L’escouade Cerbère : une équipe au cœur de Montréal
Johanne Seymour plante son roman dans un Montréal hivernal et vivant, au sein d’une unité policière d’élite dont elle maîtrise parfaitement les rouages : l’escouade Cerbère, spécialisée dans les disparitions. À sa tête, la capitaine Stéphanie Duquette, femme de caractère portant sur ses épaules le poids d’une carrière contrariée et d’une vie personnelle semée d’embûches. Autour d’elle gravite une équipe tissée serré : les sergents-enquêteurs Guillaume Pelletier, Lily-Rose Bernard et Renaud Magloire, auxquels s’ajoutent la psychologue criminologue Pénélope Roy et le travailleur social Dominic Lacroix. Ce n’est pas une escouade de papier. Chaque personnage arrive chargé d’un passé, de blessures encore vives, de liens affectifs qui compliquent autant qu’ils enrichissent le travail d’enquête.
Ce qui frappe d’emblée, c’est la densité humaine de ce collectif. Seymour prend le temps, en quelques scènes d’une précision chirurgicale, d’établir les dynamiques internes : la loyauté qui cimente le groupe, les non-dits qui circulent entre collègues trop proches pour rester neutres, la tension entre la rigueur professionnelle et l’investissement émotionnel inévitable. Renaud Magloire traîne un deuil mal digéré. Lily-Rose Bernard porte les cicatrices d’une agression subie au sein même de l’institution. Stéphanie Duquette, elle, jongle entre l’autorité et l’empathie avec une agilité qui dit beaucoup sur ce que coûte, concrètement, de diriger des enquêteurs aussi impliqués dans leur travail.
La War Room, salle de réunion technologique réservée à l’escouade, devient presque un personnage à part, l’espace où les hypothèses s’affrontent, où la fatigue s’accumule et où les heures s’égrènent avec une cruauté arithmétique. Seymour ancre son récit dans le quotidien policier québécois avec une connaissance solide du terrain : sigles, procédures, rapports du BEI, rivalités entre escouades. Cet ancrage confère au roman une texture réaliste qui renforce l’immersion sans jamais alourdir le rythme. On entre dans Alertes comme on pénètre dans une salle d’enquête : avec l’impression que tout, ici, a déjà commencé avant nous.
Faduna, sept ans, disparue
Un après-midi d’hiver, une fillette de sept ans quitte l’école et ne rentre pas. Ce point de départ, Johanne Seymour le pose avec une économie de moyens redoutable : pas de mise en scène spectaculaire, pas d’artifice dramatique. Juste l’absence, et le vide qu’elle creuse dans une famille. Faduna Hussein Ali, fille unique d’un couple somalien installé depuis peu au Québec, disparaît dans le quartier le plus multiculturel de Montréal, à la sortie de l’Académie Saint-Michel. Ce que l’auteure réussit avec subtilité, c’est de faire ressentir l’inquiétude qui monte graduellement, d’abord chez la mère Filsan, puis dans les rangs de l’escouade Cerbère, sans jamais forcer le trait.
Le portrait de Filsan Aayan Ali est l’une des réussites les plus sensibles du roman. Cette femme qui attend chaque jour sa fille sur le balcon, qui prépare des sambusas en pensant au bonheur simple d’un repas partagé, devient en quelques pages un être d’une présence bouleversante. Seymour construit son personnage par petites touches précises : un geste nerveux, une réaction que les enquêteurs ne savent pas encore comment interpréter, une douleur enfouie qui transparaît malgré elle. On comprend vite que derrière la disparition de Faduna se dessine quelque chose de plus complexe qu’une simple fugue d’enfant, quelque chose qui touche à l’intime de cette famille, à ce qu’elle a fui et à ce qu’elle croyait avoir laissé derrière elle.
L’escouade Cerbère prend l’affaire en main avec le sentiment d’urgence qui caractérise le roman : chaque heure compte, les statistiques sont impitoyables et Stéphanie Duquette le sait mieux que quiconque. L’enquête démarre sur plusieurs fronts simultanément, interrogatoires à l’école, vérification des déplacements du père, passage en revue du cercle social de l’enfant. Seymour excelle ici dans l’art de multiplier les points de vue sans perdre le lecteur, passant d’un personnage à l’autre avec une fluidité qui maintient la tension à un niveau constant. La disparition de Faduna n’est pas qu’un moteur narratif : elle est la colonne vertébrale émotionnelle autour de laquelle tout le roman s’organise.
Course contre la montre
Quarante-huit heures. C’est la frontière implicite que Johanne Seymour installe au cœur du récit comme une horloge dont on entendrait presque le tic-tac entre chaque chapitre. Au-delà de ce seuil, les chances de retrouver une enfant disparue s’effondrent, et la capitaine Duquette le répète à son équipe avec cette franchise froide qui est sa marque. Ce compte à rebours donne au roman son rythme particulier, une tension qui ne relâche jamais vraiment son emprise sur le lecteur. Seymour structure ses chapitres courts comme autant de petites déflagrations, chacun apportant un fragment d’information, une piste qui s’ouvre ou qui se referme, une fausse certitude qui vole en éclats.
L’auteure maîtrise avec habileté l’art de la fausse piste. Les enquêteurs avancent, reculent, réorientent leurs hypothèses au gré d’indices dont la signification leur échappe d’abord. Une image captée par une caméra de surveillance à Laval, une réaction inexplicable de la mère, un homme aperçu dans la cour d’école dont le prénom sème la confusion, des liens familiaux qui se révèlent plus compliqués qu’ils n’y paraissent : chaque élément du puzzle semble pointer dans une direction différente. Ce que Seymour parvient à faire, c’est maintenir le lecteur dans le même état d’incertitude productive que ses enquêteurs, tiraillé entre plusieurs lectures possibles des faits, sans jamais se sentir manipulé.
La fatigue s’incruste dans le roman comme un personnage supplémentaire. Les nuits blanches s’accumulent, les jugements s’émoussent, les nerfs se tendent. Stéphanie Duquette avale café sur café dans son bureau, Lily-Rose et Renaud visionnent des heures de vidéosurveillance les yeux brûlants, Pénélope Roy veille sur l’état psychologique d’une équipe qui marche à l’adrénaline. Cette dimension physique de l’enquête, souvent négligée dans le polar, ancre Alertes dans un réalisme rare. On ne résout pas des affaires criminelles en restant frais et dispos : Seymour le montre sans complaisance, et c’est précisément ce qui donne à sa fiction policière sa texture de vérité.
Filsan : une mère face à l’indicible
Parmi les figures qui traversent Alertes, Filsan Aayan Ali s’impose avec une force tranquille et douloureuse. Johanne Seymour lui consacre des scènes d’une intensité retenue, loin de tout mélodrame facile. Cette femme d’origine somalienne, arrivée au Québec avec son mari et sa fille, porte en elle une histoire que le roman dévoile par strates successives, avec une pudeur narrative qui force le respect. Sa relation à Faduna, cet enfant qu’elle croyait ne jamais pouvoir avoir, relève du miracle intime : chaque geste maternel décrit par Seymour, chaque détail du quotidien partagé, dit l’étendue d’un amour qui rend la disparition de la fillette proprement insoutenable.
Ce qui rend Filsan particulièrement saisissante, c’est que Seymour refuse de la cantonner au rôle de mère éplorée. Elle lui prête une complexité psychologique réelle : des silences qui intriguent les enquêteurs, des réactions que ni Pelletier ni Duquette ne savent d’abord comment lire, une crispation intérieure que la psychologue Pénélope Roy perçoit sans pouvoir encore la nommer. Derrière la détresse visible d’une femme dont l’enfant a disparu se cache quelque chose de plus ancien, une peur qui précède la disparition de Faduna, une blessure enfouie dans un passé que l’immigration n’a pas suffi à effacer. L’auteure tisse ce sous-texte avec une patience remarquable, laissant le lecteur sentir qu’il manque une clé sans jamais lui forcer la main.
Le roman aborde à travers Filsan des territoires thématiques particulièrement délicats, ceux qui touchent au corps des femmes, aux traditions qui traversent les frontières et aux silences que les familles gardent pour survivre. Seymour s’y aventure avec une gravité mesurée, sans didactisme ni posture militante affichée. Elle laisse les faits parler, les personnages ressentir, et confie au lecteur la liberté de tirer ses propres conclusions. Filsan n’est ni symbole ni porte-parole : elle est une femme réelle dans une situation impossible, et c’est précisément cette humanité pleine et entière qui fait d’elle l’un des personnages les plus marquants du roman.
L’enquête s’élargit : Janelle Joseph
Alors que l’escouade Cerbère consacre toute son énergie à retrouver Faduna, un second dossier vient percuter le récit avec la brutalité d’un corps découvert sous la neige. Johanne Seymour introduit Janelle Joseph comme une figure déjà connue des enquêteurs, une femme liée aux affaires précédentes de l’escouade, qui venait tout juste de publier un roman d’autofiction issu d’un manuscrit ayant jadis coûté la vie à d’autres. Sa disparition, puis la découverte de ce qu’il lui est arrivé, propulse le roman dans une nouvelle dimension, celle d’un passé qui refuse de rester enfoui et qui remonte à la surface avec une violence sourde. Ce glissement narratif est l’une des grandes habiletés de construction du livre : Seymour élargit son terrain sans jamais diluer la tension principale.
Le personnage de Janelle Joseph est traité avec une attention particulière à ce que signifie tenter de se reconstruire après le pire. Elle n’apparaît pas directement dans les scènes du présent, mais sa présence se reconstitue à travers les témoignages, les relevés téléphoniques, les souvenirs de ceux qui la connaissaient. Cette narration en creux, qui dessine un portrait par fragments, est techniquement audacieuse et émotionnellement efficace. Pour Renaud Magloire, dont le lien avec Janelle dépasse largement le cadre professionnel, la nouvelle de sa mort réactive des culpabilités anciennes que Pénélope Roy observe avec l’oeil aiguisé de celle qui sait reconnaître une douleur mal cicatrisée.
La coexistence des deux affaires dans le roman génère une dynamique narrative particulièrement stimulante. L’une concerne une enfant vivante qu’il faut retrouver avant qu’il soit trop tard, l’autre une femme morte dont il faut comprendre les dernières heures. Ces deux fils, apparemment distincts, partagent pourtant une même toile de fond : des violences exercées sur des femmes, des secrets de famille, des silences complices. Seymour ne force pas la connexion entre les deux histoires, elle la laisse se tisser naturellement, instillant chez le lecteur l’intuition que rien, dans ce roman, n’est vraiment séparé de rien.
Une pratique ancestrale au cœur du drame
À un moment charnière du roman, Alertes bascule vers un territoire thématique que peu de polars québécois ont osé explorer avec cette franchise : les mutilations génitales féminines. Johanne Seymour aborde ce sujet par le biais de l’enquête, laissant les enquêteurs découvrir progressivement une réalité que ni Lily-Rose ni Renaud ne connaissaient vraiment, malgré leurs années de service. La scène où les parents de Faduna finissent par livrer cette vérité aux enquêteurs est l’une des plus saisissantes du roman, construite sur une économie de mots et une charge émotionnelle contenue qui lui confèrent une dignité rare. Seymour ne joue pas la carte du sensationnalisme : elle choisit la précision, la retenue, le respect absolu de ceux qui parlent.
Ce qui distingue le traitement de ce thème dans Alertes, c’est le refus de toute simplification. L’auteure montre que cette pratique n’est pas monolithique, qu’elle divise les familles, traverse les générations différemment selon les individus, et que ceux qui en sont les vecteurs ne sont pas nécessairement des monstres aux yeux de leur propre culture. La psychologue Pénélope Roy apporte à ce sujet des données factuelles que Seymour intègre au dialogue avec naturel, sans transformer ses personnages en porte-voix pédagogiques. On apprend, on comprend les enjeux, mais on reste dans la fiction, dans le vivant, dans le particulier de ces êtres de papier qui ont acquis une consistance de chair.
Le roman pose ainsi, sans jamais l’énoncer comme un slogan, une question vertigineuse sur ce que l’immigration transporte avec elle : les espoirs de recommencer, certes, mais aussi les habitudes culturelles les plus ancrées, celles que ni les frontières ni les années ne dissolvent facilement. Hussein et Filsan ont fui précisément pour protéger leur fille, et c’est pourtant leur propre famille recomposée en terre québécoise qui devient la source du danger. Cette ironie tragique, Seymour la manie avec une sobriété qui lui évite tout didactisme, tout jugement à l’emporte-pièce. Le lecteur est invité à ressentir avant de conclure, et c’est là toute la force de la littérature quand elle choisit d’habiter les zones d’ombre plutôt que de les éclairer brutalement.
Traque, révélations et confrontations
La mécanique de la traque, Johanne Seymour la connaît et la manie avec une sûreté de main qui tient le lecteur en haleine jusqu’aux dernières pages de la portion du roman disponible. Caméras de surveillance épluchées image par image, alibis vérifiés et reverifiés, témoignages qui se contredisent ou s’éclairent mutuellement selon l’angle d’approche : l’auteure construit ses séquences d’enquête avec un souci du détail procédural qui n’alourdit jamais le rythme. Chaque avancée de l’escouade Cerbère a le goût d’une victoire provisoire, immédiatement tempérée par une nouvelle zone d’ombre. C’est ce mouvement de va-et-vient permanent entre la certitude et le doute qui donne à Alertes son énergie narrative si particulière.
Les confrontations entre personnages sont parmi les moments les plus électriques du roman. Seymour excelle dans l’écriture des scènes d’interrogatoire, ces joutes silencieuses où chaque mot pèse, où le non-dit en dit souvent plus que la réplique formulée. La vitre sans tain, dispositif récurrent de l’escouade, devient une métaphore du roman tout entier : on observe, on interprète, on se trompe parfois sur ce qu’on croit voir. Pénélope Roy, postée derrière ce miroir, incarne cette lecture patiente des comportements humains, cette science de l’entre-les-lignes que Seymour mobilise pour enrichir chaque scène d’un sous-texte psychologique dense.
Ce qui frappe dans cette partie du roman, c’est la façon dont les révélations successives modifient rétrospectivement la lecture des scènes antérieures. Un geste nerveux, une phrase éludée, une réaction jugée bizarre prennent soudain tout leur sens quand la vérité commence à se dessiner. Seymour a semé ses indices avec une discrétion de joaillière, les enchâssant dans le tissu narratif sans les signaler, faisant confiance à l’intelligence de son lecteur. Cette construction rétrospective, où l’on comprend après coup qu’on avait tout sous les yeux sans le voir, est la marque d’une auteure qui maîtrise son art de bout en bout.
Ce que nous dit Alertes sur le monde d’aujourd’hui
Alertes n’est pas un roman à thèse, et c’est précisément ce qui lui permet de dire des choses vraies sur le monde contemporain. Johanne Seymour n’écrit pas pour démontrer : elle écrit pour montrer. Et ce qu’elle montre, à travers la disparition d’une fillette dans un quartier multiculturel de Montréal, c’est la complexité vertigineuse des sociétés d’accueil, ces espaces de cohabitation où les cultures se frôlent, se heurtent et se négocient en silence, souvent dans l’intimité des familles, loin des grands débats publics. Le roman touche à l’immigration, à l’intégration, aux traditions qui voyagent dans les corps et les mémoires, avec une acuité qui doit beaucoup au refus de tout manichéisme.
Le titre lui-même résonne comme un programme : des alertes, au pluriel. Celles que lance une mère quand son enfant ne rentre pas. Celles que lancent les statistiques sur les mutilations génitales féminines, pratiquées encore aujourd’hui dans des dizaines de pays et transportées, invisibles, jusque dans les banlieues nord-américaines. Celles, plus discrètes, que Seymour adresse sur la violence faite aux femmes sous toutes ses formes, sur la culpabilité qui ronge ceux qui n’ont pas su voir à temps, sur les institutions policières qui portent leurs propres blessures. Chaque fil narratif du roman est, à sa manière, une alerte adressée au lecteur qui voudrait croire que ces réalités lui sont étrangères.
Refermer Alertes, c’est avoir traversé un roman qui tient ses promesses de bout en bout : une intrigue policière rigoureuse, des personnages habités, une écriture tendue et précise, et sous tout cela, le pouls d’une société aux prises avec ses contradictions les plus intimes. Johanne Seymour confirme avec ce volume sa place parmi les voix les plus solides du polar québécois, capable d’allier la mécanique du genre à une ambition littéraire et humaine qui dépasse largement le cadre du simple divertissement. On sort de ce livre avec quelque chose en plus : non pas des réponses, mais des questions mieux posées, et c’est souvent là que commence la bonne littérature.
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Mots-clés : polar québécois, escouade Cerbère, disparition enfant, mutilations génitales féminines, thriller, Montréal, immigration
Extrait Première Page du livre
« PROLOGUE
Allongée sur la neige, elle observe, émerveillée, la valse gracieuse des flocons qui tourbillonnent au-dessus d’elle avant de se poser, légers comme des plumes, sur son corps dénudé. Je suis nue dans la neige pour la première fois, remarque-t-elle après un moment. Et moi qui croyais avoir affiché ma nudité partout ! Elle rirait à gorge déployée si elle n’était pas aussi lasse.
D’aussi loin qu’elle se souvienne, les « tempêtes à gros flocons », comme les avait baptisées sa mère, l’ont toujours excitée. Chaque fois que le ciel se remplit de ces immenses cristaux virevoltant au gré du vent, elle a l’impression de vivre dans un film de Walt Disney, ceux où même l’impossible devient possible. Durant ces instants magiques, elle peut alors imaginer un prince qui la ravit, une mer clémente qui remplit de poissons la barque de son grand-père ou ses parents qui ne meurent pas dans un séisme…
Son corps est parcouru d’un long frisson, mais étrangement elle n’a pas froid. Le sang chaud qui s’écoule d’elle semble la réchauffer. Elle ins-pire, puis expire lentement en suivant des yeux les volutes d’air chaud s’échappant de sa bouche dans la nuit glaciale. Elles l’hypnotisent. Elle voudrait être aspirée vers le ciel comme elles, dégagée du poids de la laideur, être enfin libre comme l’air…
Elle inspire profondément, puis un sourire se dessine sur son visage. Elle est enfin heureuse. Pour la première fois de sa vie, elle n’a pas peur. Puis elle expire longuement une dernière fois. »
- Titre : Alertes : La face cachée du meurtre de Marilou Magloire
- Auteur : Johanne Seymour
- Éditeur : Les Éditions Libre Expression
- Nationalité : Canada
- Date de sortie : 2026
Page officielle : www.johanneseymour.com
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Résumé
Quand Faduna Hussein Ali, sept ans, ne rentre pas de l’école un après-midi d’hiver montréalais, l’escouade Cerbère prend en charge l’enquête. La capitaine Stéphanie Duquette et son équipe n’ont que quarante-huit heures pour retrouver la fillette vivante. Très vite, la piste se révèle plus complexe qu’une simple fugue : des secrets de famille, des tensions culturelles et un homme mystérieux aperçu à la sortie de l’école orientent l’enquête vers des territoires inattendus.
Parallèlement, un second dossier vient alourdir le travail de l’escouade : le corps de Janelle Joseph, une femme liée aux affaires passées de Cerbère, est retrouvé dans une clairière enneigée. Johanne Seymour tisse ces deux enquêtes avec maîtrise, révélant peu à peu que derrière chacune se cache une même réalité : la violence exercée sur les femmes, sous des formes que la société préfère trop souvent ne pas nommer.
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Je m’appelle Manuel et je suis passionné par les polars depuis une soixantaine d’années, une passion qui ne montre aucun signe d’essoufflement.
























