Vengeance vaudou de Constance Lenoire : quand un fétiche sème la mort sur le campus

Updated on:

Vengeance vaudou de Constance Lenoire

Ewé-Ndji, la Clef du Feu, au cœur d’une exposition universitaire rennaise

Des câbles qui serpentent au sol, des vitrines que l’on roule d’une salle à l’autre, une odeur de colle fraîche et de poussière de bois : c’est dans ce désordre fébrile de septembre 2018, à l’annexe Projets appliqués du campus de Beaulieu, que Constance Lenoire installe son deuxième roman. Le professeur Paul Vaucourt, anthropologue à l’aube de la retraite, y prépare avec une poignée d’étudiants l’exposition qui doit couronner sa carrière, consacrée aux Tangwézi, un peuple du nord du Togo presque effacé des mémoires. Diane Marceau, sa doctorante, en orchestre chaque réglage, tandis qu’Ewan Morvenn, ancien élève devenu journaliste, vient suivre la visite qui nourrira son article. L’auteure transforme cette déambulation en travelling : case en banco reconstituée, salle de musique où pulsent les percussions, puis salle des ancêtres, peuplée de masques suspendus dont les orbites vides semblent juger les visiteurs.

Au bout de ce parcours en boucle, isolée dans sa propre salle, attend Ewé-Ndji. Trente centimètres de bois sombre hérissé de clous, une lance dans une main, une clef dans l’autre, et au centre de la poitrine un grenat almandin qui capte la lumière comme un cœur minéral. La description, précise sans virer à la fiche de musée, confère à la statuette un magnétisme troublant. Vaucourt en livre la légende d’une voix posée : ce fétiche garderait le feu ancestral de la tribu, celui qui punit les parjures, et quiconque s’en emparerait pour de mauvaises raisons verrait ce feu se retourner contre lui. Le vieil homme parle de simples récits, mais la graine est semée, et l’article d’Ewan, bâti autour de cette malédiction, embrase le campus.

Lenoire prend le temps de dresser son décor avant de le fissurer, et ce choix de construction paie. Lorsqu’un matin d’octobre, Diane aperçoit une lueur orangée là où personne ne devrait se trouver, le lecteur connaît déjà chaque salle, chaque projecteur, chaque visage. L’effroi n’en est que plus vif : la scène de crime se superpose à une exposition que l’on a vue naître, et la vitrine vide devient le point de fuite de tout le récit. Les notes de bas de page, qui éclairent bocios, cauris ou sigils sans alourdir la lecture, affichent d’emblée l’exigence documentaire du livre.

Mathieu Kerlan fait ses premiers pas à la brigade de recherches

Pour qui a croisé le gendarme de Trevalroc dans Le projet Cyclope, les retrouvailles avec Mathieu Kerlan ont un goût particulier. Le voici muté à la brigade de recherches de Rennes, section criminelle, en pleine période probatoire. Nul besoin pourtant d’avoir lu le premier roman : Constance Lenoire se contente d’une allusion aux épreuves passées et laisse son héros avancer sans bagage encombrant. Il partage un logement de fonction du quartier de La Monniais avec Ewan et Neko, berger australien capable d’ouvrir le réfrigérateur pour s’offrir un demi-saucisson. Ces soirées de bière et de coussins lancés à travers le salon ménagent des respirations bienvenues entre deux plongées dans l’horreur.

Autour de lui, l’auteure campe un duo d’aînés très incarné. Roche, chef à l’ancienne qui jauge vite mais accorde sa confiance à ceux qui la méritent, accueille la recrue d’un « bienvenue chez nous, le bleu » qui en dit long sur les rites de passage de la maison. Lefort, adjudant rompu au terrain, transmet son savoir sans jamais faire la leçon. La consigne donnée à Mathieu lors des premières auditions, se taire et observer, devient un atout narratif : c’est par son regard que l’on découvre la mécanique d’une enquête criminelle, des relevés des techniciens en identification aux constats du légiste, jusqu’à l’exploitation patiente des caméras. L’épisode du bus de la STAR, où une silhouette capuchée finit par trahir un itinéraire, illustre ce travail de fourmi qui fait avancer les dossiers bien réels.

Le roman gagne encore en chaleur grâce à La Consigne, bistrot de Beaulieu tenu par Alban Roussel, où gendarmes et pompiers se chambrent sous des vitrines chinées en brocante. Ce refuge permet à Lenoire de faire circuler les hypothèses à voix haute, dans des échanges vifs où chacun défend sa lecture du crime. Mathieu y ose une première intuition que Lefort accueille d’un sourire sceptique. Sa trajectoire suit la courbe de l’apprenti, mais l’auteure l’enrichit d’une loyauté farouche envers ses proches et d’une rationalité tenace, promise à de sérieuses secousses.

Julien Lévêque et le Spiritus Mundi : le vaudou loin des clichés

Rue Saint-Sauveur, coincée entre un salon de thé vintage et un disquaire, une échoppe fleure l’encens boisé. Le Spiritus Mundi y mêle sans complexe tarots, boules de cristal, bougies à l’effigie de la Vierge et planche Ouija perchée entre deux anges. Derrière le comptoir, Julien Lévêque, dit Moundis, fedora vissé sur ses dreadlocks et rat brun baptisé Spirou lové sur l’avant-bras, accueille chaque client d’une tirade commerciale récitée avec un second degré délicieux. Il rebaptise aussitôt Mathieu « Marshall », et ce petit rituel verbal devient l’un des fils les plus savoureux du livre. Ironique et grave à la fois, ce libraire de l’occulte offre une bouffée d’air sans jamais glisser vers la caricature.

C’est surtout par lui que le roman déploie sa réflexion sur le vaudou. Face aux photographies de la scène de crime, Julien tranche net : rien là d’un rite authentique, mais un détournement. Les sacrifices humains relèvent du fantasme occidental, rappelle-t-il, et les traditions d’Afrique de l’Ouest reposent sur un équilibre codifié entre vivants, ancêtres et forces invisibles, où celui qui sollicite les esprits doit toujours en acquitter le prix. Diane prolonge l’analyse avec sa précision d’ethnologue : un cercle rituel se trace à main levée, jamais au cordeau, les bougies modernes remplacent mal les lampes à huile, et l’absence d’offrandes réduit la mise en scène à un décor creux. Ce double regard, savant et intuitif, permet au lecteur de décrypter les indices au rythme des enquêteurs.

La note liminaire de l’auteure le précise : le vaudou sert ici d’outil narratif et ne prétend à aucune exhaustivité. Cette honnêteté irrigue le texte, qui distingue avec soin la statuette, simple forme sculptée, du fétiche, réceptacle chargé par le rite. Lenoire écarte ainsi le folklore de pacotille pour montrer une spiritualité respectée, que seul un esprit égaré a pu dévoyer. La confiance qui se tisse entre le jeune gendarme sceptique et ce marchand d’ésotérisme qui refuse de pratiquer, précisément parce qu’il y croit, compte parmi les relations les mieux senties du roman.

Rennes sous les pluies d’octobre, une enquête qui déborde sur l’invisible

Octobre s’abat sur Rennes en averses serrées, et la météo épouse la noirceur de l’intrigue. Constance Lenoire exploite la topographie de la ville avec une précision de cartographe : l’appartement de Diane près de l’Arsenal-Redon, les bars animés de République, le mail François-Mitterrand, les rues de Sainte-Thérèse, le campus de Beaulieu et le chantier du futur métro. Sous sa plume, les réverbères jettent une lumière jaune sur les pavés luisants, les porches se muent en postes d’affût, et une cité familière devient un terrain de chasse où l’on se retourne sans rien distinguer.

L’auteure alterne les points de vue avec adresse. Aux chapitres d’enquête répondent de brefs passages épousant le regard d’un homme sans nom, tapi derrière une haie ou fondu parmi les badauds. La prose s’y fait plus heurtée, habitée d’ombres qui rampent sur les façades, s’étirent vers les fenêtres éclairées et réclament réparation. Ces incursions dans une conscience déréglée glacent sans jamais livrer d’identité, et elles installent une interrogation qui court jusqu’au dénouement : ces ombres existent-elles ailleurs que dans son esprit ? Autour de l’équipe de l’exposition, l’étau se resserre, et Diane doit quitter son appartement pour trouver refuge chez Mathieu et Ewan.

Là s’opère le glissement le plus stimulant du roman. Une lampe qui grésille, Neko qui gronde devant un angle de mur vide, une fatigue inexplicable qui gagne la jeune femme : le réalisme de l’enquête se lézarde peu à peu. Ewan, fidèle à son attirance pour l’étrange, dévore les textes consacrés à l’envoûtement, tandis que Mathieu s’agrippe à ses certitudes et réclame un médecin. Leur dispute, tendue mais jamais outrée, se dénoue par un compromis qui révèle la solidité de leur amitié. Même les séquences opérationnelles réservent leur part d’humanité, comme ce technicien des transports rennais, tiré de chez lui un dimanche, qui suit la progression des équipes avec des figurines de jeu de rôle posées sur le plan. Ce mélange de tension et de détails incongrus donne au récit une texture singulièrement vivante.

De Lomé aux collines de Kpalimé, Diane et Ewan en terre tangwézi

Le récit change brusquement de latitude. Diane s’épuise, ses nuits se peuplent de tambours et de silhouettes peintes, et une issue s’impose, aussi déroutante qu’impérieuse : rejoindre le Togo pour trouver un bokɔ, sage initié capable de défaire ce qui s’acharne sur elle. Ewan l’accompagne après avoir convaincu son rédacteur en chef de muer le voyage en reportage. Le vol lui-même tourne à la séquence d’angoisse, entre un cauchemar dans une clairière cernée de danseurs et une forme entrevue sur l’aile à la faveur d’un éclair. Puis la grisaille bretonne cède la place à la chaleur moite de Lomé, à ses scooters, à ses fleurs nocturnes et au riz au gras nappé de sauce gombo qu’une voisine prépare à une heure tardive.

Le périple prend une saveur particulière grâce à Kossi, chauffeur au sourire large qui sifflote de l’afrobeat en tenant le volant d’une main. Guide improvisé, il désigne le mont Kloto, annonce le mont Agou, fait admirer la cathédrale du Saint-Esprit de Kpalimé et sa charpente centenaire, allume un cierge pour la route. Lenoire saisit avec finesse la manière dont foi chrétienne et attention aux signes invisibles cohabitent chez lui sans la moindre contradiction. Un passereau qui se brise contre une vitre, une tache de café qui dessine un œil : Kossi y lit des messages, et l’on apprend à regarder ces détails avec lui.

Puis la piste de latérite s’enfonce dans la forêt, les branches se rejoignent en voûte, et le roman embrasse franchement le fantastique. Les ombres qui hantaient Rennes semblent avoir suivi les voyageurs, et l’approche des terres tangwézi se transforme en épreuve physique, à la machette et à la lampe torche. Plus tôt, dans une chambre d’hôtel battue par l’averse, Ewan a confié à Diane l’histoire qui l’a poussé vers l’inexpliqué, clin d’œil délicat pour les lecteurs du premier livre, sans rien imposer aux autres. La relation entre les deux jeunes gens mûrit à pas feutrés, portée par la confiance plus que par les grandes déclarations, et elle éclaire le récit d’un contrepoint lumineux.

La mémoire confisquée d’un peuple du Togo

Sous l’intrigue criminelle affleure une question plus profonde, que Julien pose sans ménagement : au-delà du vol, que peut-on reprocher à ceux qui exposent ces objets ? Pour y répondre, Mathieu se plonge dans les archives du professeur et les bases de données universitaires. Il y découvre une tribu issue d’un ancien clan ewé, dont toute la spiritualité convergeait vers un feu unique, le Souffle des Ancêtres, que chaque génération devait entretenir. La Clef du Feu servait à l’ouvrir lors des cérémonies. L’objet exposé à Rennes cesse alors d’être une curiosité ethnographique pour redevenir le pivot d’une mémoire collective.

Constance Lenoire aborde ensuite un pan d’histoire plus trouble. Dans les années 1980, les Tangwézi ont été chassés des terres fertiles de la plaine au profit d’intérêts industriels français, puis dispersés entre les grandes villes et une montagne à la terre ingrate. L’auteure évoque ce déracinement par petites touches, à travers les recherches de Mathieu, les confidences de Kossi sur la route ou les explications de Diane, et elle interroge le silence feutré des publications savantes de l’époque. Sans jamais transformer le polar en pamphlet, le roman rejoint ainsi un débat très actuel sur la provenance des collections et la restitution des biens culturels africains. L’expression des « lampistes », explicitée en note, résume l’amertume d’une responsabilité reportée sur les subalternes plutôt que sur les décideurs.

Le séjour au village donne chair à cette mémoire. Accueillis avec méfiance, puis avec une hospitalité réservée, Diane et Ewan découvrent le bokɔ N’bala, sa hutte tapissée de motifs au kaolin, ses décoctions et sa patience de vieil homme qui écoute davantage qu’il ne parle. Conviés à observer un rite rarement ouvert aux étrangers, ils restent à l’écart, et l’auteure adopte la même posture, décrivant tambours, chants et flammes sans prétendre en livrer le sens caché. Cette pudeur honore la communauté mise en scène et suggère que le véritable sujet du livre se niche peut-être là : un peuple qui continue d’entretenir son feu malgré tout ce qu’on lui a arraché.

Entre psychose et esprits, un deuxième roman qui laisse le doute ouvert

Vengeance vaudou chemine sur une ligne de crête que Constance Lenoire tient jusqu’au bout. D’un côté, une enquête procédurale solide, nourrie de vidéosurveillance, d’autopsies et d’auditions ; de l’autre, une montée du surnaturel qui finit par ébranler les esprits les plus cartésiens. L’auteure se garde bien de trancher à la place du lecteur. Mathieu incarne le doute rationnel, Ewan la curiosité ouverte, Julien la foi prudente de celui qui connaît les règles, Diane la rigueur scientifique bousculée par ce qu’elle traverse. Chacun offre une porte d’entrée, et le récit ménage deux lectures, clinique et spirituelle, sans jamais invalider l’une au profit de l’autre.

L’écriture sert ce projet avec souplesse. Phrases brèves pour les filatures, paragraphes plus amples pour les salles d’exposition ou les forêts du plateau, dialogues nerveux en salle d’audition comme au comptoir du Spiritus Mundi : la prose épouse les changements de tempo. Le montage alterné entre Rennes et le Togo entretient une tension continue, chaque ligne narrative relançant l’autre à la manière de deux tambours qui se répondent. Les notes explicatives, les références aux rites ewé et l’ancrage rennais témoignent d’un réel travail de documentation, tandis qu’un humour discret, porté par un chien gourmand et un rat juché sur une épaule, empêche la noirceur d’étouffer l’ensemble.

Deuxième roman d’une auteure remarquée avec Le projet Cyclope, ce livre se lit de façon autonome tout en offrant aux fidèles le plaisir de retrouver Mathieu et Ewan dans une configuration inédite, loin des falaises bretonnes. Constance Lenoire y élargit son territoire, passant de l’île aux secrets militaires à la rencontre entre un campus rennais et une montagne togolaise. Le fil rouge demeure : la conviction que les lieux, les objets et les peuples gardent l’empreinte de ce qu’on leur a infligé. Que l’on voie dans ces ombres le symptôme d’un esprit malade ou la colère d’ancêtres dépossédés, une évidence s’impose : certaines dettes survivent au temps, et le feu que l’on croyait éteint couve parfois longtemps sous la cendre.

À lire aussi

Mots-clés : Vaudou, Fétiche, Meurtres rituels, Brigade de recherches, Rennes, Togo, Malédiction


Extrait Première Page du livre

« Chapitre 1

Partie 1 _ Le Fetiche

Mardi 18 septembre 2018 – 16h05 _ Annexe Projets appliqués, campus Beaulieu, Cesson-Sévigné

Le hall bourdonnait encore de l’activité des préparatifs. Roulement de vitrines, cartons éventrés, câbles qui serpentent, éclats de voix dans toutes les directions. On aurait cru assister à la mise en place d’un décor de théâtre géant. Des odeurs de poussière de bois et de colle fraîche se mêlaient à l’air tiède qui filtrait par les hautes fenêtres.

Au milieu du tumulte, Diane Marceau croisait les bras devant son carnet, la voix claire, méthodique, guidant un étudiant puis un autre. On sentait la fatigue accumulée, mais aussi une impatience contenue : l’exposition prenait forme, et chacun y mettait plus que de simples heures de travail.

Le professeur Vaucourt observait tout cela d’un œil attentif, mains croisées dans le dos, regard chargé d’orgueil discret.

— Bon, lançait-il d’une voix grave, comment avancent les tests audiovisuels ?

— Justement ! s’écria Sofiane, casque en travers de la nuque, les bras chargés de câbles. Venez voir,
Partie 1 _ Le Fetiche

Mardi 18 septembre 2018 – 16h05 _ Annexe Projets appliqués, campus Beaulieu, Cesson-Sévigné

Le hall bourdonnait encore de l’activité des préparatifs. Roulement de vitrines, cartons éventrés, câbles qui serpentent, éclats de voix dans toutes les directions. On aurait cru assister à la mise en place d’un décor de théâtre géant. Des odeurs de poussière de bois et de colle fraîche se mêlaient à l’air tiède qui filtrait par les hautes fenêtres.

Au milieu du tumulte, Diane Marceau croisait les bras devant son carnet, la voix claire, méthodique, guidant un étudiant puis un autre. On sentait la fatigue accumulée, mais aussi une impatience contenue : l’exposition prenait forme, et chacun y mettait plus que de simples heures de travail.

Le professeur Vaucourt observait tout cela d’un œil attentif, mains croisées dans le dos, regard chargé d’orgueil discret.

— Bon, lançait-il d’une voix grave, comment avancent les tests audiovisuels ?

— Justement ! s’écria Sofiane, casque en travers de la nuque, les bras chargés de câbles. Venez voir, professeur, on a déjà préparé une séquence.

Diane s’apprêtait à le suivre quand une silhouette franchit la porte ouverte de l’annexe.

Un homme entra, le pas tranquille, un carnet sous le bras, un sac en bandoulière battant contre sa hanche. Il avait cette allure décontractée qu’ont la plupart des étudiants. Un jeans un peu usé, une chemise claire aux manches retroussées, une veste vintage qui avait dû traverser plusieurs automnes. Ses cheveux châtains, souples et désordonnés, accrochaient la lumière du hall ; son regard, bleu-vert, parcourait la pièce, captant chaque détail comme s’il en prenait mentalement une photographie.

Un sourire illumina son visage, effaçant la distance avec une simplicité naturelle. Dans l’agitation de l’annexe, il dégageait un calme chaleureux, cette façon particulière de mettre les autres à l’aise sans même y penser.

Ewan Morvenn.

Le journaliste. L’ancien étudiant. Celui qui s’intéressait aux phénomènes étranges.

La curiosité flottait dans les regards.

Celui qui, quelques mois plus tôt, avait vu des choses qu’aucun n’aurait su décrire.

Diane releva la tête »


  • Titre : Vengeance vaudou
  • Auteure : Constance Lenoire
  • Éditeur : Auto-édition
  • ISBN : 9791098663406
  • Format : Broché
  • Nationalité : France
  • Langue : Français
  • Date de publication : 21/06/2026
  • Nombre de pages : 275 pages
  • Genre : Thriller, Polar fantastique
  • Sujets traités : Vaudou, Meurtres rituels, Enquête de gendarmerie, Malédiction, Togo, Restitution des biens culturels, Mémoire collective, Rennes

Résumé

Rennes, octobre 2018. Sur le campus de Beaulieu, le professeur Paul Vaucourt prépare l’exposition de sa vie, consacrée aux Tangwézi, un peuple du Togo, dont la pièce maîtresse est Ewé-Ndji, la Clef du Feu. Un matin, son assistante Diane découvre une scène de crime ritualisée et une vitrine vide. Mathieu Kerlan, tout juste arrivé à la brigade de recherches, se lance dans une enquête où les codes du vaudou semblent retournés contre ceux qui ont approché le fétiche.
Tandis que la menace s’étend sur l’équipe de l’exposition, d’étranges phénomènes gagnent l’entourage de Mathieu. Épaulé par Ewan, son colocataire journaliste, et par Julien, un libraire ésotérique, il doit démêler ce qui relève de la folie humaine et ce qui échappe à toute explication, pendant qu’un voyage au cœur des terres tangwézi ravive une mémoire longtemps confisquée.

D’autres articles sur Constance Lenoire

Vengeance vaudou de Constance Lenoire
Vengeance vaudou Constance Lenoire
Le projet cyclope Constance Lenoire

Je m’appelle Manuel et je suis passionné par les polars depuis une soixantaine d’années, une passion qui ne montre aucun signe d’essoufflement.


1 commentaire sur « Vengeance vaudou de Constance Lenoire : quand un fétiche sème la mort sur le campus »

  1. Merci beaucoup pour cette très belle chronique et pour le temps consacré à Vengeance Vaudou. J’ai pris énormément de plaisir à découvrir ton ressenti au fil de la lecture, notamment sur l’ambiance du roman et son mélange entre enquête policière, mystère et croyances vaudou. C’est toujours assez particulier, en tant qu’auteure, de voir son histoire à travers les yeux d’un lecteur, et certains de tes commentaires m’ont vraiment fait plaisirs. Merci également d’avoir pris soin de ne pas trop en dévoiler afin de préserver la découverte pour les futurs lecteurs. Une chronique qui me fait vraiment très plaisir !
    Constance Lenoire

    Répondre

Laisser un commentaire