Interview de Christophe Royer auteur

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Interview de Christophe Royer auteur

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Christophe Royer : du polar documentaire à la noirceur sociale

Né en 1971 au Creusot, en Bourgogne, Christophe Royer a d’abord suivi un parcours scientifique étonnant avec un doctorat en physiologie animale avant de se réorienter vers l’informatique en décrochant un master à l’INSA de Lyon. Parallèlement à sa carrière de chef de projet informatique,cet autodidacte passionné d’art s’est lancé dans l’écriture en 2014, faisant ses premières armes avec une duologie d’anticipation, le Projet Sapience. Mais c’est en 2018 qu’il trouve véritablement sa voie avec son premier thriller, transformant son talent de conteur en une plume acérée dédiée au polar psychologique.

Depuis, Christophe Royer a publié plusieurs thrillers aux éditions Taurnada, dont les enquêtes du commandant Nathalie Lesage qui l’ont fait connaître du grand public amateur de polars français. Romans après romans, il explore des thèmes sombres et dérangeants avec une prédilection pour les univers méconnus : sociétés secrètes (franc-maçonnerie, martinisme), école de magie ou encore le proxénétisme et les secrets de famille. Son dernier ouvrage, L’escadron blanc paru en novembre 2025, marque un tournant en abordant le scandaleux trafic de corps humains destinés à la recherche médicale, s’inspirant d’affaires réelles pour construire un thriller documentaire glaçant.

L’écriture de Christophe Royer se distingue par sa capacité à maintenir une tension narrative constante tout en intégrant un travail de documentation rigoureux sur des sujets sensibles. Ses intrigues alternent entre passé et présent, mêlant psychologie des personnages et rebondissements maîtrisés. Attaché aux valeurs humaines et à la fraternité, l’auteur créé des enquêtes qui interrogent les zones d’ombre de notre société, sans jamais tomber dans le sensationnel gratuit.

L’interview questionnaire de Christophe Royer

Bonjour à toutes et tous,
Ravi de répondre à cette interview !

Vous écrivez à la main ou au clavier ?
Pour toute la partie pré-écriture, j’écris dans un cahier, un par roman, où je note idées, thèmes, recherches, trame, etc… Je bascule ensuite sur le clavier. Après avoir essayé le logiciel Scrivener pour deux romans, je suis revenu au bon vieux word.

Plutôt lève-tôt ou couche-tard ?
Couche-tard. Même si je peux écrire à n’importe quelle heure de la journée, mes séances se déroulent majoritairement entre 21h et minuit. Quand je suis en vacances, j’aime écrire le matin.

Qu’est-ce qui vous pousse à écrire ?
L’envie de raconter mes histoires, retrouver mes personnages, partager mes découvertes, mes coups de gueule. J’ai attrapé le virus et je ne cherche pas de vaccin.

À quelle fréquence écrivez-vous vos livres ?
Je vais bientôt fêter mes dix ans d’écriture, avec deux romans d’anticipation, 6 thrillers, 1 « young adult » et un roman de gare en finition, j’ai un rythme d’un roman par an.

Votre plus belle émotion d’auteur ?
Je vais citer la dernière, l’émotion ressentie lors de la remise du prix « Coup de chapeau » à Chazelles/Lyon pour mon thriller « Famille décomposée ». Pour un salon généraliste, j’ai été touché que le comité de lecture, constitué d’une quinzaine de personnes, ait adoubé un thriller.

Le livre qui vous a le plus marqué ?
Difficile… spontanément je citerai « Les voies d’Anubis » et plus généralement l’univers de Tim Powers, « Les 3 cartes » de Stephen King, La saga « élévation » de David Brin, le cycle de Orson Scott Card avec plus particulièrement « La voix des morts » et « La stratégie Ender ».

Votre recherche la plus bizarre sur Google pour un livre ?
Il y a 6-7 ans, aux environs de minuit, lors de mes recherches pour « Lésions intimes » quand je suis tombé sur des sites Chinois et américains qui permettaient d’acheter des poupées ultraréalistes à l’apparence très juvénile, livrables sous colis discret en France… Ce n’est donc pas nouveau…

Votre lieu de crime idéal ?
Un lieu public où on ne s’attend pas à trouver un cadavre, par exemple dans un parc de jeux pour enfants…

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Votre arme du crime préférée ?
J’aime beaucoup quand un personnage improvise avec un objet de son environnement ou utilise une arme silencieuse du type lance-pierre ou arbalète.

Vos propres intrigues vous font-elles peur ?
Peur non, mais elle suscite souvent de l’émotion. Surtout lors de l’écriture de certains chapitres. À cause des sujets abordés, du fait de l’histoire des personnages. L’écriture de « L’escadron blanc » a été très riche en émotions, voir éprouvant dans la dernière partie.

Votre pire cauchemar d’auteur ?
Passer toute la journée sur un salon sans visiteur et ne vendre qu’un exemplaire… Pour l’instant, ce n’est arrivé qu’une seule fois.

Si vous étiez le méchant, quel serait votre métier ?
Un métier itinérant, qui permet de se déplacer facilement pour élargir mon terrain de jeu comme : un commercial, un gendarme ou un auteur…

Crime parfait au supermarché : dans quel rayon ?
Le rayon surgelé, pour brouiller les pistes concernant la détermination de l’heure du crime.

Sans le polar, quel genre littéraire choisiriez-vous ?
Je ne suis pas unigenre, j’ai déjà écrit de la SF et en 2026 sortira mon premier « Young adult », un thriller fantastique. J’adore explorer d’autres univers. En plus des thrillers, j’ai hâte d’avoir du temps pour coucher une histoire « Fantastique » qui patiente depuis 4 ans dans un coin de ma tête. On me demande souvent également quand je vais sortir le tome 3 du « Projet Sapience »…

Le livre dont vous êtes le plus fier ?
Le dernier sorti, « L’escadron blanc », en termes d’émotions, de rythme, de structure, des personnages et les sujets abordés qui me tiennent à cœur.

Où vous sentez-vous chez vous ?
Chez moi ou n’importe où du moment où je suis entouré de ma famille et de mes amis. Plus symboliquement, dans mes romans.


En guise de conclusion, y a-t-il quelque chose que vous aimeriez partager avec nos lecteurs ? Une actualité, un nouveau projet qui vous passionne, une œuvre à paraître ou un événement spécial que vous souhaiteriez mettre en lumière, un prix reçu, une dédicace ou un salon ?

Je déplore que la lecture prenne de moins en moins de place dans la vie des jeunes. Souhaitant faire quelque chose pour faire changer un peu les choses à mon niveau, je suis très heureux d’avoir écrit « Doors Game – année 1989 » qui sortira en 2026. À travers une histoire qui parlera aux ados, véritable outil pédagogique avec plusieurs niveaux de lecture, il me permettra d’entrer dans les collèges et lycées autour de projets en collaboration avec les profs, médiathèques et documentalistes.

Plus d’infos sur Instagram de @christophe.royer.romancier

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Je m’appelle Manuel et je suis passionné par les polars depuis une soixantaine d’années, une passion qui ne montre aucun signe d’essoufflement.


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