Victor Venturi, le Cow-Boy et ses morts
Il y a des personnages qui entrent en scène comme on entre dans une pièce déjà en feu. Victor Venturi est de ceux-là. Commissaire de la police judiciaire toulousaine, surnommé le « Cow-Boy » par ses pairs, il apparaît sous une pluie de balles, gilet pare-balles encore chaud, dans une course-poursuite qui tient le lecteur en haleine avant même qu’il ait eu le temps de prendre ses marques. Alexis Laipsker ne ménage pas son entrée en matière : l’action précède l’introduction, le personnage se révèle dans le mouvement plutôt que dans la description. Une façon habile, et finalement assez rare, de poser d’emblée les règles du jeu.
Ce qui distingue Venturi de la légion des commissaires que la fiction policière française a produits, c’est la tension permanente entre sa légende et sa fragilité intérieure. Dehors, la réputation : un flic qui n’hésite pas, qui tranche, qui obtient. Dedans, quelque chose de bien moins solide. Sa main tremble. Pas de façon anecdotique, pas comme un détail de couleur locale : ce tremblement traverse le roman comme une ligne de faille, rappelant à chaque page que sous l’armure du Cow-Boy se cache un homme que les morts ne quittent plus. Chaque corps qu’il a vu tomber, chaque regard figé pour toujours, s’est incrusté en lui avec la précision d’une entaille. Laipsker construit ainsi un protagoniste dont la force tient autant à ses failles qu’à ses certitudes.
La relation que Venturi entretient avec ses équipes ajoute encore une couche à ce portrait déjà dense. Il est le patron que l’on redoute et que l’on suit aveuglément, celui dont les invectives valent mieux que les compliments d’un autre, celui qui pisse dans des bouteilles en plastique lors de planques de trente heures et qui exige la même abnégation de tous. Mais Laipsker ne cède jamais à la caricature : derrière le despotisme de surface circule une loyauté profonde, presque viscérale. Ce flic usé, malade peut-être, qui remballe sa peur dans sa poche et continue d’avancer, est l’un des personnages les mieux construits du roman, et l’un des plus mémorables du polar français récent.
Un charnier sous le soleil d’Occitanie
Le cadre géographique de D’entre les morts n’est pas un simple décor planté là pour faire couleur locale. L’Occitanie de Laipsker brûle, au sens propre comme au sens figuré. Les incendies criminels qui ravagent les forêts de l’arrière-pays, les hectares calcinés, la chaleur de plomb qui écrase chaque scène : tout cela crée une atmosphère d’étranglement progressif, un sentiment que la nature elle-même participe à l’horreur. C’est dans ce paysage de cendres et de troncs noircis, à la lisière entre le beau et le sinistre, que la découverte d’un charnier vient s’inscrire avec une brutalité d’autant plus saisissante qu’elle contraste avec la lumière éclatante du Sud.
C’est Olivia Montalvert, psychocriminologue mandatée par la justice et surnommée « Menthe à l’Eau », qui pénètre la première dans cet enfer à ciel ouvert. Laipsker prend le parti de nous faire traverser la scène à travers son regard, et ce choix narratif est redoutablement efficace. Olivia n’est pas une guerrière blindée : elle résiste, elle lutte contre la nausée, elle avance malgré tout. Cette vulnérabilité assumée rend la scène infiniment plus oppressante qu’une description clinique ne l’aurait fait. Le charnier n’est pas seulement décrit, il est ressenti, presque physiquement transmis au lecteur par le filtre d’une conscience qui vacille sans jamais céder.
Ce que Laipsker réussit ici, c’est de transformer un lieu de mort en véritable nœud dramatique. Le charnier n’est pas une fin en soi, il est une ouverture : sur un tueur dont les motivations dépassent de très loin la simple violence, sur un rituel dont la logique interne se révèle peu à peu, sur une enquête qui va contraindre Venturi et Montalvert à sortir des cadres habituels de la criminologie. La dimension géographique renforce encore cet effet : l’arrière-pays occitan, avec ses routes tortueuses, ses hameaux isolés, ses forêts que les flammes ont rendues méconnaissables, devient un labyrinthe naturel dans lequel chaque découverte mène à une nouvelle zone d’ombre. Le soleil du Midi n’éclaire rien ici. Il aveugle.
Esther Kramer revient à la vie
Pendant que Venturi et Montalvert s’enfoncent dans les méandres d’une enquête criminelle hors norme, un second fil narratif se tisse en parallèle, avec une logique et une identité propres. Esther Kramer débarque dans un hameau de l’arrière-pays occitan avec ses valises, une remorque chargée à ras bord et le projet fragile de tout recommencer. Elle s’installe dans une maison de famille dont elle garde peu de souvenirs, portant avec elle le poids d’un passé lacunaire et d’une identité qu’elle cherche encore à saisir. Laipsker installe ce personnage avec une économie de moyens remarquable : quelques détails suffisent à camper une femme en équilibre instable entre ce qu’elle a été et ce qu’elle espère devenir.
Ce qui rend Esther fascinante, c’est précisément cette sensation de flottement identitaire qui l’entoure comme une brume. Elle veut écrire, retrouver des souvenirs enfouis, renouer avec une histoire familiale trouée par le drame. Mais la maison ne lui rend rien facilement, et les voisins, à commencer par la trop prévenant Suzanne, semblent habiter dans un présent dont elle est exclue. Laipsker joue habilement avec cette étrangeté du retour : revenir là où l’on a grandi sans en avoir le souvenir, c’est être étranger chez soi, fantôme dans sa propre vie. Cette tension entre appartenance et dépossession confère à Esther une épaisseur psychologique qui dépasse largement le rôle qu’on pourrait lui prêter au premier regard.
Très vite, pourtant, l’atmosphère bascule. Ce qui devait être un nouveau départ se teinte d’inquiétude, d’une présence que l’on sent sans la voir, d’une menace qui rôde dans les angles morts. Laipsker est particulièrement habile à faire monter cette tension souterraine sans jamais l’expliciter trop tôt : un bruit la nuit, une fenêtre dont on ne se souvient pas avoir ouverte, un regard de voisine qui change imperceptiblement de nature. Le quotidien d’Esther se fissure en silence, et ces fissures grandissent page après page avec une précision presque chirurgicale. Sa ligne narrative finira par rejoindre celle de l’enquête, mais le chemin qu’elle emprunte pour y parvenir est l’un des territoires les plus habités et les plus troublants du roman.
Lilith, les corps assemblés et le rituel
Au cœur de D’entre les morts se loge une scène de crime qui n’appartient à aucune catégorie connue, et c’est là l’une des audaces les plus marquantes du roman. Dans une cave, Venturi et ses hommes découvrent une composition macabre : des membres prélevés sur plusieurs victimes, assemblés avec un soin troublant, éclairés par des cierges, entourés de belladone. Ce n’est pas le travail d’un prédateur classique animé par la destruction. C’est une œuvre. Ou du moins, c’est ainsi que son auteur la conçoit. Laipsker prend le risque narratif de plonger son lecteur dans une logique criminelle qui échappe aux grilles habituelles, et ce pari est tenu avec une cohérence qui force l’attention.
C’est Olivia Montalvert qui va décrypter peu à peu la symbolique de cette mise en scène. Le symbole de Lilith, figure démoniaque issue des traditions ésotériques, apparaît au dos de photographies retrouvées sur place. Les cierges, la belladone, la posture de la victime suspendue comme une idole : chaque élément s’inscrit dans un système de croyances dont la logique interne, aussi dérangeante soit-elle, obéit à une cohérence propre. Laipsker ne verse jamais dans le sensationnalisme gratuit. L’horreur est là, pleinement, mais toujours au service d’une signification plus profonde que l’auteur distille avec une patience narrative remarquable. Le rituel n’est pas une fin, c’est un langage, et Menthe à l’Eau est la seule à en tenir le fil.
Ce qui élève cette dimension ésotérique au-dessus du simple artifice scénaristique, c’est la façon dont elle reconfigure l’ensemble de l’enquête. Le tueur ne cherche pas à détruire : il cherche à créer, à reconstituer, à faire revivre quelque chose ou quelqu’un. Cette motivation d’ordre quasi spirituel, que Montalvert formule avec une prudence teintée d’incrédulité, ouvre une brèche dans le roman par laquelle s’engouffrent des questions qui dépassent largement le cadre policier. Qu’est-ce qui pousse un être humain à franchir ces frontières-là ? Quelle perte, quel manque, quelle obsession peut conduire à de tels actes ? Laipsker ne répond pas immédiatement, il laisse la question fermenter, et c’est précisément ce silence qui rend le roman si difficile à lâcher.
L’obsession au-delà de la raison
L’un des choix les plus audacieux de Laipsker consiste à accorder au lecteur un accès partiel à la conscience du tueur, bien avant que l’enquête ne parvienne à le cerner. Ces incursions dans un point de vue radicalement autre sont parmi les passages les plus glaçants du roman, non pas parce qu’ils décrivent des actes violents, mais parce qu’ils révèlent une logique intérieure d’une cohérence terrifiante. Le meurtrier ne se perçoit pas comme tel. Il agit par nécessité, par amour même, selon une arithmétique de la mort et de la résurrection que lui seul est capable de lire. Cette façon de pénétrer une psyché dévastée sans jamais en excuser les crimes est un exercice d’équilibre narratif que Laipsker maîtrise avec une sûreté de main troublante.
L’obsession qui structure ces crimes n’est pas tournée vers la destruction pour elle-même, mais vers une forme de reconstitution impossible. Chaque victime est un fragment, chaque meurtre une étape dans un projet qui dépasse l’entendement ordinaire. Les photographies conservées précieusement, les gestes accomplis avec méthode, la main mutilée qui manipule les détails du rituel avec une dextérité acquise à force de répétition : tout dans ce personnage dit une dévotion absolue, une foi monstrueuse en quelque chose que la raison ne peut atteindre. Laipsker réussit à rendre cette folie lisible sans la rendre acceptable, ce qui est peut-être la prouesse la plus délicate de tout le roman.
Ce portrait en creux du criminel dialogue constamment avec le travail analytique d’Olivia Montalvert, et c’est de cette confrontation que naît l’une des dynamiques les plus stimulantes du récit. Chaque hypothèse que formule Menthe à l’Eau, chaque hésitation, chaque refus d’avancer trop vite une théorie non étayée, trouve un écho dans ce que le lecteur perçoit de l’intérieur de la machine criminelle. On sait des choses qu’elle ignore encore, on ignore des choses qu’elle pressent déjà. Laipsker joue avec cette asymétrie de l’information avec une habileté consommée, maintenant une tension qui ne doit rien aux ressorts artificiels du genre, mais tout à la profondeur psychologique de ses personnages.
La Dame blanche
Elle surgit d’abord comme une rumeur. Un vieux vagabond au regard halluciné, planté au milieu du chaos d’une scène de crime, qui murmure des mots que personne ne prend au sérieux. La Dame blanche. Venturi l’écoute pourtant, parce que vingt ans de police judiciaire lui ont appris que la vérité choisit parfois les bouches les moins attendues pour se faire entendre. Ce personnage fugace, à peine esquissé, plante néanmoins une graine narrative qui va germer lentement, très lentement, jusqu’à envahir tout le roman. Laipsker sait que les meilleures figures spectrales sont celles qu’on pressent avant de les voir, et il construit cette apparition avec la patience d’un auteur qui fait confiance à ses lecteurs.
Du côté d’Esther, la Dame blanche prend une tout autre dimension. Ce n’est plus une rumeur, c’est une présence. Quelque chose ou quelqu’un qui s’insinue dans la maison, dans les nuits sans courant, dans les angles que la lune n’éclaire pas tout à fait. Laipsker traite cette irruption du fantastique apparent avec une grande intelligence romanesque : il ne tranche jamais entre l’hallucination et la réalité, laissant délibérément le lecteur dans cet espace inconfortable où les deux coexistent. Est-ce le fruit d’une psyché fragilisée par le somnifère et l’isolement ? Est-ce une présence bien réelle qui se joue des perceptions d’Esther ? La question reste ouverte bien plus longtemps qu’on ne l’anticipe, et c’est dans cette suspension du jugement que réside une grande partie du malaise que le roman génère.
Ce qui relie ces deux manifestations de la Dame blanche, c’est leur fonction narrative commune : elles signalent que quelque chose d’invisible traverse le roman de part en part, un fil tendu entre les vivants et ce qui leur échappe. Laipsker emprunte ici au registre du conte gothique sans jamais quitter le terrain du thriller, une hybridation des genres qui donne à D’entre les morts sa texture particulière, à la fois ancrée dans le réel le plus brutal et flottant aux lisières de quelque chose d’indéfinissable. La Dame blanche n’est pas un ornement : elle est le symptôme d’un roman qui refuse de se laisser enfermer dans une seule case, et qui trouve dans cette liberté formelle l’une de ses forces les plus singulières.
Oskara : le visage caché du mal
Le nom arrive tard, lâché presque par accident au détour d’une conversation, et pourtant il reconfigure immédiatement tout ce que le lecteur croyait avoir compris. Oskara Ahmet. Laipsker prend soin de ne pas livrer ce personnage d’un seul bloc : il se construit par fragments, par témoignages successifs, par la reconstitution patiente qu’opèrent Venturi et Montalvert à travers les institutions qu’ils traversent, un cabinet de psychiatrie, un service hospitalier, les souvenirs flous de ceux qui l’ont croisée. Cette approche en mosaïque est redoutablement efficace, car elle reproduit au niveau de la forme même ce que le personnage est dans le fond : quelqu’un qui n’existe que par éclats, une identité construite dans l’ombre et l’esquive.
Ce qui distingue Oskara des figures criminelles convenues que le polar consomme parfois avec trop de facilité, c’est la nature de sa pathologie. L’érotomanie, le délire obsessionnel, les traumatismes enfouis que le Dr Corbier entrevoit sans pouvoir les nommer complètement : tout cela dessine non pas un monstre venu d’ailleurs, mais une femme fracturée par quelque chose qui a précédé les crimes, qui les explique sans les justifier. Laipsker refuse le manichéisme de pacotille. Il ne cherche pas à susciter de la sympathie pour Oskara, mais il s’obstine à lui conserver une humanité dysfonctionnelle qui rend sa dangerosité d’autant plus réelle. Le mal le plus difficile à affronter est celui qui a un visage, une histoire, une logique interne, même brisée.
Le fait qu’elle ait disparu de l’établissement psychiatrique avant que l’enquête ne remonte jusqu’à elle ajoute une dimension supplémentaire à ce personnage insaisissable. Oskara est dans la nature, quelque part, et cette liberté retrouvée transforme chaque page qui suit en terrain miné. Montalvert l’a cerné sans l’avoir vue, Venturi la cherche sans savoir exactement ce qu’il trouvera. Cette tension entre la connaissance intellectuelle d’un profil et la réalité physique d’une menace concrète est l’un des ressorts les mieux exploités de la seconde moitié du roman. Oskara plane au-dessus du récit comme une menace diffuse, et cette présence en creux est, à sa façon, plus oppressante que n’importe quelle confrontation directe.
D’entre les morts : un thriller au bord de l’abîme
Refermer D’entre les morts, c’est avoir le sentiment d’émerger d’un monde dont on a absorbé la chaleur, la suie et l’inquiétude. Alexis Laipsker construit un thriller qui tient simultanément plusieurs promesses : celle du polar procédural ancré dans le quotidien d’une brigade criminelle, celle du roman psychologique qui ausculte des âmes abîmées, et celle d’un récit à double fil dont les deux trajectoires, Venturi d’un côté, Esther de l’autre, convergent avec une implacabilité que l’on pressent sans pouvoir anticiper exactement la forme qu’elle prendra. Cette architecture narrative tenue jusqu’au bout est l’une des marques d’un auteur qui sait où il va, même lorsqu’il feint de s’égarer.
Ce qui ancre le roman dans quelque chose de plus grand que le simple divertissement, c’est la façon dont il traite ses personnages secondaires avec autant de soin que ses protagonistes. Le vieux vagabond kosovar et ses prophéties murmurées, la capitaine Desforges et sa raideur militaire qui dissimule une acuité redoutable, le neurologue qui en sait plus qu’il ne dit, le journaliste Carrioux dont les intentions restent longtemps ambiguës : chacun occupe exactement la place qui lui revient, sans remplissage ni esbroufe. Laipsker peuple son Occitanie d’êtres qui ont une épaisseur, une odeur, une façon bien à eux d’habiter la page. C’est ce souci du détail humain qui transforme une intrigue déjà solide en expérience de lecture pleinement habitée.
D’entre les morts s’inscrit dans la tradition du polar français qui n’a pas peur de regarder en face ce que la violence révèle de nos fragilités collectives, mais il le fait avec une voix propre, reconnaissable, qui mêle l’adrénaline de l’action à la lenteur nécessaire de la psychologie. Alexis Laipsker signe un roman qui se souvient que la mort n’est jamais abstraite, qu’elle laisse des traces dans les corps, dans les enquêtes et dans les consciences de ceux qui la côtoient de trop près. Pour les amateurs de polar exigeant, celui qui veut du rythme sans sacrifier la profondeur, D’entre les morts est une lecture qui marque, et dont certaines images persistent bien après que la dernière page a été tournée.
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Mots-clés : Polar français, thriller occitan, commissaire Venturi, crime rituel, psychocriminologie, ésotérisme, Alexis Laipsker
Extrait Première Page du livre
« FIN ?
Malgré sa main tremblante, il l’avait alignée dans la mire de son pistolet. La jeune femme se trouvait pile au milieu des repères de visée.
Le commissaire Venturi bloqua sa respiration.
Il aurait voulu que tout se déroule différemment. Mais le destin avait encore décidé de se jouer de lui, plaçant inéluctablement la mort à ses côtés.
Il pressa la détente, libérant le feu, le plomb, le fracas.
Pendant la fraction de seconde où il ferma les yeux, il repensa à chacune des vies qu’il avait été amené à ôter au cours de sa carrière. Quatre existences arrachées. Et le décompte macabre était sur le point de s’alourdir. À cet instant précis, il aurait tout donné pour que les choses se déroulent autrement, pour ne pas être celui qui tirait. Pour que personne n’ait à tirer.
Une détonation sèche.
La balle vint la frapper en pleine poitrine. Fauchée, la frêle jeune femme s’effondra.
Déjà, une nappe de sang se répandait sur le sol.
Son corps était animé de soubresauts absurdes, dernières manifestations désespérées d’une vie sur le point de s’éteindre.
– C’est moi… balbutia-t-elle dans un râle.
En rengainant son arme encore chaude, Victor Venturi aurait aimé que ce ne soit qu’un cauchemar. Mais c’était la réalité. L’affreuse réalité.
Il avait donné la mort. Une nouvelle fois.
Et la femme qu’il venait d’abattre n’était pas n’importe qui.
– C’est moi… Olivia…
Elle éructa un caillot de sang.
– … Montalvert.
Une ultime convulsion.
Puis, son regard se figea.
Pour toujours. »
- Titre : D’entre les morts
- Auteur : Alexis Laipsker
- Série : Commissaire Venturi
- Éditeur : Éditions Michel Lafon
- ISBN : 9782749956664
- Format : Broché
- Nationalité : France
- Langue : Français
- Date de publication : 21/03/2024
- Nombre de pages : 400 pages
- Genre : Polar, Thriller
Résumé
Dans le Sud de la France, par une canicule qui ne faiblit pas, le commissaire Victor Venturi, dit le Cow-Boy, tombe sur une scène de crime sans précédent : dans une cave, un corps composé de membres prélevés sur plusieurs victimes, mis en scène avec un soin rituel troublant. Épaulé par la psychocriminologue Olivia Montalvert, il remonte une piste qui mêle ésotérisme, symboles démoniaques et une logique criminelle qui échappe à toutes les grilles habituelles, pendant que les forêts de l’arrière-pays occitan brûlent et que les corps continuent de s’accumuler.
En parallèle, Esther Kramer revient s’installer dans une maison familiale chargée de secrets, portant avec elle les fragments d’un passé qu’elle n’arrive pas à reconstituer. Mais ce qui devait être un nouveau départ se teinte rapidement d’une inquiétude sourde : une présence rôde, une silhouette en blanc que personne d’autre ne semble voir, et un mystérieux grimoire découvert dans une cachette qui ouvre des portes qu’elle aurait peut-être mieux fait de laisser fermées. Les deux récits avancent en miroir, jusqu’à une convergence que le lecteur pressent sans pouvoir l’anticiper.
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Je m’appelle Manuel et je suis passionné par les polars depuis une soixantaine d’années, une passion qui ne montre aucun signe d’essoufflement.





















