Quand une auteure vous touche le cœur avec Julie Rivard

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Quand une auteure vous touche le cœur avec Julie Rivard

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Il y a des moments dans la vie d’un blogueur littéraire qui justifient à eux seuls des années de lectures, de notes griffonnées tard le soir et d’articles publiés dans l’indifférence relative du monde numérique. Ce matin-là, Julie Rivard m’en a offert un.

L’auteure québécoise a posté un short vidéo pour parler de la chronique que j’avais consacrée à son roman L’affaire Chanelle Fitch. Je ne m’y attendais pas. On publie, on partage, et on passe à la suite. Mais voilà que Julie Rivard prenait le temps, devant sa caméra, de dire tout haut ce que peu d’auteurs expriment si ouvertement.

Elle a qualifié cette chronique de meilleure critique reçue de toute sa vie. La plus détaillée, la plus approfondie, la plus sentie. Des mots qui font chaud, évidemment. Mais ce qui m’a vraiment touché, c’est ce qu’elle a ajouté ensuite : elle avait l’impression que cette personne qu’elle ne connaît pas avait tout compris, ce qu’elle avait en tête, ce qu’elle avait dans le cœur en écrivant son roman. Cette connexion-là, entre un lecteur et une auteure qui ne se sont jamais rencontrés, c’est précisément pourquoi la littérature existe.

Julie Rivard a aussi rappelé quelque chose d’essentiel : écrire un livre, c’est une solitude d’un an ou plus, suivie d’une longue attente des échos. À chaque nouveau roman, même le stress recommence, peu importe le nombre de livres publiés. Les blogueurs qui prennent le temps de lire et de chroniquer sérieusement participent à briser cette solitude.

Ce retour est sans doute le plus émouvant que j’aie reçu en de nombreuses années de chroniques sur Le Monde du Polar. Il me rappelle pourquoi ce travail compte. Merci, Julie.

Et si vous ne connaissez pas encore L’affaire Chanelle Fitch, c’est le moment de vous y plonger.


Je m’appelle Manuel et je suis passionné par les polars depuis une soixantaine d’années, une passion qui ne montre aucun signe d’essoufflement.


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