Mortefont, une bourgade lorraine qui vit au rythme de l’industrie du jouet
Un ours jaunâtre qui sue sous sa fourrure, un saint Nicolas qui ôte sa barbe pour remettre ses lunettes de sacristain, un boucher bardé de coutelas qui n’a nul besoin de se déguiser pour jouer l’ogre de la légende : voilà comment se passe le 6 décembre à Mortefont, grosse bourgade de Meurthe-et-Moselle couchée au bord de la Vezouse, avec la ligne bleutée des Vosges pour horizon. Pierre Véry ne plante pas son décor à coups de cartes routières. Il le fait chanter par la ronde des fillettes qui reprennent la complainte des trois petits enfants mis au saloir, pendant que les corneilles tournoient autour de la flèche de l’église et que le soir tombe sur les vieux qui fument leurs longues pipes devant leur porte.
Le véritable sortilège se révèle au fil d’une promenade dans les ruelles tortueuses. Derrière chaque fenêtre, un métier semble mentir sur lui-même. La bouchère qui brasse dans un baquet des centaines d’yeux bleuâtres ne lave pas des yeux de veau : elle colorie des prunelles de verre. L’horloger penché sur ses rouages fabrique en réalité des lapins mécaniques et des canards automates, l’armurier façonne des pistolets à pois, la matelassière prépare des toisons pour moutons à roulettes, et les rubis qu’enfile une voisine se vendent trois francs le kilo pour orner le cou des poupées. Toute la bourgade vit de l’industrie du jouet, travaillée à l’ancienne, chez soi, sous la lampe, tandis que la fabrique du maire Noirgoutte se contente d’assembler et d’expédier. À sa fenêtre de la rue des Trois-Puits, entre deux cages à canaris, la jeune Catherine Arnaud coud des uniformes pour soldats de bois.
De ce labeur minuscule naît une atmosphère d’irréalité que l’auteur distille avec une délicatesse d’aquarelliste. Au crépuscule, un rat qui file dans le caniveau ou un crapaud qui sautille au pied de l’église pourraient tout aussi bien être des mécaniques échappées d’un atelier. Les maisons suspendues au-dessus de la chaussée, les longs couloirs qui traversent les bâtisses de part en part, les trappes de caves ouvertes devant chaque seuil composent une géographie de coffre à jouets, avec ses tiroirs secrets et ses doubles fonds. Mortefont prend corps comme une boîte à musique dont on aurait soulevé le couvercle : la mélodie paraît innocente, mais le mécanisme cache des rouages plus sombres.
Père Fouettard, Mère Michel et Marchand de Sable : les doubles visages des habitants
Dans cette bourgade où les objets trompent leur monde, les êtres humains ne sont pas en reste. Presque tous mènent une double existence, l’une inscrite à l’état civil, l’autre gravée dans l’imaginaire des enfants. Mlle Sophie Turner, pieuse vieille fille à mine pointue qui enseigne le chant grégorien, est devenue la Mère Michel à force de réclamer à tous les échos son matou vagabond. Son frère Max, bijoutier-horloger, a pris un sablier pour enseigne : le voilà Marchand de Sable, et il suffit de prononcer son nom pour endormir les bébés agités. Le facteur se mue en Homme au Sac, et Virecourt, garde champêtre borgne et sec comme un sarment, endosse chaque Noël la houppelande verdâtre du Père Fouettard, les verges dans le dos.
Au sommet de cette mythologie de quartier trône Gaspard Cornusse. Ce photographe aux gros yeux de poulpe toujours mouillés complète ses maigres revenus avec des cartes postales sentimentales, où il colle des pensées artificielles et de minuscules bonnets de soie au-dessus de phrases aussi allusives que « Qu’attends-tu pour faire une fin, joli blond ? ». Depuis quinze ans, chaque 24 décembre, il revêt la houppelande pourpre à parements d’hermine et fait sa tournée de maison en maison, calepin en main. Il note les péchés véniels des garnements avant de trinquer avec les parents. Les « grands » ricanent que ce n’est que Cornusse, régulièrement « paf » en fin de parcours. Les « petits » rétorquent avec une logique imparable qu’un homme aussi gros ne passerait jamais par les cheminées.
Cette galerie pourrait verser dans la caricature. Elle y échappe grâce à la tendresse que Véry porte à ses créatures. La lettre de la petite Marinette au Père Noël, adressée « au Ciel, à Mortefont », truffée de fautes d’orthographe et de demandes démesurées (un piano, une patinette, des marrons glacés), offre un instant de pure grâce. Autour gravitent Kopf, l’hôtelier alsacien que les gamins surnomment Père Lustucru, Hagen le boucher hâbleur, Villard l’instituteur libre penseur, et Blaise Kappel, sacristain myope au haut faux col. Dans un roman d’énigme, ce jeu des masques n’a rien d’innocent : quand tout un village a l’habitude de se travestir, qui pourra jurer de l’identité de celui qui se cache sous une barbe postiche ?
Un marquis venu de Lisbonne au nom tout droit sorti d’une légende
Avant de rencontrer le noble étranger, le lecteur fait un détour délicieux par Paris, rue de Valois, chez maître Prosper Lepicq, avocat à la Cour. Son cabinet n’est qu’un trompe-l’œil : les dossiers débordent de feuilles blanches, les classeurs sont bourrés de vieux journaux, un marchand reconnaissant a prêté le mobilier, et Jugonde, le jeune secrétaire, griffonne fébrilement « Nos ancêtres les Gaulois » pour se donner l’air affairé. Derrière la porte marquée PRIVATE, l’homme de loi aux yeux jaunes et à la face de hibou se rase en hâte, puis claque une fenêtre pour faire croire au départ de confrères imaginaires. C’est à ce bohème criblé de dettes que l’archevêché confie une mission délicate : veiller, à la demande de l’évêque de Nancy, sur la châsse de saint Nicolas de Mortefont, que menacent une lettre anonyme et une mystérieuse agression dans la sacristie.
Peu après, une carte de visite intrigue Mgr Gibel : Marquis de Santa Claus. « C’est un nom de l’ordre de M. Barbe-Bleue ou M. le Petit Poucet ! », s’exclame le prélat. Le visiteur a le teint olivâtre, l’œil trop vif, un soupçon d’accent et une valise en peau de porc constellée d’étiquettes de grands hôtels. Son arrivée au Grand-Saint-Nicolas déclenche un ballet de ronds de jambe chez le père Kopf, tandis que le boucher Hagen grommelle contre cet « Ostrogoth ». Le premier dîner, arrosé de Gentil de Ribeauvillé et de Traminer, tourne à la débandade : le gentilhomme titube dans l’escalier et finit par oublier son propre nom.
Ce Portugais de fantaisie cache pourtant une intelligence acérée sous ses airs de dandy. Face à une évasion apparemment impossible, il éclate de rire et déclare l’affaire « enfantine », un mot qui résonne curieusement dans ce pays de jouets. Ses méthodes déroutent : il brise exprès le verre de sa montre, tranche un bouton, un lacet, le ruban de son chapeau, pour multiplier les visites chez les commerçants et les observer à loisir. Véry, qui revendiquait sa dette envers Maurice Leblanc et Gaston Leroux, campe ici un enquêteur de la lignée des gentlemen fantasques, aussi à l’aise dans un souterrain obscur que devant un verre d’eau-de-vie de framboise.
Le Bras d’Or du roi René et le mystérieux distique de l’Étoile du Berger
Au bord de la Vezouse, près d’un peuplier solitaire qui médite sur son îlot, Catherine Arnaud, que les enfants appellent Cendri, raconte pour la centième fois l’histoire qu’ils connaissent par cœur et réclament sans cesse. Il y a plus de mille ans, un sire de Varangéville rapporta d’Italie une relique de saint Nicolas, un petit bout de doigt. Bien plus tard, le roi René d’Anjou fit forger pour l’abriter un reliquaire en forme de bras, ruisselant de perles et de pierreries. On venait de partout l’admirer à Saint-Nicolas-du-Port : une année, à la Pentecôte, deux cent mille pèlerins dormirent au bord de la Meurthe avec leur pain et leur jambon. Puis vint la Révolution, et le Bras d’Or disparut. Fondu selon les uns, il aurait été sauvé selon les autres par un sacristain qui l’aurait caché à Mortefont.
La légende dessine une carte au trésor à plusieurs entrées : les ruines de l’abbaye de Gondrange, le château du baron de la Faille, une cave de la rue du Marché, le souterrain qui file sous la rivière avec ses boyaux traîtres. Et puis il y a ce distique tiré d’un grimoire, que la petite Madeleine Neubach récite d’un trait : « Interroge l’Étoile du Berger, / Tu trouveras le Bras d’Or caché. » Blaise Kappel en a fait une affaire personnelle. La nuit, lanterne et pioche à la main, il sonde les moellons couverts de salpêtre, puis sort une baguette de coudrier à la façon des sourciers, persuadé qu’un sacristain retrouvera ce qu’un sacristain a sauvé. Le marquis, lui, exhibe un « détecteur » qui ressemble fort à une boussole, tandis que l’instituteur Villard balaie l’affaire d’un « Faribole ! » bien républicain.
Cette quête parallèle donne au récit une respiration singulière. Pendant que l’intrigue criminelle se resserre, l’énigme du reliquaire ouvre une fenêtre sur le passé lorrain et sur la rêverie. Les fillettes voient le bras en or rouge, nimbé d’une lumière douce, une image d’Épinal qui les fait pâlir d’émotion. Véry tient les deux fils avec un art consommé du contrepoint : le distique devient une devinette de conte que chacun lit à sa manière, et le lecteur, pris au jeu, scrute le ciel autant que les murs.
Une nuit de Noël entre messe de minuit, bal costumé et Chant du Départ
Un matin, les enfants collent aux vitres leurs frimousses encore fripées et poussent le même cri ravi : la neige ! La veille de Noël enveloppe Mortefont d’une blancheur de sucre glace, et l’auteur compose cette journée comme une symphonie à plusieurs mouvements. Au Grand-Saint-Nicolas, une demi-douzaine de femmes plument dindes et oies sous la direction de Mme Kopf. Jambons et chapelets de boudins pendent du plafond, et une énorme bille de hêtre attend d’être allumée en guise de bûche. Sur la vitre, une affiche promet un banquet de réveillon et un grand bal costumé. Il flotte dans l’air une gaieté anticipée, cette envie de chanter qui gratte le fond de la gorge.
Au château, une métamorphose s’accomplit. Le baron de la Faille, châtelain morose qu’on ne voit jamais aux fêtes populaires, a invité Catherine au bal. Telle une fée penchée sur une bergère, sa vieille servante vide des coffres que nul n’avait ouverts depuis des décennies : moires, velours, damas, dentelles de Valenciennes, robes « vaniteuses comme des femmes » qui semblent supplier qu’on les choisisse. La petite couturière en sort en duchesse descendue d’un portrait ancien. Au restaurant, Kopf entonne de sa voix de baryton ses chansons patriotiques d’Alsace. Puis Catherine se lève et chante « En passant par la Lorraine » d’une voix fraîche, avant que la première valse ne l’emporte.
Pendant ce temps, l’église vibre d’une autre musique. Une crèche éclairée par des ampoules électriques cachées sous la paille rougeoie au ras des dalles. Mlle Turner fait répéter aux enfants un vieux noël italien où le Jésus bambin dort « dans la cabane à lapins ». Dans la campagne, les lanternes des paysans convergent vers le clocher comme une constellation en marche. Sur la place, l’instituteur prépare sa riposte : un Chant du Départ entrelardé de Carmagnole et de Ça ira, sa « réplique de la laïcité » à la messe de minuit. Cette joute entre soutane et cuivres, piquante et sans méchanceté, rythme une nuit que fend soudain le cri de deux gamins livides : « On a assassiné le Père Noël ! »
Neige, tempête et inspecteurs égarés : un village coupé du monde
On découvre un Père Noël étranglé dans la neige, sa houppelande pourpre tranchant sur la blancheur, et les villageois n’ont guère le temps de reprendre leurs esprits. Un ouragan dévale des Vosges à la vitesse d’un express, transforme la plaine lorraine en mer démontée et fait éclater les arbres comme des coups de canon. Les lanternes s’éteignent une à une, les femmes glapissent, et la petite troupe qui transporte le corps vers la mairie doit hurler pour s’entendre. Véry signe là des pages d’une puissance presque cinématographique, où la nature semble décidée à effacer toute trace, au propre comme au figuré.
Au cœur de ce chaos jaillit une veine comique irrésistible. Au téléphone, un fonctionnaire nancéien mal réveillé demande si l’on est bien sûr qu’il ne s’agit pas d’un suicide. Il recommande ensuite de protéger les empreintes avec des chiffons et des cailloux, alors que le cyclone laboure la neige. À bout de nerfs, le maire Noirgoutte raccroche sur un « Crétin ! » sonore. L’odyssée des inspecteurs de la brigade mobile tourne à la farce : train déraillé à Blainville, panne à Baccarat, errances jusqu’à Molsheim et Sarrebourg, tout cela pour avoir voulu déduire la position d’un poteau indicateur renversé. Cette parodie réjouissante du raisonnement policier égratigne gentiment les maîtres du genre. Pendant ce temps, l’instituteur Villard monte à la tribune et brandit la houppelande rouge avec un aplomb de tribun.
Isolé, Mortefont se replie sur lui-même. Le soupçon circule de porte en porte, les regards se font obliques, et le marquis étranger sent peser sur lui une hostilité sourde. Les enfants, eux, ont tiré leur propre conclusion : si le Père Noël est mort, les jouets trouvés dans les sabots ne viennent pas de lui, et une fillette refuse les siens avec une tristesse inconsolable. Pour eux, l’homme à la houppelande est littéralement « tombé du ciel ». La neige tombe avec une telle obstination, écrit Véry, qu’on a l’impression qu’il neige dans les cerveaux. Cerné de blanc, ce huis clos à ciel ouvert devient le creuset idéal d’une énigme où chaque certitude se dérobe.
Un conte de fées pour grandes personnes
Pierre Véry tenait à une étiquette qu’il avait forgée lui-même, celle de « roman pseudo-policier », où l’énigme sert de tremplin à la fantaisie et à la poésie. L’Assassinat du Père Noël en offre une illustration exemplaire. L’écrivain charentais, ancien libraire de la rue Monsieur-le-Prince, disait son amour pour Jules Verne, Poe, Nerval, Hoffmann et Le Grand Meaulnes, et définissait le roman d’aventures comme « un conte de fées pour grandes personnes ». Cette filiation affleure à chaque page : Cendrillon, la Mère Michel, l’ogre de saint Nicolas et le Marchand de Sable y cohabitent avec un cadavre, des diamants convoités et des alibis à vérifier.
Tout repose sur l’équilibre. Le mystère n’a rien de décoratif : énigme de chambre close, témoignages inconciliables, devinette séculaire, fausses pistes et indices semés avec soin composent une mécanique horlogère digne des automates fabriqués à Mortefont. Le marquis lui-même finit par s’exaspérer : « Nous ne sommes pas dans un conte de fées, sacrebleu ! » Puis il se demande s’il se trouve en Lorraine ou au pays d’Il était une fois. Cette hésitation est le cœur battant du livre, où le merveilleux et le raisonnement se tendent la main au lieu de s’exclure. La langue, vive et gourmande, savoure les tablées alsaciennes, les chansons populaires, les répliques qui claquent, avec un humour qui épingle les travers sans jamais mépriser personne.
Véry adapta lui-même le roman pour le cinéma, signe de l’attachement qu’il portait à cette petite ville enneigée. Une image persiste après la lecture : Mortefont, presque toutes lumières éteintes, tache sombre suspendue entre un ciel laiteux et la plaine blanche, « à mi-chemin entre le réel et la légende ». Le facteur, le garde champêtre, le photographe et la vieille fille au chat y dorment, chacun gardant dans son sommeil le double que lui ont prêté les enfants. Pierre Véry, qui voulait sauver en nous l’enfant que nous avons été, a glissé dans ce polar de Noël un cadeau précieux : la permission de croire, le temps d’une nuit de neige, que l’énigme et la féerie parlent la même langue.
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Mots-clés : Pierre Véry, L’assassinat du Père Noël, polar de Noël, roman d’énigme, Lorraine, polar classique, contes de fées
Extrait Première Page du livre
« I
LE MARQUIS DE SANTA CLAUS
L’abbé Jérôme Fuchs, curé de Mortefont, grosse bourgade du département de Meurthe-et-Moselle, posa avec un soupir de soulagement la châsse de saint Nicolas sur le grand meuble de la sacristie.
Le froid avait fait partir les dernières cigognes. Des bandes de corneilles amaigries criaient autour de la flèche de l’église. Sur la placette grouillait un peuple de gens réjouis et de gamins rougeauds. Des fillettes pleines de santé avaient noué une ronde et chantaient :
Il était trois petits enfants
Qui s’en allaient glaner aux champs…
S’en vont un soir chez un boucher…
« Tiens ! fit un gosse. Le monstre qu’enlève sa peau ! »
La procession costumée était terminée.
Au milieu des rires, « monsieur Saint-Nicolas » déliait une espèce d’ours jaunâtre qu’il avait traîné autour de la localité pendant près d’une heure, et le monstre – ou, plus exactement, le boulanger Poudriollet qui en avait joué le rôle – rejetait sa fourrure en grognant :
« Sacré bougre ! On a beau être au 6 décembre, j’ai pris une suée ! »
Saint Nicolas, patron de la Lorraine, retirait sa tunique chamarrée, sa mitre, sa moustache et sa barbe. Une paire de lunettes qu’il assujettissait sur son nez lui restituait sa véritable personnalité de sacristain et son nom de Blaise Kappel.
Les fillettes désignaient du doigt un immense gaillard qui portait à la ceinture, sur un tablier blanc, un arsenal de scies, de hachoirs et de coutelas, et continuaient de chanter à tue-tête :
Ils n’étaient pas sitôt entrés
Que le boucher les a tués,
Les a coupés en p’tits morceaux,
Mis au saloir comme pourceaux…
L’homme au coutelas riait. Il s’appelait Mathias Hagen. Chaque année, à la procession, il représentait le boucher de la légende, assassin de trois enfants que saint Nicolas ressuscite sept années plus tard. Pour jouer son rôle, il n’avait pas besoin de se déguiser : il exerçait la profession de boucher, rue des Boucs.
« Hé ! la boulange ! cria-t-il, on va au Grand-Saint-Nicolas ? On n’aura pas volé une chope ! Tu viens, photographe ? »
Blaise Kappel pénétra dans l’église. Ses lunettes ne l’empêchèrent pas de se heurter à une chaise, tant il était myope. »
- Titre : L’assassinat du Père Noël
- Auteur : Pierre Very
- Éditeur : Éditions du Rocher
- ISBN : 9782268014159
- Format : Broché
- Nationalité : France
- Langue : Français
- Date de publication : 18/11/1992
- Première date de publication : 1934 aux éditions Gallimard
- Nombre de pages : 165 pages
- Genre : Roman policier, roman d’énigme
- Sujets traités : Nuit de Noël, Lorraine, Village de fabricants de jouets, Reliquaire de saint Nicolas, Légende du Bras d’Or, Village isolé par la tempête de neige, Enquête d’un avocat détective, Contes de fées
Page officielle : pierrevery.fr
Résumé
À Mortefont, bourgade de Lorraine qui vit de la fabrication de jouets, les fêtes de fin d’année se préparent dans la neige. Le 6 décembre, un homme masqué s’en prend au curé dans la sacristie, là où l’on garde la châsse de saint Nicolas et ses deux précieux diamants. Pour la protéger, l’évêque de Nancy fait appel à un avocat parisien, tandis qu’un mystérieux marquis de Santa Claus s’installe à l’auberge du village. Il affirme rechercher le Bras d’Or du roi René, un reliquaire légendaire disparu sous la Révolution.
La nuit de Noël, entre la messe de minuit, le bal du réveillon et la fanfare de l’instituteur, la fête vire au drame : un homme vêtu de la houppelande du Père Noël est retrouvé étranglé dans la neige. Une tempête coupe le village du monde, la police n’arrive pas, et les soupçons se répandent parmi des habitants qui portent presque tous un double visage tiré des contes de l’enfance.

Je m’appelle Manuel et je suis passionné par les polars depuis une soixantaine d’années, une passion qui ne montre aucun signe d’essoufflement.











