La Déesse Noire de Peter Grant : une relique africaine au cœur d’une traque internationale

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La Déesse Noire de Peter Grant

Une statue en bois de fer et une femme introuvable

Un homme se réveille à treize heures dans une chambre du Nomad Hotel, la gorge en feu, sans très bien savoir comment il a atterri là. On sonne à sa porte, un coursier lui remet un pli, et le voilà convoqué au bar de l’établissement par des gens dont il ignore jusqu’au nom. Peter Grant construit son entrée en matière sur ce léger décalage, celui d’un enquêteur qui court déjà après un rendez-vous manqué la veille, au sommet de l’Empire State Building, quand une correspondance ratée à Los Angeles a fait dérailler le protocole. Rien de spectaculaire, tout est dans le trouble : un billet en première classe, une avance de vingt-cinq mille dollars versée sans explication, un commanditaire qui préfère l’anonymat.

Ce que Claudia Portinari finit par lui confier tient en peu de mots, et c’est précisément ce qui inquiète. Un objet dérobé quelques années plus tôt, une statue de Vierge noire africaine taillée dans du bois de fer, disparue en Italie lors d’une exposition d’art religieux au bord du lac de Côme. Elle serait sur le point de refaire surface sur le marché. Mission : la retrouver avant qu’elle ne soit visible. La mention liminaire « Inspiré de faits réels » prend ici tout son poids, car cette relique n’a rien d’un accessoire interchangeable. Elle possède une biographie, une provenance documentée, un statut sacré que le récit prendra le temps d’établir.

À cette énigme s’en superpose immédiatement une seconde, plus insidieuse. Une femme est au centre de l’affaire, Vanessa Kendell, dont le dossier ne contient qu’un portrait manifestement découpé dans une photographie plus large. La consigne est étrange : la localiser sans jamais l’approcher. Grant devra se contenter des souvenirs des autres, et ces souvenirs divergent. Pour une vieille voisine new-yorkaise, elle a l’allure intemporelle des muses de cinéma ; pour d’autres témoins, une redoutable stratège. Absente de bout en bout et pourtant partout, elle installe dans le roman une tension d’un genre rare, celle du portrait en creux. Le lecteur progresse exactement au rythme de l’enquêteur, ni plus vite, ni moins aveugle.

Peter Grant, un enquêteur qui regarde le monde en photographe

La narration à la première personne aurait pu se contenter d’enchaîner les constats. Elle fait tout autre chose. Avant d’être un limier, le héros est un homme qui descend cinq étages à pied avec un Moleskine et un Nikon dans les poches, et qui photographie une façade de brique rouge à Chelsea parce que la lumière y met en scène les perspectives de la rue. Ce réflexe gouverne l’écriture entière : les lieux sont cadrés, les contre-jours signalés, les silhouettes détaillées comme sur une planche-contact. Quand une messagère disparaît dans le couloir, elle s’efface littéralement dans le contre-jour. L’enquête devient une affaire de mise au point, au sens optique du terme.

S’ajoute à cet œil une mémoire de cinéphile qui fonctionne comme une grille de lecture assumée. Le narrateur le reconnaît sans détour : tout un univers de films accompagne secrètement ses pensées, au point que cela vire chez lui à la méthodologie. Un ancien couple d’amants évoque Mulholland Drive, une succession d’enquêteurs engagés les uns après les autres réveille le souvenir du Ghost Writer de Polanski, un trajet en Fiat 500 dans les lacets italiens convoque Le Grand Bleu. Le procédé pourrait tourner au tic ; il produit au contraire un effet de connivence chaleureuse avec le lecteur, et sert de baromètre émotionnel. Quand Grant pense à Bronson ou à Braveheart, c’est qu’il rumine une humiliation. Quand il cite Lamartine devant le lac, c’est que sa jeunesse lui manque.

Cette voix a du reste ses aspérités, et le roman ne les gomme pas. Ancien boxeur universitaire éliminé pour excès de violence, mauvais perdant revendiqué, gourmand impénitent, un peu misanthrope, capable d’une tendresse immédiate pour un portier parisien comme d’un jugement expéditif sur une salle de bar du Nevada, il avance avec ses partis pris et son autodérision. Il se décrit ratissant des montagnes de bottes de foin avec le peigne de son grand-père, formule qui résume sa méthode : patience, flair, goût de provoquer le destin. On tient là un enquêteur romanesque plutôt qu’un professionnel de la déduction, et c’est ce qui le rend attachant.

Oyem 1979 : la matière gabonaise du récit

Au troisième mouvement, le roman opère un décrochage temporel qui en constitue sans doute le pari le plus audacieux. Cap sur le Gabon de 1979. Omar Bongo règne depuis 1967, la décolonisation n’a pas tenu ses promesses, Jacques Foccart tire les fils, Elf structure l’économie, et la Françafrique trouve dans ce pays son berceau. Cette page de contexte n’est ni plaquée ni scolaire : elle installe le décor politique d’une histoire de transmission qui aurait perdu tout son sens hors de ce cadre. Le lecteur comprend d’emblée que l’objet convoité n’appartient pas seulement à l’histoire de l’art, mais à celle d’une relation coloniale et postcoloniale complexe.

Entre alors en scène Georges Castello, ingénieur en travaux publics passé de l’entreprise familiale d’embouteillage aux chantiers de la Société nationale des bois du Gabon. Le portrait est riche : un gaillard d’un mètre quatre-vingt-trois, un appétit d’ogre, un goût de l’aventure hérité de nulle part, une épouse ancienne championne du huit cents mètres devenue entraîneuse à Libreville. Le couple est le vrai cœur battant de cette section. On les suit sur la piste d’Adzabilone, sous une moustiquaire à la belle étoile, dans le concert des grillons et le parfum humide de la brousse. On assiste aussi au désenchantement de l’ingénieur devant le pillage organisé de la forêt, et à sa manière très frontale de porter la contradiction jusqu’au bureau présidentiel.

La séquence de la léproserie mérite qu’on s’y arrête, car elle donne au livre sa colonne vertébrale morale. Une Mère supérieure au caractère trempé, un dispensaire à bout de moyens, sept mois de salaires impayés par le diocèse, une liste de médicaments récitée comme une litanie. Puis un don, dans la fraîcheur d’une chapelle en briques de terre cuite, accompagné d’une note manuscrite ancienne et d’une mention ajoutée à la main. Grant reconstitue cette histoire par bribes, à travers des mémoires transmises par un vieil antiquaire parisien. Le procédé du récit enchâssé fonctionne pleinement : l’enquêteur lit en même temps que nous, et se laisse gagner par une émotion qu’il n’attendait pas.

Du lac de Côme au désert du Nevada, la géographie comme moteur

Peu de romans policiers déplacent leur intrigue avec une telle allégresse. New York d’abord, puis le boulevard Saint-Germain sous la pluie, une galerie d’art strictement privée et un restaurant japonais de la rue du Dragon. Ensuite l’Italie du Nord, Cernobbio, la Villa Erba entrevue à travers ses grilles monumentales, Brunate perchée à sept cents mètres au terme d’un funiculaire vertigineux. Plus tard la Toscane, Lucques et ses remparts, un village minéral des Apennins dont les rues et les fontaines sont taillées dans la même pierre grise. Enfin l’Amérique, le lac Tahoe, l’Interstate 80, Lovelock et Winnemucca, avant un retour par Aix-en-Provence et une échappée finale vers les Keys.

Ce nomadisme n’a rien d’un catalogue touristique, car chaque lieu produit de l’information. Un ancien bâtiment industriel envahi de ronces face à la gare de Côme, avec une plaque de cuivre rappelant les manufactures de soie du dix-neuvième siècle, devient une pièce à conviction. Un village toscan quasi désert, dont l’église trop bien entretenue affiche un mariage improbable de fauvisme et de motifs bibliques, oriente la recherche mieux qu’un interrogatoire. Le Nevada, avec ses collines pelées, ses champs jaunâtres et ses bourgades où le fatalisme se lit dans les regards, offre exactement le contrepoint dont l’intrigue a besoin après la douceur lombarde. La topographie travaille pour le récit.

L’écriture de ces espaces frappe par sa précision cadastrale. Les adresses sont réelles, les itinéraires vérifiables, les trajets minutés. On longe la via Regina à pied depuis Cernobbio, on prend l’A7 vers Gênes puis l’A12 qui suit l’antique Via Aurelia, on avale les cent trente miles de l’Overseas Highway et ses ponts suspendus. Ce souci du détail géographique produit un effet de réel puissant, et donne au lecteur la sensation grisante de voyager en même temps que le narrateur. Le roman avance parce qu’il se déplace, et chaque déplacement resserre discrètement le filet.

Tables, moteurs et grands hôtels : le goût du monde comme matière romanesque

Il faut le dire sans détour : La Déesse Noire est un livre sensuel. On y commande une pizza Montanara relevée de quelques gouttes d’huile de truffe blanche dans un café discret d’Erba, un osso buco alla lucchese arrosé de Chianti classico dans une trattoria de la Piazza San Michele, un buccellato toasté et beurré au petit déjeuner. À Paris, c’est un chocolat chaud onctueux aux Deux Magots et un croissant fourré de confiture de Burlat. Les commandes sont parfois passées directement en italien, avec la traduction reléguée en note de bas de page. Ce parti pris de langue vivante, appliqué aussi aux dialogues anglais, donne au texte un grain savoureux et confère à la centaine de notes qui l’accompagne une vraie fonction narrative plutôt qu’érudite.

Les machines relèvent du même appétit. Une Ferrari 250 GT Berlinetta bleu nuit prêtée par un ami dans la cour d’une villa de Côme, une Alfa Romeo Giulia Veloce lancée sur les traces des légions romaines, une Mustang Bullitt en Dark Highland Green louée à Miami pour le plaisir de se prendre quelques heures pour Steve McQueen. Ajoutons une vedette Riva à carène d’acajou verni qui fend l’eau du lac au ronron feutré d’un V8, et la Fiat 500 cabossée d’un inspecteur à la retraite qui conduit sans freins et au klaxon. Le contraste entre ces bolides et cette guimbarde vaut à lui seul un morceau de bravoure comique.

Les lieux de séjour complètent ce dispositif du plaisir. La Villa d’Este est décrite avec une gourmandise assumée : fresques murales, lustres de Murano, jardins à l’italienne, allées de cyprès, rideaux de damas safran ouvrant sur les eaux miroitantes. Loin d’être décoratif, ce luxe joue un rôle. Il expose l’enquêteur, le rend visible, l’installe dans un monde qui n’est pas le sien et où l’argent achète aussi bien le silence que la complicité. Le raffinement, ici, est un terrain d’opération.

Foi, utopie et zones d’ombre : ce que le roman met en jeu

Sous le vernis du thriller d’aventures affleure une réflexion qui ne cesse de gagner en densité. La statue n’est pas seulement estimée à plusieurs dizaines de millions de dollars par les experts du marché ; elle incarne, selon les mots d’une religieuse, une résilience absolue par la foi, celle de populations converties à qui l’on avait ouvert les portes du ciel en attendant que l’Église condamne enfin l’esclavage. Cette lecture historique et spirituelle est posée avec sobriété, sans réquisitoire, et elle irrigue ensuite tout le récit. Ceux qui convoitent l’objet ne convoitent pas la même chose, et c’est précisément là que le roman devient passionnant.

Peter Grant, esprit rationnel qui affirme ne croire qu’en ce que ses yeux voient, se surprend à ressentir une présence bienveillante à ses côtés, un accompagnement discret qu’il attribue tour à tour au hasard, à la providence et aux caprices de son imagination. Sa plongée dans Jung, entreprise dans une salle d’embarquement entre deux vols, ouvre une autre porte : les archétypes, la Mère, le Vieux Sage, l’Ombre, l’Anima. Le récit se met alors à résonner autrement, et l’on comprend rétrospectivement pourquoi telle vision, tel tableau, telle rencontre avaient produit sur le narrateur un effet aussi disproportionné.

Reste un troisième foyer de tension, plus contemporain, autour d’un projet de villages écologiques destiné à une clientèle fortunée, mêlant savoir-faire ancestraux et technologies de pointe. Murets de pierres sèches, torchis, poêle de masse, chalets montés selon la technique du fuste, panneaux solaires, baies vitrées ouvertes sur la vallée. L’utopie est séduisante, et le roman ne cache pas qu’elle a un revers. Découvrant une bibliothèque où Les Origines du totalitarisme voisine avec Machiavel et Boulgakov, l’enquêteur se demande si le concepteur de ce refuge avait mesuré la part autoritaire de son rêve. Cette question reste ouverte, et le livre gagne beaucoup à ne pas trancher.

« Tout ce qui n’est pas donné est perdu »

L’adage tibétain, cité presque incidemment lors d’un dîner parisien, agit comme la clé de voûte de l’édifice. Toute l’architecture du roman repose sur une chaîne de transmissions volontaires, chacune scellée par un geste gratuit : une communauté religieuse qui offre ce qu’elle possède de plus précieux, un homme qui reçoit et qui, à son tour, cherchera un héritier digne de porter le fardeau. Ce qui se joue dans cette succession dépasse largement la question de la propriété. Il s’agit de savoir ce qu’on fait d’un héritage, et à quel prix on accepte d’en assumer la charge. La quête policière n’est finalement que la forme visible d’une interrogation morale beaucoup plus ancienne.

Peter Grant réussit à tenir ensemble des matières qui n’avaient aucune raison évidente de cohabiter : le polar de traque avec ses cambriolages et ses poursuites, la chronique politique de la Françafrique, le carnet de voyage gastronomique, l’essai discret sur l’inconscient collectif, l’idylle contrariée. La couture est visible par endroits, et c’est presque une qualité, car elle laisse voir un romancier qui n’a pas voulu choisir entre ses passions. La générosité du projet compense largement ses irrégularités de rythme, et l’on ressort de ces quatre cents pages avec la sensation d’avoir beaucoup vu, beaucoup goûté et beaucoup appris.

La dédicace finale, deux mots à la mémoire d’un homme dont le lecteur a fini par partager la vie, referme le livre sur une note d’une justesse remarquable. Elle rappelle que cette machine à voyager avait un centre de gravité affectif, et que l’aventure servait moins à distraire qu’à faire exister une figure. L’annonce d’un retour de l’enquêteur dans une prochaine investigation intitulée L’Ordre des cinq sanctuaires laisse entrevoir une série en construction. Autant dire que la statue de bois de fer, indestructible et immobile, aura encore de quoi mettre les hommes en mouvement.

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Mots-clés : polar d’aventures, trafic d’œuvres d’art, Vierge noire africaine, Françafrique, enquête privée, Gabon, transmission


Extrait Première Page du livre

« I – New York

Mercredi 10 avril 2019.

Le téléphone sonne, j’ouvre un œil, je vois flou. Où suis-je, quelle heure est-il ? J’ai mal à la tête. Le téléphone continue de sonner, de mon lit je ne le trouve pas, la sonnerie semble venir d’une autre pièce. Je suis dans une vaste chambre, luxueuse, épurée, il y a du bois, du cuir sur les murs. Le plafond est haut ; sur le parquet en acajou foncé le ciel se reflète. Que s’est-il passé, qu’est-ce que je fais là ? La gorge me brûle, il faut que je boive quelque chose. Apparemment, je suis dans un hôtel, un très bel hôtel. Au fur et à mesure que je me réveille, les souvenirs me reviennent. Je réalise que mon téléphone est sous le lit. Je l’attrape. Je l’éclaire. « Putain, 13 heures ! ». Je regarde mes derniers appels. Le dernier est en numéro caché. Et la veille, vers 20 heures, un numéro inconnu que j’ai fait plusieurs fois… Ah, je commence à me souvenir. Cette chambre c’est le Nomad Hotel. Je suis à New York, à Broadway.

Encore un téléphone qui sonne. C’est celui de la chambre. Je décroche.

  • Monsieur, un coursier est en bas et doit vous remettre un pli en main propre.
  • Ok, merci, dites-lui qu’il monte.

J’appelle le room service et je commande un petit déjeuner :

  • Black tea, bread and cherry marmalade, orange juice with 2/3 pomelo, dark chocolate and apple, please.

On sonne à la porte. J’enfile une chemise et je vais ouvrir. Le coursier est une femme brune, belle et très bien habillée. Elle me remet un pli. Le temps que je baisse les yeux sur l’enveloppe, elle disparaît dans le contre-jour du couloir.

Le message est un simple memo : « Nous vous attendrons au bar de l’hôtel à 13h30 ».

Je rappelle le room service pour lui demander de ne pas apporter mon petit déjeuner dans la chambre mais de me le servir au bar dans quinze minutes.

Je saute sous la douche et je glisse, tout en maudissant ces nouveaux archis qui sacrifient le fonctionnel à l’esthétique ! Après les excès de la veille j’ai besoin d’une bonne douche glacée pour me remettre les idées en place. Je reprends mes esprits. Je me raserai un autre jour. J’enfile un jean et une chemise, je prends mon Moleskine et mon Nikon.

En descendant les cinq étages à pied, les images de la veille refont surface dans ma tête. »


  • Titre : La Déesse Noire
  • Auteur : Peter Grant
  • Éditeur : La Voilerie Éditions
  • ISBN : 9782958860288
  • Format : Relié
  • Nationalité : France
  • Langue : Français
  • Date de publication : 04/03/2026
  • Nombre de pages : 259 pages
  • Genre : Roman policier, thriller d’aventures
  • Sujets traités : Trafic d’œuvres d’art, art sacré africain, Françafrique, Gabon, transmission et héritage, quête initiatique, utopie écologique, enquête privée

Résumé

Réveillé à treize heures dans une chambre du Nomad Hotel à New York, un enquêteur français reçoit un pli remis en main propre. Son commanditaire reste anonyme, son intermédiaire ne dit rien de plus que le nécessaire : une statue de Vierge noire africaine, sculptée dans un bois de fer réputé indestructible, a été dérobée quelques années plus tôt lors d’une exposition d’art religieux au bord du lac de Côme. Elle serait sur le point d’être remise en vente. Contre une prime considérable, il faut la retrouver avant qu’elle ne réapparaisse sur le marché, et localiser d’abord une femme dont on ne lui confie qu’un portrait tronqué.
La recherche le conduit d’une galerie privée du boulevard Saint-Germain aux collines de Brunate, d’un village minéral des Apennins toscans aux routes rectilignes du Nevada. Chemin faisant, il découvre l’histoire véritable de l’objet qu’il traque : un don fait dans une léproserie gabonaise en 1979, scellé par une note manuscrite, et transmis depuis de main en main. Plus il avance, plus il comprend que ses commanditaires ne lui ont pas tout dit, et que la valeur marchande de la relique n’est pas ce qui intéresse réellement ceux qui la convoitent.


Je m’appelle Manuel et je suis passionné par les polars depuis une soixantaine d’années, une passion qui ne montre aucun signe d’essoufflement.


2 réflexions au sujet de “La Déesse Noire de Peter Grant : une relique africaine au cœur d’une traque internationale”

  1. Merci Manuel pour cette lecture particulièrement attentive de La Déesse Noire.

    En accompagnant Peter Grant dans les dernières étapes de ce livre, j’avais été frappé par tout ce qui se jouait derrière l’enquête elle-même. Votre chronique met précisément en lumière plusieurs de ces dimensions, parfois discrètes, que peu de lecteurs avaient jusqu’ici relevées avec autant de précision.

    C’est évidemment très précieux pour un éditeur de voir un livre ainsi lu, compris et replacé dans toute sa profondeur.

    Merci encore pour ce travail.
    Eric Portelli
    La Voilerie Éditions

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