Un cadavre couvert d’encre au milieu du colza
Sous un ciel couleur de sang, une jeune femme repose sur un lit de brindilles pliées. Elle a les mains croisées sur l’abdomen, des traînées de mascara qui lézardent ses joues de faïence et, au poignet, une Omega plaquée or dont le mécanisme bat encore. Une odeur paradoxale de réglisse, de caramel et d’iode flotte autour d’elle. Puis la légiste soulève une manche, et un réseau de signes noirs apparaît, dense comme une nuée d’insectes pétrifiés, qui remonte le long des bras et recouvre le torse. Alexandre Sadeghi pose sa première image comme on grave une estampe, avec un noir qui fend le blanc et un mot isolé qui revient en battement sourd : « Déséquilibre ».
Penché sur le corps, l’inspecteur Nicostratus Braga, dit Stratus, ne dort presque plus. Le même cauchemar le réveille chaque nuit, et son berger allemand Aníbal hurle avec lui par solidarité. Pourtant, en déchiffrant ces arabesques, le jeune policier lausannois ressent un frisson de familiarité. L’ordre des traits, la finition en pointe, la logique calligraphique… Avant même de connaître le nom de la victime, il tape un message destiné à l’autre bout de la planète. Le lecteur comprend, sans qu’une ligne d’explication soit nécessaire, qu’une ancienne alliance est sur le point de se réveiller et que cette enquête ne restera pas dans les limites du canton de Vaud.
Ce qui frappe dans cette ouverture, c’est la façon dont l’auteur distribue ses indices sans jamais forcer la main. La scopolamine retrouvée dans le sang, le baume médicinal sur la peau, les fenêtres scellées au ruban adhésif dans l’appartement de Fiona Zhang, étudiante à l’École hôtelière de Lausanne : chaque détail ouvre une hypothèse sans en fermer aucune. Stratus suit la méthode héritée de sa mentore, celle qui consiste à garder toutes les portes ouvertes, même celles qui donnent sur les plus profondes obscurités. Le roman avance ainsi en trois mouvements, « Cauchemars », « Haines » et « Immortels », chacun placé sous le patronage d’un poème classique chinois. Ce choix de construction installe d’emblée une respiration double, mi-vaudoise, mi-orientale, qui irrigue tout le récit.
Stratus Braga et Kong Ling, un duo recomposé de part et d’autre du monde
À Shanghai, dans un karaoké aux colonnes de plâtre et aux miroirs dorés, une serveuse un peu trop attentive arrache la tablette d’un trafiquant d’êtres humains et envoie deux hommes au tapis au rythme d’une chanson patriotique. C’est ainsi que l’on retrouve Kong Ling, inspectrice originaire du Shandong, descendante directe de Confucius à la soixante-treizième génération. Depuis la mort d’Éric, son compagnon suisse, elle erre de mégapole en mégapole, consultante indépendante pour des polices locales, aussi nomade que ses repas de raviolis nocturnes. Le message de Stratus lui parvient comme une bouée lancée par l’univers. Sa réaction tient en une phrase sèche et lumineuse : « C’était beau, le karma. »
Pendant une bonne partie du récit, les deux enquêteurs travaillent séparés par huit mille kilomètres, et cette distance devient un ressort narratif savoureux. Lui interroge à Lausanne, elle remonte les filières à Shanghai puis à Wenzhou, et les informations circulent par WeChat comme des balles de ping-pong. Sadeghi alterne les points de vue avec une souplesse remarquable, passant des allées de platanes de l’ancienne Concession française aux bureaux de l’Hôtel de Police sans que la tension retombe. Quand les deux partenaires finissent par se retrouver dans le hall de Roissy, l’accueil de Ling tient en un constat sur les kilos pris par son ancien appointé. Le lecteur sourit, puis comprend que, dans la culture de l’inspectrice, ce genre de remarque vaut une accolade.
Autour de ce tandem gravite une galerie de seconds rôles croqués avec gourmandise. Azarnoush Farzan, cheffe de brigade à la cigarette électronique toujours plus extravagante, en forme de Big Ben ou de fusée Tintin. Le commandant Paschoud, surnommé le Paquebot pour son inertie d’acier boulonné. L’appointé Conti, sec comme un coup de guillotine, qui répond en trois mots quand on en attend trente. Ariane Keller, légiste bernoise et star de TikTok, qui scrolle des sites chinois autotraduits pour identifier un onguent. Chacun possède sa voix, ses tics, sa manière d’occuper l’espace. Ce chœur donne au roman une chaleur humaine qui équilibre la noirceur des crimes, et l’humour, jamais gratuit, sert de contrepoids aux pages les plus sombres.
Fulu, mantras et « souffle du diable »
Les symboles tracés sur la peau de Fiona ont un nom : ce sont des fulu, talismans taoïstes traditionnellement dessinés par des prêtres sur du papier ou du parchemin. Pour les identifier, Ling consulte Mamie Song, voyante shanghaïenne au faux sac Gucci qui fait disparaître les billets de cent avec une dextérité de prestidigitatrice. La scène se déroule au parc du Peuple, à deux pas du « marché du mariage » où des parents affichent l’âge, le salaire et le tour de taille de leurs enfants célibataires. Au détour de cette séquence pittoresque, l’auteur glisse une leçon d’herméneutique ésotérique : déités invoquées, trigrammes du bagua, caractères d’écriture ossécaille. Puis la vieille dame découvre le quatrième glyphe et prend la fuite, terrifiée.
Le roman puise dans une connaissance intime du panthéon chinois, sans jamais transformer le récit en exposé. Tian Guan, gardien du ciel, Yiwang, médecin des immortels, et surtout Zhong Kui, le chasseur de démons barbu qui orne les portes de toute l’Asie, surgissent dans les rêves de Stratus comme des figures d’un théâtre d’ombres. Sur la table de chevet de la victime, un exemplaire usé de la Biographie des Immortels de Ge Hong porte une dédicace maternelle : « N’oublie jamais d’où tu viens et tu sauras toujours où aller. » En face, Ling égrène son mala de cent huit perles de santal et récite des mantras qui, selon les jours, l’apaisent ou se brisent net. Taoïsme et bouddhisme dialoguent ainsi à travers les deux enquêteurs, deux manières d’habiter le monde.
Reste la scopolamine, que les traités de botanique surnomment « le souffle du diable ». Ce poison issu des solanacées, présent dans la pharmacopée chinoise sous le nom de yang jin hua, relie les rites ancestraux aux laboratoires de médecine légale. Sadeghi documente son sujet avec une précision qui force le respect : dosages, symptômes, techniques d’analyse capillaire, tout est exact sans jamais alourdir la lecture. La bibliographie placée en fin de volume en témoigne, des travaux sur le chamanisme chinois aux études sur les migrants wenzhounais. Cette érudition discrète confère au mystère une densité presque tactile, comme si chaque page avait été trempée dans l’encre de Chine avant d’être imprimée.
De Wenzhou à Belleville, le poids des familles
À Wenzhou, ville portuaire qui serait la seule cité dessinée par Guo Pu, père du feng shui, la villa des Zhang résiste farouchement à l’expansion urbaine. Au-dessus de la porte, une plaque de granit proclame « Le Grand Trésor de la famille Zhang ». À l’intérieur, l’air sent la poussière et le thé Pu’er, et Ling y croise un cousin armé d’un cran d’arrêt puis une tante en pyjama rose bonbon, Zhang Lixiang, aristocrate d’une espèce que l’on croyait disparue. Cette matriarche impassible, gardienne d’un palais devenu musée, livre les clés de la lignée maternelle de Fiona par fragments, entre deux gorgées refroidies. L’auteur fait de cette demeure un concentré de mémoire où chaque poutre semble acquiescer aux paroles des vivants.
Le motif familial irrigue tout le roman comme une sève amère. Fiona était fiancée à Billie Xu, fils de magnat de l’immobilier, dans le cadre d’un xinghun, ces mariages de façade entre homosexuels destinés à apaiser les exigences de la piété filiale. Son père, Zhang Liwei, dirige une entreprise de médecine traditionnelle depuis un bureau dissimulé dans les arrière-cours de Belleville, après un long passage par Prato, banlieue florentine où s’est installée une importante diaspora wenzhounaise. Dans son sillage évolue Wu, femme au costume blanc de deuil et aux cheveux d’argent, dont le sourire malicieux glace Ling jusqu’aux os. Sadeghi dessine ces figures avec une ambiguïté féconde, refusant de les réduire à des silhouettes de gangsters.
En contrepoint, d’autres lignées se dessinent. Celle de Stratus, enfant d’immigrés portugais d’Yverdon, issu d’une famille de restaurateurs et de policiers dont la mère, retraitée de la police, possède l’aura d’une impératrice en training. Celle de Ling, élevée par ses grands-parents dans un hameau du Shandong, héritière d’un nom trop grand pour elle. Celle de Maojin, travailleuse du sexe venue de Shenyang qui envoie l’essentiel de ses gains à ses enfants restés au pays. Le roman pose une question qui traverse les continents : que ne ferait-on pas pour les siens ? Chaque réponse ouvre une brèche différente, parfois tendre, parfois redoutable, et c’est dans cet écart que le récit trouve sa profondeur morale.
Romanel et ses marges : être l’autre dans un pays tranquille
Romanel-sur-Lausanne s’impose comme une présence vivante : une commune liminaire, ni ville ni campagne, où se côtoient blocs de logements, villas rustiques, friches industrielles et forêts denses. Ses habitants portent un sobriquet en patois, les Buya-tsa, « ébouilleurs de chats », que personne ne sait vraiment expliquer. On y trouve un restaurant asiatique baptisé Oishii dont la vitrine porte une fêlure en étoile, un domaine agricole où un jeune leader blond invoque des « cheminées cosmotelluriques » pour semer ses navets, et un syndic moustachu au costume moutarde qui semble sorti d’un catalogue de mode paysanne. L’auteur peint cette périphérie avec l’œil d’un entomologiste amusé, mais aussi avec une affection réelle pour ses paysages de colza et ses bois humides.
Le cœur du chapitre romanesque bat pourtant ailleurs, dans la question de l’altérité. Fung Chiho, restaurateur né à Hong Kong, a troqué ses nouilles sautées contre des sushis plus rentables et peste contre les « étrangers » qui envahiraient le village, sans percevoir l’ironie de sa position. Sa fille Anita, cheveux bleus et carnet de croquis, rêve de devenir dessinatrice de manhua et confie à Stratus ce que signifie être l’unique visage différent d’une cour de récréation. À Shanghai, Ling elle-même reste une waidiren, une étrangère venue du Nord. À Paris, Stratus découvre ce que c’est d’être le seul à qui l’on sert une fourchette. Chacun, à un moment, se retrouve de l’autre côté du miroir.
Sadeghi aborde ces thématiques sans prêche, en laissant les situations parler d’elles-mêmes. Une famille de gens du voyage yéniches, citoyens suisses chassés de commune en commune, décrit avec une dignité blessée les sourires qui cachent des regards hostiles. Une cheffe de brigade se souvient du roosari qu’elle était la seule à porter en classe. Le roman montre comment les préjugés s’infiltrent dans les gestes ordinaires, jusque dans les rouages des institutions. Cette lucidité sociale, adossée à une intrigue haletante, donne au livre une portée qui dépasse le simple divertissement. Le lecteur referme ces pages avec l’envie de regarder autrement ses voisins, ce qui n’est pas le moindre des effets d’un polar.
Cauchemars et colères : des enquêteurs à vif
Entre les chapitres d’enquête s’intercalent des pages en italique, écrites à la deuxième personne, où une voix tyrannique s’adresse à quelqu’un tapi dans l’ombre. « Petite merde », « incapable », « rien ne change » : le ton est cinglant, hypnotique, ponctué d’une formule rituelle qui résonne comme une incantation. Ces séquences glaçantes plongent le lecteur dans une psyché fracturée par l’enfance, sans livrer d’identité. Sadeghi maîtrise ce procédé avec une rigueur d’horloger, distillant juste assez d’informations pour alimenter le malaise, jamais assez pour éventer le mystère. Chaque retour de cette voix agit comme une goutte d’acide sur la surface lisse de l’enquête.
Face à cette ombre, les héros sont loin d’être indemnes. Stratus, le « chevalier » qui se répète « Souris, chevalier » pour tenir debout, porte le deuil d’une coéquipière tombée sous ses yeux sur les pavés de la Riponne. Les migraines s’accumulent, les antalgiques aussi, la barbe pousse et la croix en or a disparu de son cou. Le jeune homme candide du premier volet laisse place à un enquêteur abîmé, capable d’éclats qui sidèrent ses collègues. L’auteur décrit ce glissement avec une justesse clinique, en particulier les symptômes du stress post-traumatique, sans jamais tomber dans le pathos. On s’attache à ce policier qui continue de vouloir aider les autres alors qu’il ne parvient plus à s’aider lui-même.
Ling, de son côté, mène un combat intérieur d’une autre nature. Les cicatrices de brûlure sur sa nuque rappellent le Démon du Shandong, l’un des monstres qu’elle a traqués lorsqu’on la surnommait le Limier de Weihai. Elle a juré de suivre le Premier Précepte, de ne plus blesser, de chercher la quiétude dans la méditation. Mais la colère couve sous les mantras comme une braise sous la cendre, et chaque provocation menace de la raviver. Le dialogue entre ces deux blessures, l’une encore fraîche, l’autre ancienne et cicatrisée en armure, donne au roman une dimension humaine bouleversante. Leur amitié, faite de silences partagés et d’acupression improvisée dans un TGV, compte parmi les plus belles réussites du livre.
Le déséquilibre, fil rouge d’un polar entre Suisse et Chine
Un mot revient tout au long du récit, depuis le champ de colza jusqu’aux dernières lignes : déséquilibre. Le yin et le yang, la lumière et l’ombre, la ville et la campagne, le familier et l’étranger. Sadeghi construit son roman comme une balance dont les plateaux ne cessent d’osciller, et cette instabilité devient la matière même de son propos. Le Tao, la Voie que suggère le titre, désigne ce chemin vers le juste milieu que les protagonistes cherchent chacun à leur manière, Stratus par la foi en la justice, Ling par la sagesse de Sakyamuni, d’autres par des voies plus sinueuses. Le titre prend ainsi tout son sens, et la cohérence thématique de l’ensemble impressionne.
Ce deuxième volet des enquêtes de Kong Ling et Stratus Braga, après Le Sutra des damnés, se lit sans difficulté indépendamment du premier, tant l’auteur sait réintroduire son univers avec naturel. On savoure au passage une écriture riche en images, des notes de bas de page malicieuses qui traduisent le Röstigraben en « fossé de crêpe de patate », des jurons en yoruba, en cantonais ou en suisse allemand, et une gastronomie omniprésente qui fait saliver à chaque chapitre, des baozi de Belleville au poisson à la choucroute de Lausanne. Cette dimension sensorielle ancre le récit dans le réel et offre de précieuses respirations au milieu des ténèbres.
La Voie des maudits s’affirme ainsi comme un polar transculturel solide, où l’enquête criminelle sert de porte d’entrée vers des questions plus vastes : l’héritage, l’appartenance, la violence que l’on transmet ou que l’on choisit de briser. Alexandre Sadeghi relie Shanghai, Wenzhou, Paris et la banlieue lausannoise par des fils invisibles, et montre que les ombres se ressemblent d’un continent à l’autre. Pour les amateurs d’intrigues documentées, de héros faillibles et d’atmosphères singulières, ce roman mérite pleinement le voyage, et l’on quitte le duo avec le désir de le retrouver bientôt sur la route.
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Mots-clés : Polar suisse, Alexandre Sadeghi, Kong Ling, Stratus Braga, Lausanne, taoïsme, diaspora chinoise
Extrait Première Page du livre
« 1
L’aurore ne chasse pas tous les cauchemars.
Sous le ciel sanguin, le corps était allongé sur un lit de brindilles pliées, yeux fermés, mains posées sur l’abdomen, l’une sur l’autre. Les cheveux étalés autour de sa tête formaient une auréole sombre. Des coins des paupières scellées, des coulées de larmes avaient laissé des craquelures de mascara sur les joues lisses et pâles comme de la faïence. Le noir fendant le blanc.
Déséquilibre.
Une brise effleura le champ de colza, soulevant un bruissement parfumé. Poudrées de pollen jaune, des silhouettes en uniforme bleu se déplaçaient parmi les fleurs. Les policiers traversaient les faisceaux des lampes halogènes dissipant l’obscurité, révélant la tragédie sous leur jour artificiel.
L’inspecteur Nicostratus Braga avança, ses pas s’enfonçant dans la terre molle. La règle universelle résonnait dans son crâne embrumé : entre minuit et l’aube, une sonnerie de téléphone n’annonce jamais de bonnes nouvelles. Pourquoi, alors, décrochait-il à chaque fois ? Lui, qu’ils appelaient toujours avant les autres. Lui, le plus jeune des limiers de la brigade criminelle, incapable de dire non, bouche-trou par excellence. Le voilà donc sur la scène d’un nouveau drame pendant que ses collègues profitaient de beaux songes.
De toute manière, Stratus ne dormait plus vraiment. Réveils en sueur. Hurlements du rêve matérialisés en gémissements au réveil. Aníbal, son berger allemand, ajoutant ses propres cris lupins par solidarité. Cela aurait été comique, si ce n’était pas devenu un calvaire quotidien.
Chaque nuit, le même cauchemar.
Stratus comprenait mieux ce refrain souvent répété par une mentore spécialiste de l’insomnie : « Je dormirai quand je serai morte. »
Il se frotta les yeux pour dissoudre les flocons de sommeil. À ses pieds, le cadavre d’une femme d’origine asiatique ne montrait aucun signe apparent de violences. La victime avait un visage ovale trop lisse, un nez trop droit, des pommettes trop hautes. Sa beauté était dérangeante, frôlant le grotesque : les effets de chirurgies esthétiques excessives, au perfectionnisme malavisé. Le beau engendrant le laid.
Déséquilibre. »
- Titre : La Voie des maudits
- Auteur : Alexandre Sadeghi
- Éditeur : Éditions Slatkine
- ISBN : 9782832114674
- Format : Broché
- Nationalité : Suisse
- Langue : Français
- Date de publication : 28/08/2026
- Nombre de pages : 456 pages
- Genre : Polar, thriller
- Sujets traités : Enquête criminelle, empoisonnement, taoïsme, talismans, famille, diaspora chinoise, préjugés, traumatisme
Page officielle : alexandresadeghi.com
Résumé
Dans un champ de colza près de Romanel-sur-Lausanne, on découvre le corps d’une jeune étudiante chinoise, Fiona Zhang. Pas de trace de violence, mais une overdose de scopolamine et des centaines de symboles mystérieux tracés à l’encre sur sa peau. L’inspecteur Stratus Braga, rongé par les insomnies, sollicite aussitôt son ancienne coéquipière Kong Ling, qui erre depuis deux ans à travers la Chine.
Pendant que Stratus enquête dans la périphérie lausannoise, Ling remonte la piste de la puissante famille Zhang jusqu’à Wenzhou, où elle croise des figures inquiétantes. Entre talismans taoïstes, secrets de famille et intérêts troubles, les deux enquêteurs s’enfoncent dans une affaire bien plus sombre qu’une simple overdose.

Je m’appelle Manuel et je suis passionné par les polars depuis une soixantaine d’années, une passion qui ne montre aucun signe d’essoufflement.











