« Vos rêves seront bientôt les miens » de Jacques Attali : entre polar et neurosciences

Vos rêves seront bientôt les miens de Jacques Attali

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Un rêve qui ne s’efface pas

Il y a des romans qui commencent par un crime. Celui-ci commence par un réveil. Fatima Hadj ouvre les yeux dans des draps trempés de sueur, le cœur battant, la nuque raidie par quelque chose qui ressemble moins à un cauchemar ordinaire qu’à une visitation. Jacques Attali installe d’emblée son héroïne dans un état de frontière, ce territoire instable où la conscience hésite entre deux mondes et où le cerveau, encore à moitié endormi, fabrique des certitudes que le jour ne dissipera pas. Ce n’est pas une entrée en matière anodine : c’est un choix narratif radical, qui dit au lecteur que dans ce roman, la réalité sera toujours suspecte.

Ce que Fatima a rêvé, elle ne peut ni l’oublier ni tout à fait l’expliquer. Des images précises, des mots entendus avec une netteté troublante, une scène qui porte la texture du souvenir plus que celle du songe. Le roman plante ici sa question centrale avec une économie redoutable : que se passe-t-il quand un rêve s’incruste dans la mémoire avec la même densité qu’un événement vécu ? Attali n’est pas là pour décrire un simple dérèglement psychologique. Il pose les fondations d’une réflexion sur la fragilité de l’identité, sur ce fil ténu qui nous relie à ce que nous croyons avoir vécu. Et il le fait sans aucun des artifices rhétoriques qui alourdissent souvent ce type de roman à prétention intellectuelle.

Paris, avril 2032, à cinq jours du premier tour d’une élection présidentielle qui ressemble à un diagnostic de civilisation. Le contexte politique et géopolitique s’impose comme une toile de fond fiévreuse, où les extrêmes se disputent un pays épuisé, pendant que la commissaire Hadj reçoit un appel qui va la jeter dans une affaire aux ramifications insoupçonnées. Ce premier chapitre réussit quelque chose d’assez rare : tisser ensemble le thriller policier, l’anticipation crédible et la question philosophique sur la conscience, sans que l’un de ces registres n’écrase les autres. Le lecteur est ferré avant même d’avoir compris dans quel filet il s’est laissé prendre.

Le mort en costume Hermès

Rue Maître-Albert, dans un appartement de trois cents mètres carrés où des Cézanne et des Rothko côtoient des vitrines d’objets africains blindées, un homme gît sur le sol de l’office. Costume en cachemire bleu nuit, cravate Hermès, mains d’une finesse remarquable. Rien dans cette silhouette ne ressemble à un rôdeur ni à un amant belliqueux. Attali construit sa scène de crime comme un peintre compose un tableau : chaque détail compte, chaque objet parle, et c’est précisément le luxe ostentatoire des lieux qui rend le mystère plus opaque. On ne cambriolait pas Adam Dumézil. On venait le voir.

Fatima Hadj et son ancien adjoint Zemmour, ressorti de sa préretraite comme un vieux loup rappelé pour une dernière chasse, inventorient un appartement qui ressemble davantage à un musée privé qu’à un lieu de vie. La dynamique entre ces deux enquêteurs est l’un des vrais plaisirs du roman : Zemmour avec son carnet rouge et sa gouaille sarcelloise, Fatima avec sa mémoire photographique et son instinct acéré, ils forment un binôme dont la complémentarité n’a rien de mécanique. Ce qui frappe surtout, c’est la façon dont Fatima lit la scène de crime à travers les objets du quotidien, un couteau de coutelier artisanal sorti d’un tiroir précis, et en tire des conclusions que personne d’autre n’aurait formulées.

Dans la doublure de veste du mort, un papier froissé porte deux adresses. La première est celle de l’appartement. La seconde est celle du café où Fatima prend son café chaque matin depuis des années. Ce détail, apparemment minuscule, change la nature de tout ce qu’on vient de lire. L’enquêtrice n’est plus seulement chargée d’une affaire, elle y est impliquée d’une façon qu’elle ne comprend pas encore. Attali referme ce chapitre sur cette bascule avec une sobriété efficace, sans effets de manche, laissant le lecteur avec ce vertige propre aux meilleures constructions du genre : la certitude que rien, dans cette histoire, n’est arrivé par hasard.

Léviathan

C’est un mot entendu dans un rêve. Un mot que Fatima a cru inventer, ou que son cerveau endormi avait peut-être pêché dans une lecture oubliée. Et puis Zemmour le prononce, au téléphone, dans la lumière ordinaire du matin, au comptoir du café de la Marine, et tout vacille. Le mort de la rue Maître-Albert, ce médecin américain en costume de grand couturier, avait un lien avec une société de neurotechnologie portant ce nom. Une société disparue, introuvable, dont les traces numériques semblent avoir été soigneusement effacées. Attali joue ici sur un ressort narratif d’une précision chirurgicale : le moment où l’enquêtrice comprend que ses rêves et son enquête parlent la même langue.

Ce qui s’ouvre alors dépasse largement le cadre du polar classique. Léviathan n’est pas simplement un nom de société, c’est une hypothèse sur l’avenir, formulée avec la rigueur d’un essayiste et la tension d’un romancier. Les recherches sur le sommeil, la maîtrise des rêves, la manipulation de la mémoire, tout ce que Lewis Lesteen avait exploré dans ses travaux de neuropsychiatrie au Johns Hopkins Hospital dessine en creux une technologie dont le roman explore les implications avec une acuité qui force l’attention. Peut-on implanter un souvenir ? Peut-on dicter un rêve ? Ces questions, posées dans un contexte d’élection présidentielle à quelques jours du premier tour, cessent d’être académiques pour devenir proprement vertigineuses.

Ce qui rend ce chapitre particulièrement réussi, c’est qu’Attali ne s’emballe pas. Il laisse Fatima raisonner, douter, résister à ses propres intuitions. La commissaire est trop rigoureuse pour céder à la fascination du complot, et cette résistance intérieure donne au récit une texture intellectuelle rare dans le genre. Le lecteur avance avec elle dans ce brouillard, partageant son inconfort face à des coïncidences qui refusent d’en être. Léviathan reste à ce stade une ombre, une hypothèse à peine formulée, mais suffisamment dense pour que tout ce qui précède prenne une couleur nouvelle. C’est exactement là que le roman bascule : on ne lit plus un thriller, on lit une enquête sur la nature même de ce qu’on croit savoir.

Les secrets d’une famille américaine

Au café Antonia de l’hôtel Bristol, un vieillard minuscule et sec, quatre-vingts ans portés comme soixante, commande un whisky qu’il avale en deux gorgées et répond aux questions de Fatima avec la parcimonie de quelqu’un qui a passé sa vie à mesurer ce qu’il dit. Benjamin Lebovitch, père du mort, propriétaire d’un empire d’épiceries casher à New York, est venu récupérer le corps de son fils. Attali excelle dans cette scène d’interrogatoire feutré, où chaque silence pèse autant qu’une réponse, et où Fatima doit lire entre les lignes d’un homme qui ment par omission avec une maîtrise consommée. Ce que le vieil homme ne dit pas est au moins aussi révélateur que ce qu’il concède.

Car derrière la mort de Lewis Lesteen se dessine une saga familiale dont les ramifications remontent loin, bien au-delà de ce que l’enquête semblait promettre. Deux frères brouillés depuis des décennies, une fiancée passée de l’un à l’autre, deux fils qui ne se sont jamais rencontrés et qui ont pourtant fini dans les bras l’un de l’autre, l’un mort et l’autre entre la vie et la mort. Attali tisse cette généalogie avec une économie narrative remarquable : pas de flashback pesants, pas de reconstitutions laborieuses, juste des fragments livrés au compte-gouttes, qui s’assemblent dans l’esprit du lecteur comme les pièces d’une mosaïque dont on ne voit pas encore le motif complet. Le roman trouve ici une de ses dimensions les plus romanesques au sens le plus classique du terme, celle de la transmission souterraine des haines et des blessures entre générations.

Ce qui retient Fatima, et avec elle le lecteur, c’est une question tapie au fond de cette histoire de famille : qui était vraiment le grand-père ? Joseph Lebovitch, commerçant à Milwaukee, figure fantomatique dont personne ne parle vraiment, autour de qui les silences s’accumulent avec une insistance suspecte. L’intuition de la commissaire, forgée par des années à déchiffrer les non-dits, lui souffle que cet homme mort depuis seize ans est peut-être la clef de tout. Attali pose cette hypothèse avec une sobriété qui en décuple la force : rien n’est affirmé, tout est suggéré, et c’est précisément cette retenue qui rend le lecteur incapable de lâcher le roman.

Quand les souvenirs trahissent

La mémoire est un organe peu fiable. Les neuropsychiatres le savent depuis longtemps, et la littérature s’en est emparée de Proust à Philip K. Dick. Attali, lui, choisit d’en faire le terrain d’une menace concrète, politique, opérationnelle. Fatima commence à douter de ses propres souvenirs avec une progression qui n’a rien d’hystérique : c’est un effritement progressif, presque imperceptible, quelques certitudes qui vacillent, quelques détails qui résistent à la vérification. Le roman entre ici dans une zone d’inconfort particulièrement bien construite, celle où le lecteur partage le vertige de l’enquêtrice sans pouvoir lui tendre la main.

Ce qui rend cette partie du récit saisissante, c’est qu’Attali adosse la fiction à une documentation solide sur le fonctionnement réel de la mémoire humaine. Les traces mnésiques, la reconsolidation des souvenirs à chaque remémoration, les thérapies EMDR, le rôle de l’amygdale et de l’hippocampe dans l’encodage émotionnel, tout cela traverse le roman sans jamais alourdir le rythme narratif. La science n’est pas un ornement ici, elle est le moteur de l’angoisse. Comprendre comment un souvenir se forme, c’est comprendre comment on peut le falsifier. Et cette compréhension, que Fatima acquiert au fil de ses recherches nocturnes, transforme une enquête criminelle en quelque chose de beaucoup plus intime et de beaucoup plus inquiétant.

Car la question qui s’installe, avec la discrétion tenace d’une fissure dans un mur porteur, n’est plus seulement « qui a tué Lewis Lesteen ? », mais « peut-on faire confiance à ce qu’on croit avoir vécu ? ». Fatima enquêtrice devient malgré elle Fatima cobaye, et cette superposition des rôles est l’une des trouvailles les plus perturbantes du roman. Attali ne résout pas la tension, il la laisse travailler le lecteur, l’installe dans cette inconfortable position de quelqu’un qui lit un thriller en sachant que les règles du genre viennent d’être subrepticement modifiées. Ce n’est plus simplement une course contre la montre pour démasquer un coupable : c’est une course contre l’effacement, contre cette technologie fantôme qui pourrait bien être en train de réécrire les souvenirs de ceux qui s’en approchent de trop près.

L’auberge qui n’existe pas

Fatima est certaine d’y être allée. Elle se souvient des toits d’ardoise, des colombages, des odeurs du jardin, de la couleur exacte de la piscine, de la texture des draps. Elle se souvient d’y avoir passé deux jours avec Noora, après une dispute, dans une de ces réconciliations fragiles et précieuses que les couples blessés s’accordent parfois. L’auberge Saint-Roch, près de Vernon, existe bel et bien. Mais quand elles s’y rendent ensemble pour en avoir le cœur net, personne à la réception ne reconnaît Fatima, aucune trace de réservation n’apparaît, et Noora maintient avec une froideur implacable qu’elle n’y a jamais mis les pieds. Ce moment est l’un des plus déstabilisants du roman, précisément parce qu’Attali le joue à hauteur d’humain, sans effets spéciaux narratifs, dans la lumière grise d’une route de Normandie un samedi matin.

La scène fonctionne à plusieurs niveaux simultanément. Sur le plan du couple d’abord : la tension entre les deux femmes, leurs silences dans la voiture, la conversation sur l’archéologie de Pompéi qui s’intercale avec une apparente légèreté avant de révéler ses propres failles, tout cela donne au roman une épaisseur relationnelle que le genre policier néglige souvent. Noora n’est pas un simple faire-valoir, elle est une présence complexe, insaisissable, dont le rapport à la vérité reste lui-même énigmatique. Sur le plan de l’enquête ensuite : si Fatima a rêvé si intensément d’un lieu réel qu’elle en a fabriqué un souvenir complet et cohérent, alors la frontière entre ce qu’on a vécu et ce qu’on a rêvé n’est plus une frontière du tout.

C’est ici qu’Attali réussit sa manœuvre la plus audacieuse. En faisant vaciller la mémoire de son enquêtrice sur un événement personnel, intime, sans lien apparent avec l’affaire criminelle, il généralise le doute. Si ce souvenir-là est faux, lequel est vrai ? Et surtout, qui ou quoi aurait pu le fabriquer ? La route du retour vers Paris, silencieuse et pesante, s’impose comme une des séquences les plus réussies du roman, celle où l’angoisse cesse d’être un procédé littéraire pour devenir une expérience de lecture à part entière. Le lecteur rentre lui aussi de Vernon un peu ébranlé, sans trop savoir pourquoi.

Entre deux tours

La France d’avril 2032 ressemble à un malade qui a cessé de croire aux médecins. Le premier tour de l’élection présidentielle a livré son verdict, brutal et sans appel : une candidate d’extrême droite frôle la majorité absolue, un candidat d’extrême gauche au verbe islamiste appelle ses électeurs à l’abstention au nom d’Allah, et le Président sortant, que personne ne donnait encore dans la course, remonte dans les sondages en s’affichant avec des sous-mariniers et des parachutistes. Pendant ce temps, la Chine débarque sur la Lune et attaque Taïwan, la Russie gronde aux frontières européennes, et les Américains ont décidé de rentrer chez eux. Attali déploie ce panorama géopolitique avec la maîtrise de quelqu’un qui a passé des décennies à observer le monde depuis ses centres névralgiques, et le résultat est une toile de fond d’une crédibilité saisissante, qui transforme le thriller en quelque chose qui ressemble dangereusement à une projection.

C’est dans cet entre-deux que l’enquête de Fatima prend une dimension nouvelle. Adam Dumézil commence à sortir du coma, mais les obstacles s’accumulent entre la commissaire et son suspect principal avec une régularité qui sent la manœuvre politique. Le ministre de l’Intérieur fait campagne dans le Nord, le majordome réclame une audience en tête à tête, et les résultats de l’autopsie, enfin disponibles, révèlent une incohérence dans la scène de crime qui remet en question tout ce qu’on croyait savoir sur la nuit du meurtre. Attali tisse ces fils avec une habileté certaine, maintenant une pression narrative constante sans jamais forcer le trait ni précipiter les révélations.

Le débat télévisé entre les deux candidats du second tour apporte une nouvelle secousse, inattendue et vertigineuse. Nathalie Cochet, donnée largement gagnante, s’effondre en direct, déstabilisée selon ses propres mots par des cauchemars faits dans l’après-midi. Une phrase anodine en apparence, que Fatima entend seule chez elle, et qui suffit à faire basculer sa lecture de toute l’affaire. Le roman atteint ici une de ses articulations les plus habiles : l’intime et le politique se rejoignent sur le même point de fragilité, la conscience humaine, et ce que Léviathan pourrait en faire dépasse largement les frontières d’une enquête criminelle parisienne.

Ce que le grand-père a emporté dans les camps

Zemmour et son équipe ont passé des jours au Mémorial de la Shoah, à éplucher des fichiers de déportés, des listes de convois, des archives d’Arolsen et des registres du SS-Hygiène Institut. Ce travail de fourmi documentaire, qu’Attali restitue avec une précision qui témoigne d’une recherche sérieuse, remonte jusqu’à un certain Joseph Lebovitch, né à Nancy en 1924, résistant arrêté à dix-neuf ans, torturé, passé par Pithiviers, Drancy, Buchenwald, puis Auschwitz. Un convoi du 17 août 1944, l’avant-veille de la libération du camp. Ce détail chronologique, posé sans emphase dans la bouche de Zemmour, a la brutalité silencieuse des faits historiques les plus insupportables : des hommes envoyés à la mort alors que Paris était déjà presque libre.

Mais l’histoire de Joseph Lebovitch ne se referme pas proprement sur une date de décès. Les archives se contredisent, une mention de mort dans les registres nazis coexiste avec une trace de survie dans un camp de transit américain après la guerre, et cette contradiction, loin d’être résolue, s’installe au cœur du roman comme une fissure porteuse de tout le reste. Fatima pressent depuis longtemps que ce grand-père fantomatique est la clef de voûte de l’édifice, que la haine entre les deux branches de la famille, la carrière d’Adam Dumézil à Varsovie pour consulter des archives, et la venue de Lewis Lesteen à Paris forment un seul et même mouvement vers une vérité enfouie. Attali construit cette convergence avec la patience d’un architecte qui sait que plus la fondation est profonde, plus l’édifice tient.

Ce huitième chapitre est celui où le roman révèle pleinement son ambition. Derrière le thriller politique et la réflexion sur la manipulation des consciences, il y a une méditation sur la transmission, sur ce que les générations héritent sans le savoir des silences et des hontés de ceux qui les ont précédées. Joseph Lebovitch a peut-être emporté dans les camps quelque chose que ses descendants cherchent encore, chacun à sa façon, l’un en effaçant des traces, l’autre en les exhumant. Attali ne tranche pas encore, il laisse la question ouverte, suspendue au-dessus des soixante-dix pages restantes comme une promesse que le lecteur, à ce stade, est absolument incapable de ne pas aller tenir.

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Mots-clés : thriller d’anticipation, neurosciences, manipulation mémoire, élection présidentielle, polar français, faux souvenirs, Jacques Attali


Extrait Première Page du livre

« Avant que ne commence cette histoire, qui se déroule tout entière en avril 2032 :

La commissaire Fatima Hadj, qui va mener l’enquête, est la fille de Samira Belkhir et Fouad Hadj, maçon, l’un et l’autre d’origine marocaine ; Samira et Fouad ont eu trois enfants, Georges, Eden, puis Fatima. Tous les trois nés à Dunkerque. Samira est devenue artiste plasticienne ; elle a eu du succès. Elle a quitté son mari et Dunkerque pour s’installer à Paris, et, depuis 2030, en Californie où elle est devenue psychanalyste. Elle a maintenant soixante-dix ans. Son mari, Fouad Hadj, devenu libraire à Dunkerque, y est mort en 2018.

Leurs trois enfants :

Georges, né en 1980, a maintenant cinquante-deux ans, il tient une galerie d’art à Londres ; il est marié à un artiste anglais.

Eden, né en 1981, a cinquante et un ans ; il est dans l’état-major des forces spéciales de l’armée française, après avoir été très gravement blessé en opération en 2022.

Fatima, née en 1983, entre dans la police en 2006, après des études de droit. Major de sa promotion de commissaire. Superstar de la police. Toujours accompagnée de son adjoint, le commandant Gabriel Zemmour.

Deux affaires marquantes, parmi d’autres, à son actif : en 2016, douze meurtres mystérieux dont elle découvre qu’ils sont le résultat d’une vengeance contre des tueurs commandités par le président de la République. En 2018, l’assassinat, dans une chambre fermée d’un palace parisien, du P-DG américain d’une entreprise d’IA, par un drone tueur.

Fatima épouse en 2010 maître Jean-Marie Bézard, avocat spécialisé en divorce. Ils ont deux enfants, Issa et Raphaël ; elle se sépare de leur père en 2017. Elle vit longtemps une double histoire d’amour avec Léo Salz, un grand flic, dénonciateur des crimes du Président précédent, et Noora Yacoubi, une jeune spécialiste de l’identité judiciaire. »


  • Titre : Vos rêves seront bientôt les miens
  • Auteur : Jacques Attali
  • Éditeur : Flammarion
  • ISBN : 2080510355
  • Format : Broché
  • Nationalité : France
  • Langue : Français
  • Date de publication : 11/03/2026
  • Nombre de pages : 320 pages
  • Genre : Policier Thriller

Résumé

Avril 2032. À cinq jours du premier tour de l’élection présidentielle française, la commissaire Fatima Hadj est chargée d’une affaire aussi explosive que confidentielle : le principal conseiller du Président de la République a été retrouvé grièvement blessé chez lui, à côté du cadavre d’un inconnu. Pendant que la France bascule vers les extrêmes et que le monde s’embrase, Fatima commence à être hantée par des rêves récurrents d’une précision troublante, parsemés de mots qu’elle va bientôt retrouver au cœur de son enquête.
Très vite, l’affaire déborde du cadre policier pour s’aventurer dans des territoires plus vertigineux : les neurosciences de pointe, la manipulation des rêves, l’implantation de faux souvenirs, et un secret de famille remontant aux heures les plus sombres de la Seconde Guerre mondiale. Jacques Attali construit un thriller d’anticipation où la question du crime cède progressivement la place à une interrogation plus fondamentale : peut-on encore faire confiance à sa propre mémoire quand une technologie invisible est peut-être en train de la réécrire ?


Je m’appelle Manuel et je suis passionné par les polars depuis une soixantaine d’années, une passion qui ne montre aucun signe d’essoufflement.


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