Un journaliste fouineur, une canicule d’août et un hameau en zone blanche
Quinze jours de canicule ont changé Paris en étuve et le Loiret en fournaise lorsque, ce lundi 11 août, un facteur pousse la porte entrouverte d’une villa isolée sur les hauteurs d’Anvie. Dans le vestibule gît Philippe Bondieu, trente-deux ans, plume d’investigation pour un mook national, le crâne fracassé par un objet contondant. Autour de lui, les pièces ont été retournées avec une sauvagerie méthodique : tiroirs vidés, cadres arrachés, contenu des meubles répandu au sol. Et l’ordinateur du journaliste reste introuvable. À Orléans, la direction interrégionale de la police judiciaire manque cruellement de bras en ce cœur d’été. L’affaire, jugée sensible en haut lieu, échoue donc sur le bureau d’un inspecteur parisien, prié de faire preuve de tact et surtout de discrétion.
Pascal Lorent installe son intrigue dans un décor que la modernité semble avoir oublié en chemin. Anvie, hameau rattaché à la commune de Sanlys, vit en zone blanche : les téléphones portables n’y captent qu’en deux points perchés, et le gendarme chargé d’accueillir l’enquêteur le prévient, d’une formule savoureuse, qu’il vient d’être plongé dans le passé. Au café de Rita, les habitués refont le monde entre deux pressions, le postier narre sa macabre découverte à qui veut l’entendre et la rumeur circule, selon la bibliothécaire, à la vitesse du son. Quant à l’Auberge des Deux Pins, elle ne conserve de ses conifères éponymes que deux souches, moignons discrets d’une splendeur révolue.
Rôdeur surpris en plein cambriolage ou journaliste réduit au silence ? L’auteur pose cette alternative et la laisse fermenter sous le soleil. Bondieu revenait d’un reportage éprouvant sur les passeurs de Lampedusa ; à son rédacteur en chef, il avait confié vouloir s’occuper des « mauvaises herbes de son jardin ». Formule sibylline, qui oriente les regards vers le village lui-même. Le récit progresse ensuite au rythme d’un calendrier resserré, chaque partie portant la date d’une journée d’août. Cette chronique quotidienne confère à l’enquête une densité presque physique : on sue avec les protagonistes, on guette les orages qui promettent de crever l’abcès du ciel, on sent la pression grimper comme le mercure.
Hugues Ballinger, un flic qui porte les valises de Brel
Il faut s’arrêter un instant sur la silhouette qui descend du train en gare de Sanlys, trolley à la main. Costume gris, chemise blanche, cravate bleue au nœud serré malgré les trente degrés : Hugues Ballinger a l’élégance d’un homme qui s’accroche à la forme faute de pouvoir encore habiter le fond. Ses épaules solides se courbent pourtant, comme s’il portait à chaque bras ces valises que Brel prêtait aux timides, image superbe que l’auteur glisse dans son portrait initial. La généalogie du policier possède elle aussi son parfum romanesque : un arrière-grand-père australien emporté par la grippe espagnole après les tranchées, une enfance au Pays de Charleroi où les usines fermaient et les terrils verdissaient, une mère éprise de littérature qui a raccourci son prénom en Hugo, par dévotion pour le plus grand des écrivains.
Passé de la police belge à la PJ française grâce à une double nationalité conservée comme un sauf-conduit, l’inspecteur appartient à la vieille école, celle du vouvoiement et des formules de politesse. Il décline les promotions pour ne pas étouffer derrière un bureau, enchaîne les dossiers comme on avale un remède et cultive une distance que ses collègues prennent pour de l’antipathie. Sa méthode ? Lire tout ce que la victime a publié pour en reconstituer la psychologie, arpenter le terrain, offrir une tournée aux piliers de comptoir afin que les langues se délient. Son œil capte ce qui cloche, telle cette pierre qui n’adhère pas tout à fait à la terre d’une pelouse.
Ce qui rend Ballinger attachant tient à ses fêlures autant qu’à sa perspicacité. Lorent ne le dote d’aucun superpouvoir : ses chaussures italiennes lui cisaillent les pieds dès sa première marche à travers la campagne, une ampoule l’oblige à courir les boutiques de Sanlys, et c’est sur une bicyclette empruntée à l’aubergiste qu’il gravit la côte menant au stade. Ses colères, rares, jaillissent comme des geysers, notamment face à une équipe de télévision venue flairer la scène de crime. Taiseux, rigide en apparence, cet enquêteur dissimule une sensibilité à vif que le lecteur perçoit bien avant les autres habitants d’Anvie. Une présence humaine, faillible, profondément incarnée.
Hector Grandjoie, le maire qui tisse sa toile comme ses tapis
Face à cet enquêteur tout en retenue se dresse une masse de plus d’un quintal, drapée d’un costume anthracite qui lui donne l’allure d’un croque-mort. Hector Grandjoie règne sur Sanlys depuis des années, et l’on peine à trouver une parcelle de la vie locale qui échappe à son emprise. Héritier d’une entreprise familiale de tapis, il a racheté le château d’Anvie à une noblesse désargentée, préside le Sporting qui évolue dans un stade portant le patronyme familial, contrôle indirectement la régie municipale et possède nombre de logements dont les locataires sont aussi des électeurs. Luca Ferri résume la chose en dépliant ses doigts un à un, comme on égrène les chefs d’accusation d’un procès qui n’a jamais eu lieu. Jusqu’aux vitraux de l’église qui portent la mention d’un don de la famille.
La scène du dîner offert à Ballinger compte parmi les moments forts du livre. Autour d’un bourgogne présenté par un majordome amidonné, d’un chateaubriand englouti à grandes bouchées et d’un havane, le maire déploie tout l’arsenal de la séduction mielleuse, puis celui de l’injonction voilée. Chaque réplique ressemble à une passe d’escrime. À son hôte qui affirme que remuer la vase ne sert qu’à troubler la rivière, l’inspecteur rétorque que cela permet aussi de faire remonter ce qu’elle dissimule. Plus loin, le potentat confesse que les seuls ouvrages qui lui parlent sont les livres de comptes.
Au-delà du portrait savoureux, Pascal Lorent démonte avec précision une mécanique bien réelle : celle du clientélisme provincial. Grandjoie ne corrompt pas seulement par l’argent, il guette les faiblesses pour mieux secourir et, ce faisant, enchaîner par la reconnaissance. Il en livre lui-même la philosophie lors d’une tirade glaçante sur l’obéissance des hommes, plus précieuse à ses yeux que toutes les dorures de ses plafonds. Le roman éclaire ainsi, en toile de fond, le déclin des commerces du centre-ville au profit d’un complexe commercial, la complaisance d’une presse régionale nourrie par ceux qu’elle devrait surveiller, et la valse feutrée des élus et des entrepreneurs lors d’une garden party au château. Un monde en miniature, observé à la loupe.
Du Toscan au brigadier, une communauté tenue par ses dettes et ses silences
Si Grandjoie tient Anvie dans sa main, le village résiste par endroits, et ces poches de résistance offrent au roman une belle diversité de voix. Sur le Plateau, Luca Ferri, dit le Toscan, dirige une ferme de réinsertion où d’anciens détenus travaillent en attendant une seconde chance. Instituteur jadis contraint à l’exil pour son activisme, puis chargé de cours d’alphabétisation dans les prisons françaises, ce vieil anarchiste à la chevelure ouatée accueille le policier d’une phrase qui claque comme une porte : ici, on ne cause pas aux flics. Leur première rencontre, où les deux hommes se jaugent jusqu’à ce qu’un pont-levis finisse par s’abaisser, illustre l’art de l’auteur pour les duels feutrés. À ses côtés, sa fille Lisa, dont les sentiments pour la victime alimentent tous les ragots.
Au pied de l’église, la Halle aux livres abrite Éléonore Daum, bibliothécaire au sourire délicat qui assume sans détour sa liaison avec le journaliste disparu. Femme aux multiples facettes, elle exerce aussi comme thérapeute auprès du fils du maire, colosse sujet à des accès de fureur qu’elle sait apaiser d’une voix posée. Son regard pénétrant perce l’armure de l’inspecteur avec une acuité qui le trouble. Un peu plus loin, Bernard Conte, l’aubergiste à la voix rocailleuse, se révèle bien plus prolixe que son allure austère ne le laisse supposer, surtout la nuit, cigarette aux lèvres, sur le banc devant sa façade.
Et puis il y a Franck Hoste, brigadier quinquagénaire à l’uniforme impeccable, adepte du jogging quotidien et de la ponctualité. Chargé d’assister l’enquêteur parisien, il se promet de lui indiquer quel placard ouvrir pour mieux le détourner des autres. Le lecteur tient là l’un des ressorts les plus efficaces du livre : la narration glisse d’une conscience à l’autre, épousant tantôt le point de vue du policier, tantôt celui du gendarme, du maire ou du Toscan. Cette omniscience partagée creuse une ironie dramatique délicieuse, car nous en savons souvent plus que Ballinger sans jamais tout savoir. Autour d’eux gravite une galerie secondaire croquée avec gourmandise, d’Adelin et son malinois dressé au mordant jusqu’à sa belle-mère aux répliques assassines.
Vingt-neuf mois plus tôt, l’absence de Marie en contrepoint de l’enquête
Au détour des chapitres surgissent des fragments d’un autre temps, introduits par une mention sobre : vingt-neuf mois plus tôt, un dimanche de mars. Le récit bascule alors dans une cuisine où flottent l’odeur du café et celle du pain grillé. Marie, infirmière en pédiatrie, s’apprête à partir pour sa garde. Hugo émerge d’une nuit agitée, projette un jogging, un match à la télévision, un dîner chez Luigi, leur italien favori. Puis, sur le seuil, elle suggère de retourner dans cette petite auberge aux deux immenses sapins, près d’Orléans, dans un village au nom si court. Anvie, bien sûr.
Ces analepses fonctionnent comme un contrepoint musical à l’enquête. Leur force tient à leur banalité même : des gestes quotidiens, des mots tendres, un bonheur que rien ne semble menacer. Or, nous le savons, Ballinger vit depuis près de trois ans dans l’absence. Nous abordons donc ces scènes lumineuses avec un pincement au cœur que le policier, lui, ne peut plus éprouver sans vaciller. Au présent, le passé rôde partout : dans la photo en noir et blanc posée sur la table de nuit, dans l’escalier de l’auberge que le couple gravissait main dans la main, dans l’église visitée jadis ensemble, dans le souvenir d’un vieux châtelain qui leur avait ouvert sa porte avec une bienveillance paternelle.
L’auteur trouve le ton juste pour dire le deuil. Le réveil y devient chaque matin un supplice, une goutte d’acide qui érode le cœur ; le bonheur, un château de cartes que l’on protège du moindre souffle sans jamais envisager son effondrement. Rien de larmoyant pourtant, car cette douleur reste tenue, contenue, à l’image d’un homme qui s’épuise à maintenir fermé le couvercle de ses émotions. En renvoyant son enquêteur sur les lieux mêmes de son bonheur perdu, Pascal Lorent fait de l’investigation une double quête : démasquer un meurtrier, certes, mais aussi affronter ce que l’on fuit. Ce second fil, tissé avec pudeur, apporte au livre sa profondeur émotionnelle et le distingue d’un simple roman de procédure.
Une plume qui fait gronder l’orage entre deux aphorismes
Chez Pascal Lorent, le ciel ne se contente jamais de faire la météo. La pluie griffe les vitres, l’obscurité se lézarde, l’orage fond sur le hameau en agrippant les maisons de ses serres. La canicule, elle, écrase le décor, transforme l’habitacle d’une voiture de service en four et fait onduler l’air au-dessus du bitume comme sur une toile de Dalí. Ces humeurs atmosphériques épousent celles des protagonistes avec une constance remarquable : quand la tempête sévit sur Anvie, elle fait aussi rage au plus profond de Ballinger. La campagne du Loiret se déploie avec la même attention, entre pâtures où les vaches cherchent l’ombre, champs de maïs, vieux moulin et reflets mordorés de la rivière près du port de plaisance.
L’écriture se distingue également par un goût prononcé pour la maxime. Le chagrin y est un supplice chinois dont chaque goutte gonfle une tristesse phréatique ; le destin sourit parfois pour mieux dégager ses crocs ; le temps devient un promeneur facétieux. Ces sentences ponctuent le récit sans l’alourdir, parce qu’elles alternent avec un humour pince-sans-rire. Ainsi, observant les commères du café, Ballinger songe que pour remuer la boue, mieux vaut s’adresser aux cochons. Les métaphores puisent volontiers dans le sport, qu’il s’agisse du peloton lancé vers l’échappée, du boxeur cueilli par un premier crochet ou de la ligne de pêche que l’on suit patiemment.
La construction sert habilement cette plume imagée. Chapitres courts, séquences séparées par des astérisques, alternance des regards et journées datées composent une mécanique fluide qui invite à tourner les pages. Les dialogues, vifs, restituent la gouaille du comptoir comme la préciosité des salons. L’auteur connaît visiblement les rouages de l’institution : rivalités entre police et gendarmerie, contraintes d’effectifs, poids de la hiérarchie, techniques d’investigation. Et le roman ouvre des fenêtres sur la société contemporaine, du débat sur la légitime défense au drame des migrants, en passant par la désertification des centres-villes et ces orages d’un genre nouveau qui déversent des torrents de boue dans la vallée.
Retour à Anvie, ou le lent chemin vers l’en-vie
Le nom du hameau, explique le curé à l’inspecteur, dérive de celui d’Anne de Sanlys, sainte locale dont l’église conserve les reliques. Mais l’oreille attentive entend vite résonner une autre sonorité dans ces deux syllabes. Anvie, en vie : le titre porte en germe tout l’enjeu intime du livre. Revenir à Anvie, pour Hugues Ballinger, c’est remonter le fleuve du temps jusqu’au dernier lieu de son bonheur, au risque d’y perdre la raison, comme le suggère la chute du premier chapitre. C’est aussi, peut-être, se confronter à la possibilité d’une existence qui ne soit plus une simple survie.
« Retour à Anvie » réussit ainsi l’alliance de trois registres rarement réunis avec autant de cohérence. Polar rural d’abord, avec son meurtre, ses pistes multiples et ses fausses évidences, dont le dénouement repose sur une architecture patiemment agencée. Satire du pouvoir local ensuite, qui dissèque sans manichéisme la façon dont un homme peut tenir toute une communauté par la dette et la peur. Roman du deuil enfin, où l’enquête devient l’occasion d’un face-à-face avec soi-même. Pascal Lorent ne cherche ni l’esbroufe ni la surenchère spectaculaire ; il privilégie l’atmosphère, la psychologie et une tension qui s’accumule comme l’électricité avant l’orage.
Les amateurs d’intrigues ancrées dans un territoire, où l’on prend le temps de s’attabler au café du coin et d’écouter ce que murmure la rumeur, trouveront ici matière à se réjouir. Ceux qui apprécient les enquêteurs cabossés, plus proches de nous que des héros invincibles, suivront Ballinger avec une sympathie croissante. Devant l’Auberge des Deux Pins, les arbres majestueux d’autrefois ne sont plus que des souches ; pourtant le gazon alentour, soigneusement entretenu, embaume l’herbe coupée. Toute la délicatesse de ce roman tient peut-être dans cette image : ce qui a été abattu ne repousse pas, mais la vie, obstinément, continue de verdir autour.
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Mots-clés : Retour à Anvie, Pascal Lorent, polar rural, Loiret, Hugues Ballinger, corruption locale, deuil
Extrait Première Page du livre
« PROLOGUE
Sa main caressa la forme oblongue puis la dégagea de son lit avec précaution. Elle dissimulait son identité sous un voile grisâtre. Sa paume balaya cette fine pellicule de temps. Philippe Bondieu prenait plaisir à redécouvrir les crus qui sommeillaient dans son cellier. Tubulaires ou ventrues, les bouteilles s’alignaient sur les étagères, la bague et le col pointés dans sa direction. Légèrement inclinées, elles suggéraient les canons d’un navire parés pour une salve. Plus on se rapprochait du sol, plus les patronymes s’ennoblissaient. Lequel choisir ? Pas question de marier des raviolis frais aux truffes avec le premier cépage venu.
La sonnette de la porte d’entrée retentit. Philippe Bondieu consulta sa montre. Les aiguilles phosphorescentes indiquaient 17 heures 30. Déjà ! Il ne l’attendait que vers 19 heures. Il jeta son dévolu sur un Bolgheri puis remonta de la cave. Il était serein. Ce dîner ne serait pas simple. Il y aurait des cris. Mais il se devait de dévoiler la vérité. Finis les faux-semblants. C’était la seule solution. Il se dirigea vers la porte, qu’il ouvrit lentement.
Le battant avait claqué. Philippe Bondieu sentait le sang lui marteler les tempes. Il tentait de retrouver son calme. Et de rassembler ses idées, comme on cherche ses vêtements au petit matin, après s’être déshabillé à la hâte la veille. Cette conversation avait été plus houleuse que prévu.
Il rouvrit la porte, sortant la tête du pêne dormant à l’aide de sa clé pour que celle-ci ne se referme pas derrière lui. Son regard suivait le pas nerveux de la silhouette se dissipant dans l’obscurité. Sous un ciel tacheté d’éphélides, la nuit était claire. Les insectes susurraient leur cantique, tapis dans les ombres du décor. La villa et son périmètre ordonné prélevaient quelques ares au désordre de la végétation. Au-delà des clôtures, les herbes folles s’élevaient, hirsutes. Une longue allée de gravier prolongeait le chemin carrossable menant à la propriété, fendant un gazon soigneusement entretenu. Les hortensias bordant la façade ployaient, implorant l’averse. En contrebas, la route départementale filait, cahin-caha, vers le Loiret. Là, au bord de cet affluent de la Loire, les quelques commerces d’Anvie s’étaient regroupés. Le reste de la localité se concentrait dans un hameau lové entre le château comtal et l’église. La maison de Philippe Bondieu le surplombait depuis l’autre versant de la départementale, esseulée sur le lieu-dit de la Larronnerie. »
- Titre : Retour à Anvie
- Auteur : Pascal Lorent
- Éditeur : Weyrich Editions
- ISBN : 9782874898945
- Format : Broché
- Nationalité : Belgique
- Langue : Français
- Date de publication : 28/08/2023
- Nombre de pages : 400 pages
- Genre : Polar rural
- Sujets traités : Enquête criminelle, deuil, corruption, clientélisme politique, pouvoir local, journalisme d’investigation, vie villageoise, rédemption
Résumé
En plein mois d’août, alors que la canicule écrase le Loiret, Philippe Bondieu, journaliste d’investigation, est retrouvé mort dans sa villa isolée d’Anvie, un hameau privé de réseau mobile. La maison a été saccagée et son ordinateur a disparu. Faute d’effectifs à Orléans, l’enquête est confiée à Hugues Ballinger, inspecteur de la police judiciaire parisienne, prié de faire preuve de la plus grande discrétion.
Pour Ballinger, ce retour à Anvie n’a rien d’anodin : c’est là qu’il avait séjourné, des années plus tôt, avec Marie, la femme qu’il a perdue. Entre un maire influent qui semble contrôler toute la vie locale, un brigadier de gendarmerie à l’attitude ambiguë et des villageois qui préfèrent se taire, l’inspecteur doit démêler les secrets d’une communauté tout en affrontant les fantômes de son propre passé.

Je m’appelle Manuel et je suis passionné par les polars depuis une soixantaine d’années, une passion qui ne montre aucun signe d’essoufflement.











