Jacky Schwartzmann signe avec Killing me softly une comédie noire au verbe redoutable

Killing me softly de Jacky Schwartzmann

Un tueur qui commente le monde entre deux contrats

Certains narrateurs se suivent pour l’intrigue, d’autres pour la compagnie qu’ils offrent. Madjid Müller appartient franchement à la seconde catégorie. Ce tueur à gages parisien parle à la première personne, sur le ton d’un type accoudé au comptoir qui aurait tout vu, tout classé, tout jugé, et qui vous livre son inventaire avec une gourmandise contagieuse. Jacky Schwartzmann lui confie les clés du récit et le laisse divaguer, digresser, décrocher du sujet pour mieux y revenir. Le procédé aurait pu épuiser sur trois cents pages. Il tient parce que la voix a une vraie densité, un rythme, une manière de retomber sur ses pattes juste avant l’agacement.

Le champ de tir est large. Les festivals de musique, les solos de guitare interminables des années 1970, la mort d’Elvis Presley et ses circonstances peu glorieuses, les chaînes d’information en continu et leur talent pour rendre passionnant le néant, les mixologues qui ne servent plus des verres mais des expériences olfactives. Madjid classe, hiérarchise, tranche. Ses jugements sont catégoriques et souvent très drôles, mais ils ne sont jamais gratuits: chaque saillie dessine en creux un homme qui observe le monde depuis une position latérale, celle de quelqu’un dont le métier consiste précisément à regarder les autres sans être vu. La satire n’est pas un ornement posé sur le polar, elle en constitue le tissu.

Cette ironie permanente produit un effet particulier. Elle installe une complicité immédiate avec le lecteur, qui se surprend à rire aux côtés d’un homme dont l’activité professionnelle devrait le tenir à distance. Schwartzmann joue de cet écart avec une rare maîtrise du dosage. La drôlerie ne dilue jamais tout à fait le malaise, et le malaise n’assèche jamais la drôlerie. On avance dans le livre en tenant les deux fils, amusé et vaguement complice, sans que l’auteur ait besoin de souligner quoi que ce soit. Il y a là une confiance dans l’intelligence du lecteur qui vaut mieux que bien des démonstrations.

Un grand-père nazi, un grand-père FLN

Madjid Müller porte son histoire familiale dans son état civil, et cet état civil ressemble à une collision. Le patronyme vient d’un aïeul allemand, dignitaire nazi replié en Amérique du Sud au moment où le vent tournait. Le prénom vient du côté maternel, celui d’une Algérienne fille d’un membre fondateur du FLN. Deux lignées que le vingtième siècle avait placées aux antipodes absolues se retrouvent réunies dans un seul homme, qui n’a rien demandé et se retrouve suspect des deux côtés du miroir. Schwartzmann tire de cette généalogie une vraie matière romanesque plutôt qu’un simple effet d’annonce.

Entre les deux générations, il y a les parents, qui poussent le fanatisme familial jusqu’à sa conclusion logique. Le père argentin fuit le poids de son propre nom, débarque à Paris, étudie la sociologie et se jette dans tout ce qui promet de faire table rase. La mère le suit. Ils basculent ensemble dans l’action violente, laissent leur nourrisson à un oncle et une tante, promettent de revenir, et n’en ont pas le temps. Madjid ne les a pas connus. Ce qu’il en sait tient dans quelques récits rapportés et une phrase de sa mère, transmise par l’oncle, qu’il ressasse sans toujours vouloir l’admettre.

De cet héritage encombrant naît la position politique la plus nette du narrateur: le refus intégral de tout militantisme. Les causes l’exaspèrent, les convaincus le fatiguent, les slogans lui semblent des mécaniques à fabriquer des orphelins. Le roman ne transforme jamais cette posture en profession de foi, il la présente comme le symptôme d’une blessure. C’est l’un des ressorts les plus fins du livre: on comprend progressivement que le cynisme affiché de Madjid tient moins à une philosophie qu’à une biographie. Schwartzmann laisse le lecteur faire ce raccordement lui-même, sans jamais appuyer, et l’ironie du narrateur en devient rétrospectivement plus émouvante qu’amusante.

De Barbès aux amphithéâtres de Sciences Po

L’espace social du roman se lit comme une carte tendue entre deux pôles. D’un côté la Goutte-d’Or, les escaliers d’immeuble, l’oncle Moncef devant qui tout un quartier baissait les yeux, les gamins qu’on surnommait les P’tits Moncef et l’amitié indéfectible avec Christian, camarade d’enfance devenu logisticien discret. De l’autre, un professeur de sciences politiques, ses cheveux blancs savamment décoiffés, ses conférences en librairie sur l’héritage giscardien, son pantalon de velours et sa veste de tweed. Madjid circule entre ces deux mondes avec l’aisance de celui qui n’appartient tout à fait ni à l’un ni à l’autre.

Cette tension irrigue tout le livre et lui donne son mordant. Schwartzmann connaît trop bien les deux univers pour se contenter d’opposer le peuple authentique aux élites hors sol. Il regarde la bourgeoisie intellectuelle avec une précision d’entomologiste, jusque dans ses tics de langage et sa manière de défendre des opprimés qu’elle ne croisera jamais, mais il n’épargne pas davantage les mythologies de la rue. Le narrateur lui-même prospère grâce à un avocat en costume impeccable dont le carnet d’adresses relie les caves les plus sales aux couloirs ministériels. Personne n’est propre, et cette égalité de traitement évite au propos toute lourdeur démonstrative.

Une intrigue secondaire donne à cette ligne de faille sa formulation la plus concrète. La fille de Madjid, scolarisée au collège, se retrouve en conflit avec une camarade dont la mère exerce une profession très parisienne et très éloquente. Le père doit alors composer avec un adversaire qui manie l’argument comme lui manie le reste. Cette confrontation entre deux formes de pouvoir, la parole d’un côté, l’inquiétude sourde de l’autre, offre certaines des pages les plus savoureuses du roman. Elle rappelle aussi que la question de fond n’est pas celle du crime mais celle de la place: qui a le droit d’exister, qui prononce correctement le nom de qui, et ce que l’on transmet à ses enfants quand on vient d’un endroit dont on n’est jamais tout à fait sorti.

Le meurtre, un métier de manuel

Le grand parti pris du livre tient dans une conviction que Madjid formule sans détour: tuer relève de l’artisanat, pas de la métaphysique. S’il fallait enseigner sa profession, il parierait sur le lycée professionnel plutôt que sur l’université. Cette phrase donne le ton d’un roman entièrement construit sur la démystification. Pas de génie du mal, pas de chorégraphie stylisée, pas de fascination pour l’arme. Des gestes, des outils, des trajets, des factures. Le tueur n’a rien d’un prédateur romantique, c’est un professionnel consciencieux qui redoute surtout l’imprévu et les frais annexes.

Schwartzmann tire un plaisir manifeste de cette dimension technique, et le lecteur avec lui. On apprend comment on ruine un portrait-robot en se laissant pousser la barbe quinze jours avant d’agir, puis en se rasant aussitôt après. On découvre l’efficacité redoutable du colis Amazon, meilleur déguisement de l’époque parce que le livreur est devenu socialement invisible. On assiste au choix d’un véhicule assez puissant pour servir et assez banal pour ne pas rester en mémoire. Ces détails ne sont jamais gratuits: ils installent une crédibilité qui rend ensuite les dérapages beaucoup plus efficaces.

Car c’est bien là que le roman trouve son moteur comique. Un homme méthodique se retrouve embarqué dans une opération qui refuse obstinément d’obéir à la méthode. Le contrat qu’on lui confie comporte une clause inhabituelle, le client tient à être présent, et cette seule entorse au protocole suffit à faire dérailler une machine jusque-là bien huilée. Madjid passe alors son temps à colmater, à improviser, à additionner les dépenses imprévues en maugréant comme un artisan à qui l’on a modifié le cahier des charges en cours de chantier. La tension du livre naît moins de la peur que de cet écart permanent entre le protocole rêvé et le réel, qui s’obstine à envoyer des complications supplémentaires. On rit beaucoup de cette dégringolade organisée, et on tourne les pages pour savoir jusqu’où elle ira.

Besançon, la cancoillotte et l’ombre de Vauban

Quand l’intrigue quitte Paris pour la Franche-Comté, le roman change de température sans changer de voix. Madjid découvre une ville dont il ignorait à peu près tout, se documente à la va-vite et livre un portrait initialement condescendant: le CHU comme premier employeur, la cancoillotte, l’absence d’équipe de football en Ligue 1, un accent qu’il compare à celui de paysans sous calmants, un vocabulaire local dont il collectionne les trouvailles. Le regard du Parisien s’amuse de tout, y compris de lui-même, jusqu’à concéder que l’endroit est beau et s’étonner sincèrement qu’il attire si peu de monde.

Le décor est travaillé avec précision. La citadelle de Vauban domine la ville depuis sa colline, visible depuis la maison isolée du quartier des Prés-de-Vaux que Madjid a louée en bord de rivière, meublée de neuf, avec ses autocollants suédois encore collés au fond des tiroirs. Plus loin, l’établissement où réside la cible occupe un ancien hôtel thermal inauguré à la fin du dix-neuvième siècle, du temps où la ville se rêvait station de cure. On y trouve un spa, une piscine, un restaurant gastronomique et une chapelle, et surtout un vocabulaire de brochure qui interdit le mot EHPAD au profit d’appellations plus flatteuses. Schwartzmann fait de ce luxe feutré le cadre le plus grinçant du roman.

Le décalage produit ses effets. Le cadre provincial force la lenteur, l’observation, la conversation, là où la mécanique parisienne du narrateur reposait sur la vitesse et l’anonymat. Une ville moyenne où tout le monde se reconnaît devient un piège pour un professionnel entraîné à disparaître dans la foule, et Madjid le sait, il redoute les erreurs élémentaires qui ont coulé avant lui des agents autrement mieux équipés. De cette contrainte naît une bonne partie du suspense, mais aussi quelque chose de plus inattendu: obligé de rester, de patienter, d’observer, le tueur commence à voir des gens là où il n’avait jusque-là que des cibles. La Franche-Comté n’est pas un simple décor de passage, elle est l’endroit où le narrateur se laisse rattraper.

Les échecs, le concerto en fa et les injures oubliées de Camille

Le foyer de Madjid constitue le contrepoint discret du livre, et c’est peut-être là que Schwartzmann est le plus juste. Blandine, l’épouse, restaure des œuvres d’art dans un atelier de la rue Saint-Honoré, agenouillée devant un gorille de plâtre auquel il manque les orteils, le front barré d’une trace de sueur et de matière, en jean troué et tee-shirt de tournée. Madjid l’observe à travers la vitre et ne se départ pas d’un émerveillement tranquille, quinze ans après. La description est brève, dénuée de sentimentalisme, et pourtant elle installe immédiatement la solidité d’un couple.

Camille, la fille de quatorze ans, apporte au roman une de ses trouvailles les plus réjouissantes. Elle s’est prise de passion pour les insultes tombées en désuétude et mène un travail quasi lexicographique pour exhumer des mots que plus personne n’emploie. Freluquet, gourgandine, saperlipopette remplacent les jurons de son âge, au grand plaisir de son père qui note mentalement chaque nouvelle trouvaille rencontrée au fil de ses déplacements. Chaque soir, tous deux disputent une partie d’échecs, rituel ancien que Madjid justifie par des vertus pédagogiques et qui sert surtout à maintenir un fil tendu entre eux. Il perd souvent, et pas toujours volontairement.

La musique complète ce dispositif intime. Un vinyle du Concerto en fa de Gershwin constitue le seul héritage matériel laissé par des parents que Madjid n’a pas connus, avec une pochette montrant une ville portuaire américaine au petit matin. Il l’a tellement écouté qu’il en distingue les moindres nuances, au point d’avoir détesté une autre version entendue par hasard, tempo trop rapide, toucher étranger. Un homme sans culture musicale classique revendiquée a fini par développer une oreille capable de reconnaître un interprète précis, uniquement par attachement. Ce détail en dit long sur le livre entier: sous les vannes et le fracas, Schwartzmann place partout de petits objets de fidélité qui donnent au récit son épaisseur humaine.

La tendresse en contrebande

Voilà un roman qui avance masqué. Tout, dans son allure, annonce la comédie noire à haut débit: un narrateur au verbe cinglant, une galerie de silhouettes bien senties, un rythme de rafale, des vannes qui claquent à chaque paragraphe. Killing me softly tient cette promesse de bout en bout, sans faiblir ni s’essouffler, et pourrait s’en contenter. Mais Jacky Schwartzmann fait passer autre chose en fraude sous ce chargement de drôlerie. Chapitre après chapitre, le livre déplace insensiblement son centre de gravité et laisse apparaître ce qui l’intéresse vraiment: la manière dont un homme organisé pour ne rien ressentir se retrouve piégé par sa propre humanité.

La mécanique est d’une belle simplicité. Tant que les cibles restent des dossiers, la distance tient. Dès qu’un visage, une voix, un rire ou une conversation prolongée viennent s’interposer, le protocole se fissure. Le roman explore cette bascule avec finesse, sans jamais la commenter, et fait de la proximité forcée son ressort le plus efficace. En creux se dessinent des questions qui ne sont pas de pure forme, celles de la prescription, de la mémoire qui s’effiloche, de ce qu’on peut encore reprocher à quelqu’un qui ne se souvient plus, de la légitimité de la vengeance quand son objet a cessé d’exister. Le livre les pose sans les résoudre et se garde bien de délivrer une leçon.

Reste la question de la transmission, qui affleure partout et finit par occuper le premier plan. Ce que l’on hérite, ce que l’on refuse, ce que l’on choisit malgré tout de passer à ses enfants: une phrase, une manière de tenir debout, un vocabulaire, un disque. Publié à la Manufacture de livres, dans le prolongement d’une œuvre qui explore depuis Demain c’est loin les frontières sociales françaises avec une constance remarquable, ce roman confirme qu’on peut faire rire fort et viser juste dans le même mouvement. Sa réussite tient à cet équilibre tenu jusqu’au bout, entre le fracas et le fil ténu de l’affection, entre l’homme qui tue pour vivre et celui qui joue aux échecs chaque soir en perdant exprès.

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Extrait Première Page du livre

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RAMAYA

Les festivals de musique m’ont toujours ennuyé. Ils sont l’équivalent, pour le foie gras, d’une quinzaine promotionnelle chez Système U. Rock en Seine n’y échappe pas, malgré une programmation de qualité. Mon immense regret est que je ne serai plus là dimanche, pour le concert de Baxter Dury. Un réel crève-cœur, moi qui suis fan. Voilà le genre de gars capable de me faire me déhancher, sur une piste de danse, ou seul dans mon salon. Je vous parle d’une dynastie, d’une lignée royale dont le premier monarque a été le King : Elvis Ier.

Le groupe Måneskin, je ne connais pas. Ce sont de jeunes Italiens en passe de devenir un groupe monstre, à l’image de Queen ou de Kiss. Je ne parle que du nombre de spectateurs lors des tournées, pas de leur musique. Pour commencer, excellent storytelling. Les trois garçons et la fille se sont rencontrés au lycée, à Rome. Vous savez, c’est ce groupe qui a remporté l’Eurovision, en 2021, et dont les membres ont été filmés pendant la cérémonie en train de s’envoyer des traces de coke sur la table basse. Un bon point pour eux. C’est cent fois plus punk et iconoclaste que ces adolescentes qui lancent de la soupe sur une œuvre de Van Gogh, dans un musée de pays occidental où aucune peine n’est sérieusement retenue contre ce type d’infraction, euh pardon… d’action. Qu’elles aillent faire la même chose en Chine ou en Corée du Nord.

Donc, sur le papier, cette bande me plaît.

Le leader est tatoué partout, a une gueule d’ange et le regard de Ceaucescu lorsque les premiers sifflements ont retenti sur la place de la République, à Bucarest. Fine moustache à la Errol Flynn, il dégage un vrai truc. Sans hystérie, il enchaîne les chansons en marchant, nonchalant, et a ce truc des bêtes de scène, indéfinissable. Une sorte de grâce animale, envoûtante. On a envie d’être lui en sachant que cela relève de la science-fiction. Il est d’un autre bois, il est né pour être une rock star. Alors que le concert en est à la cinquième ou sixième chanson, je le soupçonne de s’emmerder, ce qui ajoute encore à son charisme. Trente mille spectateurs sont en train de l’aduler et il s’en branle.

C’est la fille qui joue de la basse. Aucun intérêt. Son unique jeu de scène consiste à se mettre à genoux devant le guitariste, dont l’unique jeu de scène est de se mettre à genoux devant la bassiste. Ainsi, à de nombreuses reprises, ces deux-là sont à genoux l’un en face de l’autre. Ils grimacent beaucoup. Jouer de la musique est une souffrance qui équivaut à une crise de goutte, pour elle, à une crise d’hémorroïdes, pour lui. Damiano, le leader des Måneskin, les surpasse, même s’il surjoue la complicité en leur passant une main sur l’épaule ou dans le dos, de temps à autre. »


  • Titre : Killing me softly
  • Auteur : Jacky Schwartzmann
  • Éditeur : La Manufacture de livres
  • ISBN : 9782385532185
  • Format : Broché
  • Nationalité : France
  • Langue : Français
  • Date de publication : 08/01/2026
  • Nombre de pages : 192 pages
  • Genre : Roman noir, polar humoristique, comédie noire
  • Sujets traités : Tueur à gages, héritage familial et transmission, fractures sociales, satire des élites, vengeance et prescription, grand âge et perte de mémoire, paternité, milieux du grand banditisme

Résumé

Madjid Müller exerce depuis quinze ans une profession qu’il aborde comme un artisanat : il tue des gens sur commande, avec méthode, discrétion et un sens aigu du détail. Sa femme le croit agent des services de renseignement, sa fille de quatorze ans le bat aux échecs chaque soir, et personne dans son entourage ne soupçonne la nature réelle de ses déplacements. Le protocole fonctionne parfaitement, jusqu’au jour où son commanditaire lui propose un contrat assorti d’une clause inédite : le client tient à assister à l’exécution.
Cette entorse au principe le plus élémentaire du métier entraîne Madjid en Franche-Comté, dans une ville qu’il ne connaît pas, auprès d’une cible qui ne correspond à rien de ce qu’il avait imaginé. Contraint d’attendre, d’observer et de côtoyer ceux qu’il n’a jamais eu à connaître, il voit sa mécanique bien huilée se dérégler méthodiquement. Entre satire sociale au vitriol et exploration de ce qu’on hérite et de ce qu’on transmet, Jacky Schwartzmann signe une comédie noire de cent quatre-vingt-douze pages qui avance masquée.


Je m’appelle Manuel et je suis passionné par les polars depuis une soixantaine d’années, une passion qui ne montre aucun signe d’essoufflement.


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