Quitte à tuer autant le faire dans l’ordre de Virginie Lloyd : un polar entre comédie noire et dérive intime

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Quitte à tuer autant le faire dans l'ordre de Virginie Lloyd

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Toulouse en toile de fond, la noirceur en bandoulière

Virginie Lloyd plante son intrigue dans une Toulouse qui n’a rien d’une carte postale. La Ville Rose se donne ici à voir par ses interstices, ces zones d’affaires bétonnées du côté de Labège Innopole, ces quais de La Daurade où l’eau brune cache plus de secrets qu’elle n’en révèle, ces parkings sous-terrains où le vent d’autan, ce fameux « vent des fous », vient lécher les flaques de pluie. La Garonne traverse le récit comme une artère malade, les ponts y figurent autant de seuils symboliques, et le Canal du Midi déroule ses platanes centenaires en bordure du quotidien de Lily. L’auteure ne dépeint pas une ville touristique, elle restitue l’envers du décor, celui des trajets en bus 26, des cafés de chaîne, des fleuristes du quartier et des supermarchés où l’on croise plus de tristesse que de bonheur.

Le Sud-Ouest infuse chaque page avec sa langue, ses mœurs, sa météo capricieuse. Le quart d’heure toulousain devient une convention narrative, les boucheries de quartier remplacent les supermarchés anonymes, le Stade Toulousain trône sur les magnets du frigo. Cette géographie ancrée donne au polar une texture rare, loin des décors interchangeables qui peuplent tant de thrillers contemporains. Le Lauragais et ses marchés de plein vent, l’évocation pudique d’un camp de concentration oublié dans un joli village du sud, les abattoirs reconvertis en centre d’art moderne, tout cela construit une mémoire des lieux qui s’entrelace avec celle des personnages.

Cette inscription territoriale produit un effet de réel saisissant. Les Toulousains reconnaîtront leurs rues, leurs habitudes, leurs travers, et les autres lecteurs découvriront une ville moins reluisante, plus vibrante aussi, où la noirceur du polar trouve son terreau idéal. Virginie Lloyd manie sa carte avec précision, elle sait que le crime a besoin d’un sol pour prendre racine, et le sien colle à la peau de Toulouse comme la sueur d’un mois de juillet sous le pont Saint-Pierre. La ville n’est pas un décor, elle est presque coauteure du roman.

Lily Brooks, miss notice à l’esprit cadenassé

Rencontrer Lily Brooks équivaut à pousser la porte d’un appartement où chaque objet attend sagement sa place. Rédactrice technique dans une boîte de la zone d’affaires labégeoise, elle est ce que les commerciaux du troisième étage surnomment « Miss Notice », reine incontestée du mode d’emploi parfait et de l’agrafe bien posée. Trente-neuf ans, célibataire, accompagnée d’un chat baptisé Swiffer et d’un Pachira porte-bonheur, elle navigue dans un univers de Post-it méticuleusement classés par couleur, les jaunes pour les tâches courantes, les vert bouteille pour les mails, les rouges pour les urgences. Son existence semble taillée à la règle, chronométrée par l’agenda Google, scandée par les bus 26 de 7 h 42 et les jeudis sacrés à la maison de retraite.

Sous cette carapace de routine, Virginie Lloyd creuse un sillon plus douloureux. Lily est orpheline depuis ses dix ans, et ce vide originel résonne dans chacun de ses gestes maniaques. Elle classe pour ne pas s’effondrer, vérifie pour ne pas trembler, applique des protocoles pour échapper à ce que la vie pourrait lui réserver d’imprévisible. L’auteure dévoile cette mécanique intime sans jamais sombrer dans le pathos, en laissant affleurer la blessure par touches discrètes, comme cette tasse ébréchée chez Henriette ou ce mantra « cosinus tangente » qu’elle se répète quand son cerveau menace de dérailler.

Lily Brooks fascine parce qu’elle se présente avec un double fond, une professionnelle irréprochable doublée d’une femme paumée, une intellectuelle pointilleuse qui se nourrit de Pringles et de Netflix le soir venu, une orpheline lucide qui regarde sa propre vie défiler comme une notice qu’elle n’aurait jamais songé à rédiger. Cette dualité constitue le moteur du roman et offre au lecteur un compagnonnage rare, où l’on rit, où l’on s’attendrit, où l’on s’inquiète. Virginie Lloyd la dote d’une voix intérieure si singulière qu’elle s’imprime durablement, longtemps après la dernière page tournée.

La bande du grand chêne et le rituel du jeudi

Au cœur d’une maison de retraite du sud toulousain pousse un chêne devenu sanctuaire. Là, chaque jeudi à 14 h 25 précises, Lily rejoint trois compagnons d’âme à qui elle apporte une boîte de pâtisserie aux dimensions immuables, un millefeuille pour elle, une religieuse pour Hubert, un cheesecake pour Jacky, un gâteau au citron vert pour Henriette. Ce rituel hebdomadaire constitue le poumon affectif du livre, ce lieu où Lily déverrouille brièvement son armure et où Virginie Lloyd déploie toute la tendresse dont son écriture est capable. Henriette, octogénaire bienveillante au médaillon offert par son défunt François, Hubert, vieux garçon en fauteuil roulant qui dissimule une moumoute avec la dignité d’un général en campagne, Jacky, Écossais haut perché qui se transforme chaque samedi soir en reine de spectacle pour ses pairs, talons pailletés et faux-cils impatients.

L’auteure orchestre cette galerie avec une affection contagieuse. Les piques entre Jacky et Hubert claquent comme des feux d’artifice, les répliques d’Henriette désamorcent les tempêtes par leur sagesse souriante, et Lily, au milieu, écoute, observe, savoure. Loin de tomber dans la caricature gérontologique, Virginie Lloyd offre à ces aînés une épaisseur, un humour, une vitalité qui renversent les clichés sur la maison de retraite. On y court des marathons improvisés en déambulateur, on y organise des spectacles de cabaret, on y signe des pactes solennels sous le grand chêne, on y compose une famille choisie, plus solide que bien des familles de sang.

Ces scènes apportent au roman un contrepoint lumineux qui en rehausse paradoxalement la noirceur. Lorsque Lily quitte le sanctuaire pour rejoindre son open-space ou ses pulsions plus troubles, le contraste devient saisissant. Virginie Lloyd démontre qu’un polar peut héberger en son sein des moments de pure douceur sans rien céder à sa tension narrative. Le grand chêne fait office d’axe autour duquel tourne la boussole morale du livre, et la bande du jeudi forme un quatuor que l’on quitte avec regret quand vient la dernière page.

Une plume saturée de marques, d’odeurs et de néons

Lire Virginie Lloyd revient à pénétrer dans un grand magasin sensoriel où les marques se bousculent, où les odeurs se télescopent, où les références pop éclatent comme des néons sur une vitrine de centre commercial. Le canapé Ikea anti-tâches côtoie le mug Pac-Man, la machine à pain Moulinex modèle Home Bread voisine avec le rouge Casto A113, les tic-tac menthe glaciale rivalisent avec les Pringles, le shampoing Timotei flirte avec les chaussons du Stade Toulousain. Cette matérialité débridée pourrait n’être qu’un tic d’écriture, elle devient ici une véritable méthode de caractérisation. Chaque objet nommé dit quelque chose de l’époque, du milieu social, de l’humeur du moment. L’auteure compose un patchwork générationnel où le bug de l’an 2000 cohabite avec Google Maps, où Cloclo croise Pharrell Williams, où Sherlock Holmes s’invite dans les bas-fonds du marketing toulousain.

Les sens sont sollicités sans relâche. Ça sent la transpiration des VRP du troisième, le parfum du fleuriste José, l’eucalyptus, la cigarette électronique à la mûre, le caramel mâchouillé par un infirmier louche, la cendre d’une réunion qui tourne mal. Les couleurs claquent en permanence, du Post-it bleu pétrole aux paillettes de Jacky en passant par le rouge sang du logo Netflix. Cette texture immersive happe le lecteur dès le seuil et ne le relâche plus.

Le style emprunte aussi à la digression, mais une digression toujours fonctionnelle. Une notice de Botox surgit au détour d’une conversation tendue, l’histoire de l’escalator de Reno s’invite au milieu d’une scène de chaos, la cité de Carcassonne et son musée de l’Inquisition débarquent sans prévenir pour éclairer le rapport de Lily à la cruauté. Virginie Lloyd nourrit son récit de ces excursions érudites distillées avec une légèreté qui les rend savoureuses plutôt que pédantes. La phrase, courte ou lancée à toute volée, alterne avec un instinct sûr les rythmes, et l’on referme chaque section avec la sensation d’avoir traversé un feuilleton intime, sociologique et délirant à la fois.

Quand le bonheur 2.0 dérape vers le mode opératoire

Au cœur du livre se loge une idée vertigineuse, la quête du bonheur érigée en industrie contemporaine peut conduire à des territoires que l’on n’avait pas prévu d’explorer. Lily découvre les ouvrages de développement personnel comme on tombe sur un nouveau dealer, achète des piles entières d’essais aux promesses lumineuses, surligne au feutre rose les préceptes qui doivent la mener vers la D.O.S.E, ce cocktail magique de dopamine, d’ocytocine, de sérotonine et d’excitation. Virginie Lloyd capte avec une justesse féroce le langage de ces gourous modernes, leurs ateliers, leurs algorithmes Facebook qui balancent des suggestions de groupes « Bonheur végan » ou « Êtres de Lumière du Sud-Ouest ». L’auteure ne raille pas frontalement, elle montre, et la satire émerge d’elle-même par la simple précision du trait.

Le glissement s’opère insidieusement. Une recommandation de bouquin conseille d’éloigner les indésirables, et Lily prend la consigne au pied de la lettre. Une rencontre fortuite dans un centre commercial éveille en elle des pensées qu’elle n’osait pas formuler, puis un événement bascule sans qu’elle l’ait totalement orchestré, et la voici qui découvre que sa logique de rédactrice de notices s’applique à merveille à un domaine pour lequel elle n’avait jamais postulé. Le mode opératoire devient son nouveau langage, le Post-it bleu pétrole sa carte de visite, le Haka préopératoire son rituel d’entrée en scène. Virginie Lloyd interroge ce que la société fait à ses singletons hyper organisés, ce que les injonctions au bonheur produisent chez ceux qui les prennent trop au sérieux, ce qu’il advient quand l’esprit méthodique rencontre l’absence de garde-fous.

Le récit s’avance sur la corde raide entre comédie de mœurs et thriller intérieur. On y voit comment une héroïne ordinaire, lectrice modèle des manuels de croissance personnelle, peut basculer dans une dérive presque logique tant le glissement est progressif. Le roman ne juge pas Lily, il la suit, l’observe, lui prête une voix intérieure d’une lucidité parfois dérangeante. C’est précisément cette absence de moralisme qui rend la proposition si troublante.

L’open-space comme arène, le bureau 27 comme bastion

Le bureau 27, quatre mètres trente-six de territoire à gauche en entrant, constitue le quartier général de Lily et l’épicentre comique du roman. Virginie Lloyd y déploie une fresque entreprise contemporaine d’une précision satirique réjouissante. Le chef de service, Fornex, surnommé « le Hamster » pour sa manière de tourner dans son bureau de verre, incarne tout ce que la vie de bureau peut produire de plus repoussant, la mesquinerie érigée en méthode de management, le harcèlement déguisé en feedback, la jouissance malsaine du contrôle. Autour de lui gravitent Annette, secrétaire quadragénaire phobique du célibat et grande prêtresse des ragots de machine à café, et Martin, rédacteur technique sympathique, mari rongé par la culpabilité de ne pas rentrer assez tôt chez lui.

L’auteure trouve dans cet écosystème un terrain de jeu parfait pour son écriture. Les rituels du matin autour des tasses personnalisées, les boulettes de papier lancées d’un bureau à l’autre, les bourrages papier de la photocopieuse, les rapports certifiés à la minute près, tout cela compose une comédie bureaucratique reconnaissable par quiconque a passé une journée dans une zone d’affaires. La salle de repos devient confessionnal, la fenêtre du chef poste d’observation, le couloir des commerciaux territoire ennemi. Virginie Lloyd se moque sans cruauté, montre les petites lâchetés, les amitiés bancales, les solidarités improvisées qui se nouent face à l’autorité.

L’open-space sert aussi de scène à des morceaux de bravoure mémorables. Une réunion annuelle avec les big boss de Paris bascule en spectacle inoubliable, un échange à propos de Country Magazine déclenche une avalanche de péripéties, un siège chauffant devient l’objet le plus inquiétant du roman. L’auteure transforme ces banalités de cubicules en matière romanesque haletante, et l’on s’attache à ce trio des techniciens du troisième étage, à leur quotidien feutré qui dissimule des tensions plus profondes. Le bureau 27 reste, jusqu’au dénouement, ce repère immuable où Lily revient comme on rentre à la maison, agrafeuse en main et Post-it alignés.

Un humour noir qui mord sans jamais lâcher prise

L’humour traverse ce polar comme un fil de fer barbelé, à la fois affûté et joyeux. Virginie Lloyd manie l’ironie avec une décontraction qui rappelle les meilleures plumes britanniques tout en lui injectant une nervosité bien française. Les comparaisons fusent à un rythme soutenu, les voisines refaites siliconées deviennent des airbags gonflés à bloc, la pluie de bonheur tombe comme une averse d’été un jour de canicule, un cadavre potentiel se retrouve dans un drap couleur linceul. Cette inventivité métaphorique nourrit chaque page d’un plaisir de lecture supplémentaire, sans jamais alourdir le récit.

Le pari le plus audacieux de l’auteure consiste à faire cohabiter ce comique permanent avec une matière dramatique très sombre. Les morts s’enchaînent, les pulsions s’expriment, les blessures intimes affleurent, et pourtant le sourire ne quitte pas le lecteur. Virginie Lloyd y parvient grâce à une voix narrative qui s’autorise des incursions cocasses, des apartés philosophiques saugrenus, des dialogues intérieurs où Lily débat avec sa propre conscience comme on consulterait un manuel d’auto-assemblage. L’humour devient un anesthésiant qui prépare le lecteur à recevoir des séquences plus dures sans céder à l’effroi gratuit.

Cette tonalité particulière rapproche le roman d’une tradition que l’on a parfois oubliée, celle où le polar français savait rire de lui-même tout en abordant des thématiques graves. La solitude des grandes villes, le poids du deuil non résolu, la violence ordinaire des rapports de travail, le marketing du bien-être, autant de sujets sérieux abordés sous l’angle d’une comédie féroce qui ne renonce jamais à sa tendresse pour ses personnages. On rit, on grince, on s’attendrit, parfois dans la même phrase, et l’on ferme le livre avec cette sensation rare d’avoir traversé une œuvre qui respecte son lecteur sans jamais l’épargner.

Un polar qui se lit comme on déplie une notice

Refermer « Quitte à tuer autant le faire dans l’ordre » laisse une impression singulière, celle d’avoir suivi une héroïne qui démonte sa propre existence comme on consulte un mode d’emploi. Virginie Lloyd signe un coup d’éclat dans le paysage du polar francophone, avec une voix immédiatement reconnaissable, un univers densément peuplé, une mécanique narrative qui s’accélère sans jamais perdre le lecteur en route. Le roman trouve son équilibre entre le portrait psychologique d’une femme blessée, la satire d’une époque obsédée par le bonheur en kit, et l’enquête intime d’une rédactrice de notices qui finit par découvrir que la sienne n’a jamais été écrite.

L’œuvre se distingue par sa capacité à tenir plusieurs registres simultanément. Comédie de mœurs et thriller, exploration sentimentale et farce sociale, hommage à Toulouse et critique de la culture du développement personnel cohabitent sans heurts grâce à une plume virtuose. Lily Brooks s’inscrit déjà dans cette lignée des héroïnes singulières que l’on n’oublie pas une fois la lecture achevée, aux côtés de ses inoubliables compagnons du grand chêne et de l’open-space. Les amateurs de polars classiques y trouveront leur compte, les lecteurs en quête d’une voix décalée également, et ceux qui aiment les romans où l’on rit autant que l’on s’inquiète repartiront comblés.

Virginie Lloyd démontre qu’il est possible de revisiter les codes du genre noir avec une fraîcheur intacte, sans recourir aux ficelles attendues de la psychologie criminelle ou aux décors urbains stéréotypés. Le livre s’offre comme une notice à part, à parcourir lentement pour en apprécier chaque détail, chaque digression, chaque Post-it bleu pétrole épinglé dans la marge. Une chose est certaine, la francophonie polar gagne ici une auteure dont on attendra la prochaine livraison avec une impatience non négociable.

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Mots-clés : Comédie noire, Polar toulousain, Virginie Lloyd, Lily Brooks, développement personnel, thriller psychologique, humour noir


Extrait Première Page du livre

« SMS :

  • ne me dites pas que vous l’avez fait ?
  • eh, un petit bonjour, ça serait pas de refus.
  • déconnez-pas !
  • booooonjour… ?
  • putain Lily ! BONJOUR !
  • un problème ? Vous supportez mal le lundi ou quoi ?
  • Lily, arrêtez de jouer avec mes nerfs !
  • vous savez ce qu’on dit à propos du lundi ?
  • putain !
  • non, ça c’est ce que vous dites à longueur de temps. On dit « Ne déteste pas le lundi, fais que le lundi te déteste ! » Ah, ah, ah !
  • c’est vous que je vais détester si vous continuez !!! Alors ?
  • alors quoi ?
  • la juge, bordel ! Elle est morte !

Sur le mur orange, couleur #A113 de chez Casto sont plantés des Post-it bleu pétrole, des notes, des photos, des rapports et un mode opératoire. Sur la table basse, des Tuc en miette et une bouteille de Whisky. Mauvais signe. Cosinus tangente, cosinus tangente, bordel ! Lily essaie de remettre de l’ordre dans ses pensées. Autant tenter une partie de Pictionnary, les mains liées dans le dos. Elle pose ses fesses taille 42 sur son canapé Ikea.

— Alors ? C’est vous ?

— Aucune idée. »


  • Titre : Quitte à tuer autant le faire dans l’ordre
  • Auteur : Virginie Lloyd
  • Éditeur : Auto-édition
  • ISBN : 9781790822263
  • Format : Broché
  • Nationalité : France
  • Langue : Français
  • Date de publication : 05/12/2018
  • Nombre de pages : 347 pages
  • Genre : Polar, comédie noire, thriller psychologique, satire sociale
  • Sujets traités : Toulouse, développement personnel, routine, solitude, deuil, monde de l’entreprise, amitié intergénérationnelle, dérive criminelle

Page officielle : www.virginielloyd.com

Résumé

À Toulouse, Lily Brooks coule des journées millimétrées dans une boîte de rédaction de notices techniques. Trente-neuf ans, orpheline depuis l’enfance, célibataire indéfectible, elle vit aux côtés de son chat Swiffer et de son Pachira porte-bonheur, classe ses Post-it par couleur, attrape le bus 26 à 7 h 42 et savoure ses jeudis sacrés à la maison de retraite avec Henriette, Hubert et Jacky.
Sa rencontre avec les manuels de développement personnel va faire vaciller ce bel équilibre. Aspirée par la promesse d’une dose magique de bonheur, Lily découvre que sa logique méthodique de rédactrice de modes d’emploi peut s’appliquer à bien d’autres domaines. Entre satire de l’entreprise, dérive intime et humour noir, Virginie Lloyd signe un premier polar singulier où Toulouse devient le théâtre d’une comédie féroce et tendre.


Je m’appelle Manuel et je suis passionné par les polars depuis une soixantaine d’années, une passion qui ne montre aucun signe d’essoufflement.


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