Interview de Christophe Ferré

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Christophe Ferré est un écrivain français aux multiples talents, reconnu comme romancier, auteur dramatique, scénariste et créateur de fictions radiophoniques. Originaire de Beauce, il a passé son enfance à Châteaudun et a fréquenté le village d’Illiers-Combray, berceau familial et village de Marcel Proust, une influence qui marquera son rapport à la littérature. Après des études en classes préparatoires littéraires au lycée Lakanal, il devient professeur de lettres à seulement 21 ans.

Son parcours artistique est marqué par une rencontre déterminante avec Lina Prokofiev, veuve du compositeur Sergueï Prokofiev, dont la musique rythmique inspire profondément son écriture. Il publie son premier roman, « La Chambre d’Amour », en 1995 aux éditions Arléa, qui remporte un vif succès critique et obtient le Grand Prix international de la fiction radiophonique en 1999 après son adaptation sur France Culture.

Son talent est consacré en 2010 lorsqu’il reçoit le Grand Prix de la nouvelle de l’Académie française pour La Photographe, un livre consacré aux attentats du 11 septembre. La même année, le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand le nomme Chevalier des arts et des lettres et lui remet personnellement ses insignes.

Christophe Ferré s’est depuis imposé comme un maître du thriller et du polar français, notamment avec son best-seller « La Petite Fille du phare », vendu à plus de 60 000 exemplaires. Il puise régulièrement son inspiration dans des faits divers célèbres et non résolus, comme dans « Soleils de sang » inspiré de l’affaire Dupont de Ligonnès, ou « Les Amants du Mont-Blanc » inspiré de la tuerie de Chevaline.

L’interview de Christophe Ferré

Vous écrivez à la main ou au clavier ?
Je prends des notes à la main et j’écris le texte au clavier.

Plutôt lève-tôt ou couche-tard ?
Je me lève tôt pour écrire et je me couche tard pour lire.

Qu’est-ce qui vous pousse à écrire ?
Une envie irrépressible d’exister.

À quelle fréquence écrivez-vous vos livres ?
J’écris tous les jours sauf quand je traverse l’Europe à vélo.

Votre plus belle émotion d’auteur ?
Le jour où les académiciens m’ont remis un prix sous la Coupole. Pour la première fois de ma vie, je me suis dit que je n’étais pas si nul que ça.

Le livre qui vous a le plus marqué ?
« Madame Bovary » de Flaubert et « L’Adversaire » de Carrère : deux récits de ratage existentiel écrits de manière sublime.

Votre recherche la plus bizarre sur Google pour un livre ?
Où se trouve Xavier Dupont de Ligonnès ? Après avoir cherché pendant des jours sur Google, j’ai une intime conviction.

Votre lieu de crime idéal ?
Un cimetière perdu dans la brume en Irlande.

Votre arme du crime préférée ?
L’Opinel.

Vos propres intrigues vous font-elles peur ?
Non, car je connais la suite.

Votre pire cauchemar d’auteur ?
Ne pas savoir comment mon héroïne va s’en sortir.

Si vous étiez le méchant, quel serait votre métier ?
Bourreau au Moyen Age.

Crime parfait au supermarché : dans quel rayon ?
Charcuteries auvergnates.

Sans le polar, quel genre littéraire choisiriez-vous ?
Le fantastique.

Le livre dont vous êtes le plus fier ?
Toujours le dernier.

Où vous sentez-vous chez vous ?
La nuit au fond des bois.


En guise de conclusion, y a-t-il quelque chose que vous aimeriez partager avec nos lecteurs ? Une actualité, un nouveau projet qui vous passionne, une œuvre à paraître ou un événement spécial que vous souhaiteriez mettre en lumière ?

La foire du livre de Brive en novembre est un must.

Plus d’infos sur l’Instagram de @christophe.ferre.auteur

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La disparue de Belle-Île de Christophe Ferré
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Je m’appelle Manuel et je suis passionné par les polars depuis une soixantaine d’années, une passion qui ne montre aucun signe d’essoufflement.


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