Thriller savoyard : Mel Eskera confronte ses lecteurs à des réalités dérangeantes

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Un thriller ancré dans les Alpes savoyardes

Dès les premières pages, Mel Eskera plante son décor avec une précision géographique qui transforme la Haute-Savoie en acteur silencieux de l’intrigue. Le Salève, cette montagne emblématique qui domine Genève et Annecy, n’est pas qu’un simple arrière-plan pittoresque : il devient le témoin silencieux d’événements qui s’étirent sur plusieurs décennies. L’auteure tire parti de sa connaissance intime du territoire pour tisser une toile narrative où les lieux réels – le lac d’Annecy, les ruelles du vieil Annecy, les foyers d’accueil perdus dans les hauteurs – acquièrent une dimension presque palpable. Cette géographie précise ancre le récit dans une réalité tangible qui renforce la crédibilité de l’intrigue.

Le choix de situer l’action dans cette région n’est pas anodin. Les paysages savoyards, avec leurs reliefs escarpés et leurs forêts denses, offrent naturellement des cachettes et des zones d’ombre propices au mystère. Eskera exploite cette topographie pour créer une atmosphère particulière, où la beauté des montagnes contraste avec la noirceur des actes commis. Les descriptions ne versent jamais dans le dépliant touristique ; elles servent l’intrigue en créant des espaces de tension où la nature devient complice ou obstacle selon les circonstances.

La romancière démontre également une connaissance approfondie du tissu social local. Les références aux institutions – commissariats, foyers, tribunaux – sont traitées avec un souci du détail qui donne au récit une épaisseur documentaire. On sent qu’Eskera s’est documentée ou qu’elle puise dans une expérience personnelle de ces environnements. Cette authenticité dans la restitution des lieux et des structures sociales permet au lecteur de s’immerger pleinement dans un univers qui, bien que fictionnel, résonne avec la réalité d’une région et de ses problématiques contemporaines.

livre de Mel Eskera à découvrir

Les enfants du Salève Mel Eskera
Les enfants du Salève Mel Eskera
Les enfants du Salève Mel Eskera

Une construction narrative en parallèle

Mel Eskera fait le pari audacieux d’entrelacer deux temporalités distinctes : les années 1980 au foyer du Salève et l’époque contemporaine à Annecy. Cette architecture narrative à double niveau n’est pas qu’un simple artifice stylistique ; elle constitue le cœur battant du récit. Les chapitres alternent entre les souvenirs d’enfance de Pawlow, Ricky et leurs compagnons dans le château du Salève, et l’enquête menée en 2020 sur la disparition du petit Tom. Le lecteur se retrouve ainsi projeté d’une époque à l’autre, cherchant intuitivement les points de convergence entre ces deux fils narratifs qui semblent, au premier abord, totalement distincts.

Cette structure en miroir permet à l’auteure de jouer sur plusieurs registres simultanément. D’un côté, les séquences situées dans les années 1980 offrent une plongée dans l’univers de l’enfance en institution, avec ses codes, ses amitiés et ses zones d’ombre. De l’autre, le présent déploie une enquête haletante où s’activent parents désespérés, policiers dépassés et détectives improvisés. L’habileté réside dans la manière dont Eskera dose les informations : chaque retour dans le passé éclaire subtilement le présent sans jamais tomber dans l’explication trop évidente. Les connexions se tissent progressivement, laissant au lecteur le plaisir de reconstituer mentalement le puzzle.

Cependant, cette construction exige du lecteur une certaine vigilance. Les sauts temporels, s’ils créent du rythme et maintiennent la tension, peuvent parfois désorienter, surtout dans les premiers chapitres où les personnages se multiplient. On jongle entre Jay à Paris, Sophie à Annecy, les enfants du foyer dans le passé, et il faut quelques pages pour que chacun trouve sa place dans l’économie générale du récit. Cette complexité narrative, si elle enrichit indéniablement l’expérience de lecture, demande une attention soutenue pour ne pas perdre le fil des multiples intrigues qui se déploient en parallèle.

L’enquête au cœur du récit

La disparition du petit Tom constitue le moteur principal de l’intrigue contemporaine, et Mel Eskera en déploie les ramifications avec une maîtrise certaine des codes du thriller. L’auteure choisit de multiplier les angles d’approche de cette enquête : officielle avec la police, officieuse avec l’ex-flic Jay Banner, intime avec les parents dévastés, et même adolescente avec Léa et son ami Ethan qui mènent leurs propres recherches. Cette démultiplication des perspectives crée un effet kaléidoscopique où chaque protagoniste apporte sa pierre à l’édifice, parfois en s’ignorant mutuellement. Le procédé maintient la tension narrative tout en offrant différentes façons d’appréhender le drame.

Jay Banner incarne la figure classique du détective torturé, ancien policier rongé par la culpabilité et l’alcoolisme après la mort de sa femme dans un attentat. Son retour progressif à l’action à travers l’enquête sur le meurtre de son voisin Patrick Serkis introduit une dimension policière plus noire au récit. Eskera trace les contours d’un personnage cabossé qui trouve dans l’investigation une forme de rédemption. Les scènes où il reprend du service, nettoie son appartement, renonce à l’alcool et réactive son réseau d’informateurs dessinent une trajectoire de reconstruction personnelle qui s’articule habilement avec la progression de l’enquête principale.

Du côté des parents, la romancière explore avec justesse la détresse qui suit la disparition d’un enfant. Sophie et Nathan se débattent chacun à leur manière, entre l’action frénétique et l’effondrement psychologique. L’auteure n’édulcore pas la violence de cette épreuve : les nausées de Sophie, ses insomnies, sa culpabilité dévorante sont rendues avec une acuité qui évite le pathos facile. Claire, l’amie du couple, joue un rôle d’agent actif en mobilisant son réseau et en faisant pression sur les institutions. Ces différents fils permettent à Eskera de montrer comment une disparition rayonne et affecte tout un écosystème humain.

L’originalité du roman réside aussi dans l’enquête parallèle menée par Léa et Ethan, deux adolescents qui épluchen les archives de presse et traquent les connexions entre plusieurs disparitions d’enfants. Cette investigation amateur, menée avec les moyens du bord – ordinateurs portables, réseaux sociaux, documentation en ligne –, apporte une dimension contemporaine et crédible. Les deux jeunes reconstituent patiemment un schéma de disparitions récurrentes, identifient des similitudes troublantes, et finissent par mettre au jour des éléments que les enquêteurs professionnels semblent avoir négligés. Cette ligne narrative injecte une énergie particulière au récit et permet d’aborder la question de l’implication citoyenne face aux défaillances institutionnelles.

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Des personnages aux blessures profondes

Mel Eskera peuple son roman de figures marquées par leurs traumatismes, créant ainsi une galerie de personnages dont les fêlures intérieures résonnent avec les thématiques sombres du récit. Jay Banner porte le deuil impossible de sa femme Lisa, disparue dans un attentat dont il n’a jamais pu élucider tous les mystères. Cette douleur enkystée se manifeste par l’alcoolisme, l’isolement et une forme d’autodestruction latente que l’auteure décrit sans complaisance. Le personnage oscille entre la déchéance et la volonté de reprendre pied, incarnant cette lutte intérieure qui fait toute sa densité psychologique. Son amitié avec Matt, policier resté en activité, offre un contrepoint lumineux à cette noirceur, même si leurs échanges révèlent aussi les fissures d’une vie professionnelle qui a mis à mal l’équilibre conjugal de ce dernier.

Sophie incarne la figure maternelle dévastée par la disparition de son enfant, et Eskera ne lui épargne aucune des étapes de cette descente aux enfers. Les descriptions de ses crises de panique, de ses nausées, de ses nuits blanches à guetter le retour impossible de Tom composent un portrait clinique de la souffrance parentale. L’auteure évite toutefois l’écueil de la victimisation excessive en montrant également la combativité de Sophie, sa détermination à agir malgré l’effondrement psychique. Nathan, le père, suit une trajectoire similaire mais différente, fuyant la maison pour sillonner les rues, incapable de rester immobile face à l’insoutenable. Leur couple vacille sous le poids du drame, chacun gérant son angoisse dans une solitude qui les éloigne l’un de l’autre.

Les enfants du Salève, dans la temporalité passée, portent eux aussi leurs cicatrices. Pawlow, Ricky, P’tit Louis et les autres ont été abandonnés par leurs familles, placés en institution, et tentent de se construire malgré l’absence de repères affectifs stables. L’auteure dépeint avec sensibilité la façon dont ces gamins créent leur propre structure familiale à travers leur « clan », établissant des codes et des rituels qui compensent le manque. Leurs escapades nocturnes, leurs missions secrètes et leur langage codé ne sont pas de simples enfantillages mais des stratégies de survie psychologique. La scène violente dans les douches, où l’on comprend que certains adultes du foyer abusent de leur position, introduit une note glaçante qui explique rétrospectivement bien des comportements.

Claire et Alain forment un couple en apparence solide mais miné par l’impossibilité d’avoir des enfants. Eskera explore avec finesse la façon dont cette stérilité masculine affecte leur relation, générant chez Alain une violence larvée qui finit par exploser, alcool aidant. La scène de la tentative de viol conjugal est traitée avec une justesse qui évite le sensationnalisme tout en n’édulcorant pas la brutalité de l’acte. Claire, personnage actif et déterminé dans l’aide qu’elle apporte à Sophie, se révèle aussi une femme prisonnière d’un mariage toxique, ajoutant une strate de complexité à un personnage qui aurait pu n’être qu’un faire-valoir.

Le traitement de thématiques sensibles

Mel Eskera n’hésite pas à confronter son lecteur à des réalités dérangeantes, faisant de son thriller un roman qui va bien au-delà du simple divertissement. La maltraitance institutionnelle occupe une place centrale dans la partie historique du récit, avec ces scènes où l’on comprend que certains éducateurs abusent de leur position d’autorité sur des enfants vulnérables. L’auteure manie ces passages avec une certaine retenue, suggérant plus qu’elle ne montre, ce qui n’atténue en rien la violence de ce qui se joue. La scène dans les douches, où Pawlow se retrouve piégé face à Zerk, est traitée avec suffisamment de pudeur pour éviter le voyeurisme tout en étant assez explicite pour que l’horreur de la situation soit parfaitement perceptible. Cette approche témoigne d’une conscience aiguë de la ligne à ne pas franchir lorsqu’on aborde de tels sujets.

L’enlèvement d’enfant, thématique au cœur de l’intrigue contemporaine, est exploré sous tous ses angles : la terreur des parents, l’impuissance des autorités, l’angoisse de l’attente et surtout l’insoutenable question de ce que subit l’enfant disparu. Eskera prend le risque de faire intervenir plusieurs cas de disparitions d’enfants dans sa narration, tissant progressivement la toile d’un réseau organisé. Cette multiplication des victimes aurait pu verser dans le sensationnalisme, mais l’auteure parvient à maintenir un équilibre en donnant à chaque cas une résonance particulière. Les intermèdes consacrés à Tom, enfermé dans une cave, montrent un enfant qui tente de préserver son équilibre mental par des rituels quotidiens et des jeux imaginaires. Ces passages, écrits avec une sobriété touchante, évitent l’écueil du misérabilisme tout en transmettant la solitude et la peur de l’enfant captif.

La violence conjugale fait également une apparition marquante à travers le couple Claire et Alain. La scène où Alain, ivre, tente de forcer sa femme dans leur salle de sport est d’une brutalité qui rompt avec le ton général du roman. L’auteure ne cherche pas à édulcorer la réalité du viol conjugal et montre comment l’alcool et la frustration liée à la stérilité peuvent transformer un homme apparemment respectable en agresseur. Ce basculement soudain de personnage peut surprendre par sa violence, mais il a le mérite de ne pas réduire la question à un simple enjeu narratif. Claire ne reste pas une victime passive ; sa fuite et sa détermination à reprendre le contrôle témoignent d’une volonté de l’auteure de ne pas enfermer ses personnages féminins dans des rôles univoques.

Ces thématiques lourdes, si elles ancrent le récit dans une réalité sociale indéniable, posent néanmoins la question du dosage. Le roman accumule les traumatismes – maltraitance institutionnelle, enlèvements, meurtres particulièrement sadiques, violence conjugale, trafic de drogue – au risque parfois de saturer le lecteur. Eskera semble vouloir embrasser un spectre très large de problématiques sociales, ce qui donne au roman une ambition certaine mais peut aussi créer une impression de surcharge thématique. Le meurtre de Patrick Serkis, décrit avec une précision anatomique dérangeante (émasculation, lacérations, paralysie au curare), illustre cette tendance à ne pas épargner le lecteur, pour le meilleur et parfois pour le plus éprouvant.

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Une atmosphère entre tension et émotion

Mel Eskera démontre une habileté certaine à moduler le climat de son récit, alternant entre moments de suspense haletant et séquences empreintes d’une émotion plus retenue. Les chapitres consacrés à la disparition de Tom dans le présent maintiennent une tension constante, nourrie par l’urgence de la situation et l’angoisse croissante des personnages. L’auteure sait ménager ses effets : les recherches infructueuses, les fausses pistes, les silences inquiétants de la police créent une atmosphère oppressante qui se resserre progressivement autour des protagonistes. Les scènes nocturnes où Sophie erre dans sa maison, guettant un retour impossible, ou celles où Nathan sillonne désespérément les rues d’Annecy, installent une mélancolie lourde qui contraste avec le rythme soutenu de l’enquête policière.

Dans la temporalité des années 1980, l’atmosphère prend une coloration différente. Les chapitres au foyer du Salève baignent dans une nostalgie teintée d’inquiétude, où l’innocence de l’enfance côtoie la menace sourde des adultes malveillants. Les escapades nocturnes de Pawlow et sa bande, avec leurs missions secrètes et leur vocabulaire emprunté aux westerns, introduisent des respirations ludiques dans un contexte autrement pesant. Ces moments d’aventure enfantine, comme la quête des glaces dans les cuisines ou la mission confiée à Sandrine, offrent un contrepoint bienvenu à la noirceur générale. Pourtant, même ces séquences plus légères sont teintées d’un malaise latent, comme si le danger rôdait constamment aux abords de ces jeux innocents.

Eskera excelle particulièrement dans les scènes intimistes où les personnages se retrouvent confrontés à leur propre vulnérabilité. Les moments où Jay, seul dans son appartement délabré, lutte contre ses démons intérieurs possèdent une intensité émotionnelle qui transcende le simple cadre du thriller. De même, les passages où Sophie s’effondre, rongée par la culpabilité et l’impuissance, sont rendus avec une justesse qui évite le sentimentalisme facile. L’auteure ne cherche pas à manipuler l’émotion du lecteur par des effets appuyés mais laisse les situations parler d’elles-mêmes, ce qui renforce paradoxalement leur impact.

La construction en parallèle des deux époques permet également de jouer sur des contrastes atmosphériques fructueux. Quand la narration bascule brutalement des années 1980 insouciantes vers le présent anxiogène, ou inversement, ces ruptures de ton créent des effets de surprise qui maintiennent l’attention du lecteur. Toutefois, cette alternance constante peut parfois déstabiliser, surtout lorsqu’on quitte un moment de forte tension pour replonger dans une séquence plus contemplative. L’équilibre entre ces deux registres n’est pas toujours parfaitement maîtrisé, certains chapitres souffrant d’une longueur qui ralentit le rythme là où d’autres auraient mérité davantage de développement. Cette irrégularité dans le tempo narratif reste néanmoins un défaut mineur dans l’économie générale d’un roman qui parvient globalement à captiver son lecteur.

Quand la narration devient mécanique de tension

Mel Eskera déploie une panoplie de techniques narratives pour maintenir son lecteur en haleine, jouant habilement sur la distribution progressive des informations. Les chapitres courts, qui alternent entre différents points de vue et différentes époques, créent un effet de morcellement qui oblige à reconstituer mentalement le puzzle. L’auteure distille ses révélations avec parcimonie, laissant planer des zones d’ombre qui alimentent les questionnements. Les intermèdes mystérieux consacrés à l’enfant enfermé dans la cave, écrits à la troisième personne sans que son identité soit clairement établie, fonctionnent comme des piqûres de rappel qui ramènent régulièrement le lecteur à l’urgence de la situation. Cette stratégie du dévoilement fragmenté s’avère efficace pour entretenir la curiosité sans pour autant verser dans la frustration.

Les fils narratifs multiples permettent également à Eskera de multiplier les points d’accroche du suspense. Pendant que Jay enquête sur le meurtre de son voisin, Léa et Ethan découvrent des connexions entre plusieurs disparitions d’enfants, Sophie se débat avec son angoisse, et les souvenirs du foyer du Salève remontent progressivement à la surface. Chaque ligne narrative possède ses propres enjeux et ses propres mystères, créant ainsi une architecture complexe où plusieurs énigmes se superposent. Le lecteur se retrouve tiraillé entre le désir de comprendre le lien entre le passé et le présent, l’identité du ravisseur de Tom, et les zones d’ombre qui entourent le foyer du Salève. Cette multiplication des intrigues maintient une tension constante, même si elle risque parfois de diluer l’attention.

L’auteure recourt aussi à des procédés plus classiques du thriller, notamment les cliffhangers en fin de chapitre qui incitent à poursuivre la lecture. La découverte d’indices troublants, comme le pseudo mystérieux « Cend74 » qui apparaît sur plusieurs pages Facebook liées à des enfants disparus, crée des moments de révélation qui relancent l’enquête. Les fausses pistes sont savamment distillées, comme lorsque Sophie envisage que Tom soit simplement perdu ou qu’un accident banal soit à l’origine de sa disparition, avant que la réalité plus sombre du kidnapping ne s’impose. Ces détours narratifs empêchent le récit de devenir trop prévisible, même si certaines connections entre les personnages peuvent être anticipées par un lecteur attentif.

La tension est également nourrie par l’urgence temporelle qui pèse sur les recherches. Le compte à rebours implicite qui s’égrène – chaque jour qui passe réduit les chances de retrouver Tom vivant – installe une pression constante sur les personnages et, par extension, sur le lecteur. Les références régulières au temps écoulé depuis la disparition, les mentions des statistiques alarmantes concernant les enfants kidnappés, et l’épuisement visible des protagonistes contribuent à cette sensation d’étau qui se resserre. Eskera parvient ainsi à maintenir une dynamique narrative efficace, même si certains passages, notamment ceux consacrés aux procédures policières ou aux recherches documentaires de Léa, ralentissent parfois le rythme sans apporter d’éléments décisifs à la progression de l’intrigue.

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Un premier roman qui pose ses fondations

« Les enfants du Salève » se présente comme une entrée remarquée dans le paysage du thriller francophone, portée par une ambition narrative certaine et une volonté affirmée d’explorer des thématiques sombres sans concession. Mel Eskera démontre une maîtrise appréciable des codes du genre tout en y insufflant une sensibilité particulière, notamment dans le traitement des traumatismes de l’enfance et des failles du système de protection de l’enfance. L’ancrage géographique précis dans les Alpes savoyardes confère au récit une authenticité qui se démarque des thrillers plus génériques, créant un univers reconnaissable qui pourrait devenir une signature de l’auteure si elle poursuit dans cette voie.

L’architecture narrative témoigne d’une ambition louable, avec cette volonté d’entrelacer plusieurs époques et multiples perspectives pour offrir une vision kaléidoscopique des événements. Cette richesse structurelle permet d’explorer en profondeur les différentes facettes de l’intrigue et d’offrir au lecteur une expérience de lecture dense et immersive. La construction en parallèle passé-présent révèle une audace narrative qui distingue ce premier roman des schémas plus conventionnels du genre, même si certaines transitions entre les différents fils narratifs demandent une attention soutenue qui fait partie intégrante du plaisir de lecture pour qui apprécie les intrigues complexes.

L’écriture d’Eskera se caractérise par sa fluidité et son accessibilité, permettant une lecture immersive malgré la complexité de l’intrigue. Son style direct, sans fioritures inutiles, sert efficacement le propos et maintient la dynamique narrative. Les dialogues sonnent juste, notamment dans les échanges entre adolescents ou dans les conversations entre Jay et Matt, même si certaines répliques tombent parfois dans une explicitation un peu trop didactique des enjeux. L’auteure sait créer des scènes marquantes qui restent en mémoire, comme ces intermèdes où l’enfant captif observe rituellement la lumière du jour à travers sa fenêtre, ou encore la confrontation nocturne entre Claire et Alain qui bascule dans la violence.

Ce premier roman pose les jalons d’une œuvre qui possède le potentiel pour évoluer vers quelque chose de plus affûté encore. Eskera démontre qu’elle possède les outils narratifs pour construire une intrigue complexe, maintenir la tension sur plusieurs centaines de pages et aborder des sujets sensibles avec un sens de la mesure qui évite généralement le sensationnalisme facile. Les imperfections qui subsistent – quelques facilités scénaristiques, une tendance à l’exhaustivité thématique, des personnages secondaires parfois schématiques – sont le propre d’une écriture en cours de maturation. « Les enfants du Salève » confirme l’arrivée d’une voix singulière dans le thriller francophone, une voix qui mérite d’être suivie et dont on peut légitimement attendre qu’elle s’affirme davantage dans les prochaines œuvres. Le roman laisse entrevoir suffisamment de qualités pour susciter la curiosité quant aux futurs projets de son auteure, tout en offrant dès à présent une lecture prenante pour les amateurs du genre qui ne craignent pas d’affronter des thématiques exigeantes.

Mots-clés : Thriller francophone, Disparition d’enfant, Haute-Savoie, Foyer pour mineurs, Enquête policière, Maltraitance institutionnelle, Premier roman


Extrait Première Page du livre

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Mercredi 2 mai, Annecy

Comme tous les mercredis matins, Tom est seul à la maison. Ses parents sont partis travailler tôt et sa grande sœur Léa s’est rendue à son cours de piano. Assis à la table de la cuisine, il boit son chocolat chaud par petites gorgées. Le breuvage est trop chaud, il s’est encore trompé avec les boutons du micro-ondes. Les mains enroulées autour du bol, les coudes sur la table, il laisse son regard dériver vers la baie vitrée du salon et se rend compte que le temps est magnifique, dehors. Quelques oiseaux s’ébrouent dans l’herbe encore humide. Mistigri , le chat de la maison, est caché derrière un pot de fleur et s’apprête à se jeter sur l’un d’entre eux. Un sourire étire les lèvres de l’enfant, dévoilant une jeune incisive prête à tomber. Son vieux chat est trop lent pour être dangereux. Il n’a jamais ramené une seule proie à la maison, bien que papa lui ait dit qu’une fois c’était arrivé. Mais Tom était bébé, il ne s’en souvient pas, alors ça ne compte pas. Il se lève de table pour aller déposer son bol dans le lave-vaisselle puis, alors qu’il s’apprête à remonter les escaliers pour faire sa toilette, il remarque les figurines Pokémon qu’il a oubliées hier soir sur le tapis du salon. Il regarde à nouveau à travers la baie vitrée. Ce serait vraiment dommage de ne pas profiter du soleil, là dehors. D’autant plus que le printemps ne s’est véritablement installé que depuis quelques jours et qu’il ne supporte plus de rester enfermé à la maison.

Ce que Tom préfère par-dessus tout, c’est son jardin. À ses yeux, il est tellement immense, fourni et fascinant qu’il est devenu son véritable terrain de jeu. Il lui arrive parfois de chercher pendant plus d’une heure les meilleurs coins pour y placer ses jouets et organiser leurs prochaines aventures. Car la quête de places stratégiques vaut autant que le jeu qu’il va inventer ensuite. Et puis, c’est tellement agréable de jouer sous les arbres du jardin ! On peut écouter le bruit du vent dans les feuilles et sentir l’odeur de la sève des grands pins regroupés tout dans le fond ! Ah non, vraiment, ce serait dommage de rester enfermé par un si beau soleil… Tom fait quelques pas dans le salon et saisit la télécommande posée sur le canapé. Il allume la télévision et zappe sur sa chaîne préférée. Thomas le petit train est en pleine aventure avec ses amis. Ensuite il y aura Ninjago, puis Scooby-Doo. Tant mieux, cela veut dire qu’il reste encore plein de dessins animés avant que Léa ne rentre de son cours de piano. Il a le temps de jouer un peu. Il ouvre la porte coulissante. Une légère brise vient s’engouffrer sous son haut de pyjama, le faisant frissonner. Il retourne chercher ses bottes vertes et la parka assortie, offerts par mamie Louise pour sa rentrée scolaire de CP, puis il franchit la baie vitrée et s’avance prudemment sur le gazon, une dizaine de Pokémon coincés sous le bras ; il ne veut pas faire tomber ses figurines dans l’herbe mouillée , il perdrait trop de temps à les ramasser. « 


  • Titre : Les enfants du Salève
  • Auteur : Mel Eskera
  • Éditeur : Editions Maïa
  • Nationalité : France
  • Date de sortie : 2025

Résumé

2020. Tom, six ans, disparaît en plein cœur d’Annecy. Quarante ans plus tôt, d’autres se sont tus. Entre ces deux histoires, un ancien flic brisé revient là où tout a commencé : un foyer isolé dans le Jura et des traumatismes enfouis.
Les Enfants du Salève est un polar noir ancré entre passé et présent qui explore la disparition, les blessures d’enfance et les vérités qui dérangent. Sous une tension psychologique et une émotion brute, il raconte l’histoire de ceux qu’on a oubliés.
Un roman qui vous hante bien après la dernière page.
Libraire puis enseignante spécialisée, Mel Eskera puise dans ses souvenirs, ses lectures obsessionnelles et son regard d’enfant naïf pour écrire des histoires qui bousculent. Ce premier roman, c’est celui qu’elle a longtemps cherché, celui qu’elle aurait rêvé de lire. Maintenant, il est entre vos mains.


Je m’appelle Manuel et je suis passionné par les polars depuis une soixantaine d’années, une passion qui ne montre aucun signe d’essoufflement.


41 réflexions au sujet de “Thriller savoyard : Mel Eskera confronte ses lecteurs à des réalités dérangeantes”

  1. Un polar que l’on dévore avec avidité: le rythme est fluide, les chapitres alternent entre les époques, et l’enquête avance, rigoureuse, très professionnelle.
    On découvre au hasard certaines petites failles derrière des personnages qui semblaient plutôt lisses. Des indices sont disséminés ça et là, mais on ne les comprendra sans doute qu’à posteriori quand le puzzle sera rassemblé dans le tome 2
    L’originalité du livre tient à sa construction, très élaborée, mystérieuse, intrigante mais aussi à l’écriture au style fluide et très cinématographique : on est sur les lieux (très précisément décrits) au plus près des personnages, on les suit pas à pas, on vit les évènements avec eux, on ressent leurs émotions, on tremble avec eux, on pleure avec eux…
    Certains personnages nous émeuvent plus que d’autres, ainsi Léa 15 ans (la sœur de Tom) qui fait preuve d’une grande maturité et ingéniosité pour percer le mystère de l’enlèvement de son frère, aidé par Ethan son ami qui joue à fond les détectives (non sans humour avec son matériel et son déguisement) et surtout nous distille les pistes à suivre (tirées de l’analyse de la construction de romans policiers chap 40). Très habile de la part de l’auteur qui semble ainsi nous donner des clés pour avancer dans ce mystère qui ne sera dévoilé que dans le tome 2.
    L’auteur ne néglige pas non plus les personnages secondaires en les portraiturant de façon pittoresque (ainsi la mère de Martin, un des protagoniste) ou caricaturée mais tellement vraie ( telle la brigadière et son complexe de supériorité).
    Il faut souligner également la précision et la justesse des scènes se situant dans les années 80 : l’ambiance y est, dans les expressions, les références à des musiques, les vêtements…une petite note de nostalgie pour certains. Alors que l’enquête, qui se déroule en 2020, bénéficie de toute la panoplie de la technologie d’aujourd’hui, aucune fausse note là non plus.
    Tout nous entraîne à ne pas fermer le livre et à enchaîner les chapitres.
    Mais il faudra attendre le tome 2 pour connaître l’imbrication de ces histoires.

    En résumé, un scénario qui mériterait d’être adaptée dans une série à suspense.

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    • Chère Marie-Claude,
      Quel plaisir de lire votre commentaire si riche et approfondi ! Vous avez su mettre en lumière avec beaucoup de finesse tous les aspects qui font la force de ce roman.
      Votre analyse de la construction narrative est particulièrement pertinente : vous avez parfaitement saisi ce jeu subtil d’indices disséminés et cette architecture élaborée qui relie les deux époques. J’apprécie particulièrement votre remarque sur le chapitre 40 où Ethan distille les clés de lecture – c’est effectivement une mise en abyme très astucieuse de la part de Mel Eskera !
      Votre sensibilité aux personnages transparaît magnifiquement dans vos mots. Léa est effectivement un personnage attachant par sa maturité et sa détermination, et le duo qu’elle forme avec Ethan apporte cette touche d’humanité et parfois d’humour bienvenu dans la tension de l’enquête.
      Je partage totalement votre enthousiasme pour l’écriture cinématographique de l’auteur et cette immersion totale qu’elle procure. Et quelle justesse dans votre évocation de l’ambiance des années 80 ! Cette authenticité dans les détails contribue vraiment à nous transporter.
      Votre suggestion d’adaptation en série est excellente – le rythme et la construction s’y prêteraient parfaitement ! En attendant, comme vous, j’attends avec impatience le tome 2 pour voir se dénouer ce mystère savamment orchestré 😊
      Merci infiniment pour ce commentaire qui enrichit ma chronique et donnera sans doute envie à d’autres lecteurs de se plonger dans cette enquête captivante.
      Bien cordialement,
      Manuel

      Répondre
    • Merci infiniment, Marie-Claude, pour cette lecture si fine et votre analyse d’une grande justesse.
      Vous avez saisi toute la construction du roman, cette alternance entre deux époques qui se répondent et se nourrissent.
      J’ai voulu que chaque détail (chaque regard, chaque objet, chaque silence) participe au mystère, et vos mots montrent que le pari a trouvé écho.
      Quant à l’idée d’une adaptation en série… je dois avouer que je l’aimerais tout autant que vous !

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  2. Je tenais à vous remercier très sincèrement pour l’article que vous consacrez à mon roman « Les Enfants du Salève ».
    Votre lecture fine et approfondie me touche profondément. Vous avez su saisir les fondements du récit (son ancrage dans la Haute-Savoie, le jeu des temporalités et la complexité émotionnelle de ses personnages) avec justesse.
    C’est toujours émouvant, pour une autrice, de voir son univers perçu avec autant de précision et de sensibilité. Vos mots rendent hommage non seulement à mon intrigue, mais aussi à l’atmosphère et aux thématiques sociales que j’ai souhaité explorer.
    Je vous remercie également pour la qualité de votre plume et le soin apporté à votre analyse, qui met en lumière la dimension humaine du roman autant que ses mécanismes de tension et ses procédés narratifs.
    Je prends note des précieux conseils que vous avez écrits et des remarques que vous avez suggérées. Tout cela me donne envie d’écrire encore, et mieux.
    Avec toute ma gratitude,

    Répondre
    • Chère Mel,
      C’est moi qui vous remercie pour ce message qui me touche énormément. Recevoir un tel retour d’une auteure dont on a chroniqué le travail est toujours un moment précieux.
      Votre roman m’a véritablement habitée pendant ma lecture et bien au-delà. La richesse de votre écriture, la profondeur de vos personnages et cette capacité que vous avez à faire vivre le Salève comme un personnage à part entière m’ont profondément marquée. Si j’ai su saisir l’essence de votre récit, c’est avant tout parce que vous avez su la transmettre avec une grande force littéraire.
      Je suis sincèrement touchée que mes remarques puissent nourrir votre envie d’écrire. C’est là tout le sens d’une chronique : créer un dialogue autour du livre, dans le respect du travail accompli. « Les Enfants du Salève » mérite amplement l’attention que je lui ai portée.
      J’attends avec impatience de découvrir vos prochains projets. Vous avez indéniablement une voix singulière et nécessaire dans le paysage littéraire actuel.
      Avec toute mon admiration et mes encouragements,
      Manuel

      Répondre
  3. J’ai été très surprise par ce roman, et ce pour de nombreuses raisons.
    En premier lieu, je ne m’attendais pas à lire plusieurs points de vue, et finalement, j’ai été complètement embarquée par les différentes histoires qui composent ce récit.
    Nous suivons tout d’abord l’histoire de Tom, un petit garçon de six ans qui a disparu. Nous savons — ou du moins, nous supposons fortement — qu’il a été enlevé. Ensuite, nous découvrons un groupe de jeunes enfants qui vivent dans un foyer, chacun pour une raison différente. Ces derniers se sont liés d’amitié et ont formé le Clan des Cherokees. Enfin, nous suivons Jay, un ancien flic ayant perdu sa femme, ce qui l’a peu à peu fait sombrer dans un profond état dépressif. Nous croisons également, de temps à autre, d’autres histoires et personnages qui viennent enrichir l’intrigue.
    En plus de suivre différentes histoires, celles-ci se déroulent à des époques distinctes, notamment entre 1983 et aujourd’hui. Malgré ces allers-retours temporels, la lecture reste fluide et facile à suivre.
    En début de chapitre, la date et le lieu sont toujours précisés, ce qui nous permet de nous repérer aisément. Cette alternance apporte une véritable richesse au récit : grâce aux différents points de vue, nous assemblons peu à peu les pièces du puzzle pour comprendre ce qui s’est réellement passé.
    J’ai aimé suivre ces différentes histoires, car je pense que, d’une manière ou d’une autre, elles sont toutes liées entre elles.
    Je le crois, mais je n’en suis pas certaine, car à la fin du roman, nous n’avons pas encore toutes les réponses à nos questions. Cela fera l’objet d’un tome 2. Autant vous dire que l’attente va être longue !
    On s’attache facilement aux personnages, principalement en raison de leur vécu et de ce qu’ils traversent sur le moment.
    Des histoires sombres, parfois tragiques, qui causent des traumatismes et laissent des séquelles à vie : la perte d’un être cher, une agression…
    J’ai été très touchée en lisant ces passages, au point d’en avoir les larmes aux yeux. C’est très émouvant, mais il faut être préparé(e) !
    Je pense que mon personnage préféré est Léa, la sœur de Tom, qui, malgré son jeune âge, met tout en œuvre pour retrouver son frère, quitte à se mettre en danger. Je l’ai trouvée mature et très touchante. Elle est accompagnée d’Ethan, son meilleur ami, et je trouve qu’ils forment à eux deux un très beau duo.
    En bref, c’est un très bon livre avec plusieurs points de vue. Des personnages aux histoires sombres et touchantes qui les rendent hyper attachants. Un polar qui vous donne des frissons et vous glacera le sang. À ne pas mettre entre toutes les mains. Sensible, s’abstenir, car ce livre évoque de lourds sujets.
    Xoxo Bookishly Tea

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    • Merci Alisé pour ce commentaire si riche et détaillé !
      Vous avez parfaitement capté toute la complexité narrative de ce roman. C’est vrai que cette construction en plusieurs points de vue et ces allers-retours temporels auraient pu rendre la lecture confuse, mais Mel Eskera maîtrise vraiment son art. Comme vous le dites si bien, chaque pièce du puzzle s’assemble progressivement, et c’est justement cette structure qui fait toute la force du récit.
      Je partage totalement votre ressenti sur l’attachement aux personnages. Léa est effectivement remarquable – cette détermination malgré son jeune âge, ce courage parfois inconscient… Le duo qu’elle forme avec Ethan apporte une belle lueur d’espoir au milieu de toute cette noirceur.
      Vous avez raison de souligner l’intensité émotionnelle du livre. Ces thématiques sombres – la disparition, le deuil, les traumatismes – sont traitées sans détour, avec une justesse qui touche profondément. C’est un roman qui ne laisse pas indemne, et votre avertissement aux lecteurs sensibles est très pertinent.
      Quant à cette fin ouverte… oui, l’attente du tome 2 va être difficile ! Mais c’est aussi ce qui rend ce premier volet si prenant : on a tellement envie de comprendre comment toutes ces histoires s’entrelacent vraiment.
      Merci d’avoir pris le temps de partager votre ressenti de manière aussi complète. Votre commentaire donne vraiment envie de (re)découvrir ce roman !
      Manuel

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    • Merci infiniment, Alisé, pour votre lecture attentive et cette analyse d’une grande finesse.
      Vous décrivez avec une précision remarquable les intentions du roman : ces voix qui s’entremêlent, ces temporalités qui se répondent, et surtout cette émotion brute qui traverse chaque histoire.
      Je suis touchée que Léa et Ethan aient su vous émouvoir ; ils incarnent cette part d’enfance qui résiste malgré tout.
      Le tome 2 lèvera certains voiles… mais le Salève garde encore bien des secrets.

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  4. Un roman noir qui m’a profondément marquée.
    Dès les premières pages, j’ai ressenti une palette d’émotions intenses : de la peur, de l’injustice, parfois même du dégoût… mais aussi cette envie viscérale de me battre aux côtés des personnages, pour ces enfants.

    Ce livre met en lumière, avec une force incroyable, une vérité trop souvent tue : beaucoup d’enfants restent sans défense, considérés comme de simples objets, et le silence des adultes leur pèse parfois plus que leurs blessures.

    L’intrigue navigue entre 2020, où un enfant disparaît, et quarante ans plus tôt, dans un foyer isolé, où les secrets et les douleurs s’accumulent. Pas de course effrénée ni de surenchère, mais une atmosphère lourde, intime, profondément humaine. Un récit qui prend aux tripes, qui se lit d’une traite — un véritable page-turner — et qui rappelle que le passé, tôt ou tard, refait toujours surface.

    Les Enfants du Salève est un polar psychologique sombre, émouvant, et je peux vous assurer qu’il ne vous laissera pas indemne. Et bonne nouvelle : un tome 2 est à venir !

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    • Chère Elly,
      Merci infiniment pour ce commentaire si riche et profond qui fait écho à tout ce que j’ai ressenti en découvrant ce roman. Vous avez parfaitement saisi l’essence de ce livre bouleversant.
      Votre façon de décrire cette palette d’émotions intenses — la peur, l’injustice, le dégoût, mais aussi cette envie viscérale de se battre aux côtés de ces enfants — traduit exactement la force de l’écriture de Mel Eskera. Vous avez raison de souligner que ce roman met en lumière une vérité trop souvent tue : le silence des adultes peut peser plus lourd que les blessures elles-mêmes.
      J’apprécie particulièrement votre analyse de la construction narrative, cette navigation entre les deux époques sans surenchère, mais avec cette atmosphère lourde et profondément humaine qui nous prend aux tripes. C’est effectivement un véritable page-turner qui ne laisse pas indemne.
      Et oui, quelle excellente nouvelle de savoir qu’un tome 2 est en préparation !
      Je vous remercie encore pour ce partage si sincère et touchant.
      Bien à vous,
      Manuel

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    • Merci infiniment, Elly, pour ce retour d’une intensité rare.
      Vos mots traduisent à merveille l’esprit du roman : cette tension entre la noirceur du réel et la lumière fragile de ceux qui résistent.
      Vous avez perçu ce que je souhaitais avant tout partager : l’humanité derrière l’horreur, la voix des enfants que, trop souvent, on n’écoute pas.
      Merci pour cette lecture si habitée. Le tome 2 poursuivra cette exploration des zones d’ombre… et des blessures que l’on tait.

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  5. Une fois plongé dans ce roman, difficile d’en sortir… Important de s’attacher à bien identifier tous les personnages dès le début de l’histoire, car l’intrigue demande une analyse et une attention permanentes. La relation entre les faits du passé et l’action présente se révèle très progressivement et appelle le lecteur à une gymnastique assurément exigeante pour la mémoire et la compréhension. Une fois toutes les données ancrées, l’envie de dévorer la suite est inévitable et quelle frustration de découvrir qu’il faudra attendre le prochain tome pour en savoir un peu plus.
    La précision des descriptions des lieux, des institutions participent à rendre ce roman vivant et concret, et d’autant plus lorsque l’on a la connaissance de ces environnements pour les avoir côtoyés, et les fréquenter encore.
    Une chose est certaine…, hâte de découvrir la suite, en espérant connaître le dénouement.
    Merci Mel pour ce moment d’évasion qui nous confronte autant aux frasques du passé qu’à nos dilemnes du présent.

    Alain.

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    • Cher Alain,
      Merci beaucoup pour ce commentaire si détaillé et réfléchi qui témoigne de votre lecture attentive des Enfants du Salève.
      Vous soulignez avec justesse la complexité narrative de ce roman qui exige du lecteur une attention soutenue et une véritable gymnastique intellectuelle pour tisser les liens entre passé et présent. Cette exigence fait partie intégrante du plaisir de lecture et rend l’histoire d’autant plus captivante une fois que tous les éléments s’assemblent progressivement.
      J’apprécie particulièrement votre remarque sur la précision des descriptions. Il est vrai que la connaissance des lieux et des institutions évoqués ajoute une dimension supplémentaire à l’expérience de lecture, rendant le récit encore plus vivant et concret. Cette ancrage géographique et institutionnel contribue indéniablement à la force du roman.
      Et comme vous, je partage cette impatience de découvrir la suite ! Cette frustration que vous évoquez est le signe d’un récit qui nous a véritablement happés.
      Votre conclusion est magnifique : ce roman nous confronte effectivement autant aux frasques du passé qu’à nos dilemmes du présent, une réflexion qui résonne bien au-delà de la simple intrigue policière.
      Merci encore pour ce partage enrichissant.
      Amicalement,
      Manuel

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    • Merci infiniment, Alain, pour cette lecture attentive et ce retour d’une grande précision.
      Vous avez parfaitement saisi la mécanique du roman : cette progression lente, ces échos entre passé et présent qui demandent au lecteur de rester en éveil.
      Je suis touchée que l’ancrage local et le réalisme des lieux aient résonné pour vous. C’est un aspect essentiel de mon récit.
      La suite viendra, et avec elle, des réponses… mais aussi de nouvelles zones d’ombre.😉

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  6. Les enfants du Saleves est un polard qui m’à profondément touché par la force de ses personnages. J’ai adoré la plume de l’autrice, percutante, elle va droit au cœur, les personnages sont bien campés, chacun ayant une histoire émouvante. C’c’est un roman que je recommande vivement. Hâte de lire le tome 2 .

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    • Les enfants de saleves est un polar qui m’a toucher par histoire des différents personnages avec une belle intrigue je l ai dévorer moi qui n avait pas pris le temps de lire depuis longtemps .J’ai qu une ate de lire la suite je recommande vivement Bravo à l Mel

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      • Chère Annick,
        Merci beaucoup pour ce commentaire si sincère et touchant qui témoigne de l’impact qu’a eu ce roman sur vous.
        Je suis particulièrement heureux de lire que Les enfants du Salève vous a réconciliée avec la lecture après une longue pause. C’est l’un des plus beaux compliments que l’on puisse faire à un livre ! Mel Eskera a su créer une intrigue captivante portée par des personnages touchants dont les histoires nous marquent profondément.
        Votre enthousiasme et votre envie de découvrir la suite sont communicatifs. Je partage votre impatience et je suis certain que le tome 2 sera à la hauteur de nos attentes.
        Merci pour votre recommandation et bravo à vous d’avoir repris le chemin de la lecture avec un roman aussi fort !
        Amicalement,
        Manuel

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      • Merci beaucoup, Annick !
        Si le roman vous a fait replonger dans la lecture, alors j’ai réussi ma mission !
        Le tome 2 se prépare… il vous attendra au tournant 😉

        Répondre
    • Chère Joëlle,
      Merci infiniment pour ce commentaire si chaleureux et enthousiaste qui reflète toute l’émotion que procure la lecture des Enfants du Salève.
      Vous avez parfaitement saisi la force de ce roman : la plume de Mel Eskera est effectivement percutante et va droit au cœur. Cette capacité à créer des personnages si bien campés, chacun portant une histoire profondément émouvante, fait toute la richesse de ce polar qui dépasse largement le cadre du simple récit policier.
      Je partage entièrement votre enthousiasme et votre recommandation. C’est un livre qui ne peut laisser indifférent tant il touche à des thématiques universelles et douloureuses avec une sensibilité remarquable.
      Et comme vous, j’ai hâte de découvrir le tome 2 pour retrouver cet univers et ces personnages qui nous ont tant marqués !
      Merci encore pour ce beau partage.
      Bien cordialement,
      Manuel

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    • Merci beaucoup, Joëlle !
      Je suis ravie que ma plume et mes personnages vous aient touchée.
      Ils ne vous ont pas encore tout dit… Le tome 2 viendra répondre à certaines questions (et en poser d’autres 😉).

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  7. J’ai trouvé ce livre très bien écrit et vraiment captivant. Dès le début, on sent que l’auteur a pris soin de chaque mot : le style est fluide, agréable à lire et plein de sensibilité. L’ambiance du roman est à la fois mystérieuse et touchante, ce qui donne envie de continuer pour comprendre les personnages et les liens entre eux.
    Même si je ne suis pas forcément fan des histoires qui se passent sur plusieurs époques, ou qui mêlent plusieurs intrigues, j’ai été agréablement surprise par la façon dont l’auteur arrive à garder notre attention. Les deux époques principales sont bien construites, chacune avec sa propre atmosphère et ses émotions, et on a envie de savoir comment tout va se rejoindre à la fin.
    J’ai aussi aimé la façon dont le livre parle des secrets du passé et des blessures qui marquent encore le présent. On sent la force des personnages et l’importance des liens entre eux. La montagne, elle, semble garder tous leurs mystères.
    J’ai vraiment hâte de connaître la suite et de découvrir le dénouement de toutes ces histoires. C’est un roman que je recommande vivement. Bravo, mel!

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    • Je viens de terminer la lecture des « Enfants du Salève » que j’ai dévoré en 2 jours… Il est vrai que, une fois commencé, ce roman vous entraine dans son univers sombre et émouvant et il est impossible d’en sortir, vous êtes en totale immersion.

      En fait vous n’avez pas d’autre choix car la superposition temporelle de plusieurs histoires et la multiplication des personnages vous obligent à une attention soutenue.

      Pour ce qui est de l’écriture c’est assez percutant, direct et bien documentée. Le style, vif et précis car riche en adjectifs, adverbes et descriptions au cordeau, vous tient en haleine et vous incite à poursuivre votre lecture …

      Je me suis laissé emporter par cette histoire d’enlèvement d’enfant qui se déroule à notre époque et celle d’un foyer dans les années 80, qui, au fil des pages, vous plonge à la fois dans l’affreuse réalité des violences que peuvent subir les enfants et dans l’angoisse, la tension et la peur que vivent tous les proches confrontés à une disparition d’enfant.

      Il n’y a aucun doute nous sommes au cœur d’un roman noir dont vous ne sortirez pas totalement indemne car les différentes thématiques abordées par l’auteur vous renvoient à vos propres questionnements.

      Pour ma part j’ai vraiment aimé la façon dont l’auteure nous distille habilement des indices qui nous permettent de progresser dans la connexion des histoires et du dénouement ; mais quelle frustration quand la dernière page lue on se retrouve au milieu du gué sans réponse à nos interrogations et avec pour seule solution l’attente du second opus.

      Mais ne boudons pas notre plaisir et réjouissons-nous plutôt de cette suite qui nous attend …

      Bravo à toi et merci 

      Patrick

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      • Merci infiniment, Patrick, pour cette lecture si attentive et ce retour d’une grande justesse.
        Vous avez saisi tout ce que j’ai voulu transmettre : la tension, la noirceur, mais aussi la part d’humanité qui subsiste dans les zones d’ombre.
        Votre ressenti me touche profondément, et je promets que la suite viendra éclairer quelques-unes de ces questions laissées en suspens… ou en ajouter d’autres 🙂

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    • Merci infiniment, Cathy, pour ce retour si complet.
      Vous avez mis des mots très justes sur l’intention du roman : ce lien invisible entre les époques, les blessures et la montagne qui observe tout en silence.
      Je suis ravie que cette structure, parfois déroutante, vous ait finalement emportée.
      Votre enthousiasme pour la suite me touche beaucoup ; elle viendra, et elle vous emmènera plus loin encore dans les ombres du Salève.

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  8. Je ne suis pas une grande lectrice, même pas du tout… Mais quand on m’en a parlé cela à aiguiser ma curiosité et une certaine fascination.
    Je ne vais pas m’étaler sur le ressenti profond de ce livre, un mot suffira CAPTIVANT….
    Car au bout des 3 premières pages j’étais plongée dedans et mon ressenti premier à été quand sortira t-il en film ou série ?
    C’est simple ce livre m’a fait vivre comme Christopher Nolan dans ses films.
    La plus belle chose pour en parler c’est de le partager autour de vous.
    Vivement la suite en livre et en film/ série pourquoi pas.
    MERCI

    Répondre
    • Merci infiniment, Estelle, pour ce message qui me touche profondément.
      Savoir que « Les Enfants du Salève » a su vous captiver alors que vous n’êtes “pas une grande lectrice”, c’est le plus beau des compliments.
      L’idée d’une adaptation en film ou en série me tente énormément… qui sait ? Peut-être qu’un jour le Salève s’invitera sur les écrans ?

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  9. Aux confins du mystère

    Plongez dans un univers où mystère, tension et intrigue se mêlent au quotidien des protagonistes, et où chaque détail peut devenir un indice décisif. Les Enfants du Salève entraîne le lecteur dans un récit où l’ingéniosité des jeunes se confronte à la rigueur d’un enquêteur expérimenté, révélant la complexité des enquêtes et des relations humaines dans une atmosphère captivante.

    Le roman suit les protagonistes face à des événements mystérieux qui bouleversent leur univers. Entre stratégies d’observation, recherches minutieuses et défis personnels, chaque étape de l’enquête fait naître de nouvelles interrogations et maintient un rythme soutenu. L’alternance des points de vue entre adolescents et adultes offre une vision panoramique de l’intrigue, plongeant le lecteur au coeur des dilemmes et des situations critiques.

    L’intrigue est finement structurée, mêlant mystère, actions stratégiques et rebondissements. Les protagonistes évoluent de manière cohérente, et leurs décisions reflètent leurs personnalités et leur âge. La narration à la troisième personne, alternée entre plusieurs voix, amplifie l’intensité émotionnelle et l’atmosphère captivante du récit. le style fluide, rythmé et ponctué de touches d’humour rend la lecture immersive, tandis que les dialogues et les descriptions détaillées renforcent la crédibilité et la tension des scènes.

    Entre énigmes et émotions

    Les Enfants du Salève se distingue par sa capacité à captiver le lecteur et à faire ressentir l’urgence et l’intensité de chaque moment. La pluralité des voix et l’équilibre entre tension et légèreté rendent l’histoire profondément engageante. Chaque chapitre ouvre de nouvelles pistes et entretient la curiosité, donnant envie de tourner les pages jusqu’au dénouement.

    Ce roman s’adresse à un large public, adolescents comme adultes, amateurs de thrillers et de récits policiers où mystère et intrigue se conjuguent avec réalisme et profondeur psychologique. La construction narrative, le rythme soutenu et les dialogues travaillés offrent une lecture immersive, où les émotions et la complexité des situations sont palpables.

    En somme, Les Enfants du Salève est une invitation à plonger dans un monde où chaque détail compte et où le mystère ne faiblit jamais. Entre observations minutieuses, stratégies ingénieuses et imprévus, le lecteur est entraîné dans une enquête palpitante et captivante jusqu’à la dernière page.

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    • Merci infiniment pour votre lecture attentive et votre analyse si précise.
      Vous décrivez « Les Enfants du Salève » avec une justesse qui me touche profondément.
      J’ai voulu écrire un polar à hauteur d’humains, où l’émotion et l’observation priment sur la simple mécanique du suspense, et vos mots me confirment que le pari a trouvé écho !

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  10. Je suis entrée très rapidement dans l intrigue. Le récit a capter mon attention celle ci fondée sur la temporalité. Cette structure permet de naviguer entre les différentes époques sans se perdre. L écriture est limpide et pleine de sensibilité. La lecture est prenante. C est bien construit, qui donne envie de lire les futur livres de l autrice

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    • Merci infiniment pour ces mots !
      Je suis ravie que la structure temporelle vous ait embarquée sans vous perdre — c’était un vrai défi d’équilibre.
      Votre retour me touche beaucoup, et j’espère que les prochains récits vous feront voyager tout autant.

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  11. Jacques Bonnet

    Du bon boulot et des débuts prometteurs ! La construction est solide, l’intrigue tient largement la route. Les caractères sont globalement bien définis. On se laisse embarquer.
    J’ai bien aimé également deux choses.
    D’une part, Mel Eskera sait faire exister des gosses dans un bouquin et entrer dans leur monde sans les considérer comme de futurs adultes, mais comme des « grandes » personnes prenant leurs risques et leurs responsabilités.
    D’autre part, le petit côté « miroir » entre l’enchaînement des péripéties et la réflexion sur le roman policier et ses codes. Il y a là un petit jeu qu’elle peut poursuivre.
    Sur le ton, le style, c’est cohérent, soutenu (pas de rupture qui gâcherait le plaisir) : on sent que les bases sont solides. C’est indispensable pour aller (plus) loin.
    La seule recommandation que je pourrais faire à Mel Eskera, c’est, sans rien perdre de sa rigueur (que beaucoup de nouveaux auteurs n’ont pas), d’oser se lâcher davantage, de ne pas avoir peur de sortir de la bonne et belle écriture et du balisage de son récit pour affiner son style, faire entendre davantage sa petite musique personnelle. On sent parfois que ce n’est pas l’envie n’est pas loin. Mais je sais qu’il n’est pas facile d’être concentré sur la conduite du véhicule tout en faisant admirer le paysage…
    Seul petit reproche (mais c’est sans doute un choix d’éditeur), la couverture n’indique pas clairement qu’il s’agit d’une première partie. On attend donc la seconde, en espérant être à la fois rassuré par la qualité du travail et surpris par les rebondissements et le dénouement.

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    • Merci Jaques pour ces retours très positifs, pour ton regard acéré et tes précieux conseils.
      Je suis ravie que tu aies apprécié la sensibilité des enfants et leur regard sur le monde, c’est ce que j’ai préféré écrire. Et j’avoue que, maintenant que le tome 2 est écrit et en relecture, j’ai du mal à me dire que je ne vais devoir les abandonner…

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  12. Pour moi qui suis novice j’ai tout de suite été happé par l’intrigue, la présentation des personnages et les différentes histoires.
    Un roman très agréable à lire et je dirais d’une lecture simple à comprendre pour les novices comme moi.
    Bravo Mel tu m’as réconcilié avec les livres 😉
    Vivement le tome 2
    Encore bravo

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    • La claque.
      Un voyage initiatique dans le monde du polar pour moi. J’ai été tour à tour dérangée, captivée, apeurée, attendrie, embarquée. Bien que j’ai parfois dû lutter contre certaines peurs viscérales ancrées en moi, j’ai été portée par le rythme et le jeu d’espace temps. Merci Mel Eskera, il me tarde de découvrir le prochain tome.

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    • Merci David ! Votre message me touche énormément.
      Savoir que « Les Enfants du Salève » vous a réconcilié avec les livres, c’est le plus beau des compliments.
      Le tome 2 mijote doucement… et il vous réserve quelques frissons supplémentaires 😉

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  13. Je viens de terminer la lecture du roman « Lesenfants du Salève ».
    C’est le premier polar que je lis… J’ai été captivée par ce récit. J’ai hâte de lire le tome 2 et de connaître la fin de l’énigme.
    J’ai apprécié la syntaxe, la précision des détails sans rendre ennuyeux l’ensemble, le suspense qui termine chaque chapitre et rend toujours plus énigmatique la fin, la description des personnages, très différents, la relation entre eux qui se découvre peu à peu.
    Originale, cette histoire intrigante qui se situe sur deux époques distantes d’une vingtaine d’années !
    J’aspire à connaître la suite, persuadée que l’autrice maintiendra le suspense et nous révélera enfin ce que deviennent Tom et les autres.
    Je guette la parution du tome 2.

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    • Merci infiniment pour ce beau retour !
      Lire que « Les Enfants du Salève » a su vous captiver, surtout pour un premier polar, me touche énormément.
      J’ai pris beaucoup de plaisir à tisser cette intrigue entre deux époques et à laisser planer le mystère autour de Tom et des autres… Vous verrez, le tome 2 réserve encore bien des zones d’ombre et des révélations inattendues !

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  14. Fan de Stephen King et de Maxime Chattam, j’avoue avoir laissé le livre traîner un peu sur le meuble à côté de la télé .
    Par une journée bien pluvieuse, pas de course en montagne, pas de parapente et ayant déjà voler au Salève, j’avoue que le titre <> » a repiqué ma curiosité: j’ai donc décidé de me plonger dans cette histoire. L’ambiance peut-être oppressante à certains moments, digne de Chattam, et le héros tourmenté, l’innocence des adolescents, à la King, m’ont accroché dès les premières pages.
    L’intrigue, rythmée par des rebondissements habiles, l’écriture fluide, dialogues justes et décor immersif : ce roman est une aubaine pour les amateurs de suspense.
    Les personnages sont souvent revenus à mon esprit après la lecture, ce qui est pour moi le reflet d’un très bon roman et j’attends le deuxième tome avec impatience !

    À lire absolument !

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    • Merci beaucoup, Mansouri, pour ce retour qui me touche énormément !
      Comparer « Les Enfants du Salève » à l’univers de King et de Chattam, c’est un compliment qui me fait rougir derrière mon clavier.
      J’aime l’idée que ce roman vous ait accompagné lors d’une journée de pluie, un moment où vous aviez envie d’ailleurs.
      Rendez-vous dans le tome 2 : les montagnes y cachent encore bien des secrets !

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  15. Un livre captivant que j’ai dévoré en un rien de temps.
    L’intrigue est bien ficelée et les personnages sont attachants.
    Vivement le tome 2 !
    Merci pour ce beau moment d’évasion.

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    • Merci beaucoup, Frédéric, pour ce message qui me touche sincèrement.
      Je suis ravie que l’histoire vous ait embarqué et que les personnages aient trouvé leur place dans votre imaginaire, c’est sans doute le plus beau compliment qu’un auteur puisse recevoir.

      Le tome 2 est en route… plus intense, plus trouble, et avec quelques révélations qui risquent de bousculer vos certitudes.
      Merci encore d’avoir pris le temps de partager votre ressenti, c’est ce genre de retour qui donne envie de continuer à tisser des intrigues jusqu’au bout de la nuit.

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