Interview de Lyonel Shearer auteur

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Interview de Lyonel Shearer auteur

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Lyonel Shearer, quand l’Ariège devient terrain de jeu du crime

Né en 1963 à Foix, en plein cœur de l’Ariège, Lyonel Shearer a d’abord construit une carrière dans le secteur bancaire avant de se tourner vers l’éducation financière au sein de l’association Finances et Pédagogie. Un parcours professionnel loin des sentiers littéraires, mais qui n’a jamais étouffé sa passion pour l’écriture.

C’est en 2021 qu’il franchit le pas en publiant son premier roman, Le Voleur de temps, rapidement suivi la même année de Comme une nuit sans lune. Deux textes qui révèlent d’emblée l’étendue de son univers, à la croisée de la romance paranormale et du mystère, avec une atmosphère qui lui est propre.

En 2024, il confirme son ancrage dans le polar avec Le Goût subtil du venin, paru aux éditions Cairn, qui marque une étape importante dans sa trajectoire. Un recueil de nouvelles, Uchronies, est paru en 2025, signe d’un auteur qui aime explorer différentes formes et genres narratifs.

Profondément attaché à sa région natale, l’Ariège constitue une source d’inspiration constante dans son écriture. Lyonel Shearer est de ces auteurs qui construisent leur œuvre loin des projecteurs parisiens, avec une sincérité et une curiosité littéraire qui méritent d’être mises en lumière.

L’interview questionnaire de Lyonel Shearer

Vous écrivez à la main ou au clavier ?
Les deux. Toutefois, mes histoires commencent dans un carnet… parce que Word n’a pas encore inventé l’option tâche de café et marges gribouillées. J’écris également à la main si j’ai un blocage dans une partie du roman.

Plutôt lève-tôt ou couche-tard ?
J’ai toujours été un couche-tard et un lève-tôt. Dormir m’angoissait, un peu moins aujourd’hui, mais les habitudes demeurent. Je suis donc un hybride : couche‑tôt, lève‑tard, et du coup parfois zombie en milieu de journée.

Qu’est-ce qui vous pousse à écrire ?
Mon imagination, la tristesse et l’indignation.

À quelle fréquence écrivez-vous vos livres ?
C’est très variable. Mon second roman a été écrit en trois mois. Pour « Le goût subtil du venin », il m’a fallu trois ans avec quelques coupures. Tout dépend si mes personnages acceptent de coopérer. Certains m’inspirent, d’autres se mettent en grève et me désespèrent.

Votre plus belle émotion d’auteur ?
Un mélange de fierté et de panique en saisissant mon premier bouquin : fierté d’avoir réussi, panique à l’idée que quelqu’un le lise et ne l’apprécie pas.

Le livre qui vous a le plus marqué ?
« 1984 » de George Orwell. Un roman qui m’a appris que la vraie terreur, ce n’est pas le crime… mais la surveillance permanente.

Votre recherche la plus bizarre sur Google pour un livre ?
Conseils pour obtenir une réaction cutanée Je précise : pour un personnage fictif. Sinon, Google aurait déjà alerté la police.

Votre lieu de crime idéal ?
Une plage en plein été, parce qu’entre les parasols, les glaces qui fondent et les cris des enfants, personne ne remarque un cadavre… Surtout s’il fait la planche dans l’eau.

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Votre arme du crime préférée ?
Je n’ai pas de préférence… du moment que ça étrangle ! une mention spéciale pour les cordons de rideaux, parce qu’ils donnent une ambiance cosy.

Vos propres intrigues vous font-elles peur ?
Non… C’est d’ailleurs ce qui m’inquiète. Serai-je un serial killer en puissance ?

Votre pire cauchemar d’auteur ?
Qu’on me demande d’être le prête-plume d’un auteur connu.

Si vous étiez le méchant, quel serait votre métier ?
Je serai un coach de vie qui tue.

Crime parfait au supermarché : dans quel rayon ?
Librairie. Un responsable refuse de mettre mes livres en rayon. On le retrouve écrasé par le poids d’une étagère d’ouvrages consacrés au développement personnel. Ironie du sort : il avait justement commencé ‘Comment lâcher prise’.

Sans le polar, quel genre littéraire choisiriez-vous ?
Aucun doute : la science-fiction. Ado c’était mon type de lecture préférée. J’ai d’ailleurs tenté l’écriture d’une uchronie l’été dernier. C’était dans le cadre d’un concours littéraire et ma nouvelle a été sélectionnée. Cela me donne des idées… L’uchronie m’a rappelé que réécrire l’Histoire est parfois plus simple que réécrire un chapitre.

Le livre dont vous êtes le plus fier ?
Le dernier, et avant lui c’était l’avant dernier… et ainsi de suite. C’est une fierté à géométrie variable, mais toujours en série limitée, hélas !

Où vous sentez-vous chez vous ?
Partout où il y a mon épouse… sauf dans son placard à chaussures où il vaut mieux que je m’éclipse


En guise de conclusion, y a-t-il quelque chose que vous aimeriez partager avec nos lecteurs ? Une actualité, un nouveau projet qui vous passionne, une œuvre à paraître ou un événement spécial que vous souhaiteriez mettre en lumière, un prix reçu, une dédicace ou un salon ?

J’espère pouvoir proposer aux lecteurs le deuxième volet des enquêtes de Colin Pachurka. Je me suis pris d’affection pour ce personnage, et j’essaie de le faire évoluer au gré des histoires. Si Cairn éditions accepte, Colin Pachurka reviendra en 2026. Sinon, je devrai envisager un crime parfait… dans le rayon « manuscrits refusés » de la collection du noir au sud.

Plus d’infos sur Instagram : @lyonelshearer

Page officielle : lyonelshearer.com

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Je m’appelle Manuel et je suis passionné par les polars depuis une soixantaine d’années, une passion qui ne montre aucun signe d’essoufflement.


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