains. L’empire agro-alimentaire de la famille de Miguel symbolise parfaitement cette nouvelle aristocratie du capitalisme moderne, qui a remplacé les anciennes élites tout en perpétuant les mêmes mécanismes d’oppression et de corruption.
Le contraste entre la ville et la campagne traverse le roman comme une ligne de fracture géologique. D’un côté, l’urbanité tentaculaire avec ses zones industrielles, ses lotissements de nouveaux riches et ses circuits de blanchiment d’argent ; de l’autre, ce village de montagne où subsistent les traces d’un monde révolu. Cette géographie de l’inégalité n’a rien d’un simple décor : elle constitue l’un des moteurs dramatiques du récit, rappelant que les lieux façonnent autant les destins qu’ils les révèlent.
L’auteur évite l’écueil du pittoresque en refusant de transformer l’Espagne en carte postale pour touristes en mal d’exotisme. Son regard porte sur les transformations en cours, sur cette modernité parfois brutale qui bouscule les équilibres anciens. Les descriptions d’usines, d’abattoirs et de cynodrome composent une cartographie industrielle où l’argent sale circule avec la même fluidité que les marchandises. Cette Espagne-là, celle des années 2000, trouve dans le polar un terrain d’expression particulièrement approprié.
Pariente réussit notamment à saisir l’atmosphère de cette époque charnière où les scandales politico-financiers commençaient à ébranler les certitudes. Ses personnages évoluent dans un monde où la frontière entre légalité et criminalité s’estompe, où les réseaux d’influence remplacent les anciennes solidarités. Cette radiographie sociale, menée sans complaisance mais sans pessimisme excessif, confère au roman une dimension documentaire qui enrichit considérablement sa portée littéraire.
Violence et mélancolie : l’équilibre des tonalités
L’une des réussites les plus marquantes de « Balanegra » réside dans la façon dont Pariente orchestre le dialogue entre brutalité et nostalgie. La violence n’éclate jamais de manière gratuite ou spectaculaire : elle sourd des situations, des non-dits, des rancœurs accumulées comme une eau souterraine qui finit par faire céder la digue. Cette approche confère aux passages les plus durs une crédibilité saisissante, loin des pyrotechnies habituelles du genre. L’auteur comprend que la véritable violence naît souvent du silence et de l’incompréhension mutuelle.
La mélancolie imprègne le récit d’une teinte particulière, celle des occasions manquées et des liens brisés. Coveiro incarne parfaitement cette tonalité : homme du passé projeté dans un présent qui lui échappe, il porte en lui le poids des choix irréversibles. Ses relations avec son frère défunt, ses regrets muets, sa tendresse maladroite pour Marco : autant d’éléments qui adoucissent les aspérités du personnage sans jamais le dénaturer. Cette dimension humaine empêche le roman de sombrer dans le cynisme pur.
Pariente manie avec subtilité les contrastes de rythme, alternant moments de tension extrême et séquences plus apaisées où la contemplation prend ses droits. Les descriptions du cimetière au petit matin, la routine quotidienne du fossoyeur, les gestes simples du quotidien : ces respirations narratives permettent au lecteur d’absorber pleinement l’impact des scènes d’action. L’auteur évite ainsi l’effet d’accoutumance qui guette souvent les récits trop uniformément tendus.
Cette alchimie délicate entre dureté et émotion ne fonctionne pas toujours avec la même efficacité. Certains passages penchent légèrement vers le sentimentalisme, d’autres vers une noirceur un peu appuyée. Ces déséquilibres mineurs témoignent néanmoins d’une ambition louable : celle de dépasser les limites conventionnelles du polar pour explorer des territoires émotionnels plus vastes. Le résultat global demeure convaincant, révélant un auteur soucieux de ne pas enfermer son récit dans les codes figés du genre.
Dialogue et style : une langue au service du récit
Marto Pariente démontre une oreille remarquable pour les nuances de la parole humaine, sachant adapter le registre de ses dialogues à chaque personnage sans tomber dans la caricature. Coveiro s’exprime avec cette économie de mots propre aux hommes taiseux, tandis que Double Mickey laisse exploser sa verve déjantée dans des tirades qui révèlent autant sa fragilité que sa violence. Cette polyphonie linguistique enrichit considérablement la palette expressive du roman, chaque voix apportant sa couleur particulière à la symphonie d’ensemble.
L’auteur maîtrise également l’art de l’implicite, laissant résonner dans les silences autant de sens que dans les mots prononcés. Les non-dits entre les personnages génèrent une tension constante qui maintient le lecteur en éveil. Cette retenue stylistique, héritée des grands maîtres du polar américain, s’avère particulièrement efficace dans les scènes de confrontation où chaque réplique compte double. Pariente évite ainsi l’écueil des explications trop explicites qui viennent souvent alourdir les récits du genre.
La prose narrative elle-même oscille habilement entre sécheresse descriptive et lyrisme contenu. Les passages consacrés aux paysages de Balanegra révèlent une sensibilité poétique certaine, sans que cette dimension contemplative vienne ralentir l’action. L’auteur parvient à créer une atmosphère dense en quelques phrases ciselées, preuve d’une maîtrise technique qui va bien au-delà de la simple efficacité narrative. Cette capacité à faire naître l’émotion par la précision du trait constitue l’une des forces les plus évidentes du roman.
Quelques maladresses ponctuelles rappellent cependant que l’exercice demeure périlleux : certaines métaphores paraissent un peu forcées, quelques transitions manquent de fluidité. Ces imperfections mineures n’entament pas l’impression d’ensemble d’un style en voie d’affirmation, qui trouve dans ce récit un terrain d’expression particulièrement adapté à ses qualités. La langue de Pariente possède cette transparence efficace qui permet au lecteur de s’immerger pleinement dans l’univers fictionnel sans buter sur des effets de style intempestifs.
Thriller et littérature : entre genres et exigences
« Balanegra » illustre parfaitement cette évolution du roman noir contemporain qui refuse de choisir entre divertissement et ambition littéraire. Pariente navigue avec aisance entre les contraintes du suspense – maintenir la tension, ménager les révélations, orchestrer l’action – et celles de la littérature – creuser la psychologie, ciselé le style, interroger le monde. Cette synthèse s’avère d’autant plus réussie que l’auteur ne sacrifie jamais l’une de ces exigences au profit de l’autre, démontrant qu’efficacité narrative et qualité d’écriture peuvent parfaitement cohabiter.
Le romancier puise dans l’arsenal classique du thriller – courses-poursuites, règlements de comptes, machinations politiques – tout en les revisitant à l’aune d’une sensibilité contemporaine. Les scènes d’action gagnent en intensité grâce à l’attention portée aux détails psychologiques, tandis que les moments de pure introspection trouvent leur justification dans l’économie générale du récit. Cette fusion des registres évite l’écueil du roman à thèse comme celui du simple page-turner sans profondeur.
L’influence de maîtres comme Jean-Claude Izzo ou Andrea Camilleri se ressent dans cette volonté de faire du polar un miroir social, mais Pariente développe sa propre approche de cette littérature engagée. Son regard sur l’Espagne contemporaine n’a rien de militant au sens strict : il observe, analyse, révèle sans jamais tomber dans la facilité de la dénonciation univoque. Cette maturité d’approche distingue « Balanegra » de nombreuses productions du genre qui confondent encore noirceur et pessimisme systématique.
Certains passages révèlent néanmoins les difficultés inhérentes à cet exercice d’équilibriste. Quelques développements psychologiques ralentissent parfois le rythme là où l’action réclamerait plus de dynamisme, tandis que certaines séquences d’action auraient gagné à être davantage étoffées. Ces déséquilibres mineurs témoignent toutefois d’une recherche authentique plutôt que d’une application mécanique de recettes éprouvées. Pariente explore les possibilités expressives du genre avec une sincérité qui honore autant le polar que la littérature en général.
Une œuvre qui confirme un talent singulier
« Balanegra » révèle un auteur parvenu à maturité, capable de maîtriser les codes du genre tout en y imprimant sa marque personnelle. Marto Pariente signe ici un roman qui trouve sa place naturelle dans le paysage du polar contemporain, sans ostentation ni fausse modestie. Cette assurance tranquille se ressent dans chaque page : l’auteur sait où il va, connaît ses personnages et assume pleinement ses choix narratifs. Il en résulte une œuvre cohérente qui ne cherche ni à surprendre à tout prix ni à se conformer aux attentes convenues du lectorat.
L’originalité de Pariente réside moins dans l’innovation formelle que dans sa capacité à renouveler des situations classiques par la justesse du regard et la précision de l’exécution. Son Espagne rurale confrontée aux appétits urbains, ses personnages pris entre fidélité au passé et adaptation au présent, ses intrigues où se mêlent corruption et sentiments authentiques : autant d’éléments familiers transfigurés par une écriture qui sait éviter les facilités. Cette alchimie subtile entre tradition et modernité caractérise les véritables tempéraments de romanciers.
Le roman s’impose également par sa construction rigoureuse et son sens du rythme, qualités essentielles dans un genre où l’ennui constitue le péché capital. Pariente démontre qu’il possède cette intelligence narrative qui permet de doser savamment action et réflexion, tension et détente. Ses personnages gagnent en épaisseur au fil des pages sans jamais ralentir la mécanique du suspense, preuve d’une technique désormais parfaitement maîtrisée.
Si « Balanegra » ne révolutionne pas le polar contemporain, il contribue indéniablement à l’enrichir par sa sincérité et son exigence. Pariente rejoint ainsi cette génération d’auteurs qui refusent l’opposition stérile entre littérature populaire et littérature d’art, préférant explorer les possibilités expressives offertes par les genres dits mineurs. Cette approche sans complexe augure bien de la suite d’une œuvre qui semble promise à un bel avenir, pourvu que l’auteur continue à cultiver cette voie personnelle qu’il a su tracer avec « Balanegra ».
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Mots-clés : Polar espagnol, Thriller méditerranéen, Corruption politique, Violence contemporaine, Mélancolie rurale, Suspense psychologique, Littérature noire
Extrait Première Page du livre
» Coveiro
Il allait falloir encore deux bonnes heures au vieux fossoyeur de Balanegra pour rentrer chez lui. Les mains vides. Il parcourut le chemin sans hâte, le soleil du matin qui montait dans son dos rétrécissait son ombre. Il suivit le ravin et laissa derrière lui les contreforts de la sierra, à l’endroit où l’or des champs moissonnés parsemés de chênes verts succède aux ronces brunes et à la noirceur du granit et de l’ardoise. Après quelques minutes de descente, les étroits sentiers tracés par des animaux et les pierriers humides sous les broussailles finirent par disparaître. Il longea alors un champ de blé, avec ses balles de foin prêtes pour le transport. Il s’arrêta pour rajuster la bretelle de son fusil sur son épaule. Il cracha sèchement entre ses dents, le bout de sa langue pointant sous ses incisives, et essuya la sueur de son front avec la manche de sa chemise.
Voilà plus d’une semaine qu’il suivait cette piste et, bien qu’il ait eu l’animal dans sa ligne de mire, il rentrait encore bredouille. Il se demanda si vieillir voulait nécessairement dire mollir.
Qu’est-ce qui avait bien pu se passer là-haut ?
Rien, essayait-il de se persuader, en tout cas rien de grave. À son âge, il n’aurait pas aimé que des fantômes se mettent à le hanter au beau milieu de la nuit, surtout des fantômes familiers. Il en connaissait, des gens comme ça. Des histoires de types qui avaient pété un plomb longtemps après avoir changé de vie.
Il s’efforça de ne plus y penser.
D’accord, mais en attendant, tu n’as pas tiré, se dit-il.
Le clocher de l’église du village apparut dans le lointain, par-dessus les bois de la vallée. Il arriva au bord de la rivière, s’agenouilla pour se rafraîchir le front et la nuque, porta un peu d’eau à sa bouche dans le creux de sa main et la recracha. La crosse reposait sur les pierres, le soulageant du poids du fusil.
Il resta un bon moment dans cette position, à regarder son reflet s’effilocher dans le courant comme si la rivière voulait effacer toute trace d’humanité. «
- Titre : Balanegra
- Titre original : Hierro viejo
- Auteur : Marto Pariente
- Éditeur : Gallimard
- Traduction : Sébastien Rutés
- Nationalité : Espagne
- Date de sortie en France : 2025
- Date de sortie en Espagne : 2024
Résumé
À la mort de son frère, Coveiro est venu s’installer à Balanegra pour s’occuper de Marco, son neveu autiste et désormais orphelin.
Après avoir été tueur à gages, le voici devenu fossoyeur : une sinécure !
Mais lorsque Marco – qui passe son temps à arpenter le cimetière – est enlevé quelques heures à peine après l’inhumation d’un politicien accusé de pédophilie et décédé étrangement lors d’une reconstitution judiciaire, Coveiro n’a d’autre choix que de ressortir les armes et de réveiller le tueur qui sommeillait en lui.
Un western noir, drôle et sanglant.
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Je m’appelle Manuel et je suis passionné par les polars depuis une soixantaine d’années, une passion qui ne montre aucun signe d’essoufflement.






















