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Une amitié, un tueur
Claire McGowan choisit d’emblée un angle qui déstabilise : son roman ne commence pas par un crime, mais par une rencontre banale dans un lycée du Yorkshire, en 2004. Un garçon maigre aux longs cheveux filasse entre en cours de maths. Karen Walker, la narratrice, note sa présence avec une curiosité distraite, puis replonge dans son livre d’algèbre. Rien ne présage l’horreur. C’est précisément là que réside la première audace du roman : refuser le frisson fabriqué, la prémonition de mauvais roman, pour mieux ancrer son récit dans la vérité rugueuse du quotidien.
Ce que McGowan construit dans ces premières pages, c’est une relation entre deux adolescents qui n’a rien d’exceptionnel. Aaron Hughes et Karen Walker se retrouvent dans un petit bois traversant la ville, au bord d’une rivière, dans ce genre d’endroit secret que les jeunes s’approprient. Ils parlent, ils partagent, ils lisent. Il y a une complicité intellectuelle entre eux, une proximité que Karen décrit avec une honnêteté désarmante, sans chercher à la réinterpréter à la lumière de ce qu’elle sait maintenant. Ce refus du révisionnisme narratif donne au texte une densité rare : on lit une amitié vraie, pas sa caricature monstrueuse.
Car le roman joue sur deux temporalités simultanées : Karen adulte, qui écrit un livre sur les crimes d’Aaron Hughes, et Karen adolescente, qui ne sait pas encore ce que l’avenir recèle. Ce double regard crée une tension sourde, presque géologique, qui traverse chaque scène de lycée. La McGowan ne cherche pas à rendre Aaron inquiétant rétrospectivement, ce qui aurait été trop commode. Elle le laisse exister comme il était alors : un garçon un peu à part, portant un cahier relié de cuir, lisant des livres sur Charles Manson, ni sportif ni populaire, juste singulier. C’est cette banalité préservée qui rend le livre profondément inconfortable, et profondément juste.
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Le livre dans le livre
Lui survivre repose sur une architecture narrative qui mérite qu’on s’y attarde. Le roman alterne deux voix distinctes : Karen adulte, qui s’adresse directement à Aaron Hughes à la deuxième personne du singulier, et les extraits de Devenir le Bagman, le livre que cette même Karen a écrit sur les crimes de son ancien camarade de lycée. Ce dispositif de mise en abyme n’est pas un simple artifice formel. Il soulève une question qui irrigue tout le roman : peut-on raconter une histoire dont on a soi-même fait partie, sans la trahir ?
Le choix du « tu » adressé à Aaron est particulièrement saisissant. Karen ne parle pas de lui, elle lui parle, comme si écrire était une façon de régler des comptes avec un passé qui ne se laisse pas refermer. Cette adresse directe crée une intimité troublante entre la narratrice et son ancien ami devenu criminel, une intimité que le lecteur partage malgré lui. En parallèle, les extraits de Devenir le Bagman adoptent un ton plus journalistique, plus distancié, presque clinique par moments. Le contraste entre ces deux registres produit un effet de stéréoscopie narrative : on voit la même réalité sous deux angles incompatibles, et c’est précisément cette incompatibilité qui dit quelque chose d’essentiel sur la nature du traumatisme.
McGowan explore ici un territoire que le true crime traditionnel laisse généralement en friche : la position de celle qui écrit. Karen est consciente des pièges du genre, elle les nomme, elle les démonte. Elle sait que son livre sera lu par des gens avides de détails morbides, elle anticipe les jugements, elle questionne ses propres motivations. Cette réflexivité transforme Lui survivre en quelque chose de plus ambitieux qu’un simple récit de crime. Le roman devient une interrogation sur ce que signifie témoigner, sur la part de reconstruction que toute mémoire implique, sur la frontière poreuse entre vérité vécue et vérité racontée. En choisissant de faire de son héroïne une écrivaine aux prises avec son propre récit, McGowan donne à son roman une profondeur supplémentaire, celle d’une œuvre qui se regarde elle-même avec lucidité.
Portraits de victimes
L’un des partis pris les plus frappants de Claire McGowan est le soin apporté à chaque victime d’Aaron Hughes. Jen, Catherine, Alison, Nita, Annie : ces prénoms ne sont pas de simples jalons dans la chronologie criminelle d’un tueur en série. Karen Walker les convoque une à une, leur restitue une épaisseur, un contexte, une existence qui déborde largement le fait divers. Jen avait un poney. Alison aussi. Catherine avait les cheveux roux, comme Julia. Ces détails en apparence anodins sont posés avec intention : ils rappellent que ces femmes étaient des personnes avant d’être des victimes, et que les ressemblances superficielles que les journalistes aiment à souligner ne disent rien de la réalité de leur vie.
Ce traitement est d’autant plus significatif que le roman s’inscrit dans une réflexion explicite sur le genre true crime et ses dérives. Karen cite l’Éventreur du Yorkshire, Ted Bundy, la façon dont les médias hiérarchisent les victimes selon leur statut social ou leur mode de vie. Annie, l’une des femmes tuées par Aaron, se prostituait, et Karen note avec une lucidité tranchante comment ce détail aurait pu, dans un autre récit, servir à minimiser le crime ou à brouiller la narration. McGowan refuse cette logique de classement implicite. Toutes les victimes méritent le même regard, la même attention, la même dignité dans le récit.
Ce refus du sensationnalisme place Lui survivre dans une lignée d’œuvres qui cherchent à réhumaniser ce que la machine médiatique a tendance à réduire à des statistiques ou à des silhouettes. Karen Walker, en tant que narratrice et écrivaine, est parfaitement consciente de la responsabilité que cela implique. Elle ne prétend pas tout savoir de ces femmes, elle ne les idéalise pas non plus. Elle les nomme, les situe, les ancre dans un quotidien reconnaissable, et c’est ce geste simple, répété pour chacune d’elles, qui donne au roman sa colonne vertébrale morale. Dans un genre souvent dominé par la figure du tueur, McGowan déplace résolument le centre de gravité.
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La mémoire des faits
L’un des fils conducteurs les plus subtils de Lui survivre est la question de ce dont on se souvient, et surtout de ce dont on ne se souvient pas. Karen Walker le formule avec une clarté désarmante : nous passons la majeure partie de notre existence en pilotage automatique, et si nous ignorons qu’un événement va se révéler important, nous ne le mémorisons tout simplement pas, ou bien de façon biaisée. Cette observation, qui pourrait n’être qu’une remarque psychologique parmi d’autres, devient chez McGowan un principe structurant du roman tout entier. La mémoire n’est pas un enregistrement fidèle du réel, c’est une reconstruction permanente, orientée par ce que l’on sait après coup.
Ce rapport à la mémoire prend une dimension particulièrement concrète quand Karen évoque les interrogatoires de police qui ont suivi la mort de Jen. Ne pas se rappeler l’heure exacte à laquelle on a quitté son lycée, oublier ce qu’on a mangé ce matin-là, ne plus savoir si c’était un lundi ou un jeudi : autant de lacunes parfaitement normales qui ont pourtant été interprétées comme des indices suspects. McGowan met le doigt sur un paradoxe judiciaire et humain à la fois : on demande aux témoins une précision que la mémoire ordinaire est incapable de fournir, et leur incapacité à la fournir devient elle-même une preuve à charge. Karen a appris cette leçon de façon brutale, à dix-sept ans, et elle n’en est jamais vraiment revenue.
Ce que le roman explore avec finesse, c’est aussi la manière dont les souvenirs se réécrivent à la lumière des révélations ultérieures. Karen sait maintenant ce qu’Aaron allait devenir. Mais elle s’impose une discipline narrative rigoureuse : ne pas projeter sur le passé ce que le présent a rendu visible. Cette honnêteté intellectuelle est l’une des vertus les plus rares du récit. Plutôt que de rejouer les scènes du lycée en y glissant des signes annonciateurs que la vraie Karen n’aurait pas perçus, McGowan maintient l’opacité du moment vécu. Le passé reste ce qu’il était, incomplet et ambigu, et c’est cette ambiguïté préservée qui lui confère toute sa force.
Les femmes dans l’ombre du crime
Après le procès d’Aaron Hughes, Karen Walker confie avoir développé une obsession pour le true crime, non pas pour ses détails macabres, mais pour un angle que les récits dominants négligent presque systématiquement : les femmes qui ont côtoyé les tueurs sans jamais les voir vraiment. Liz, la petite amie de Ted Bundy, qui avait alerté la police à plusieurs reprises, qui soupçonnait, qui doutait, et qui pourtant restait. Ces femmes-là, coincées entre ce qu’elles savaient et ce qu’elles refusaient de croire, fascinent Karen parce qu’elles lui ressemblent. Elles occupent une zone grise inconfortable que la morale populaire préfère ignorer, et que McGowan, elle, choisit d’éclairer pleinement.
Car c’est bien là que réside l’une des tensions les plus fécondes du roman : Karen n’est ni une victime au sens classique du terme, ni une complice, ni une héroïne sans peur. Elle est quelque chose de plus difficile à nommer, une survivante qui a aimé, à sa manière, quelqu’un qui s’est révélé monstrueux, et qui doit désormais vivre avec cette connaissance. McGowan refuse de la absoudre trop vite ou de la condamner. Elle lui laisse au contraire l’espace pour examiner ses propres angles morts, ses silences de l’époque, les signaux qu’elle a peut-être perçus sans vouloir les interpréter. Cette honnêteté, appliquée à soi-même avec la même rigueur qu’aux autres, est ce qui distingue Lui survivre d’un simple témoignage à charge.
Le roman ouvre ainsi une réflexion plus large sur la façon dont la société traite ces femmes de l’ombre, celles qui ont partagé la vie d’un criminel sans participer à ses crimes. Elles sont souvent réduites à deux rôles symétriquement injustes : la naïve qu’on plaint ou la complice qu’on accable. McGowan montre que la réalité est infiniment plus complexe, faite de loyautés contradictoires, de mécanismes affectifs puissants, et d’une incapacité très humaine à concilier l’image que l’on a de quelqu’un avec ce qu’il est capable de faire. En choisissant de placer Karen au centre de ce dilemme, l’autrice donne à son roman une résonance qui dépasse largement le cadre du polar.
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La spirale des meurtres
Aaron Hughes a tué huit femmes. Ce chiffre, Karen Walker le pose avec une stupéfaction qui ne s’est jamais tout à fait dissipée. Comment un homme a-t-il pu franchir ce seuil à répétition, dans une Grande-Bretagne contemporaine dotée de systèmes informatiques, de bases de données, de protocoles de rapprochement judiciaire ? La question n’est pas rhétorique. McGowan la creuse avec méthode, en reconstituant la chronologie des meurtres sur près d’une décennie, du lycée de Marebridge jusqu’aux villes universitaires de Lancaster et au-delà. Ce que cette chronologie révèle, c’est moins le portrait d’un prédateur infaillible que celui d’une série de ratés institutionnels, de coïncidences malheureuses et d’une dispersion géographique qui a longtemps empêché de relier les crimes entre eux.
Ce qui frappe dans le traitement de cette spirale, c’est la sobriété avec laquelle McGowan la déploie. Pas de complaisance dans le détail des actes, pas de fascination morbide pour la méthode. La violence reste hors champ, nommée mais non décrite, ce qui paradoxalement lui confère un poids plus lourd encore. Entre deux meurtres, il y a parfois des années de silence, des intervalles où Aaron semble s’être arrêté, retourné vivre chez son père à Marebridge, chasser le lapin, regarder la télévision. Ces parenthèses d’une banalité déconcertante sont peut-être les pages les plus troublantes du roman, parce qu’elles refusent toute explication commode sur la nature du mal.
Karen s’interroge sur ces interruptions avec une honnêteté qui force le respect : elle admet ne pas comprendre, ne pas pouvoir expliquer. Essayait-il de s’arrêter ? Cherchait-il à rompre une spirale dont il percevait lui-même la logique destructrice ? Le roman ne tranche pas, et c’est un choix narratif courageux. À une époque où le true crime tend à tout psychologiser, à tout expliquer, à offrir des conclusions rassurantes sur les mécanismes du crime, McGowan préserve une zone d’ombre irréductible. L’inexplicable reste inexplicable, et c’est précisément cette résistance au sens qui donne à Lui survivre sa densité particulière.
Survivre au doute
Il y a dans Lui survivre une erreur judiciaire qui hante le roman bien au-delà des pages qui lui sont consacrées. Gareth Hale, le petit ami de Jen, a été condamné pour un meurtre qu’il n’avait pas commis, et Karen a contribué, sans le savoir, à cette condamnation. Ce poids-là ne se dissout pas avec le temps, il se dépose, s’accumule, modifie la texture même de la narration. Survivre à Aaron Hughes, pour Karen, ce n’est pas seulement avoir échappé à sa violence. C’est vivre avec la conscience d’avoir été, même involontairement, un rouage dans un mécanisme qui a broyé un innocent avant de laisser le vrai coupable continuer à tuer.
McGowan construit autour de ce doute une psychologie d’une précision remarquable. Karen ne s’effondre pas, elle ne se complait pas dans la culpabilité, mais elle ne s’en affranchit pas non plus. Elle avance, écrit, témoigne, et continue néanmoins à porter cette question sans réponse satisfaisante : qu’aurait-elle dû voir, qu’aurait-elle pu faire différemment ? Cette interrogation ne cherche pas l’absolution du lecteur. Elle s’installe simplement là, persistante et inconfortable, comme ces souvenirs d’adolescence que l’on rejoue indéfiniment en cherchant le moment précis où tout a basculé. Le roman évite avec soin le piège de la rédemption trop nette, préférant la vérité plus rugueuse d’une guérison incomplète.
La présence d’Emelia Han, l’autre survivante, celle qui s’est battue et a réussi contre toute attente à rester en vie, introduit un contrepoint discret mais essentiel. Karen et Emelia incarnent deux façons différentes de traverser le même traumatisme, deux silhouettes qui gravitent l’une autour de l’autre sans jamais tout à fait fusionner. McGowan ne hiérarchise pas ces deux expériences, ne désigne pas l’une comme modèle et l’autre comme contre-exemple. Elle les pose côte à côte, avec la même attention, rappelant que survivre est un verbe qui recouvre des réalités profondément singulières, et que le doute, loin d’être une faiblesse, est parfois la seule réponse honnête à une histoire que personne n’aurait dû vivre.
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La vérité comme seule issue
Au terme de ce voyage dans la mémoire et le crime, Lui survivre pose une question fondamentale sur la fonction de l’écriture. Karen Walker ne rédige pas Devenir le Bagman pour se venger, ni pour se justifier, ni pour satisfaire la curiosité d’un public friand de récits criminels. Elle écrit parce que c’est la seule façon qu’elle a trouvée de donner une forme supportable à une expérience qui résiste à toute mise en ordre. L’acte d’écrire devient ici un geste de survie autant qu’un acte de vérité, une tentative de réconcilier ce que l’on a vécu avec ce que l’on est capable d’en dire. McGowan explore cette tension avec une acuité qui place son roman bien au-delà des conventions du genre policier.
Ce qui rend cette conclusion si juste, c’est que Karen n’arrive pas au bout de son récit avec des certitudes en poche. Elle sait ce qu’Aaron a fait, elle connaît le verdict, elle a témoigné à l’Old Bailey et l’a regardé être condamné à finir ses jours en prison. Mais la connaissance des faits ne suffit pas à combler les vides. Il reste des zones d’ombre que ni le procès ni l’écriture ne peuvent illuminer entièrement, des questions sur ce qu’elle a ressenti, sur ce qu’elle aurait dû ressentir, sur la frontière ténue entre l’amitié et l’aveuglement. Cette irresolution n’est pas une faiblesse du roman, c’est au contraire sa marque de fabrique : McGowan refuse les dénouements propres parce que la réalité, elle, ne s’en encombre pas.
Lui survivre s’impose finalement comme un roman qui fait confiance à son lecteur. Il ne lui mâche pas le travail, ne lui indique pas quoi ressentir ni comment juger. Il lui tend plutôt un récit dense, habité, construit avec une architecture narrative sophistiquée, et le laisse se débrouiller avec ses propres contradictions face au texte. Claire McGowan signe ici une œuvre qui dépasse le cadre du polar pour interroger des questions universelles : la mémoire, la culpabilité, la loyauté, et cette capacité très humaine à continuer d’avancer quand le sol s’est dérobé sous vos pieds. Un roman qui reste longtemps en tête, non pas pour ses frissons, mais pour sa lucidité.
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Mots-clés : true crime, tueur en série, mémoire, culpabilité, survivante, roman noir britannique, mise en abyme
Extrait Première Page du livre
» Chapitre premier
La première fois que j’ai posé les yeux sur Aaron
Hughes, j’ai eu le sentiment qu’il allait changer le cours de ma vie. Un frisson le long de l’échine, présage de l’horreur à venir, tandis que l’eau ruisselait sur les vitres de la salle de classe en préfabriqué, par ce pluvieux mardi de septembre. J’ai tout de suite su que rien ne serait plus jamais comme avant. Je ne savais simplement pas en quoi.
Ce sont les premières lignes du livre que j’ai écrit sur toi, tes crimes et la façon dont j’ai contribué à t’envoyer en prison pour les avoir commis. C’est une assez bonne introduction, même si elle est un peu stéréotypée. En revanche, elle est inexacte. Bien sûr, je ne pensais rien de tout ça. Ce genre de prémonition, de présage funeste, est-ce que cela arrive vraiment dans la vraie vie ? Pas à moi. La première fois que je t’ai vu, tu es entré en plein cours de maths dans mon lycée d’une petite ville près de Doncaster, dans le nord de l’Angleterre, et je n’y ai guère prêté attention. C’était en 2004, je crois. Changer d’école en cours d’année, avec le bac déjà en ligne de mire, cela suffisait à te singulariser, alors je t’ai remarqué, oui. Le cours était d’un ennui mortel (je ne me souviens plus du jour de la semaine, d’ailleurs, ni du temps qu’il faisait), alors n’importe quelle distraction était la bienvenue. Mais je n’ai rien éprouvé de plus qu’une vague curiosité. Tu étais un garçon grand et maigre, avec de longs cheveux filasse attachés en queue-de-cheval. Je me suis replongée dans mon livre d’algèbre et je ne suis même pas sûre d’avoir retenu ton nom. Aaron. La double voyelle, si rare en anglais. Un prêtre biblique. Juste un garçon. Destiné à devenir tristement célèbre, mais plus tard. «
- Titre : Lui survivre
- Titre original : The first girl
- Auteur : Claire McGowan
- Éditeur : Bragelonne – Hauteville
- Nationalité : Ireland
- Traducteur : Karine Forestier
- Date de sortie en France : 2026
- Date de sortie en Ireland : 2025
Page officielle : www.clairemcgowan.co.uk
Résumé
Karen Walker avait dix-sept ans quand Aaron Hughes a débarqué dans son lycée du Yorkshire. Entre eux s’est nouée une amitié sincère, faite de promenades au bord de la rivière et de conversations complices. Ce qu’elle ignorait alors, c’est que ce garçon discret aux longs cheveux filasse allait devenir l’un des tueurs en série les plus meurtriers de Grande-Bretagne, responsable de la mort de huit femmes sur près d’une décennie.
Des années plus tard, Karen écrit un livre sur Aaron Hughes, ses crimes et le rôle qu’elle a joué, sans le savoir, dans cette histoire. Lui survivre entrelace ce récit rétrospectif avec la voix de Karen adulte qui s’adresse directement à son ancien camarade de lycée, interrogeant ses propres souvenirs, ses angles morts et la responsabilité de témoigner. Un roman construit sur la tension entre ce que l’on a vécu et ce que l’on est capable d’en dire.

Je m’appelle Manuel et je suis passionné par les polars depuis une soixantaine d’années, une passion qui ne montre aucun signe d’essoufflement.
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