Le carnet d’un romancier qui prend son lecteur à témoin
Un homme s’assied devant un cahier, trempe sa plume et annonce sans détour qu’il va tuer un inconnu dont il ignore le nom, l’adresse et le visage. Voilà l’ouverture que Nicholas Blake choisit pour ce roman paru en 1938, sous une signature qui dissimulait alors le poète Cecil Day-Lewis. Le narrateur s’excuse presque de son préambule mélodramatique, invoque l’habitude professionnelle qui lui fait interpeller un « ami lecteur », et cette coquetterie d’écrivain installe immédiatement une intimité vénéneuse. Nous ne lisons pas un rapport, nous sommes pris à partie, promus confesseurs d’un projet criminel qui se déclare avant même d’avoir commencé.
La justification du journal constitue l’un des plus beaux morceaux de raisonnement du livre. Le meurtrier solitaire, explique le narrateur, a besoin d’un complice imaginaire parce que la conscience travaille en agent provocateur, arrache des paroles imprudentes, endort dans une fausse sécurité, ramène sur les lieux du crime. Aucune force de police ne viendrait à bout d’un individu totalement dépourvu de scrupules, mais ce monstre n’existe pas. Écrire devient donc une soupape, un moyen de survivre à sa propre préméditation. L’ironie est savoureuse : un auteur de romans policiers constitue lui-même le dossier qui pourrait le perdre.
Sous cette machinerie brillante circule une douleur que Blake traite avec une sobriété remarquable. Un enfant de six ans traverse la route au retour du village, une voiture surgit du tournant, les bonbons s’éparpillent sur l’asphalte et le père en ramasse un poissé de sang. Cette image, livrée sans emphase, en trois lignes, contient toute la charge émotionnelle du livre. Le narrateur écrit depuis un bungalow prêté par un ami, face au Golden Cap et aux barques de la baie, un jour qui aurait dû être le septième anniversaire de son fils, celui où il lui aurait appris à manœuvrer le canot à voile. Le deuil ne s’étale jamais, il affleure par ces détails précis qui font que le lecteur, loin de juger le projet annoncé, en épouse malgré lui la logique.
Frank Cairnes, Felix Lane et l’art de se rendre méconnaissable
Le dispositif le plus astucieux du roman tient à la dualité de son narrateur. Frank Cairnes, homme discret retiré dans les Cotswolds, signe ses romans policiers du pseudonyme Felix Lane. Quand il décide de traquer le chauffard, il ne se contente pas d’emprunter ce nom de plume : il l’habite. Louer un appartement meublé à Maida Vale, laisser pousser une barbe, changer de voiture pour éviter une plaque d’immatriculation du Gloucestershire, inventer à Felix Lane une famille, un passé, des manies. La chasse commence par un travail de romancier appliqué à soi-même, et Blake tire de cette idée un vertige constant : l’écrivain devient sa propre créature.
Les pages consacrées au monde du cinéma comptent parmi les plus enlevées. Muni d’une lettre d’introduction de son éditeur Holt, le faux Felix Lane obtient de visiter les studios de la British Regal Films et se voit infliger par un certain Callaghan, silhouette émaciée aux doigts jaunis de nicotine, une visite exhaustive dont il ressort l’esprit semblable à un buvard de bureau de poste. La chaleur, les câbles électriques où l’on trébuche, les figurants condamnés à se tourner les pouces, le vocabulaire technique asséné sans répit : Blake croque ce milieu avec une drôlerie sèche, très anglaise, qui allège la tension sans jamais la dissoudre.
Toute cette comédie sert un objectif unique, approcher une jeune actrice, Lena Lawson, dont une dépression nerveuse survenue en janvier a interrompu un tournage pendant quinze jours. La coïncidence de date suffit au chasseur. Ce qui rend la séquence passionnante, c’est la lucidité impitoyable avec laquelle le narrateur observe sa propre bassesse. Il séduit par calcul, ment par nécessité, et consigne le tout avec une honnêteté qui le sauve à nos yeux tout en l’accablant. Blake tient là son sujet véritable, moins la vengeance que la contamination progressive d’un homme cultivé et doux par les gestes qu’il s’oblige à accomplir. Le déguisement finit toujours par teindre la peau.
Une aile de voiture, un phare grillagé, une méthode
Le cœur intellectuel du roman se loge dans une nuit de raisonnement, à la plume, dans un cottage silencieux. La police a échoué, inutile de refaire son travail avec des moyens moindres : le narrateur décide d’exploiter le seul atout que lui donne son métier, cette faculté de s’identifier au criminel que possède tout auteur de romans policiers. Suit une chaîne de propositions numérotées, menée avec une rigueur qui rappelle les grands exercices déductifs de l’âge d’or britannique, mais appliquée ici non à la découverte d’un coupable pour la justice, à sa livraison pour l’exécution.
L’enchaînement mérite d’être savouré pas à pas. Une aile cabossée se redresse au marteau, or le martelage nocturne réveillerait le voisinage et attirerait l’attention le lendemain matin. Donc la pièce n’a pas été redressée, elle a été remplacée. Donc l’homme dispose de pièces détachées sans avoir de comptes à rendre, donc il tient un garage. L’absence de débris de verre sur la route oriente vers un phare protégé par un grillage, détail qu’on remarque sur les voitures de sport, puissantes et surbaissées, seules capables de négocier ce tournant à vive allure sans déraper. Le garage doit enfin se trouver près d’une rivière ou d’un fourré épais, puisqu’il a bien fallu se débarrasser des pièces compromettantes.
Blake a l’élégance de faire suivre cette euphorie d’un réveil désabusé : au matin, le raisonnement paraît inconsistant à son auteur, qui mesure le nombre de garages contenus dans un rayon de cent cinquante kilomètres. Le hasard viendra épauler la méthode, sous la forme d’un gué franchi trop vite sur un chemin de traverse près de Cirencester et d’un fermier accoudé à sa barrière. Cette alternance de déduction pure et de coïncidence assumée donne au récit son rythme singulier. Nous ne suivons pas une enquête, nous suivons une traque, et la différence tient à ce que le chasseur n’a nulle intention de remettre sa proie à personne. Le lecteur, complice désigné dès la première page, se surprend à espérer que le calcul soit juste.
Severnbridge, un salon où chacun retient son souffle
L’entrée dans la maison des Rattery fait basculer le livre vers la comédie de mœurs la plus mordante. Le maître de maison fume devant sa cheminée, cigarette entre index et médius, coude levé, avant-bras horizontal, attitude d’un homme qui tient à ce que nul n’ignore qui commande ici. Grand gaillard corpulent, moustache à la gauloise, il toise son invité, néglige de lui adresser la parole et reprend le monologue interrompu. Le narrateur note d’ailleurs avec honnêteté que sa description tourne à la caricature et que certaines femmes trouvent à cet homme de la prestance. Cette réserve, glissée en passant, en dit long sur la finesse du dispositif.
Autour de la table gravitent des présences remarquablement dessinées. Violet, l’épouse, réplique pâle et anxieuse de sa sœur, rougit dès qu’on la regarde et redoute qu’on parle aux servantes. La vieille Mrs Rattery, mère du maître de maison, exhale des effluves de réprobation et de naphtaline, distribue des sentences sur la jeune génération et vise sa belle-fille en regardant droit devant elle. Ajoutez un associé effacé et courtois qui doit à son partenaire une dette de guerre, une épouse d’associé dont le manège pendant les déjeuners humilie Violet sans que personne ose le nommer, et vous obtenez un huis clos provincial où chaque plat servi ressemble à une mine.
La réussite de ces pages tient à ce que Blake ne se contente pas de fabriquer une victime détestable pour rendre le projet du narrateur acceptable. Il montre un mécanisme, celui d’une méchanceté ordinaire qui se nourrit de la soumission tremblante de son entourage, et il en fait un tableau social daté et pourtant reconnaissable. Le narrateur observe cette maisonnée avec la perspicacité que donne la haine, et il en tire un portrait d’autant plus cruel qu’il reste courtois. Rarement roman policier aura su rendre aussi tangible l’atmosphère d’une famille où l’on retient son souffle entre le potage et le porto.
Les leçons de latin et les leçons de barre
Un enfant d’une douzaine d’années, Phil, occupe dans ce dispositif une place que le lecteur ne soupçonne pas d’emblée. Le narrateur le découvre boudant dans sa chambre, tenu pour un cancre par son père, et recueille ses confidences : ce n’est pas la paresse qui l’empêche de travailler, c’est un condisciple qui l’a pris pour bête noire et le persécute quotidiennement. Un mouvement impulsif pousse alors l’adulte à proposer des leçons pendant les vacances. Il réalise seulement ensuite que ces répétitions lui fourniront un prétexte parfait pour s’incruster à Severnbridge. Faire le bien dans un but coupable : la formule le trouble, sans l’arrêter.
Les sorties sur la Severn prolongent ce lien avec une tendresse qui affleure sans jamais s’appesantir. Le garçon apprend vite, il lofe correctement quand une rafale couche le canot, il se retourne les yeux brillants pour demander s’il s’est bien tiré de la manœuvre. Le narrateur y trouve à la fois une joie et un supplice, puisqu’il aurait dû initier son propre fils à ces gestes le même été. Il écrit qu’il doit saisir toutes les occasions de faire saigner la plaie. La double leçon, latin le matin, barre l’après-midi, dessine une paternité de substitution que l’homme refuse de nommer et que le lecteur identifie sans peine.
C’est là que le roman gagne son épaisseur morale. Une scène de pique-nique dans les Cotswolds, autour d’un feu que le gamin ne parvient pas à allumer sous les sarcasmes paternels, achève de convaincre le narrateur que sa vengeance possède désormais une seconde justification. Il l’écrit noir sur blanc : un enfant merveilleux a déjà été détruit, il n’en laissera pas détruire un autre. Blake, sans jamais plaider ni disculper, laisse cette conviction s’installer chez son lecteur avec la même force que chez son narrateur. Le livre cesse alors d’être un exercice de vengeance pour devenir une méditation sur ce qu’un adulte se croit autorisé à faire au nom d’un enfant, question qui n’a rien perdu de son tranchant.
Nigel Strangeways entre dans la maison
Le changement de régime narratif compte parmi les plus habiles réussites de construction du roman. Après la voix intime du journal, Blake ouvre sur un appartement londonien donnant sur un square préservé, où son détective récurrent somnole, épuisé par la singulière affaire de la collection de papillons d’un amiral. Georgia, son épouse, exploratrice célèbre au corps souple et au visage de petit singe pensif, propose quelques mois au Tibet, il préfère Hove et n’aime ni le lait de yack ni les lamas. Un coup de téléphone d’Oxford interrompt ce marivaudage domestique et jette le couple dans un train pour le Gloucestershire.
Nigel Strangeways apporte au livre exactement ce qui lui manquait : un regard extérieur. Grand garçon dégingandé aux cheveux filasse, à la politesse presque protectrice, il examine son client avec une objectivité que celui-ci qualifie aussitôt d’inhumaine, comme un savant considère un sujet d’expérience. Georgia, qui jure ses grands dieux de ne pas mettre le petit doigt dans l’engrenage, livre en trois phrases un portrait psychologique d’une justesse redoutable. Face à eux, l’inspecteur Blount de Scotland Yard, crâne luisant et melon soigneusement remis, mène ses interrogatoires avec une bonhomie dont chacun sent l’acier. Le duo fonctionne à merveille, l’un attaquant par des questions peu orthodoxes, l’autre désapprouvant d’un geste de la main.
Ce qui frappe, c’est la manière dont le journal lu jusque-là devient soudain une pièce du dossier, susceptible d’avoir été truquée, orientée, chargée à dessein. Le lecteur qui s’était laissé faire confident se découvre manipulable, et doit relire mentalement tout ce qu’il a accepté. Blake exploite cette bascule avec une gourmandise évidente, multipliant les emplois du temps, les fioles introuvables, les visites que les servantes n’ont pas vues. L’enquête classique reprend ses droits, mais elle porte désormais sur un texte que nous avons lu, aimé, et dont nous ignorons la part de vérité. Peu de romanciers de cette génération ont poussé aussi loin l’usage retors de la première personne.
L’Ecclésiaste, la bête et l’homme
Le titre du roman ne s’éclaire qu’à la toute fin, par la citation que Brahms tire de l’Ecclésiaste dans la première de ses Quatre Chants sérieux : la bête meurt, l’homme aussi, tous deux doivent mourir. Blake ne place pas cette référence en épigraphe, il la garde pour la dernière page, et ce choix éclaire rétrospectivement l’ensemble du livre. Toute la question était bien de savoir où passe la frontière entre l’animal et l’humain, si elle passe quelque part, et ce qu’il advient d’un homme raffiné, sensible, ironique, qui décide un matin de faire justice avec ses propres mains. Blake ne condamne pas son narrateur et ne l’absout pas davantage. Il lui donne une voix superbe, une intelligence supérieure, un chagrin authentique, puis il le laisse s’enfoncer dans une entreprise dont chaque étape exige un mensonge de plus.
La puissance de ce matériau n’a pas échappé au cinéma. En 1969, Claude Chabrol en tirait un film franco-italien magnifique, transposé de l’Angleterre des années trente à la Bretagne contemporaine, avec Michel Duchaussoy dans le rôle du père endeuillé et Jean Yanne en brute magistrale. Chabrol y retrouvait ses obsessions favorites, la province française, la table familiale comme champ de bataille, la cruauté ordinaire des gens comme il faut, et signait l’une de ses réussites les plus glaçantes. Le film conserve le dispositif du journal et cette manière de faire du spectateur un complice muet. Découvrir le roman après avoir vu Chabrol, ou l’inverse, procure un plaisir rare : deux œuvres qui se répondent sans jamais se doubler, chacune tirant la même matière vers sa propre lumière.
Il faut lire ce livre pour la façon dont il tient ensemble deux traditions rarement conciliables, le roman à énigme britannique dans sa forme la plus rigoureuse et le roman psychologique noir dans sa version la plus intime. La construction en quatre mouvements, le passage du journal à la narration objective puis à l’enquête, l’usage du document comme preuve à charge, tout cela relève d’une maîtrise formelle que les amateurs de polar classique savoureront. Les autres y trouveront un portrait d’homme blessé, écrit par un poète qui savait ce que pèse une phrase, et une interrogation sur la vengeance qui continue de résonner longtemps après que la dernière page a été tournée.
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Mots-clés : roman policier britannique, Nicholas Blake, Nigel Strangeways, vengeance paternelle, roman à énigme, classique 1938, thriller psychologique
Extrait Première Page du livre
« PREMIÈRE PARTIE
LE JOURNAL DE FELIX LANE
20 juin 1937
Je vais tuer un homme. Je ne connais ni son nom, ni son adresse, ni son aspect physique. Mais je vais le trouver et le tuer.
Excusez ce préambule mélodramatique, ami lecteur. On le croirait extrait d’un de mes propres romans policiers, n’est-ce pas ? Mais ces lignes ne seront jamais publiées et c’est par une vieille habitude d’écrivain que j’emploie le terme d’« ami lecteur ». Je me dispose à commettre ce que le monde appelle un crime ; or les meurtriers sans complices ont besoin d’un confident. Un homme est incapable de porter seul le poids de certains actes ; son secret lui échappera tôt ou tard, involontairement s’il est assez maître de soi pour se taire, car il nous faut toujours compter avec le moraliste rigoureux qui habite chaque être, le plus assuré comme le plus timide. La conscience, véritable agent provocateur, n’est-elle pas le pire ennemi du criminel ? C’est elle qui lui arrache des paroles imprudentes, l’endort dans une sécurité trompeuse pour mieux le perdre, le ramène sur les lieux de son crime, l’oblige à se trahir par ses actions si sa bouche reste obstinément close. Toutes les forces de la loi seraient impuissantes contre un individu totalement dépourvu de conscience ; mais ce monstre n’existe pas. Voilà pourquoi j’écris ce journal.
Vous, mon lecteur imaginaire, mon semblable, mon frère, vous serez mon confesseur. Je m’engage à ne rien vous cacher. Ce sera vous qui me sauverez de la potence si je ne puis échapper à mon destin.
Il est relativement facile d’envisager un meurtre dans ce bungalow que James m’a prêté pour que j’achève de me remettre d’une forte dépression nerveuse. Non, je ne suis pas fou. Écartez une fois pour toutes cette pensée, car j’ai la pleine jouissance de mes facultés mentales. Il est relativement facile d’envisager un meurtre en regardant depuis la fenêtre le Golden Cap luisant au soleil couchant, les lames argentées de la baie qui abrite d’innombrables petites barques, à cent pieds au-dessous de moi. Tout ici me parle de Martie. Si Martie n’avait pas été tué, nous irions ensemble faire des pique-niques au Golden Cap, il barboterait dans l’eau avec son maillot rouge vif dont il était si fier et nous aurions célébré aujourd’hui son septième anniversaire… Or, je lui avais promis de lui apprendre à manœuvrer le canot à voile quand il aurait sept ans.
Martin était mon fils. Un soir, il y a six mois, Martie traversait la route devant la maison, revenant du village où il était allé acheter des bonbons. Il ne connut, lui, que l’éclat paralysant des phares jaillissant du tournant, une seconde de cauchemar, suivie du choc qui le plongea dans la nuit éternelle. Son corps fut projeté dans le fossé. La mort fut instantanée… Il ne respirait plus depuis plusieurs minutes quand j’arrivai sur les lieux de l’accident. Les bonbons s’étaient éparpillés sur la route. »
- Titre : Que la bête meure
- Titre original : The Beast Must Die
- Auteure : Nicholas Blake
- Éditeur : Archipoche
- ISBN : 9782383991731
- Format : Poche
- Nationalité : Royaume Uni
- Langue : Français
- Traduction : Simone Lechevrel
- Date de publication : 13/01/2022
- Première parution : 1938
- Nombre de pages : 288 pages
- Genre : Roman policier, roman à énigme, thriller psychologique
- Sujets traités : Vengeance, deuil d’un enfant, délit de fuite, préméditation, usurpation d’identité, tyrannie domestique, culpabilité, enquête criminelle
Résumé
Frank Cairnes vit retiré dans la campagne anglaise depuis qu’une voiture a fauché son fils de six ans devant chez lui, un soir de janvier. Le conducteur ne s’est pas arrêté et la police n’a rien trouvé. Auteur de romans policiers sous le pseudonyme de Felix Lane, cet homme discret ouvre alors un cahier et y consigne son projet : identifier le chauffard, puis le tuer.
Sa méthode sera celle de ses livres. À partir de quelques indices matériels, il reconstruit le profil de l’homme qu’il cherche, se forge une nouvelle identité et s’introduit peu à peu dans l’entourage de sa proie, dans une petite ville du Gloucestershire traversée par la Severn. Mais tenir le journal d’un crime que l’on prépare comporte un risque, et le détective Nigel Strangeways sera bientôt appelé à le lire.

Je m’appelle Manuel et je suis passionné par les polars depuis une soixantaine d’années, une passion qui ne montre aucun signe d’essoufflement.


















