Los Angeles sous les cendres, un été 2002 sur Figueroa Street
Septembre 2002. Un incendie ravage Bichota Mesa, le long de la State Route 39, et les vents de Santa Ana poussent les cendres au-dessus de la Cité des Anges. C’est dans cette lumière-là, une lueur orangée qui nappe les façades d’un ton pastel d’apocalypse, que Frédéric Polizine plante son décor. Les réverbères de Figueroa Street sont éteints, si bien qu’on ne distingue plus les Washingtonias robusta de l’éclairage défaillant. Le procédé pourrait n’être qu’une carte postale sinistre : il fonctionne autrement, comme un révélateur photographique. La ville ne sert pas de toile de fond, elle conditionne la respiration du récit, sa moiteur, son urgence.
Le romancier a choisi une artère précise, pas une abstraction. Figueroa relie Wilmington, au sud, à Eagle Rock embourgeoisé, au nord-est, et le lecteur apprend en chemin qu’elle doit son nom au gouverneur mexicain José María Figueroa, celui qui s’opposa jadis aux méthodes coloniales de son époque. Cette manière d’adosser le corridor de la prostitution angeline à une strate historique oubliée donne au lieu une épaisseur rare. On circule dans un Los Angeles documenté au carrefour près, celui de la West 97th Street face à la Mark Twain Branch Library, celui du Domino Motel vers la 109th, celui du Musso & Frank Grill sur Hollywood Boulevard. Rien de touristique là-dedans : la géographie sociale se lit dans les kilomètres, et une traversée en bus depuis Boyle Heights vaut tous les commentaires sur la ségrégation urbaine.
Ce qui frappe, c’est l’équilibre entre le fait divers, la chronique environnementale et la scène de genre. Les huit mille puits de pétrole du comté, les randonneurs évacués, les hélicoptères de l’Air Support Division dont les réservoirs se vident, les meurtres rituels qui inquiètent la sororité noire locale : tout cela circule sans jamais alourdir la narration. Polizine tient son cadre avec une discipline de reporter et une gourmandise de romancier. Le brasier lointain, le bitume mité, l’air d’une désespérante siccité composent une atmosphère que l’on n’oublie pas, et qui prépare la rencontre autour de laquelle tout va tourner.
Ruby Miller, la fille qui lisait à la Mark Twain Branch Library
Elle arpente les trottoirs de Vermont Vista, elle porte les cheveux rose fluo, elle sait dominer les hommes comme on approche un mustang des Grandes Plaines, avec distance, petits mots doux et flatteries. Elle prend aussi ses pauses à la bibliothèque municipale, un livre à la main, et trouve dans ce silence ce qu’elle nomme une église laïque. Ruby Miller est l’une des plus belles réussites du roman parce qu’elle échappe méthodiquement aux clichés du personnage de prostituée. Polizine ne l’installe ni en victime édifiante ni en héroïne fantasmée. Il lui donne une bibliothèque, une culture, une ironie corrosive et une capacité de riposte qui déjoue les scènes attendues.
Sa voix porte le livre autant que sa trajectoire. Quand elle rétorque à Wayne qu’elle ne l’attendait pas pour se défendre, quand elle raille les hommes qui veulent toujours expliquer la vie à celles qui la donnent, quand elle interroge son interlocuteur sur ce qu’il a ressenti plutôt que sur ce qu’il représente, elle impose un régime de dialogue nerveux, drôle, souvent tranchant. Le romancier lui accorde une intelligence critique qui devient un instrument d’analyse à l’intérieur même de la fiction : Beloved de Toni Morrison, Strange Fruit chanté par Nina Simone, la réappropriation des mots qu’on a retournés contre soi, autant de sujets qu’elle traite d’égale à égal, entre deux Martini.
Le passé de Ruby remonte par couches, à travers une lettre posthume, des souvenirs de Milwaukee, l’ombre d’un pasteur nommé Jacob Poppenhagen. Polizine y va sans complaisance, mais il évite le voyeurisme : la brutalité est nommée, jamais exhibée pour le plaisir. Surtout, il refuse de réduire cette femme à ce qu’elle a subi. Ruby assume sa vie d’avant, garde un jardin secret, conserve une montre Timex héritée de Ma’ comme porte-bonheur, et rêve de mémoires qu’elle intitulerait « La fille des trottoirs ». Cette combinaison de lucidité, d’humour et de dignité fait d’elle une figure que le lecteur suit avec une réelle affection.
Wayne McCarthy, le sicaire au walkman et au mur de briques
Costumes de bon goût, appartement à Marina Del Rey, Dodge Charger de 1973 entretenue comme une relique, ranch au cœur du Colorado : Wayne McCarthy affiche les attributs d’une réussite tranquille. Il exécute des contrats pour un commanditaire dont il ne sait presque rien et traverse le pays en Greyhound plutôt qu’en avion, payant en espèces, variant les compagnies, veillant à ne laisser aucun fil à dévider. Polizine construit son tueur à gages avec une précision documentaire qui fait le sel du livre : le déplacement, la reconnaissance des lieux, la couverture sociale, le contrôle des traces, tout est pensé.
L’homme se raconte à lui-même une théorie du chaos artisanale. Il se voit en grain de sable introduit dans un système, en variable minuscule capable de provoquer des divergences radicales, et il oppose anticipation et résilience avec l’assurance d’un stratège amateur de causes premières. Ce discours intérieur, dense, parfois retors, constitue l’un des grands plaisirs de lecture du roman, d’autant que l’auteur le mine discrètement de contradictions. Wayne se prétend soldat aux ordres, dénué de haine, appliquant un protocole propre. Mais il conserve un vieux walkman Sony emporté à chaque mission comme un doudou d’enfance, et il devine, dans les derniers instants de ses cibles, l’apparition d’une figure qu’il appelle son démon.
Ce qui donne son épaisseur au portrait, c’est l’image du mur mental, cette paroi de briques et de mortier derrière laquelle il enferme sa part obscure et qu’il ne consent à entamer que brique par brique. Le roman travaille cette architecture intime avec patience, y ajoutant la question raciale vécue au quotidien, la lassitude devant la condescendance bienveillante, la conscience aiguë de devoir surjouer un personnage pour circuler librement dans un pays sous hypersurveillance. Wayne fascine parce qu’il reste opaque à lui-même, et parce que Polizine résiste à la tentation de le racheter trop vite.
Trois générations d’Amérique, de Détroit à Kalamazoo
Le roman ne se contente pas de suivre deux itinéraires : il remonte les lignées jusqu’à leur source empoisonnée. Polizine consacre de longues séquences à la généalogie de Ruby, et ce pari narratif, risqué sur le papier, produit un effet saisissant. On y croise un carrossier de Packard Motor qui se rêve descendant d’Antoine de Lamothe-Cadillac et dissimule un patronyme venu d’un shtetl polonais, une adolescente qui fuit un foyer devenu invivable, un futur pasteur pentecôtiste qui rôde en break Caprice Classic Wagon le long de Greenfield Avenue. Chaque maillon éclaire le suivant, sans qu’aucun démonte la mécanique du présent.
L’été 67 à Détroit fournit au livre l’une de ses pages les plus fortes. Les émeutes, les huit mille policiers et gardes nationaux mobilisés, les chars fédéraux qui rasent une partie de la 12th Street, la frontière canadienne fermée à Windsor : la reconstitution est nourrie, vivante, jamais scolaire, et elle débouche sur un geste individuel qui contamine trois générations. Polizine excelle à cet endroit précis, celui où la grande histoire se fraie un chemin dans une cuisine, dans un garage, dans le silence d’une famille. Le lecteur comprend que la violence dont il est question n’a rien d’accidentel : elle se transmet, se maquille, se transforme en respectabilité.
À cette noirceur répond un motif lumineux, celui de l’Underground Railroad et de la brochure rédigée par la veuve du Dr Nathan Thomas, « A Station on the Underground Railroad ». La bibliothèque des dames de Schoolcraft, la maison victorienne de style Queen Anne, ces mille voyageurs sans ticket dont le destin bascula grâce à quelques quakers obstinés : voilà l’horizon moral que se choisit une jeune femme en fuite. Le livre installe ainsi une tension féconde entre l’héritage subi et l’héritage élu. Les livres sauvent, ou du moins ils indiquent une direction, et cette conviction irrigue tout le roman.
Une écriture nourrie de toponymie, de faits divers et de bande-son
Chaque chapitre s’ouvre sur un exergue musical, et l’on passe de Beth Hart à The Police, de Roy Orbison à Bob Seger, de Blondie aux Smashing Pumpkins, de Tom Waits à Stevie Wonder. Le procédé n’a rien d’ornemental : il installe une tonalité, annonce un registre, parfois déjoue les attentes par un décalage ironique. À l’intérieur des scènes, la musique continue d’agir, qu’il s’agisse d’un autoradio à bande magnétique qui déroule Moon River ou du Bird of Fire du Mahavishnu Orchestra dont les percussions collent au défilé incandescent visible derrière le pare-brise. Le roman s’écoute autant qu’il se lit.
Polizine pratique par ailleurs une digression documentaire qu’il assume pleinement. Une gare routière convoque l’histoire des Utes chassés du comté de Saguache, un panneau routier fait surgir Buffalo Bill et sa ville née de la rivière que les Otos nommaient l’eau plate, une ville d’Arizona rappelle qu’elle doit son nom à un Hopi converti par les mormons. Le lecteur ressort de ce livre avec une cartographie mentale des États-Unis singulièrement enrichie, sans avoir jamais eu l’impression de consulter un guide. Le savoir se glisse dans le mouvement, porté par une voix narrative qui commente, ironise, interpelle parfois directement son destinataire avec un tutoiement complice ou un vouvoiement narquois.
Le style, enfin, mérite qu’on s’y arrête. Les phrases longues alternent avec des saillies brèves, l’argot croise le vocabulaire savant, l’humour noir désamorce régulièrement la tension. On y trouve des trouvailles lexicales assumées, des jeux typographiques discrets, un goût pour l’euphémisme retourné contre celui qui l’emploie. Cette langue dense demande un lecteur attentif, elle récompense largement l’effort. Les amateurs de polar américain classique y reconnaîtront une filiation revendiquée, les autres y verront surtout une voix française qui s’approprie l’imaginaire des États-Unis avec une connaissance de terrain manifeste.
De la Mother Road aux terres dinés, le roman prend la route
Le basculement vers le Colorado ouvre au récit un espace neuf. Les 66 shields ponctuent le bord de la chaussée tous les deux ou trois miles, la route-mère de Steinbeck reprend du service, et la Dodge quitte les vallonnements du Cajon Pass pour le nord de Victorville. Polizine s’inscrit ici dans la grande tradition du road novel américain, avec ses diners aux banquettes de similicuir, ses Stetson de paille portés par des touristes, ses parkings de semi-remorques et ses conversations qui s’étirent entre deux burgers. La route devient un dispositif narratif : elle oblige au face-à-face, elle fabrique de la confidence.
Puis vient la Nation Navajo, et le livre change encore de fréquence. Tanner’s Crossing Bridge, Tuba City, Kayenta, l’Agathla Peak dressé à sept miles au nord de la ville, Tsé Bii’ Ndzisgaii et ses géants de schiste Moenkopi et de grès de Chelly : la description atteint là une intensité particulière, où l’émerveillement ne masque jamais la réalité politique. Des pancartes bilingues proclament « Tó éí ‘iiná até », l’eau est la vie, et dénoncent la gestion controversée de la rivière Little Colorado au bénéfice des centrales à charbon. Le romancier n’exotise pas les Dinés, il les inscrit dans un présent conflictuel, celui de la campagne présidentielle de 2012 et des ressources convoitées.
Cette traversée transforme aussi les deux voyageurs. Le paysage agit sur eux, il délie les langues, il fissure les défenses. Wayne confie que ces terres constituent l’un des rares endroits où il a la sensation de se fondre dans le décor et d’y être oublié, et l’on comprend que le mouvement géographique double un mouvement intérieur. L’Oiseau-tonnerre de Kayenta, évoqué très tôt dans le livre, revient scander la progression comme un présage. Ce déplacement du polar urbain vers l’immensité désertique constitue l’un des paris les plus stimulants du roman, et il tient jusqu’au bout.
La note d’après, quand Miles Davis donne sa règle au récit
Un chapitre place en épigraphe une phrase de Miles Davis : ce n’est pas la note que vous jouez qui est mauvaise, c’est la note d’après qui la rend bonne ou mauvaise. On tient là, sans forcer la lecture, la clef de composition du livre. Polizine construit son récit comme une improvisation maîtrisée, alternant les voix de Ruby et de Wayne, décrochant vers 1977, 1985, 1986, 1991, revenant en 2002 puis en 2012, chaque fragment reconfigurant le sens de ce qui précède. Aucune scène ne vaut isolément, toutes valent par ce qui les suit.
Le prologue de 2017, sur le toit-terrasse d’un hôtel de Manhattan où un quartet amateur attaque Ruby, My Dear de Thelonious Monk, installe d’emblée cette logique. Le lecteur sait où il finira par arriver, il ignore tout du chemin, et cette tension organise sa patience. Le titre de Monk, composé sous le nom de Manhattan Moods, offre au roman son fil rouge musical et sentimental, comme un standard dont on entendrait successivement toutes les variations. Rien d’étonnant à ce que le livre s’achève sur une mention explicite de suite, l’histoire ayant manifestement la respiration d’un cycle plutôt que d’un one-shot.
Reste ce que ce premier volume dépose chez celui qui le referme. Un savoir-faire de construction, indéniable. Une documentation qui donne à chaque décor sa densité. Deux figures dont on souhaite sincèrement connaître la suite du parcours, et dont la relation, faite de retrouvailles improbables et de messages laissés entre deux livres jamais empruntés, échappe aux facilités du romanesque. Frédéric Polizine signe un roman noir ample, exigeant par sa langue et sa charge historique, généreux par son souffle. Ceux qui aiment que le polar leur apprenne quelque chose du pays qu’il raconte y trouveront largement leur compte.
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Mots-clés : roman noir, Frédéric Polizine, Los Angeles, tueur à gages, Nation Navajo, route 66, polar américain
Extrait Première Page du livre
« Manna-hata – Wayne (2017)
« Choisis bien tes mots, car ce sont eux qui créent le monde qui t’entoure »
(Proverbe navajo)
Wayne fixa du regard la silhouette de verre et de béton qui s’étendait à perte de vue et dessinait un horizon d’or et d’argent. Les perles scintillaient au gré des variations de température et l’intermittence de leur éclat offrait au panorama un air de guirlande électrique géante. Une ville à jamais debout.
Au moment où il porta son verre de bourbon à hauteur des yeux, comme pour observer les vestiges de l’île de Manna-hata à travers le prisme ambré de l’alcool mélangé au cristal martelé, les premières notes de piano mélancoliques de Ruby, My Dear s’échappèrent du fond de la salle avec langueur.
À l’intérieur, les deux musiciens blancs à la tête d’un quartet de jazz amateur se prenaient pour Monk et Coltrane, mais leur interprétation – un peu trop lisse au goût de Wayne – ne tourna jamais au désastre. Et d’ailleurs, la qualité de leur playlist révélait la raison secondaire de sa présence ce soir-là. L’ambiance lui rappela un lieu que, trop jeune, il n’avait pu connaître, le Five Spot Café. Mais il devina tout de même sa silhouette spectrale qui dépassait d’une canopée, à quelques dizaines de mètres sous le débord du rooftop. La clameur mécanique des taxis qui circulaient encore à cette heure avancée de la nuit s’éleva d’un bloc jusqu’au vingt et unième étage.
Un avion fendit le ciel et s’engouffra peu à peu dans l’obscurité, à la manière de l’Oiseau-tonnerre de Kayenta, dévoré par la noirceur d’âme de l’immense étendue new-yorkaise. Il laissa son esprit dériver jusqu’à ce bon vieux Hok’ee.
Un vent issu de l’East River venait de se lever sur la ville. Malgré la fraicheur automnale, Wayne retira sa veste et la déposa, repliée avec scrupule, sur le siège d’un fauteuil. Il demeura ainsi, de longues minutes durant, appuyé contre la rambarde du garde-corps translucide de la terrasse, pendant que la plupart des clients de l’hôtel se massaient à l’intérieur du penthouse.
Son esprit, embrumé par les vapeurs d’alcool, divaguait vers les dernières heures passées au cœur de Manhattan. À présent, il cherchait à savoir quelles variables incontrôlées venaient de précipiter son existence au milieu du chaos. »
- Titre : Sous les palmiers de Figueroa Street
- Auteur : Frédéric Polizine
- Éditeur : Librinova
- ISBN : 9791040597261
- Format : Broché
- Nationalité : France
- Langue : Français
- Date de publication : 15/12/2025
- Nombre de pages : 325 pages
- Genre : Roman noir
- Sujets traités : Prostitution, tueur à gages, racisme aux États-Unis, traumatisme d’enfance, héritage familial, Nation Navajo, Los Angeles, road trip
Résumé
En 2017, au cœur de Manhattan, un homme se jette dans le vide depuis le toit-terrasse d’un hôtel où se déroule un concert de jazz. Pendant sa chute, il convoque le souvenir d’une certaine Ruby et tente de comprendre comment les dernières heures ont pu tourner à ce point.
Été 2002, les abords de Los Angeles brûlent. Wayne McCarthy, tueur à gages noir au train de vie confortable, exécute des contrats pour un commanditaire mystérieux. Un soir, en longeant Figueroa Street, il croise Ruby Miller, jeune prostituée à l’itinéraire torturé dont l’indépendance détonne dans le milieu local. Leur conversation durera une soirée, puis leurs chemins se sépareront. Dix ans plus tard, ils se retrouvent, et une tragédie va les jeter ensemble sur les routes de l’Ouest américain.

Je m’appelle Manuel et je suis passionné par les polars depuis une soixantaine d’années, une passion qui ne montre aucun signe d’essoufflement.
















Un grand merci pour la qualité exceptionnelle de cette chronique, dans sa forme comme dans son fond. C’est un bonheur incommensurable de découvrir que des mois de travail se voient récompensé par des lectrices et lecteurs, en l’occurrence Manuel, qui ont ressenti les émotions que je cherchais à leur transmettre. On écrit pour qu’on nous lise. Point. Je me fiche de vivre financièrement de ce travail ou qu’on cite mon nom ici ou là (même si, forcément, ça me touche). Mais rien ne me va plus droit au cœur qu’entendre vivre mes histoires et mes personnages à travers le public. Lorsque j’écris (je termine mon 10e manuscrits et 3 ont été autopubliés), je pense aux lectrices et aux lecteurs. Je passe beaucoup de temps à moi-même apprendre sur une multitude de sujets et je n’aime rien moins que partager mes coups de cœurs. Voilà pourquoi, de manuscrit en manuscrit, peu importe le lieu, l’époque où le sujet, j’essaye de maintenir une cohérence. Et la chronique de Manuel pour Le Monde du Polar démontre à quel point ce travail n’est pas vain. La suite est déjà écrite et sera publiée en 2027. Au plaisir de vous retrouver, toutes et tous, par roman interposé.