Un Magritte inconnu sorti d’un cabinet d’Ixelles
Un message haché sur un répondeur, un mot qui revient comme une incantation, « inouï », et voilà Emma Cuvellier qui pédale sous la bruine bruxelloise vers la rue des Minimes. Philippe Bradfer amorce son intrigue avec la discrétion d’un marchand qui soulève un coin de drap. Jean Darville, galeriste du Sablon sur le point de fêter les trente ans de sa maison, vient d’apprendre qu’une toile non répertoriée de René Magritte dort depuis soixante-dix ans dans le bureau d’un collectionneur disparu. C’est un portrait, celui de Liliane Blondeau, belle-fille de Charles Blondeau, industriel louviérois, mécène des surréalistes et ami du peintre. De quoi faire frémir n’importe quel amateur d’art belge, et l’auteur le sait.
La découverte de l’œuvre, dans un hôtel de maître de l’avenue Géo Bernier, à deux pas des étangs d’Ixelles, compte parmi les moments les plus réussis du livre. Deux panneaux de bibliothèque s’ouvrent comme les volets d’un retable, et la toile apparaît : un buste aux lèvres vermeilles, une rose couleur chair, un grelot, de lourds rideaux rouges, une chandelle, et ce vertigineux tableau dans le tableau où le jour et la nuit se partagent le même horizon marin. Le romancier prend le temps de décrire. Il laisse le regard d’Emma s’égarer, puis la composition se reformer peu à peu. Grâce à cette ekphrasis minutieuse, le lecteur se tient lui aussi devant la toile, dans ce cabinet où l’odeur des livres se mêle à celle de l’encaustique.
Autour de l’œuvre gravitent des présences qui intriguent sans rien livrer. Delphine Blondeau, dame à l’allure distinguée, raconte comment ce bureau est devenu un sanctuaire après la mort de sa mère, et elle réclame une discrétion absolue. Un factotum à la démarche féline, aux yeux d’un bleu profond et à la pommette balafrée, glisse dans les couloirs. Emma, elle, croit reconnaître dans le visage peint une réminiscence fugace qui se dérobe aussitôt. Rien n’est souligné au marqueur : Bradfer sème en jardinier patient et laisse aux détails le soin de germer. On quitte cette première rencontre avec le sentiment grisant d’être entré dans une affaire où chaque objet pourrait cacher un double fond.
Trois toiles de Magritte pour charpenter le récit
Architecte autant que conteur, Philippe Bradfer a bâti son roman comme on monte une exposition. Un prélude normand le précède : sur les galets de Sainte-Adresse, face à l’estacade, un mentor aussi exalté qu’autoritaire exhorte un jeune homme à mettre ses pas dans ceux d’Albert Marquet. Le livre se déploie ensuite en trois parties, chacune placée sous le patronage d’une toile de Magritte : La femme cachée, Le retour de flamme, L’assassin menacé. Ce sont trois cartels et trois seuils, autant de manières de passer d’une salle à l’autre.
Chaque tableau est évoqué en quelques lignes d’une sobriété presque lapidaire, à mi-chemin entre la notice de musée et le poème en prose. On y voit la femme nue qui détourne la tête, « comme l’arbre qui cache la forêt », Fantômas qui surgit d’une ville aux couleurs de l’incendie une rose à la main, puis l’homme absorbé par le pavillon d’un gramophone, sans voir ceux qui le guettent. Ces vignettes sont autant de clés posées sur la table, que le lecteur ramasse sans savoir encore quelles serrures elles ouvriront. Le procédé est élégant. Chez Magritte, un titre n’explique jamais l’image : il entretient avec elle une relation poétique. Bradfer reprend cette logique et l’applique à la mécanique même du polar.
Cette charpente donne au livre un rythme singulier. La première partie suit le tempo feutré de la recherche érudite. La deuxième change brusquement de registre et fait entrer un juge, un commissaire et une scène de crime aux portes de la capitale. La troisième resserre les fils jusqu’au soir du vernissage. Deux lignes narratives avancent ainsi en parallèle, l’une dans le silence des salles de lecture, l’autre dans l’odeur âcre d’un atelier dévasté par les flammes, et l’on guette avec gourmandise le moment où elles se croiseront. L’auteur règle ces alternances avec le soin d’un accrocheur qui sait qu’un mur bien composé guide le pas du visiteur sans jamais le bousculer.
Emma Cuvellier face à l’énigme d’« Un rêve de pierre »
Universitaire, ancienne conseillère scientifique du Musée Magritte, Emma Cuvellier appartient à cette lignée d’enquêtrices qui n’ont ni arme ni insigne, mais qui manient la loupe et la fiche d’inventaire avec une redoutable ténacité. Jean Darville, son mentor de toujours, lui confie la documentation du portrait. Le dossier comprend deux lettres du peintre adressées à Charles Blondeau, une photographie datée du 12 mars 1953 prise dans l’appartement de la rue Esseghem, à Jette, puis un dessin préparatoire qu’Emma retrouve dans le legs d’Irène Scutenaire-Hamoir aux Musées royaux des Beaux-Arts. La chaîne des preuves semble se refermer avec une logique rassurante.
Pourtant, un grain de sable s’est glissé dans l’engrenage. Au dos du dessin, catalogué sous l’intitulé anonyme Portrait de femme, une inscription résiste à l’analyse : « Un rêve de pierre ». Emma découvre que l’écriture n’est pas celle du peintre, mais celle de Louis Scutenaire, son complice en poésie. Pourquoi ces mots ? Pourquoi effacer l’identité du modèle ? Darville juge le dossier « très convaincant », mais Emma refuse de s’en contenter et se plonge dans la correspondance, les écrits, La ligne de vie. Bradfer rend avec finesse cette fièvre du chercheur qui pressent qu’une simple note marginale peut faire vaciller tout un édifice.
Vient alors le rêve. Une porte percée d’un trou informe, des oiseaux de nuit aux yeux jaunes, un rocher suspendu entre deux montagnes, un peintre qui contemple une pierre pour peindre un visage de femme. Ce récit onirique, l’un des passages les plus audacieux du roman, transpose dans la fiction la méthode même de Magritte : la quête de l’« affinité secrète » entre deux objets, à la manière de la cage et de l’œuf. L’auteur ose faire de l’inconscient un outil d’investigation, et l’on suit Emma dans ce dédale où l’histoire de l’art devient une aventure intérieure. Darville peut bien la taquiner sur le caractère « un peu surréaliste » de la démarche : le lecteur, lui, se laisse gagner par ce mélange de rigueur et d’intuition.
Villance, Liesbeth et Bartholomé, un trio à hauteur d’homme
Changement d’atmosphère. Un juge d’instruction ouvre chaque entretien en tendant une boîte de caramels au beurre salé, « une vraie tuerie ». Un commissaire préfère les silences aux questions frontales. Une inspectrice principale est venue à la police par passion pour l’antiquariat, et un jeune chef d’enquête fait claquer l’élastique de son calepin avant chaque réflexion. Philippe Bradfer peuple la deuxième partie de ces silhouettes attachantes, croquées avec une tendresse amusée. Villance dirige la Cellule Athéna, chargée de lutter contre le trafic d’œuvres d’art et menacée de voir ses effectifs fondre. L’affaire qu’on lui confie a de quoi l’intriguer : Stéphane Vernay, trente-quatre ans, a été tué dans son atelier d’Auderghem, et ce peintre prolifique n’a laissé derrière lui aucune toile signée, aucune exposition, aucune trace. Un « peintre fantôme », résume le juge Montbliart.
La dynamique du trio fait le sel de ces chapitres. Liesbeth Vandoorne, vive et volontiers avocate du diable, bouscule les certitudes trop vite acquises. Bartholomé, consciencieux jusqu’au scrupule, aligne ses hypothèses sur son tableau d’enquête comme un élève appliqué relit sa copie, et il régale ses collègues du café et des cookies que sa mère lui prépare chaque jour. Villance, lui, observe et laisse mûrir, avant de s’enfermer dans ce qu’il appelle « un colloque singulier avec lui-même ». Entre eux circule une complicité faite de regards et de codes partagés, comme ce « stoemp » qui annonce le moment de joindre l’utile à l’agréable.
Ces policiers frappent surtout par leur justesse humaine. Aucun n’a l’étoffe d’un surhomme : chacun doute, tâtonne, s’impatiente. La visite chez Suzanne De Vuyst, une octogénaire en pantoufles qui pleure un locataire devenu « un peu le fils qu’elle n’a jamais eu », témoigne d’une rare délicatesse. D’un geste discret, Villance retient le crayon trop pressé de Bartholomé pour laisser la vieille dame trouver ses mots. Sous l’homme de terrain affleure aussi une blessure plus intime, liée à une soirée de juin et au parfum d’un chèvrefeuille, que le romancier effleure avec pudeur, sans jamais l’appuyer.
Bruxelles, du Sablon à la lisière de la forêt de Soignes
Rarement une capitale aura été arpentée avec une telle gourmandise topographique. Le récit passe par la rue des Minimes et ses antiquaires, la place Royale, le Mont des Arts et la Bibliothèque royale, où les Archives et Musée de la Littérature veillent sur les lettres des surréalistes. Il suit l’avenue Jeanne, à deux pas du campus, puis le boulevard Pachéco et les bureaux de la police judiciaire. Bradfer dessine un itinéraire si précis qu’un lecteur bruxellois pourrait le suivre à pied, plan en main. Le crachin qui dissuade Emma de prendre son vélo, les embarras de la rue de la Loi, le Palais de justice qu’on longe en pestant contre les automobilistes composent une météo familière qui colle aux semelles du récit.
À l’est, la ville se défait doucement dans la verdure. Il y a la petite maison blanche de la chaussée de Tervueren, son sentier bordé d’hortensias, son jardin en pente et l’escalier qui descend vers la rue du Rouge-Cloître. Au-delà se dresse la forêt de Soignes, comme un mur végétal sous un ciel plombé. Ce décor de lisière, ni tout à fait urbain ni franchement sylvestre, donne à l’affaire Vernay sa tonalité mélancolique. Posté au bow-window de Suzanne De Vuyst tandis que la pluie larmoie sur la vitre, Villance devine qu’il s’est joué là « le dernier acte d’une pièce » dont la vieille dame a été la spectatrice involontaire. Le paysage prend corps et épouse l’humeur de l’enquête.
La Bruxelles de Bradfer est aussi une ville de refuges. À l’estaminet La fleur en papier doré, rue des Alexiens, Mesens, Mariën, Goemans, Scutenaire et Magritte veillent sur les murs depuis une photographie en noir et blanc. Sur la terrasse de Carmelo, surnommé « Papino », face au parc Tenbosch, les pâtes all’amatriciana arrivent accompagnées d’un Barolo « con i complimenti ». Et chez Villance, le cabinet de curiosités abrite une poupée Kachina, un reliquaire Kota et une figure Okvik au visage hiératique. Ces haltes savoureuses ancrent le surréalisme belge dans un quotidien très concret. La ville s’impose comme une présence vivante, où la mémoire des avant-gardes se mêle au goût d’une gueuze ou d’un rhum ambré.
Regarder ou voir, le vrai et le faux en question
Sous la mécanique policière bat une interrogation plus vaste, que le titre annonce avec son oxymore malicieux. Qu’est-ce qu’une œuvre authentique ? Où passe la frontière entre l’hommage et la contrefaçon, entre l’imitation et l’appropriation ? Dans son avant-propos, Philippe Bradfer dit vouloir « éprouver ce que peut la fiction », et il fait de ces questions le moteur souterrain de son roman. Le monde de l’art y apparaît avec ses expertises et ses analyses de pigments, ses provenances reconstituées, ses commissions alléchantes, et surtout cette vertu cardinale que tout le monde invoque : la discrétion.
Le livre sonde surtout un ressort psychologique d’une grande finesse, le désir de croire. Face à une œuvre qui le bouleverse, le connaisseur le plus averti peut-il rester tout à fait lucide ? L’émerveillement d’Emma devant la toile, ce « délicieux vertige de l’esprit » que provoque chez elle la vérité du mystère, est décrit avec une sincérité qui rend la question troublante. Le parcours de Stéphane Vernay ajoute une note poignante à cette réflexion : un enfant namurois au don précoce, en rupture avec un père imprimeur, monté à Bruxelles pour vivre de son art. Que devient un talent qui n’a pas encore trouvé sa propre voie ? L’auteur ne tranche jamais à la légère. Il montre comment l’admiration, l’enthousiasme et l’intérêt se mêlent dans le regard de chacun, qu’il soit galeriste, spécialiste ou policier.
Magritte n’est pas ici un simple ornement. La ligne de vie, la « magnifique erreur » de la cage et de l’œuf, La réponse imprévue, la rose, le grelot, le rideau et la chandelle forment tout un lexique pictural qui irrigue le texte et propose au lecteur une véritable éducation du regard. Regarder, c’est vouloir expliquer ; voir, c’est accepter d’être saisi. Cette distinction parcourt le roman comme une basse continue et transforme peu à peu la lecture en expérience esthétique. On en sort avec l’envie de retourner place Royale, au Musée Magritte, pour essayer de voir à son tour.
Une fiction qui laisse sa part au lecteur
« La suite appartient au lecteur… » La formule qui clôt l’avant-propos sonne comme un programme, et le roman le tient jusqu’au bout. L’auteur de La nuit du passage, de La fiancée du canal et des Noirceurs de l’aube signe ici un récit où le noir se teinte d’érudition. Il s’appuie sur une bibliographie qui va de Scutenaire à David Sylvester, en passant par Marcel Paquet, Paul Nougé et Philippe Roberts-Jones. En mêlant figures historiques et créatures de fiction, il rappelle avec Magritte que « tout ce qui est imaginé n’est pas toujours imaginaire ». Cette porosité assumée entre l’archive et l’invention fait tout le charme de l’entreprise.
La fausse imposture réunit deux plaisirs que l’on rencontre rarement ensemble. Il y a d’un côté l’énigme criminelle, avec ses témoins, ses hypothèses contradictoires et ses indices assemblés pièce à pièce. Il y a de l’autre la promenade savante dans l’univers d’un peintre qui se refusait aux explications. La langue, classique et soignée, prend le temps de décrire sans jamais alourdir l’intrigue. Les dialogues, vifs et souvent teintés d’humour, aèrent les passages plus documentés, et les scènes d’audition savent ménager leurs effets. L’amateur de Magritte y trouvera de quoi rêver. Celui qui ignore tout du surréalisme belge y trouvera une porte d’entrée accueillante, sans avoir besoin de tout connaître pour s’y sentir chez lui.
Ce roman a la saveur d’une visite guidée où chaque salle réserve sa surprise, menée par un guide qui sait se taire au bon moment. Bradfer ne verrouille pas toutes les portes. Il en laisse certaines entrouvertes, fidèle à un peintre pour qui le mystère était un horizon à respecter plutôt qu’un problème à résoudre. C’est un polar de connaisseur, généreux et élégant, qui invite à regarder autrement les tableaux, et peut-être aussi le monde qui les entoure.
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Mots-clés : La fausse imposture, Philippe Bradfer, René Magritte, polar belge, surréalisme, faux en art, Bruxelles
Extrait Première Page du livre
« Prélude à Sainte-Adresse
La carte postale en noir et blanc qu’il lui tend représente à l’avant-plan un peintre à l’ouvrage. Vêtu d’un complet sombre et d’une chemise blanche, coiffé d’un feutre noir, celui-ci est assis devant son chevalet sur les galets de la plage de Sainte-Adresse. Sur sa toile, on aperçoit déjà l’essentiel de la scène balnéaire qu’il peint sous les regards curieux de quelques enfants : l’estacade en bois qui s’avance vers la mer et, en contrebas, la plage où se pressent les estivants entre les tentes rayées. Au bas de la carte, on peut lire : « LE HAVRE. Sur la Plage. L’Impressionniste. »
Le jeune homme examine la photographie avec attention. D’un œil averti, il parcourt la scène, s’attachant d’abord aux lignes qui la composent, avant de se fixer sur le peintre.
— Albert Marquet ? suggère-t-il alors d’un air entendu.
— Lui-même ! confirme l’autre avec assurance. Il devait à peu près se trouver à l’endroit où nous sommes lorsqu’il a peint ce tableau à l’été 1906 : L’estacade à Sainte-Adresse…
Il accompagne ces derniers mots d’un sourire sibyllin, et c’est d’une voix où l’on sent poindre une étrange ferveur qu’il poursuit :
— En 1906, Marquet séjourne au Havre à deux reprises. En juin, d’abord, pour visiter la première exposition du Cercle de l’art moderne à laquelle il participe. Si je t’en parle, c’est parce que cette exposition lui donnera l’occasion de se faire mieux connaître des collectionneurs havrais, des hommes d’affaires et des négociants pour la plupart, dont il deviendra l’un des peintres les plus appréciés. Ce qui m’a donné une idée…
Il n’en dit pas plus, se contentant d’afficher l’air d’un homme satisfait qui savoure intérieurement son ingéniosité.
— Il revient au Havre début juillet, continue-t-il. Il y rejoint son ami Raoul Dufy, en compagnie duquel il va peindre tout l’été. Au Havre d’abord, avant de sillonner la côte : Dieppe, Fécamp, Honfleur, Trouville. Il y découvre de nouveaux paysages, de nouveaux motifs. Si Dufy l’emmène à Sainte-Adresse pour y peindre cette estacade, c’est surtout dans Le Havre qu’il trouve ses sujets : le port, ses quais et ses bateaux, les bassins intérieurs et leurs ponts, ou encore les rues pavoisées du 14 Juillet. Ensuite, il y aura Fécamp, sa plage, avec ses falaises, son port. Et à la fin de l’été, Honfleur, où il reviendra en 1911 pour y peindre le port de pêche, ainsi que Trouville, où Dufy et lui peignent un mur d’affiches en bord de mer. »
- Titre : La fausse imposture
- Auteur : Philippe Bradfer
- Éditeur : Weyrich
- ISBN : 9782874899966
- Format : Broché
- Nationalité : Belgique
- Langue : Français
- Date de publication : 17/12/2025
- Nombre de pages : 200 pages
- Genre : Roman policier, polar artistique
- Sujets traités : René Magritte, surréalisme belge, marché de l’art, contrefaçon d’œuvres d’art, authenticité, enquête criminelle, Bruxelles, Louis Scutenaire
Résumé
Pour fêter les trente ans de sa galerie du Sablon, Jean Darville se voit proposer une pièce maîtresse inattendue : un portrait inconnu de René Magritte, peint en 1953 et resté caché depuis dans le bureau d’un collectionneur ixellois. Il charge Emma Cuvellier, spécialiste réputée du peintre, d’en documenter l’histoire. Lettres, photographie et dessin préparatoire semblent tout confirmer, mais une inscription énigmatique, « Un rêve de pierre », vient troubler ses certitudes.
Au même moment, le commissaire Villance, de la Cellule Athéna, est appelé en renfort sur une affaire de meurtre et d’incendie à Auderghem. La victime, Stéphane Vernay, est un peintre talentueux dont personne n’a jamais vu une seule œuvre signée. Entre archives surréalistes, ateliers calcinés et vernissage mondain, deux enquêtes avancent en parallèle dans une Bruxelles où l’art et le crime se frôlent dangereusement.

Je m’appelle Manuel et je suis passionné par les polars depuis une soixantaine d’années, une passion qui ne montre aucun signe d’essoufflement.















