« Le Pays d’après » de Céline Cléber : une France écartelée entre Paris et Vannes
Une guerre civile ne s’arrête pas le jour où les journaux télévisés cessent d’en parler. Elle s’installe, s’enkyste et finit par devenir le paysage. C’est dans ce paysage que Céline Cléber ramène son lecteur avec « Le Pays d’après », suite directe de « Douce France », paru en 2025. Quelques mois ont passé depuis l’étincelle de Bagneux, et la France ne brûle plus d’un seul incendie mais de trois foyers rivaux. À Paris, un président retranché derrière l’article 16 gouverne avec des pouvoirs exceptionnels sans parvenir à reprendre la main. À Vannes, le Gouvernement d’union et sauvegarde nationales, le GUNS, rassemble autour de Clément Nevers et d’Yves Le Naour ceux qui refusent la politique d’apaisement. Entre les deux, des bandes islamistes et des réseaux de narcotrafiquants avancent quartier après quartier. Trois légitimités, trois cartes et un seul territoire : la tension naît de cette géométrie impossible.
L’auteure ouvre pourtant son récit hors des frontières, dans le canton de Neuchâtel. Un ancien centre pour requérants d’asile de Boudry y déborde de réfugiés français. Les tentes blanches que l’Europe voyait naguère au Liban ou en Syrie s’alignent au cordeau sur les pelouses suisses, sous l’œil des gardes-frontières et de leurs voitures rutilantes. Ce renversement, glaçant dans sa banalité administrative, donne le ton : la France est devenue un pays que l’on fuit. Une équipe de télévision belge un peu trop sûre d’elle passe la barrière du camp, et l’intrigue se met en marche avec la sécheresse d’un thriller.
La structure suit cette urgence. Trente-huit chapitres courts, chacun coiffé d’une date, d’une heure et d’un lieu comme une dépêche d’agence, font passer le lecteur de l’Élysée au Berlaymont, d’une bastide provençale au palais du Luxembourg, de Rennes à Perpignan. Ce montage alterné, de juin au début de juillet, compose une fresque chorale où chaque scène ajoute une pièce au puzzle. Des notes de bas de page renvoient au premier volume, ce qui permet d’entrer ici sans se perdre. Ceux qui ont suivi l’embrasement initial goûteront tout de même davantage les retrouvailles avec certaines figures. L’écriture, nerveuse dans l’action, devient volontiers caustique dans les portraits et les descriptions d’architecture, et cette ironie constante fait contrepoids à la gravité du sujet.
Caïds et imams : le pacte du narco-islamisme
Pour sceller l’alliance, il fallait une table. Céline Cléber la dresse dans la véranda d’une bastide de Venelles, au nord d’Aix-en-Provence, privatisée pour l’occasion. Autour des thés à la menthe et d’un whisky Ardbeg de dix ans d’âge se retrouvent Yacine Aissaoui, président régional d’un collectif militant, Slimane Gaoussou, recruteur pour le djihad bien connu de la DGSI, et des caïds marseillais arrivés en Porsche dorée ou en Mercedes chocolat mat. La scène tient à la fois du western et du conseil d’administration : on y négocie des zones de calme et des zones d’embrasement, des hommes et de l’argent. Arrive ensuite Abdelwahab Bakir, ancien directeur de lycée à la barbe poivre et sel soigneusement taillée. Ce faiseur de rois s’apprête à jouer les pacificateurs le soir même sur un plateau de télévision.
La force de ces pages tient à la lucidité avec laquelle l’auteure démonte un mariage de raison. Pour les trafiquants, les religieux apportent un brevet d’honorabilité et une réserve de recrues. Pour les islamistes, les dealers fournissent les armes, l’argent et la dose de violence qui oblige l’État à composer. Chacun méprise l’autre en silence, chacun a besoin de l’autre, et la défiance se lit dans chaque regard et chaque main qui glisse vers une arme. À Rennes, le même rapport de force se rejoue plus brutalement : la Brigade islamique de Bretagne vient expliquer aux petits caïds du quartier Maurepas qu’au Dieu unique doit correspondre une Oumma unifiée.
Le roman refuse pourtant de présenter ce camp comme un bloc. Gaoussou s’inquiète des blessés qu’il ne sait plus où faire soigner et des frères qui commencent à avoir peur. À Toulouse, au Mirail, le jeune Amine, chef d’une organisation née de la rencontre entre l’extrême gauche palestinienne et l’islamisme, craint d’être débordé par plus radical que lui. Dans une ville du Nord, un maire de Peuple en révolte s’appuie sur ses « Gardes urbains » comme d’autres sur une milice. Ces « baronnets » de l’islamisme, avec leurs ambitions, leurs rivalités et leur clientélisme, donnent au tableau une vraie épaisseur sociologique. L’auteure restitue aussi la langue de ces milieux, ses salutations rituelles, ses versets brandis comme des ordres, son argot de cité, avec une oreille qui rend ces scènes immédiatement crédibles.
De l’article 16 au Berlaymont : une légalité en trompe-l’œil
Face à ce chaos armé, l’État officiel mène une autre bataille, plus feutrée mais tout aussi décisive : celle du droit. Le président de la République a déclenché l’article 16 de la Constitution, et encore faut-il que le Conseil constitutionnel rende son avis. Céline Cléber transforme cette formalité en un huis clos savoureux. D’abord, un rendez-vous discret à la Lanterne, la résidence versaillaise du chef de l’État, où Georges Maréchal, président du Conseil et vieux compagnon de route, reçoit des consignes à peine distinctes de menaces. Ensuite, la séance au Palais-Royal, autour d’une grande table de verre, où neuf sages se partagent entre légitimistes, opposants et indécis, et où compter les voix devient un art de haute volée.
On est frappé par la familiarité de l’auteure avec ces mécanismes que le grand public ignore. L’ordonnance du 7 novembre 1958, les « portes étroites », les tours de table présentés comme de simples « prévisions de vote », le souvenir de pratiques avouées par un ancien président du Conseil : tout est documenté, sans jamais devenir indigeste, parce que chaque article de loi repose sur un rapport de force entre des hommes. Au palais Bourbon, les questions au gouvernement tournent au pugilat. Seule la menace d’une inscription au procès-verbal, et de la retenue sur l’indemnité qui l’accompagne, ramène le calme. Ailleurs, un procureur général de Nancy qui rêve d’une mutation vers le Sud redécouvre fort à propos l’article 36 du code de procédure pénale pour inquiéter un député trop curieux.
Bruxelles complète ce théâtre institutionnel. Dans un Berlaymont décrit comme un monstre de froideur sans mémoire, la présidente de la Commission met en scène, devant quelques journalistes triés sur le volet, une mission européenne montée avec le Conseil de l’Europe. Petra Valkova, commissaire tchèque à la Justice, lit sans y croire une note qui renvoie les belligérants dos à dos. Des articles du traité sont détournés de leur objet sous le regard médusé des connaisseurs. La satire mord, mais elle s’appuie sur une connaissance fine des textes, et c’est ce mélange de rigueur juridique et d’ironie qui donne son sel à ces chapitres.
Le Naour, Nevers et la brigade arabe : la résistance s’organise
À Vannes, la résistance a trouvé un toit, des bureaux et un nom, mais pas encore de souffle. Clément Nevers, ancien sénateur devenu président du GUNS, peaufine un discours qui refuse de décoller, dans la chaleur moite du conseil départemental du Morbihan. L’auteure en fait un portrait très fin : un homme honnête, compétent et travailleur, mais un éternel vice-président, rongé par un manque d’assurance qu’il soigne depuis des années avec « un petit verre de vin blanc ». À ses côtés, Yves Le Naour, ancien de Beauvau et de l’Élysée, réfléchit vite, décide plus vite encore et cite Cicéron ou Balzac comme d’autres consultent une boussole. Entre celui qui doute et celui qui fonce, l’attelage grince, et ce frottement alimente une bonne part de la tension du récit.
Autour d’eux se dessine un État en kit : le préfet Bailli à l’Intérieur, le général Talmont à la Défense, gendarme respecté mais raide, et Lanven à l’Économie, sans moyens. Des centaines d’élus régionaux affluent pour former un Grand Conseil des territoires de France. Sa motion fondatrice, négociée mot à mot, n’a ni l’élan de l’appel du 18 juin ni l’aplomb de Brumaire, mais elle a le mérite d’exister. Une jeunesse patriote débarque aussi, logée dans des hôtels et des appartements prêtés, et Le Naour pense à Daniel Cordier et à « Alias Caracalla » en la regardant arriver.
Sa grande idée porte pourtant un autre nom : la brigade arabe. Née du souvenir de la division d’Or irakienne pendant la reprise de Mossoul, et d’un texte de Boualem Sansal appelant à une « phalange héroïque », elle veut offrir aux Arabes de France, chrétiens, agnostiques ou musulmans paisibles, l’occasion de combattre les terroristes sous les couleurs de la République. Le sergent-chef Meqraoui, fils de Tunisiens passé par le 1er RPIMa, Boutros Khoshaba, chrétien originaire d’Irak, ou Samir Boudjemaa, ancien informaticien dont le grand-père a été égorgé pendant les années noires, donnent chair à cette unité. Les scènes d’opération, sous la bruine et dans la lumière verte des jumelles de vision nocturne, montrent une connaissance précise des procédures militaires et une vraie maîtrise du suspense.
Préfets, magistrats et conseillers : l’art de garder deux fers au feu
Entre les deux gouvernements s’étend une vaste zone grise, peuplée de hauts fonctionnaires qui ont appris à ne jamais choisir trop tôt. C’est peut-être là que l’auteure se montre la plus féroce. Bernard Raynal, directeur national du renseignement territorial, en est un exemple saisissant. Enfant du Larzac, formé dans l’ombre du commissariat de Rodez, passé par Rome comme attaché de sécurité, il traîne la rancœur d’un service relégué au « second cercle » du renseignement. Prévenu à 23 heures qu’il devra négocier le lendemain midi avec les rebelles dans une mairie de la Mayenne, il prend la route dans une modeste Ford Fiesta. Son mandat tient en une formule présidentielle glaçante : « la vie et l’oubli ».
Autour de lui gravite une galerie de serviteurs de l’État croqués avec un sens aigu du détail. Aymeric de Tristani, coordonnateur du renseignement, diplomate mondain longtemps court-circuité, retrouve de l’importance parce que le Président ne reçoit plus personne. Un colonel de gendarmerie récite les articles du code pénal pour briller devant un général. Laurent Legout, directeur de cabinet de l’Élysée, intrigant dont la devise « Chaque chose en son temps » cache une absence totale d’anticipation, arpente le salon d’Angle, « le bureau qui rend fou ». À Bobigny, le procureur Pujol jongle avec des tableaux de permanence pleins de trous, dans un tribunal dont l’architecture est étrillée avec une jubilation communicative.
Les préfets tiennent une place de choix dans ce bestiaire. Celui des Pyrénées-Orientales, rejeton d’une famille aristocratique, rédige une note d’information reproduite dans le texte : un chef-d’œuvre de langue administrative où chaque mot est pesé pour ménager Paris sans fermer d’autres portes. Celui de la Haute-Garonne, fier de sa crinière blanche, manie le téléphone en joueur d’échecs. Même les grands patrons, Monsieur luxe, Monsieur pétrole ou Madame Gaz, viennent réclamer à Matignon la fin d’un chaos qui leur coûte des millions. Pendant ce temps, une réunion interministérielle débat de la refonte des jours fériés au cœur de la tempête. Céline Cléber montre ainsi que l’effondrement d’un État passe aussi par mille petits calculs individuels, et que l’attentisme peut ronger autant que la violence.
De Sénanque au Vatican : l’Église sort de sa réserve
Le roman fait une place inattendue à la dimension spirituelle, et ce choix lui donne une profondeur qui dépasse le thriller politique. Dans le Luberon, une attaque a vidé de ses habitants le village perché de Gordes. Quelques irréductibles se sont repliés quatre kilomètres plus loin, vers l’abbaye de Sénanque, fondée en 1148 au creux du vallon de la Sénancole. Barrages, détecteurs infrarouges, patrouilles : la vieille abbaye cistercienne retrouve sa vocation de refuge, comme au temps où les moines défrichaient des terres hostiles.
L’auteure y installe Enzo, jeune novice arrivé un soir de septembre, dont la prise d’habit est racontée avec une solennité qui tranche avec le fracas du reste du livre. Envoyé par son abbé sur les routes de Provence, il fonde des centaines de fraternités : des croyants ou de simples chercheurs de sens qui retrouvent une communauté là où l’individualisme avait tout dissous. On pense à « Comment être chrétien dans un monde qui ne l’est plus » de Rod Dreher, une référence que le texte assume. Quand un émissaire du GUNS se rend à Sénanque, il y trouve un interlocuteur qu’il n’attendait pas : un cardinal africain au regard perçant, convaincu qu’il ne suffira pas de gagner la guerre. Il faudra aussi gagner la paix, et rendre au pays une identité qui ne se réduise pas à la consommation.
Le récit s’élargit ensuite jusqu’à Rome. Dans la pénombre de la secrétairerie d’État, le cardinal Carlo Romano, affable et cultivé, s’enflamme en évoquant Clovis, Jeanne d’Arc, saint Louis ou Thérèse de Lisieux devant Mgr Perrone, ministre des Affaires étrangères du Saint-Siège, qui l’écoute fasciné. Les dialogues ont l’élégance des conversations diplomatiques, où un silence pèse autant qu’une phrase. Céline Cléber montre comment une parole venue du Vatican peut résonner dans les casernes, les paroisses et les rédactions d’un pays largement déchristianisé. Sans prosélytisme, elle interroge la place du sacré dans une nation qui l’avait rangé au musée, et ces pages comptent parmi les plus singulières du livre.
Quand le pouvoir se déplace : la leçon de Guizot au cœur du roman
L’épigraphe donnait la clé dès le seuil. En 1821, François Guizot écrivait que, lorsque les détenteurs du pouvoir ne savent plus servir l’intérêt général, commence une lutte qui ne peut finir que par la ruine de la société ou par le déplacement du pouvoir. « Le Pays d’après » met en scène cette alternative avec constance. D’un chapitre à l’autre, la légalité et la légitimité s’écartent comme deux plaques tectoniques. D’un côté, un pouvoir qui détient les textes, les palais et les sceaux. De l’autre, des forces qui gagnent les esprits, les casernes et les préfectures. Tout le suspense tient dans cet écart : jusqu’où peut-il aller, et qui saura en profiter ?
Le portrait du chef de l’État, jamais nommé, concentre cette réflexion. Narcissique et cynique, agacé par son propre labrador chocolat parce que Pompidou en avait déjà eu un, amateur de citations glanées dans des digests, il incarne un pouvoir devenu pur spectacle et incapable de trancher. Autour de lui, l’auteure dessine une France qu’elle rapproche de l’archipel décrit par Jérôme Fourquet, et du royaume écartelé entre Anglais, Bourguignons et roi de Bourges six siècles plus tôt. Ces mises en perspective historiques donnent au récit une ampleur qui dépasse l’actualité. De même, la cohorte de responsables, des sages du Palais-Royal aux grands patrons, raconte l’usure de toute une élite plus que la seule dérive d’un homme.
Ce deuxième volume forme avec « Douce France » un diptyque cohérent, qui fait passer le regard de l’embrasement à la recomposition. Il plaira aux amateurs de romans politiques nourris de savoir institutionnel, de satire et de scènes d’action, à ceux qui aiment voir les articles de la Constitution prendre corps dans des bureaux dorés et des salles de crise. Céline Cléber y assume une vision engagée, portée par une documentation abondante et une plume qui passe de l’acide au grave. Reste une question qui flotte longtemps après les derniers chapitres et qui donne au titre tout son poids : sur quelles fondations le pays d’après pourra-t-il se rebâtir ?
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Mots-clés : Thriller politique, Guerre civile, Article 16, Islamisme, Résistance, Pouvoir, Céline Cléber
Extrait Première Page du livre
« Chapitre 1
Le modèle suisse
Jeudi 2 juin, 16 heures, Suisse, canton de Neuchâtel
La Suisse, ses paysages délicats, sa campagne prospère, ses immenses lacs. Derrière le « château » s’allongent mollement les premières ondulations des monts du Jura. À l’ouest, les forêts de Boudry et de Cortaillod grimpent jusqu’à 1 200 mètres. Au nord, l’Areuse gigote dans ses gorges et se jette dans le lac de Neuchâtel qui brille au sud et à l’est.
Bien sûr, on l’appelle le « château » par dérision. Le vrai château de Boudry, ambassade du vignoble neuchâtelois, œnothèque et musée, ne se trouve qu’à vingt minutes à pied mais la différence est nette. Car, ce qui était encore six mois plus tôt le centre fédéral pour requérants d’asile du Secrétariat d’État suisse aux migrations n’a rien d’une demeure aristocratique. De loin, avec ses toits en pente et ses fenêtres hautes cernées d’un contour jaune, il pourrait presque faire illusion, mais, de près, la demi-douzaine de bâtiments, dont les plus anciens remontent à 1896 lors de la fondation de l’hospice cantonal pour incurables, fait davantage grise mine. Les peintures s’écaillent, les fenêtres sont fendues, brisées ou réparées à la barbare avec du scotch d’emballage.
Surtout, les pelouses, ou ce qu’il en reste, sont envahies de centaines de tentes. Ces fameuses tentes humanitaires blanches que l’Europe contemplait naguère en Syrie, en Palestine ou au Liban. Les voici à présent en Suisse.
Lorsque la guerre civile a éclaté en France, les Suisses ont vite compris qu’ils ne pourraient pas faire comme si de rien n’était. Presque aussitôt, des grappes de réfugiés se sont ruées vers leur territoire dans un chaos indescriptible. Les combats à Annemasse, Besançon et Mulhouse ont été les premiers pourvoyeurs. Ensuite, c’est la région lyonnaise qui a pris le relais.
Les Helvètes ont transformé leurs centres fédéraux pour requérants d’asile en camps. Celui de Boudry, qui ne se trouve qu’à une trentaine de kilomètres de la frontière, était prévu pour environ six cent cinquante places, mais aujourd’hui ce sont plus de six mille huit cents personnes qui y vivent, davantage que d’habitants de la commune.
D’après le Conseil fédéral, qui a demandé de l’aide à l’Union européenne et à l’ONU, environ cent cinquante mille Français se sont réfugiés en Suisse dans les dernières semaines et le flot ne tarit pas, avec une moyenne de deux mille passages quotidiens de la frontière. »
- Titre : Le Pays d’après
- Auteure : Céline Cléber
- Éditeur : Les éditions du Toucan
- ISBN : 9782810013364
- Format : Broché
- Nationalité : France
- Langue : Français
- Date de publication : 13/10/2026
- Nombre de pages : 352 pages
- Genre : Thriller politique, roman d’anticipation
- Sujets traités : Guerre civile, Islamisme, Narcotrafic, Article 16, Légitimité du pouvoir, Résistance, Haute administration, Église catholique
Résumé
Quelques mois après l’étincelle qui a plongé la France dans la guerre civile, la situation s’est enlisée faute d’une action forte de l’État. À Paris, le président gouverne grâce aux pouvoirs exceptionnels de l’article 16 sans parvenir à rétablir l’ordre. À Vannes, le Gouvernement d’union et sauvegarde nationales, mené par Clément Nevers et Yves Le Naour, organise la résistance contre les insurgés djihadistes, tandis que bandes islamistes et narcotrafiquants consolident leurs positions.
Des salons de l’Élysée aux bureaux de Bruxelles, des préfectures aux quartiers insurgés, chacun avance ses pions dans un pays au bord de la rupture. Cette situation instable ne peut plus durer, et une question domine tout : qui va l’emporter ?
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Je m’appelle Manuel et je suis passionné par les polars depuis une soixantaine d’années, une passion qui ne montre aucun signe d’essoufflement.

















