Dur comme la lave de Lilja Sigurdardottir : quand une enfant ravive une disparition

Dur comme la lave de Lilja Sigurdardottir

Une fillette de trois ans et un ours polaire

Soixante-dix kilos sur la barre, des points noirs qui dansent devant les yeux, une crampe qui gagne les bras : c’est en plein effort, dans un garage de la banlieue de Reykjavík reconverti en salle d’haltérophilie, que Lilja Sigurdardóttir vient cueillir son héroïne. Aurora Jónsdóttir, enquêtrice financière pour le fisc islandais, termine à peine sa série de squats quand son téléphone sonne. Au bout du fil, une jeune mère, Elísabet, s’excuse à chaque phrase et ponctue ses hésitations d’un petit rire nerveux, puis lâche l’impensable : sa fille de trois ans, Ester Lóa, refuse son prénom et affirme être Ísafold, la sœur d’Aurora disparue depuis plus de trois ans.

Sigurdardóttir ne se contente pas de l’étrangeté de la situation, qui suffirait déjà à piquer la curiosité. Presque en passant, elle glisse un détail qui glace le sang : la fillette raconte qu’un ours polaire l’a tuée. Or c’est ainsi qu’Ísafold surnommait Björn, son compagnon violent, principal suspect volatilisé depuis qu’on l’a aperçu à l’aéroport de Toronto. Tout l’art de la romancière tient dans cette image enfantine, à la fois tendre et monstrueuse, qui condense le drame d’une femme battue dans le vocabulaire d’une comptine. La peluche et le prédateur se superposent, et le lecteur ne parvient plus à chasser cette silhouette blanche tapie derrière les mots d’une enfant.

Quatrième volet des enquêtes d’Aurora après Froid comme l’enfer, Rouge comme la mer et Noir comme la neige, ce roman s’aborde sans difficulté même sans connaître les précédents, tant le contexte se dévoile naturellement au fil des scènes. La romancière y pose une question vertigineuse qu’elle se garde bien de trancher. Escroquerie montée par des parents en quête d’audience, fuite au sein de la police ou phénomène qui échappe à toute rationalité ? Plutôt que d’imposer une réponse, elle installe son lecteur dans un inconfort fertile, celui d’Aurora elle-même. Celle-ci est tiraillée entre la méfiance née de ses rencontres avec un faux détective et un prétendu médium, et l’envie viscérale de croire qu’un lien, même ténu, la relie encore à sa petite sœur.

Aurora, sœur-troll rongée par l’absence

Au cœur du roman niche un vocabulaire de conte que seule une famille pouvait partager. Leur père, colosse sacré homme le plus fort d’Islande et champion jusqu’en Écosse, appelait ses deux filles sa fille-troll et sa fille-elfe. À Aurora, la grande, la puissante, l’haltérophile, il réservait la nourriture des trolls, riche en protéines. À Ísafold, la gracile, la danseuse et gymnaste, revenait celle des elfes. Hérité du folklore islandais et transmis par un homme aussi tendre que massif, ce partage mythologique irrigue tout le livre. Lilja Sigurdardóttir en fait la clé d’une identité : celle d’une héroïne née d’une mère anglaise retournée vivre à Newcastle et d’un père islandais, qui porte en elle deux pays et le deuil de l’unique entraîneur qu’elle ait jamais eu.

Car Aurora soulève des poids pour ne pas plier sous celui de la culpabilité. Elle n’a pas répondu au dernier appel au secours de sa sœur, après l’avoir tant de fois arrachée aux griffes de Björn et s’être lassée de la voir revenir vers lui. Depuis, chaque été, elle survole au drone les pistes de terre autour de la capitale et ramasse au passage les bâches et les bidons égarés dans les champs de lave. La romancière ajoute une note plus sombre en montrant son héroïne recourir aux stéroïdes, que lui injecte le fidèle Stulli, ancien disciple de son père. Ce corps qui se densifie, cette colère qui affleure, cette faim désordonnée composent un portrait sans fard, où la force physique se fait armure contre le chagrin.

Cette fragilité dissimulée sous les muscles donne au roman ses scènes les plus poignantes. Lorsque Aurora se rend seule chez Elísabet, maquillée comme pour se protéger, une petite fille aux boucles blondes se jette dans ses bras en murmurant « ma sœur-troll ». Sigurdardóttir laisse alors l’émotion submerger la page sans jamais forcer le trait. Le lecteur partage le vertige d’une femme rationnelle, habituée à traquer l’argent caché dans les paradis fiscaux, soudain désarmée par une formule que nul étranger n’était censé connaître. Le deuil sans corps est une plaie qui ne se referme pas, et le roman en sonde toute la profondeur.

La cavale de Lady Gúgúlú au rythme du tölt

En parallèle de la quête d’Aurora se déploie une autre ligne narrative, plus fantasque en apparence. Lady Gúgúlú, drag queen flamboyante, loue depuis quatre ans le garage aménagé de Daníel à Hafnarfjördur. Un coup de fil de Stebbi, le barman du club où elle se produit, suffit à faire basculer son existence : un inconnu en polo est venu poser des questions. Sans un adieu, la Lady abandonne sa robe aux papillons presque achevée, son téléphone à coque pailletée et un simple mot griffonné pour son ami (« Love u. Miss u. Bye. »). Puis elle s’en va déterrer une mystérieuse boîte au pied du rocher du jardin, ce carré de mauvaises herbes qu’elle prétendait habité par les elfes.

Ce qui suit tient à la fois de l’épopée burlesque et de la fuite haletante. Par les sentiers cavaliers dépourvus de caméras, l’homme qui se cache sous les perruques traverse la lande à cheval. Ses étriers sont taillés dans l’os, sa sangle a été bricolée par un cordonnier et son manteau est rafistolé au chatterton. Sa monture, un islandais à la robe changeante, bascule soudain au tölt, cette allure propre à la race, et toute la scène s’envole sur le sable noir. « Nous sommes tous les deux en pleine mue, darling », confie le cavalier à l’animal, réplique qui résume un être ayant déjà troqué plusieurs noms contre sa survie. L’arrivée dans une maison isolée, au milieu d’une plaine immense, ouvre ensuite un chapitre d’autarcie aussi drôle que touchant. On y croise une serre chauffée, un poulailler à la hiérarchie impitoyable et l’ouverture de Cabaret chantée à six poules médusées.

Bien des romanciers se seraient contentés d’une silhouette pittoresque. Lilja Sigurdardóttir offre au contraire à ce fugitif une épaisseur rare. Derrière l’humour et les « darling » semés à tout vent se dessinent une enfance malmenée, une mère dévouée et une solitude que les paillettes ne suffisent plus à masquer. Les petites scènes du quotidien deviennent les miroirs discrets d’une vulnérabilité profonde, qu’il s’agisse du premier œuf encore tiède contemplé comme un miracle ou de la poule harcelée qu’il tente de nourrir en cachette. Peu à peu, la cavale prend la couleur d’une méditation sur la liberté et sur le prix qu’on accepte de payer pour elle.

Daníel et Helena face à l’invérifiable

Face à l’élan d’Aurora, Daníel incarne la prudence. Inspecteur à la police de Reykjavík, il a autrefois mené l’enquête sur la disparition d’Ísafold avant de devenir le compagnon de sa sœur. Ce mot de « petite amie », il le prononce encore avec la timidité de ceux qui craignent de briser un bonheur trop neuf. Lui ne croit pas aux vies antérieures. Un élément l’empêche pourtant de balayer l’affaire. La description du drame livrée par la fillette correspond aux traces de sang relevées par la police scientifique dans la cuisine et sur la porte de la salle de bains, une information jamais rendue publique. Le roman exploite avec finesse ce grain de sable, qui grippe la mécanique bien huilée du scepticisme professionnel.

À ses côtés, Helena apporte une énergie plus abrupte et une histoire personnelle d’une belle singularité. Elle est amoureuse de Sirra, qui purge une courte peine et reste officiellement mariée à Bisi pour permettre à celle-ci d’obtenir un titre de séjour. La policière doit donc taire ses sentiments et ronger son frein, pendant que l’épouse de papier bénéficie des visites. Traité avec humour et pudeur, ce fil intime offre des respirations bienvenues à une enquête qui se complique de toutes parts. Car des visiteurs en costume sombre, aux méthodes brutales et à l’identité insaisissable, s’invitent bientôt dans la vie de Daníel. Il en vient à communiquer avec Aurora par messages codés et à enfermer son téléphone dans une voiture pour pouvoir parler librement.

Les entretiens menés à la Maison des enfants comptent parmi les passages les plus saisissants. Derrière un écran, Daníel souffle ses questions à Birna Lind, une psychologue douce et étonnamment ouverte à l’hypothèse de la réincarnation. Pendant ce temps, la petite joue, réclame du jus de fruit et livre, entre deux poupées, des fragments d’une précision troublante. Sigurdardóttir orchestre ce face-à-face entre rigueur procédurale et inexplicable sans jamais pencher grossièrement d’un côté. Chacun avance avec des certitudes ébranlées, et le lecteur partage la position inconfortable de ces enquêteurs sommés d’établir des faits à partir d’une parole qui défie toute vérification.

Reykjanes, une terre qui respire sous la lave noire

Le titre trouve son ancrage dans une phrase d’Ester Lóa : le corps d’Ísafold reposerait sous une lave dure et noire. Ces mots résonnent douloureusement chez Aurora, persuadée depuis toujours que sa sœur gît quelque part dans les étendues minérales du sud-ouest de l’Islande. Pendant l’éruption de Geldingadalir, sur la péninsule de Reykjanes, elle s’est rendue presque chaque jour au bord des coulées. Elle redoutait que la roche en fusion engloutisse à jamais une tombe sans nom. La romancière transforme ainsi le paysage en menace intime : une terre capable de recouvrir, de sceller et d’effacer, qui ajoute à la peur de ne jamais savoir celle de ne plus jamais pouvoir chercher.

Lilja Sigurdardóttir peint ces lieux avec une sensibilité de géologue poète. Vue du hublot, la lave récente, d’un noir de charbon, tranche avec les anciens champs grisonnants sous le lichen. Les sentiers qui les sillonnent évoquent un réseau de veines sous une peau sombre. Plus à l’est, la plaine de Selfoss s’étend sous un ciel refermé comme une coupole, avec au loin la chaîne bleutée des montagnes et la mer devinée après Eyrarbakki. Elle saisit aussi ces journées sans couleur où nuages, plaine et océan se fondent dans le même gris, jusqu’à ce qu’une trouée de soleil fasse surgir mille nuances de vert, de violet et de noir. Ces pages rappellent que l’Islande n’offre jamais un décor unique, mais une succession de mondes qui changent au gré de la lumière.

À cette géographie s’ajoute une foule de détails qui ancrent le récit dans le réel islandais. Il y a le kennitala, qui rend presque impossible toute disparition volontaire, et les patronymes en -dóttir que la fillette manie avec une logique déconcertante. Il y a aussi les galettes de flatkökur, le premier oiseau migrateur salué par les journaux et le monopole d’État sur l’alcool. Loin du folklore de carte postale, cette matière documentaire nourrit l’intrigue. Elle donne au lecteur la sensation de respirer l’air vif d’une île où ce que la terre enfouit finit toujours par peser sur les vivants.

Du dimanche au samedi, une mécanique à deux voix

L’architecture du roman obéit à une horlogerie rigoureuse. Le récit se découpe en journées, du dimanche au samedi, avant un épilogue placé à distance. Chaque journée se fragmente en chapitres brefs, souvent de deux ou trois pages, qui s’achèvent volontiers sur une révélation, une menace ou une phrase suspendue. Ce découpage serré imprime à la lecture un tempo nerveux. Une semaine à peine suffit à bouleverser plusieurs existences, et l’on tourne les pages avec la sensation d’un compte à rebours dont on ignore l’échéance.

Lilja Sigurdardóttir fait alterner les points de vue avec une aisance remarquable. Aurora, Daníel, Helena et le fugitif réfugié dans sa plaine se relaient, chacun avec sa voix, ses obsessions et son grain d’humour. Deux intrigues avancent ainsi en contrepoint : l’énigme de la fillette d’un côté, la cavale de l’ancien locataire de l’autre. Le lecteur guette le moment où ces lignes parallèles finiront par se toucher. L’auteure en profite pour mettre en valeur les talents de son héroïne, consultante au fisc capable de remonter la piste de l’argent comme d’autres suivent des empreintes. Aurora travaille sous l’autorité d’Agla, ancienne banquière condamnée après le krach de 2008 devenue chasseuse de fraudeurs, une figure récurrente aussi raide qu’attachante.

L’écriture, directe et visuelle, privilégie le dialogue et le geste précis. Un sachet de petits pois surgelés posé sur une mâchoire tuméfiée, une loupe pour comparer deux écritures, une gaufre dont la crème fond pendant qu’un père en colère retrouve son calme : la romancière sait condenser toute une émotion dans un détail concret. Les retours en arrière consacrés au passé du fugitif, distillés avec parcimonie, éclairent peu à peu les raisons de sa fuite sans rien dévoiler trop tôt. Cette maîtrise du dosage et une ironie légère qui désamorce la noirceur font de ce quatrième volet une mécanique d’une belle efficacité, où la tension ne retombe jamais tout à fait.

L’atome et l’au-delà

Un dialogue souterrain traverse le livre, entre deux manières d’appréhender le monde. D’un côté, il y a Lady Gúgúlú et ses tirades enflammées sur la mécanique quantique, les quarks et la dualité onde-corpuscule, qui laissaient Daníel aussi perplexe qu’amusé lors de leurs soirées bière dans le garage. De l’autre, il y a l’esprit cartésien d’un policier formé à ne croire que ce qui se prouve. Entre les deux se dresse un rocher au fond d’un jardin, où les outils se brisent, où la tondeuse cale et où les mauvaises herbes résistent obstinément, et que la drag queen disait peuplé d’elfes. Lilja Sigurdardóttir joue de cette frontière poreuse entre la science la plus pointue et les croyances ancestrales de l’Islande. Elle rappelle que l’une comme les autres parlent, chacune à sa façon, de forces invisibles.

La question de la réincarnation suit la même ligne de crête. L’auteure ne se moque jamais de ceux qui y croient, pas plus qu’elle ne sacralise le phénomène. Elle donne la parole à la psychologue, qui rappelle que rien ne l’a jamais réfuté, et à la commissaire divisionnaire, qui y voit des inepties tout en refusant de classer l’affaire. Elle la donne aussi à Stulli, qui juge l’idée aussi crédible que de recevoir des ailes après la mort. Seul dans son bureau plongé dans la pénombre, Daníel lui-même en vient à se demander si la lumière crue de nos vies ne nous aveugle pas sur d’autres dimensions. Cette honnêteté intellectuelle laisse au lecteur l’entière liberté de son interprétation.

Dur comme la lave conjugue ainsi le roman d’enquête, le récit de deuil et la fable sur l’identité avec une cohérence que l’on savoure. Sous la surface du polar nordique, Lilja Sigurdardóttir interroge ce qui survit de nous : dans la mémoire d’une sœur, dans les noms que l’on abandonne, dans la petite voix d’une enfant qui réclame du jus de fruit entre deux souvenirs impossibles. Le titre prend alors tout son relief, car la lave refroidie conserve l’empreinte de ce qu’elle a recouvert. Les lecteurs fidèles d’Aurora retrouveront une héroïne plus vulnérable que jamais. Ceux qui la rencontrent pour la première fois découvriront une voix islandaise capable de mêler le frisson, la tendresse et un doute fécond.

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Mots-clés : Dur comme la lave, Lilja Sigurdardottir, polar islandais, Aurora Jónsdóttir, réincarnation, Reykjanes, Éditions Métailié


Extrait Première Page du livre

« DIMANCHE

Aurora vit des points noirs danser devant ses yeux lors de son dernier squat. Ces soixante-dix kilos sur la barre allaient avoir raison d’elle. Son dos n’en supporte-rait pas davantage et elle sentait une crampe naître dans ses bras. Elle en était à son troisième squat et elle parvint de justesse à aller jusqu’au bout. Soulever un tel poids à trois reprises pour une femme de sa taille représentait une performance tout à fait honorable, mais elle n’arrivait pas à rester positive. Rien n’était assez bon pour elle. Son père lui manquait terriblement – l’unique entraîneur qu’elle ait jamais eu, son plus fi er supporter lors des champion-nats d’haltérophilie, et dans la vie en général. Il trouvait toujours les mots justes pour la motiver. Il savait que sa grande taille constituait un obstacle pour les compéti-tions, mais n’en faisait jamais mention et se réjouissait systématiquement de sa troisième ou quatrième place. Il semblait si fi er d’elle. Longtemps après sa mort, elle sen-tait encore sa présence lorsqu’elle s’entraînait, et c’était en grande partie ce qui la poussait à continuer.

– Mange un morceau, lui dit Stulli en lui tendant un carton où deux parts de pizza au pepperoni baignaient dans l’huile.

Il était parvenu à entrer, à s’installer à sa table préfé-rée dans un coin et à dévorer une pizza presque entière sans qu’elle remarque sa présence.

– Tu parles d’un repas sain, ironisa-t-elle se servant.

De l’autre main, elle baissa son pantalon de jogging, puis elle tourna le dos à Stulli qui lui asséna une bonne tape sur la fesse pour l’anesthésier avant de lui injecter des stéroïdes. Elle savait qu’elle n’aurait pas dû faire ça. Manger de la pizza et prendre des stéroïdes. Son père aurait réprouvé ce genre de pratique. Mais ces derniers temps il semblait s’éloigner, eff acé par la culpabilité dévorante qu’Aurora ressentait chaque fois qu’elle pen-sait à la mort de sa sœur. Elle n’était pas responsable de sa disparition, bien sûr, mais elle ne cessait de se demander, encore et encore, ce qui serait advenu si elle avait répondu au dernier appel au secours d’Ísafold. Le corps n’avait jamais été retrouvé, mais selon la police des “indices probants” suggéraient qu’elle était décédée dans l’appartement qu’elle partageait avec son petit ami Björn. On soupçonnait ce dernier d’avoir tué Ísafold, de s’être débarrassé du corps puis d’avoir pris la fuite. Il avait été vu pour la dernière fois sortant de l’aéroport de Toronto, au Canada.

Aurora tapota l’épaule de Stulli, puis sortit par la grande porte ouverte de Gymmid, ce double garage qu’un passionné d’haltérophilie avait transformé en salle de sport pour quelques amis triés sur le volet. Elle en avait obtenu l’accès grâce à la réputation de son père et était la seule femme à s’entraîner ici. Un mécanicien occupait le local voisin, et ils partageaient un parking délimité par les façades arrière des bâtiments envi-ronnants. L’été précédent, ils avaient souvent sorti les haltères pour s’exercer au soleil. Non seulement l’air frais et l’espace constituaient de bonnes barrières contre le Covid, mais c’était aussi et surtout agréable. Les salles de musculation souff raient souvent d’une atmosphère lourde et moite, et Gymmid ne faisait pas exception. Restait à espérer que la météo serait aussi clémente l’été suivant. »


  • Titre : Dur comme la lave
  • Titre original : Drepsvart hraun
  • Auteure : Lilja Sigurdardottir
  • Éditeur : Éditions Métailié
  • ISBN : 9791022615723
  • Format : Broché
  • Nationalité : Islande
  • Langue : Français
  • Traduction : Jean-Christophe Salaün
  • Date de publication : 02/10/2026
  • Nombre de pages : 288 pages
  • Genre : Polar nordique
  • Sujets traités : Réincarnation, Deuil, Disparition, Violences conjugales, Lien sororal, Identité, Cavale, Islande

Page officielle : www.liljawriter.com

Résumé

Depuis plus de trois ans, Aurora cherche sa sœur Ísafold, disparue dans l’appartement qu’elle partageait avec son compagnon violent, lui-même volatilisé. Un dimanche, une inconnue l’appelle : sa fille de trois ans, Ester Lóa, affirme être Ísafold et raconte sa mort avec des détails que seuls la famille et les enquêteurs connaissaient. Bouleversée, Aurora oscille entre méfiance et espoir, tandis que Daníel, son compagnon policier, tente de démêler le vrai du faux.
Au même moment, Lady Gúgúlú, la drag queen excentrique qui loue le garage de Daníel, disparaît sans un adieu et laisse derrière elle d’inquiétants visiteurs. Entre Reykjavík, les champs de lave de Reykjanes et la plaine de Selfoss, deux énigmes se déploient en parallèle au fil d’une semaine où plus rien ne semble impossible.


Je m’appelle Manuel et je suis passionné par les polars depuis une soixantaine d’années, une passion qui ne montre aucun signe d’essoufflement.


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