Faby Pereira, une femme aux mille visages
Faby Pereira n’est pas un personnage, c’est un caléidoscope. Ce deuxième tome s’ouvre sur une image qui dit tout : la même femme dans deux espaces simultanés, une nuisette d’un côté, une combinaison de motarde de l’autre, un Russe médusé entre les deux. Stig Harlan installe son héroïne dans la multiplication plutôt que dans l’unicité, et cette duplicité constitutive devient le moteur narratif de toute la première partie du roman. Faby se démultiplie parce qu’elle le veut, parce qu’elle en a besoin, parce que survivre dans son univers impose de n’être jamais soi-même trop longtemps.
La métamorphose la plus saisissante prend la forme d’une bonne sœur aux lunettes épaisses et au dentier déconcertant, sœur Beatriz de l’ordre des Sœurs de la Perpétuelle Re-Création. Ce déguisement n’est pas qu’un artifice de thriller : il révèle une face de Faby que ses adversaires et ses amants ignorent totalement. À bord d’un vol Munich-São Paulo, elle se retrouve aux côtés d’une petite fille nommée Maria, orpheline aux grands yeux, et quelque chose se fissure dans l’armure. La tendresse qui surgit dans ces séquences tranche avec la froideur calculatrice habituelle du personnage, sans jamais paraître artificielle. Harlan a le mérite de ne pas en faire trop : cette humanité affleure, discrète et précieuse, sans que l’héroïne perde une once de son tranchant.
Car Faby reste avant tout une combattante. La cicatrice crânienne qu’elle scrute dans le miroir des toilettes de l’avion, ce crâne rasé dont elle ne montre à personne la nudité, c’est à la fois le prix payé pour sa survie après Spa-Francorchamps et le rappel permanent de sa fragilité. Cette tension entre puissance et vulnérabilité fait de ce personnage quelque chose de rare dans le genre : une figure qui ne demande jamais de compassion mais qui, par instants, en mérite profondément. Les mille visages de Faby ne sont pas des masques interchangeables, ils forment ensemble le portrait morcelé d’une femme que les circonstances ont contrainte à se réinventer sans cesse pour avancer.
Le Livre de Peter Fardel à acheter
Steinman Motors, entre gloire et zones d’ombre
La réunion du Board de Steinman Motors est l’une des scènes les plus réussies du roman. Autour d’une immense table de conférence, des directeurs en costume trois pièces retiennent leur souffle pendant qu’une voix venue d’ailleurs, celle de Wolfgang Steinman, 103 ans, résonne dans les haut-parleurs comme un oracle impénétrable. Ce patriarche invisible, dont la seule photo officielle est peut-être une doublure, impose sa loi depuis l’ombre avec une autorité qui écrase tout. Harlan joue habilement sur le contraste entre la modernité clinique de la salle et cette présence quasi mythologique qui la domine, créant une atmosphère de cour royale déguisée en conseil d’administration.
Ce qui se dit dans cette salle dépasse largement les enjeux sportifs. Wolfgang révèle qu’un acheteur mystérieux avance masqué sur les marchés financiers, grignotant méthodiquement les parts de l’écurie via des sociétés écrans. L’empire Steinman, symbole d’excellence et de puissance, se découvre soudainement vulnérable à une OPA larvée dont les commanditaires sembleraient venir du milieu de la course automobile. En parallèle, Matthew Cable apprend dans une conversation nocturne que l’écurie a joué avec les limites du règlement technique, ces fameuses zones grises qui font et défont les réputations en Formule 1. La gloire sportive de Steinman repose ainsi sur des fondations moins solides qu’il n’y paraît, et Harlan déroule cette fragilité avec un sens du détail qui donne une crédibilité rare à son tableau de l’univers F1.
Le logo en forme de S stylisé qui orne l’écran géant de la salle de réunion, et dont la ressemblance troublante avec les insignes SS n’échappe pas à Hermann Steinman, n’est pas un détail anodin. Cette image, glissée sans commentaire excessif, dit quelque chose de profond sur l’histoire enfouie de la marque, une histoire que le tome 1 avait commencé à exhumer et que ce second volume continue d’explorer souterrainement. Steinman Motors n’est pas seulement une écurie de course, c’est une entité qui porte le poids d’un passé trouble, et cette dimension historique confère au récit une épaisseur bien au-delà du seul spectacle des circuits.
Le Brésil comme théâtre de la vengeance
São Paulo, Blumenau, Itajaí. La géographie brésilienne structure ce tome avec une précision qui force l’attention. Harlan ne se contente pas d’un décor exotique de façade : il ancre son récit dans une réalité sociale et climatique tangible, des favelas aux quartiers bavarois de Blumenau, ville fondée par des immigrants allemands où l’on boit de la bonne bière sous des guirlandes lumineuses lors de la fête locale. Ce contraste permanent entre la chaleur festive du pays et la noirceur de la mission que s’est assignée Faby crée une tension de fond qui irrigue toutes les scènes brésiliennes.
Car c’est ici, sur cette terre qui est à la fois celle de son enfance et celle de son deuil, que Faby vient régler ses comptes avec le passé. L’opération qu’elle orchestre avec Slim Beckett, mercenaire américain au regard d’aigle et à la méthode chirurgicale, n’a rien d’une improvisation vengeresse. C’est une mécanique froide, millimétrée, nourrie de mois de préparation et d’informations arrachées à prix d’or à des sources policières. Le commando qu’elle réunit autour d’elle, Lomax, Raimundo, Cole, Booba le géant aux yeux couleur lavande, forme une galerie de seconds rôles savoureux dont chacun apporte sa couleur à l’ensemble. Harlan a visiblement pris plaisir à composer cette équipe improbable, et ce plaisir se ressent à chaque scène d’action.
Ce qui élève ces séquences au-dessus du simple thriller d’action, c’est l’arrière-plan émotionnel qui les traverse. Faby passe devant la tombe de sa mère, traverse les rues du circuit de karting familial, revoit dans les yeux de son oncle Henrique toute une vie de sacrifices consentis pour elle. La vendetta n’est jamais déconnectée de l’intime : elle prend racine dans un massacre survenu quinze ans plus tôt dans une bourgade du sud du Brésil, dans la mémoire d’une petite fille de six ans qui a tout perdu en quelques secondes de Kalachnikov. Chaque étape de la traque ramène Faby vers ce point d’origine douloureux, et c’est cette profondeur biographique qui empêche le récit de se réduire à un simple exercice de genre.
A lire aussi
« Dream Girl » de Laura Lippman : un écrivain face à ses démons
À Corps Perdus de Céline de Roany : quand le polar rencontre l’adolescence 2.0
« La meute » d’Olivier Bal : le thriller qui interroge nos démons collectifs
« Nager sans se mouiller » de Carlos Salem : quand le polar argentin se met à nu
Les secrets d’une enfance brisée
C’est autour d’une table de brasserie, sous les guirlandes d’une Blumenau en fête, que Faby dépose enfin une partie de son fardeau. La conversation avec son oncle Henrique, dans ce cadre incongru mais intimement familier, constitue l’un des moments les plus forts du roman. Déguisée en jeune homme avec casquette de rappeur et lunettes, l’héroïne se confie avec une franchise rare sur ses origines, sur la famille Muller, sur ce grand-père fortuné et dément qui cultivait la nostalgie nazie dans le grand salon de son ranch. Harlan prend le temps de cette séquence, et ce temps accordé à la parole intérieure transforme ce qui aurait pu n’être qu’une pause entre deux séquences d’action en véritable révélation de caractère.
Ce que Faby révèle à Henrique dépasse la simple biographie douloureuse. Il y a dans ces aveux une scène particulièrement marquante, celle d’une enfant de six ans à qui l’on tend une arme lors d’une chasse à l’homme, avec l’ordre paternel de tirer. Cette image, brève et terrible, éclaire rétrospectivement bien des aspects de la psychologie de l’héroïne : sa familiarité avec la violence, son rapport ambigu à l’autorité, sa capacité à agir là où d’autres se paralysent. Elle dit aussi pourquoi Faby porte le nom de sa mère plutôt que celui de son père, pourquoi elle a effacé la lignée Muller de son identité avec la même détermination qu’elle met à conduire une voiture de Formule 1.
La peur que confesse Faby dans ce moment de vulnérabilité, cette crainte de porter en elle la folie de son grand-père, est peut-être la confidence la plus précieuse du roman. Cette femme qui intimide tout le monde, qui manœuvre les situations avec un sang-froid déconcertant, tremble à l’idée de ses propres zones d’ombre. Harlan construit ici quelque chose de subtil : une héroïne qui se bat contre ses ennemis extérieurs avec une efficacité redoutable, mais qui livre simultanément une guerre bien plus incertaine contre ses propres démons hérités. C’est cette bataille intérieure, silencieuse et jamais totalement gagnée, qui donne à Faby Pereira sa véritable complexité romanesque.
La traque : une mécanique implacable
Slim Beckett présente son plan d’action comme un horloger démonte une montre : pièce par pièce, avec une précision qui exclut le hasard. La réunion dans la salle de briefing du circuit de karting, où sept hommes et une femme se penchent sur des plans d’hôtel et des dossiers de surveillance, possède une qualité cinématographique indéniable. Harlan y déploie une écriture de l’anticipation particulièrement efficace : chaque détail divulgué lors de ce briefing trouve son écho exact dans les scènes qui suivent, créant un sentiment de satisfaction narrative jouissif. On pense aux habitudes du criminel qui aime les glaces, à l’amante secrète de l’hôtel Sol Dourado, au balcon du quatrième étage, autant d’éléments qui s’assemblent avec la logique implacable d’un mécanisme bien huilé.
L’intelligence de la construction réside dans la variété des tons que Harlan fait coexister au sein de ces séquences d’action. Le commando de Beckett n’est pas une équipe de soldats impassibles : Cole et Raimundo se chamaillent sur les échecs et le bodybuilding, Booba aux yeux couleur lavande dégage une sérénité presque surréaliste, et la tension des opérations se colore régulièrement d’humour noir. Cette légèreté contrôlée ne diminue pas l’intensité des scènes, elle les rend au contraire plus humaines, plus crédibles. Les meilleurs thrillers ont toujours su que la peur et le rire cohabitent naturellement, et ce tome en apporte une démonstration convaincante.
Ce qui frappe le plus dans ces passages, c’est la place que Faby s’est taillée au centre du dispositif. Elle n’est pas la cliente que l’on protège à distance, elle est l’architecte et l’exécutante, celle qui saute d’un balcon à vingt mètres de hauteur avec l’agilité d’une féline, celle qui tient un pistolet avec la même assurance qu’un volant de Formule 1. Beckett, professionnel aguerri, avoue lui-même ne pas comprendre comment il a pu céder à ses exigences, et cette perplexité du mercenaire face à sa propre capitulation dit tout du magnétisme du personnage. La traque n’est pas seulement une opération militaire : c’est aussi, à sa façon, une course, avec ses calculs de trajectoire, ses dépassements au bon moment et son rapport viscéral à l’adrénaline.
Les meilleurs polars à dévorer chez amazon
Les coulisses d’une saison compromise
Pendant que Faby opère au Brésil, le monde de la Formule 1 continue de tourner sans elle, et ce parallélisme narratif est l’une des trouvailles structurelles du roman. Harlan alterne avec aisance entre les ruelles d’Itajaí et les salles feutrées des dirigeants de Steinman, créant un effet de contrepoint saisissant. D’un côté, une femme risque sa vie pour régler des comptes vieux de quinze ans. De l’autre, des hommes en costume s’inquiètent de zones grises réglementaires et de hauteurs de caisse. La disproportion entre ces deux réalités simultanées n’est jamais soulignée lourdement, elle se laisse ressentir naturellement, et c’est précisément là que réside l’habileté de l’auteur.
Stuart Gaguette, allongé sur le divan de son psychiatre d’Austin, offre quant à lui l’une des séquences les plus inattendues et les plus savoureuses du tome. Ce pilote flamboyant qui confesse ses tourments avec une franchise désarmante, oscillant entre arrogance résiduelle et scrupules sincères, révèle une épaisseur psychologique que ses apparitions du premier volume laissaient deviner sans totalement l’exposer. La scène de cabinet fonctionne comme une respiration comique dans un récit tendu, mais elle accomplit aussi quelque chose de plus subtil : elle humanise un antagoniste sans l’absoudre, nuance un personnage que l’on aurait pu cantonner au rôle du rival détestable. Harlan résiste à cette facilité, et le roman s’en trouve enrichi.
Le docteur Haxler, médecin inflexible de la FIA dont la façade d’intégrité absolue dissimule des fragilités bien réelles, complète ce tableau des coulisses avec une efficacité narrative remarquable. Sa scène nocturne dans son appartement munichois plongé dans l’obscurité possède une atmosphère hitchcockienne qui tranche avec le reste du récit, et la menace qui lui est adressée dit beaucoup sur les méthodes de ceux qui gravitent autour de Faby. Entre la pression de Wolfgang Steinman pour faire revenir sa pilote star sur la grille de départ, les manœuvres douteuses de l’écurie sur les marchés boursiers et les zones grises techniques que Cable tente de défendre devant son président, ce tome brosse un portrait de la Formule 1 comme arène où les victoires ne se jouent pas seulement sur l’asphalte.
Les liens qui restent
Il y a dans ce tome une cartographie affective qui mérite attention. Autour de Faby gravitent des êtres qui l’aiment différemment, chacun selon ses moyens et ses limites. Hermann Steinman, qui efface méthodiquement ses messages non envoyés en les comptabilisant avec une précision tragi-comique, incarne un amour patient et désarmé face à une femme fondamentalement insaisissable. Gregor, le colosse russe aux phrases de trois mots, aime avec la candeur absolue de ceux qui n’ont pas appris à dissimuler. Rachel, elle, entretient avec Faby une relation faite de rivalité acérée et de ressemblance troublante, deux facettes d’un même miroir que les circonstances ont placées dans le même camp. Harlan tisse ces attachements avec économie, sans jamais forcer le sentiment.
L’oncle Henrique occupe une place à part dans cette constellation. Ce père de substitution qui a transformé sa propre douleur en carburant pour élever une petite fille survivante, qui nourrit ses prisonniers avant de prendre sur lui ce que Faby ne devrait pas avoir à porter, représente le lien le plus solide et le plus silencieux du roman. La révélation qu’il lui fait à l’aéroport de Navegantes, au détour d’un café, frappe avec la brutalité des annonces que l’on retarde trop longtemps. Cette scène, sobre dans son écriture et dévastatrice dans son effet, confirme qu’Harlan sait manier l’émotion sans l’instrumentaliser. La ligne d’arrivée comme métaphore ultime, dans la bouche d’un homme qui a passé sa vie sur les circuits, touche juste.
La petite Maria constitue le fil le plus inattendu de ce réseau affectif. Rencontrée par hasard dans une salle d’embarquement, cette enfant aux yeux grands ouverts sur un monde qui lui a déjà beaucoup pris agit comme un révélateur sur Faby. Leur complicité brève mais intense, à bord d’un avion entre Munich et São Paulo, réveille chez l’héroïne un instinct protecteur qu’elle croyait peut-être éteint. Que Faby, femme de circuits et de vengeances, envisage d’ouvrir sa vie à cette petite inconnue dit quelque chose d’essentiel sur ce que ce tome cherche à raconter : sous l’armure, il reste toujours quelqu’un qui a besoin, autant que les autres, d’un endroit où poser la tête.
Les meilleurs polars à dévorer chez amazon
Un retour aux affaires chargé de promesses
La dernière image de Faby dans ce tome est celle d’une femme au volant d’une Steinman Thunder, téléphone à l’oreille, fonçant vers l’usine un dimanche matin parce qu’on l’attend comme le Messie. Après tout ce qui s’est passé au Brésil, cette scène possède une saveur particulière : la championne reprend sa place dans son monde naturel avec cette assurance tranquille qui la caractérise, comme si basculer d’un registre à l’autre, de la vendetta à la stratégie d’écurie, relevait pour elle d’une simple question de vitesse de passage de rapport. Harlan boucle ainsi habilement la parenthèse brésilienne sans la refermer complètement, puisque João poursuit la mission concernant Maria, et que les fantômes du passé ne se dissolvent pas aussi proprement que les prisonniers d’un garage de karting.
Ce retour aux affaires n’est pourtant pas un retour à la normale. Le championnat du monde reste suspendu à des décisions médicales, l’écurie navigue entre scandale technique potentiel et OPA larvée, et Stuart Gaguette remonte au classement sur les points perdus par Faby pendant sa convalescence. Le tableau sportif que dresse Harlan à mi-parcours de la saison fictive est celui d’une partie d’échecs dont toutes les pièces sont en mouvement simultané, et où Faby, malgré son absence forcée des circuits, continue d’exercer une influence gravitationnelle sur chacun des protagonistes. Las Vegas approche comme une échéance qui cristallisera tout, et cette promesse de confrontation donne au tome une trajectoire claire vers ce qui viendra ensuite.
Ce second volume confirme que Stig Harlan a construit quelque chose de plus ambitieux qu’une simple suite. Il approfondit, bifurque, prend des risques narratifs en envoyant son héroïne loin des paddocks pour mieux la révéler. La Formule 1 reste le cadre de référence, le langage commun entre les personnages et le lecteur, mais c’est bien la question de ce que l’on fait de ses blessures héritées qui constitue le vrai moteur de l’ensemble. Avec ce tome, la trilogie gagne en densité et en cohérence, et l’on referme ces pages avec la conviction que le troisième opus sera celui de toutes les collisions, sportives, familiales et humaines, que les deux premiers ont si soigneusement préparées.
A lire aussi
Mots-clés : Formule 1, vengeance, Faby Pereira, thriller français, auto-édition, Steinman Motors, trilogie
Extrait Première Page du livre
« Les deux visages de Faby
Chapitre 1
– Tu m’aimes, Faby ?
– Non.
Il se détacha d’elle, choqué par la réponse, et se tourna de l’autre côté du lit.
Elle l’observa. Même boudeur, Gregor restait un garçon mignon et touchant. C’était la première fois que son bodybuildeur russe formulait une phrase complète avec sujet, verbe et complément. Faby se doutait qu’il avait appris cette expression par cœur parce qu’il tenait beaucoup à elle et voulait vraiment savoir ce qu’elle ressentait.
Et elle… elle brisait ses rêves romantiques, elle le renvoyait dans ses buts ! C’était cruel, d’autant qu’il avait divinement fait l’amour ce soir-là : tendre et passionné, doux et puissant. Ses sourcils se soulevèrent presque imperceptiblement :
– Gregor, j’ai de l’attachement pour toi, expliqua-t-elle. Une vraie affection.
– Ah !? s’exclama-t-il, les yeux pleins d’espoir.
– Mais c’est pas de l’amour, c’est plutôt de l’amitié. Je vais pas te raconter d’histoires et t’offrir de fausses promesses, ce ne serait pas te rendre service. Je passe ma vie à mentir à tout le monde. Au moins, à toi, je dis la vérité ! On prend du bon temps tous les deux, c’est déjà pas mal ! Bien sûr, un jour, tu te trouveras quelqu’un et on arrêtera de jouer. Ou alors, ce sera le contraire, c’est moi qui trouverai quelqu’un. À supposer que la chose soit possible.
– Gregor pas comprendre. Gregor aimer Faby. Toujours.
– Hum…
Elle se redressa et s’assit sur le bord du lit, jetant un coup d’œil à son réveil qui indiquait 21 heures 30. »
- Titre : Je t’aurai au tournant Vol 2
- Auteur : Stig Harlan
- Éditeur : Auto-édition
- Nationalité : France
- Date de sortie : 2026
Résumé
De retour après son accident spectaculaire à Spa-Francorchamps, Faby Pereira n’a pas attendu l’autorisation des médecins de la FIA pour reprendre la course. Sous le déguisement d’une bonne sœur, elle s’envole pour le Brésil afin d’y mener à bien une vendetta longuement préparée contre les assassins de sa famille, entourée d’un commando de mercenaires dirigé par l’implacable Slim Beckett.
Pendant ce temps, l’écurie Steinman Motors affronte ses propres tempêtes : OPA mystérieuse, zones grises techniques menaçant le palmarès sportif, et un patriarche centenaire à la voix de tonnerre qui tire encore les ficelles depuis l’ombre. Entre le Brésil incandescent et les salles de réunion feutrées de Munich, Stig Harlan tisse un récit à plusieurs vitesses où la Formule 1 n’est plus seulement un sport, mais le reflet d’une humanité complexe, blessée et terriblement vivante.
Tous les articles sur Stig Harlan

Je m’appelle Manuel et je suis passionné par les polars depuis une soixantaine d’années, une passion qui ne montre aucun signe d’essoufflement.


































