« Que la mort nous frôle » : Michel Bussi installe Chaplin au cœur d’un thriller vertigineux

Que la mort nous frôle de Michel Bussi

Un manoir suisse au-dessus du Léman, septembre 1953

Septembre 1953, canton de Vaud. Michel Bussi installe son récit dans un domaine qui semble avoir été dessiné pour une carte postale : le manoir des Amarantes, ses terrasses descendant vers le lac Léman, son kiosque des Heures posé comme un petit temple grec au milieu de la pelouse, sa tour de Saturne dressée au centre d’un étang que franchit une passerelle de bois. De l’autre côté de l’eau, les monts du Chablais, le massif du Giffre, et par temps clair la chaîne du Mont-Blanc. Le géographe qu’a été Bussi pendant vingt-cinq ans ne s’efface jamais complètement derrière le romancier : chaque perspective est orientée, chaque distance mesurée, chaque fenêtre ouvre sur un point de vue qui finira par compter.

Le domaine abrite une quarantaine de pensionnaires, orphelins déclarés ou enfants placés par des familles dont on ne sait pas grand-chose. On y mange correctement, on y dort en chambre individuelle, on y suit des ateliers. Rien ne ressemble aux institutions carcérales que le cinéma d’après-guerre avait popularisées. Et pourtant, la disparition d’une adolescente au tout début du livre suffit à fissurer ce vernis de bienveillance. Bussi procède par touches infimes, un mot interdit, une passerelle qu’on relève, un couloir où l’on n’entre pas, et le lieu bascule sans jamais changer de décor.

C’est là que réside l’une des plus belles trouvailles du roman : la beauté du site n’est pas un contrepoint à l’inquiétude, elle en est le véhicule. Le lac, comparé par le jeune narrateur à un fjord presque méditerranéen, devient un horizon qu’on regarde sans pouvoir l’atteindre. La galerie des Cerfs et ses portraits d’anciens propriétaires alignés depuis 1811 pèsent sur les épaules des enfants comme un tribunal silencieux. Les Amarantes prennent corps, non comme un décor traversé, mais comme une présence vivante qui observe, retient et dissimule. Bussi connaît son affaire : il a suffisamment promené ses intrigues des îles Marquises au Rwanda pour savoir qu’un huis clos ne se referme jamais aussi bien que dans un paysage ouvert.

Charly, Té, Jude et Fausto, quatre pensionnaires inséparables

Ils occupent la même table carrée du réfectoire, matin, midi et soir, sept jours sur sept, et personne aux Amarantes n’a jamais tenté de s’y asseoir. Charly Muys, dix-sept ans, cinéphile invétéré, belge de Malmedy, porte au poignet une montre Angelus dont les engrenages apparents reproduisent ceux des Temps modernes. Thérèse, que lui seul appelle Té, arrivée du ghetto de Varsovie par une filière de marchands d’enfants, traverse le parc en fauteuil roulant avec la grâce d’une danseuse empêchée. Judith, quinze ans, lit Marx et Bakounine, agrafe une étoile rouge à sa veste et refuse de toucher aux plats qu’on lui sert. Fausto, le plus jeune, rescapé d’un camp italien, ne se sépare jamais de son héron en peluche et pousse la curiosité scientifique jusqu’à l’imprudence.

Bussi a toujours affirmé sa préférence pour les figures de l’ombre, et ce quatuor le confirme sans démonstration. Chacun porte les stigmates d’une guerre qui s’est achevée huit ans plus tôt et que rien, dans la Suisse prospère de 1953, ne semble vouloir commémorer. L’anorexie de Jude, la boulimie de Fausto, les cauchemars de Charly, l’immobilité de Té : le romancier ne fait jamais de ces blessures des étiquettes cliniques. Il les laisse affleurer dans les gestes ordinaires, un yaourt dont on refuse le couvercle ouvert, du pain planqué sous un lit, une paire de couverts transformée en couple de danseurs sur une nappe.

La force du groupe tient à ce qu’il fonctionne comme une famille choisie, avec ses codes, ses vannes, ses hiérarchies mouvantes et une loyauté que rien n’entame. Le récit adopte régulièrement la voix de Charly à la première personne, un ton d’adolescent lucide, moqueur, amoureux sans le dire, qui donne au livre son tempo et son humour. Les autres sont vus à travers lui, puis rectifiés par les chapitres extérieurs, si bien que chaque adolescent gagne progressivement en profondeur. Bussi construit là une bande d’enfants dont on comprend très vite qu’ils seront à la fois les enquêteurs et l’enjeu de l’enquête.

Le docteur Gruber, une autorité impossible à saisir

Wilhelm Gruber dirige les Amarantes depuis huit ans. Pédiatre réputé, conférencier brillant, auteur d’articles qui font autorité en neurologie comme en chirurgie réparatrice, il incarne la respectabilité médicale suisse dans ce qu’elle a de plus lisse. Costume taillé sur mesure, chaussures vernies, mouchoir de soie, il parle des pensionnaires avec une délicatesse de langage qui interdit certains mots, prison, abandon, orphelin. Bussi le compose avec une prudence remarquable : jamais un geste franchement cruel, jamais une phrase qui le condamnerait, et pourtant une inquiétude qui monte à chaque apparition.

Le détail le plus troublant tient à son visage. Le portrait accroché dans la galerie des Cerfs, peint en 1946, le montre ridé, poches sous les yeux, barbe blanche, tandis que l’homme de 1953 paraît plus jeune que sa propre effigie. Les enfants y voient un mystère de conte gothique, les adultes une plaisanterie de mauvais goût, et le lecteur, comme toujours chez cet auteur, se retrouve à choisir entre plusieurs explications toutes également recevables. C’est le grand talent de Bussi : proposer des énigmes matérielles, vérifiables, presque scolaires, dont la solution rationnelle semble à portée de main et se dérobe à chaque tentative.

Autour du directeur gravitent deux figures qui déterminent l’équilibre du livre. Matthias, éducateur, surveillant, infirmier, cuisinier selon les jours, dragueur lourd et rieur, capable de brutalité comme de dévouement, échappe constamment au jugement qu’on voudrait porter sur lui. Jeanne Moineau, jeune psychiatre fraîchement recrutée, atteinte d’une allergie rarissime qui lui interdit tout contact avec l’eau, sert de conscience au récit : elle lit les dossiers, interroge les adolescents, note tout dans un petit carnet bleu et découvre en même temps que nous l’écart entre ce qu’on lui montre et ce qu’elle devine. Sa fragilité physique, loin d’être un ornement, devient un ressort dramatique d’une efficacité redoutable.

Chronos, Kairos, Aiôn, le temps érigé en matière romanesque

Trois statues de marbre encerclent le kiosque des Heures, signées d’un même sculpteur, Ernst Kahleberg. Chronos, vieillard ailé muni d’une faux et d’un sablier. Aiôn, dieu à tête de lion enlacé par un serpent. Kairos, jeune divinité au crâne rasé à l’arrière et à la longue mèche frontale, penchée sur une balance qu’elle cherche à équilibrer. Les douze colonnes du kiosque figurent les Heures, sœurs antiques dont les clepsydres et les cadrans solaires ponctuent la pierre. Bussi ne se contente pas d’un décor mythologique décoratif : il en fait la grille de lecture de tout son roman.

Le temps qui défile, le temps qui recommence, le temps qu’on saisit ou qu’on laisse filer : ces trois régimes irriguent chaque intrigue secondaire. La montre de Charly compte les secondes avec une obstination maniaque. Jude explique la mythologie avec sa science d’autodidacte surdouée. Gruber, lui, affirme que la mort est la seule chose qu’on ne peut pas prévoir, formule qui prend au fil des pages des résonances de plus en plus dérangeantes. Le titre lui-même se décline en variations à l’ouverture de chaque partie, et chacune redéfinit le rapport que les protagonistes entretiennent avec leur propre échéance.

Une énigme concrète cristallise tout cela : sur une photographie panoramique du domaine prise en janvier, les trois statues n’occupent pas les positions qu’elles occupent aujourd’hui. Elles pèsent plusieurs tonnes, aucun terrassement récent n’est visible, personne n’a rien vu. Voilà le type de casse-tête que Bussi affectionne, un fait vérifiable, matériellement absurde, qui oblige à reconsidérer tout ce qu’on croyait acquis sur le lieu, les habitants et la chronologie. L’auteur y déploie une élégance de constructeur : l’énigme fascine par elle-même, avant même de servir l’intrigue.

Chaplin, le cinéma et la mécanique des rêves

Une citation des Feux de la rampe ouvre le livre, et le cinéma en constitue la respiration continue. Charly rêve en pellicule, compare son réveil à une salle qui se rallume, cite Hitchcock et Howard Hawks, se réclame de Danielle Darrieux, et voue à Charlie Chaplin une admiration où entre autant d’idolâtrie que d’identification. Son argument est imparable : Charlot est né dans la misère la plus noire, a connu les institutions pour enfants pauvres, et est devenu l’homme le plus célèbre du monde par son seul talent. Pour un pensionnaire de dix-sept ans persuadé qu’on lui vole sa vie, c’est moins un modèle qu’une preuve.

Le contexte historique ajoute un frisson que Bussi exploite avec gourmandise. En 1953, Chaplin vient précisément de s’installer sur les hauteurs de Vevey, au manoir de Ban, chassé des États-Unis par le maccarthysme. Le cinéaste, sa femme Oona et leur nombreuse tribu vivent à quelques centaines de mètres des Amarantes. Cette proximité géographique, historiquement exacte, fait basculer le fantasme adolescent dans le domaine du possible et confère au récit une tension délicieuse : ce que Charly imagine n’est jamais totalement hors de portée.

Le motif cinématographique irrigue aussi la forme. Le romancier découpe ses chapitres comme des plans, alterne les points de vue à la manière d’un montage parallèle, ménage des raccords qui ne prennent leur sens que plusieurs dizaines de pages plus loin. La montre aux engrenages des Temps modernes fonctionne comme un objet totem, à la fois horloge et machine à rêver. Et derrière la légèreté chaplinienne se profile une question plus grave, celle du rêve comme instrument de survie : les enfants des Amarantes tiennent debout parce qu’ils projettent devant eux une vie qu’ils n’ont pas encore, promesse d’olympiades, de chapiteaux, de plateaux de tournage. Bussi filme cette obstination avec une tendresse qui n’a rien de mièvre.

Trois jours, deux époques, une voix qui se souvient

L’architecture du livre mérite qu’on s’y arrête. Le récit se déploie sur quatre journées, chacune coiffée d’une variation du titre, et enchaîne une centaine de chapitres brefs, parfois de deux pages, qui donnent au roman un rythme de mécanique horlogère. Bussi alterne les chapitres à la première personne, portés par Charly, et les séquences à la troisième personne qui suivent Jeanne, Matthias, Fausto ou deux gendarmes de la police cantonale vaudoise lancés sur une piste apparemment sans rapport. Ce tressage produit un effet de connaissance décalée : le lecteur en sait tantôt plus, tantôt moins que les adolescents, et cet écart nourrit une inquiétude constante.

À cette trame de 1953 se superpose une voix contemporaine, datée de septembre 2021, qui s’adresse directement au lecteur en début et en cours de récit. Elle annonce d’emblée qu’elle ne livrera pas son nom, invite à le deviner, confie qu’elle a survécu à beaucoup de morts et qu’elle sait sa fin prochaine. Ces interludes brefs, écrits dans une langue plus dépouillée, plus grave, agissent comme des respirations. Ils rappellent que tout ce qu’on lit est déjà arrivé, qu’un adulte très âgé se penche sur un passé lointain, et que la mémoire est ici aussi peu fiable que précieuse.

Ce dispositif à double détente constitue sans doute l’atout majeur du roman. Il crée un suspense supplémentaire, entièrement gratuit sur le plan de l’enquête et pourtant irrésistible : qui parle ? Il installe surtout une méditation sur ce qui reste d’une existence, thème qui affleure jusque dans la chanson de Charles Trenet écoutée par la psychiatre. Bussi ménage ses effets sans jamais surjouer, et la mécanique, aussi sophistiquée soit-elle, ne se fait jamais sentir au détriment de l’émotion.

Un roman qui rend leur nom aux enfants effacés

Sous la fiction affleure un scandale historique que la Suisse n’a reconnu que tardivement. Bussi consacre plusieurs séquences documentées aux Verdingkinder, ces dizaines de milliers d’enfants retirés à leur famille depuis les années 1860 pour cause de pauvreté, de naissance hors mariage ou de mode de vie jugé déviant, placés en fermes, en foyers, en asiles, parfois vendus aux enchères aux familles réclamant la pension la plus basse. Il évoque aussi l’Œuvre d’entraide pour les enfants de la Grand-Route, créée en 1926 par Pro Juventute, qui arracha plus de cinq cents enfants yéniches à leurs parents au nom d’une idéologie ouvertement inspirée de l’eugénisme. Ces pages, portées par deux gendarmes vaudois dont l’un est lui-même un enfant placé, donnent au thriller son socle moral.

L’intelligence du romancier consiste à ne jamais transformer cette matière en réquisitoire. Il la distille, la met en tension avec l’image d’un pays de prospérité et de paix, et laisse au lecteur le soin de mesurer l’écart. Les enfants des Amarantes, venus de Varsovie, de Turin, de Rotterdam, d’Alsace ou de Belgique, portent chacun un fragment de cette Europe meurtrie que 1953 voudrait déjà oublier. En leur donnant un prénom, une manie, une passion, une insolence, Bussi accomplit exactement ce qu’il annonçait : les invisibles reçoivent enfin la lumière.

Que la mort nous frôle réunit ainsi ce que l’on attend d’un grand roman populaire au sens le plus noble du terme : une intrigue à tiroirs qui tient en haleine, un décor d’une précision topographique remarquable, une réflexion sur le temps qui ne pèse jamais sur le récit, et une galerie d’adolescents auxquels on s’attache immédiatement. Ceux qui aiment les constructions où chaque détail finit par trouver sa place y trouveront leur compte, ceux qui viennent chercher de l’émotion aussi. C’est un livre qui parle de rêves interdits et de vies confisquées, et qui choisit, jusqu’au bout, le camp de ceux qui refusent de renoncer.

À lire aussi

Mots-clés : Michel Bussi, Que la mort nous frôle, thriller psychologique, enfants placés, Suisse 1953, lac Léman, Charlie Chaplin


Extrait Première Page du livre

« Jour 1

QUE LA MORT NOUS FRÔLE

1

— Personne ne peut t’entendre, Claudine. Tu peux crier autant que tu le veux, personne ne viendra à ton secours.

Claudine était attachée au lit métallique. Des lanières de cuir liaient ses poignets et ses chevilles au sommier. Son corps entravé se tétanisait, douleur et terreur mêlées. Ses larmes stagnaient dans ses orbites, noyant ses yeux noir abysse dans deux flaques salées. Son visage creusé, ridé par l’effroi, n’avait plus rien à voir avec celui de la jeune fille de seize ans, resplendissante, qui s’affichait sur la photo tordue entre ses doigts. Un cliché en noir et blanc pris quelques années après la guerre, devant l’hôtel de ville de Strasbourg. Claudine y posait avec sa petite sœur, sa mère Victoire et sa grand-mère Colette. Les séquelles des bombardements de 1944 étaient encore visibles, la place Gutenberg ressemblait à un immense chantier, mais la famille de Claudine paraissait s’en moquer. Elles souriaient, quatre femmes, trois générations, libres et vivantes. Le contraste entre la pâleur de sa grand-mère et la peau brune de sa mère était saisissant. Claudine se situait entre les deux, un sage métissage, une touche d’exotisme tolérable même en Alsace, que la jeune fille s’amusait à accentuer : cheveux crépus, collier de cauris et robe swing en wax serrée à la taille.

— S’il vous plaît, supplia Claudine. J’ai peur, j’ai tellement peur.

Le médecin se tenait au-dessus d’elle. Il effectuait des gestes lents, tel un rituel préparé avec précision et scrupuleusement respecté. Il enfonça l’aiguille dans le bouchon de caoutchouc de la fiole ambrée. Le flacon se vida alors que la seringue s’emplissait.

— Ne t’inquiète pas, affirma le médecin. Tu ne sentiras rien. Tu vas simplement t’endormir et tout sera terminé.

Claudine écarquillait les yeux, terrifiée. Elle avait cessé de se débattre, les liens étaient trop serrés. Deux plaies rouges suintaient sur ses bras nus, frottés à sang aux barreaux de son lit.

Une silhouette restait en retrait dans la pièce, portant une blouse blanche identique à celle du médecin.

— Wilhelm, sommes-nous vraiment obligés ?

Le docteur se retourna et dévisagea l’infirmier.

— Ce n’est pas le moment de flancher ! Tu savais comment cela se terminerait. J’espère que je peux compter sur toi.

Matthias hocha la tête, se tournant vers l’unique lucarne de la pièce pour éviter le regard de Wilhelm. Une fenêtre ronde, percée dans le dernier étage de la tour de Saturne. Du haut de la tour, Matthias pouvait dominer l’ensemble du parc des Amarantes : le manoir, le kiosque, les statues, les monts du Jura face à lui, le lac Léman et les Alpes dans son dos. »


  • Titre : Que la mort nous frôle
  • Auteur : Michel Bussi
  • Éditeur : Les Presses de la Cité
  • ISBN : 9782258214460
  • Format : Broché
  • Nationalité : France
  • Langue : Français
  • Date de publication : 16/04/2026
  • Nombre de pages : 446 pages
  • Genre : Thriller psychologique, roman noir historique
  • Sujets traités : Enfants placés (Verdingkinder), eugénisme, Suisse d’après-guerre, expérimentation médicale, mémoire et vieillesse, mythologie du temps, Charlie Chaplin, résilience adolescente

Résumé

Septembre 1953, sur les hauteurs du lac Léman. Le manoir des Amarantes accueille une quarantaine d’enfants venus de toute l’Europe, rescapés d’une guerre achevée huit ans plus tôt. Le domaine est somptueux, le personnel attentionné, le docteur Wilhelm Gruber qui le dirige jouit d’une réputation médicale considérable. Pourtant, en dix-huit mois, trois pensionnaires ont été retrouvés morts dans leur lit.
Charly, Té, Jude et Fausto, les quatre plus anciens du pensionnat, refusent d’accepter les explications qu’on leur sert. Pendant que Jeanne Moineau, la jeune psychiatre fraîchement recrutée, découvre l’écart entre ce qu’on lui montre et ce qu’elle devine, les adolescents mènent leur propre enquête. Trois statues de marbre qui semblent avoir bougé, une passerelle interdite, un portrait qui vieillit plus vite que son modèle : chaque indice les rapproche d’une vérité que les adultes s’emploient à enterrer.

Tous les articles sur Michel Bussi

Que la mort nous frôle de Michel Bussi
Que la mort nous frôle de Michel Bussi
Les ombres du monde de Michel Bussi
Les ombres du monde de Michel Bussi
Ne lâche pas ma main de Michel Bussi
Ne lâche pas ma main de Michel Bussi
Nymphéas noirs de Michel Bussi
Nymphéas noirs de Michel Bussi

Je m’appelle Manuel et je suis passionné par les polars depuis une soixantaine d’années, une passion qui ne montre aucun signe d’essoufflement.


Laisser un commentaire