Soignant(e)s de Catherine Rolland : une Bretonne en blouse blanche au pays du 144

Soignant(e)s de Catherine Rolland

Liv Beyer, une Bretonne parachutée aux urgences suisses

Une jeune femme plantée devant un arrêt de bus, sous une averse glacée, les yeux levés vers un grand bâtiment blanc où elle passera les six prochains mois de sa vie : Catherine Rolland ne perd pas de temps en préambules. Olivia Beyer, que presque tout le monde appelle Liv, quitte son Finistère natal pour un poste de médecin-assistante aux urgences d’un hôpital suisse niché au bord d’un lac. De la Confédération, elle ne connaît que le jet d’eau genevois, le chocolat et l’accent du skieur d’une vieille publicité Ovomaltine. Ici, les internes se nomment assistants, l’échographie devient « ultrason », le portable un « Natel », et il faut convertir les septante et les nonante en pleine consultation. Ce décalage linguistique fournit au récit une source inépuisable de sourires, sans jamais céder à la carte postale.

La narration à la première personne, conduite au présent, colle à l’héroïne comme une blouse trempée après vingt-quatre heures de garde. Réservée, bonne élève, rongeuse d’ongles, Liv s’apostrophe elle-même avec une ironie affectueuse (« Allez, cocotte »), jure en breton dès que la situation dérape (« Kaoc’h ! ») et rougit à la moindre œillade. Ce monologue intérieur, nerveux et souvent hilarant, abolit la distance : on partage sa vessie au bord de l’explosion, ses repas avalés debout, ses nuits passées à apprendre par cœur les équivalences entre médicaments suisses et français. Sa toute première matinée tourne à l’humiliation publique, et ce faux départ installe une protagoniste faillible, donc profondément attachante.

Autour d’elle s’agrège une troupe haute en couleur. Virginie, future chirurgienne sans filtre, dit tout ce qu’elle pense, et souvent un peu trop fort. Émilien, radiologue aux yeux d’émeraude, affirme ne pas aimer les humains et redoute les vaches. Suzie règne sur la cafétéria avec ses colliers en toc, son rire tonitruant et l’histoire rocambolesque de ses trois maris. Kiki, infirmière du Sud à la gouaille redoutable, éprouve les nouveaux venus, tandis que Max, trente-trois ans de maison, veille sur eux en silence. Reste l’exil, qui affleure en sourdine : le lac à la place de l’océan, des montagnes en guise d’horizon, l’odeur des embruns qui manque. Cette mélancolie discrète donne de la profondeur à l’aventure professionnelle, car Liv n’apprend pas seulement un métier, elle apprend aussi à habiter un ailleurs.

Une urgentiste qui écrit depuis le terrain

Avant même la première scène, deux indices trahissent la provenance de ce livre. Une dédicace d’abord, adressée aux urgentistes, smuristes, pompiers et ambulanciers. Un avertissement ensuite, plein de malice, dans lequel Catherine Rolland reconnaît avoir puisé dans sa propre expérience de soignante, en Suisse comme en France, et confesse quelques entorses à la réalité de terrain, comme faire voler ses héros en hélicoptère, puisque c’est « quand même vachement plus stylé ». Le ton est donné : la rigueur du vécu, mais aussi le plaisir franc de raconter. L’épigraphe, une citation apocryphe de Voltaire sur la médecine qui distrait le malade pendant que la Nature le guérit, complète ce pacte placé sous le signe de l’autodérision.

Cette légitimité irrigue chaque geste décrit. Le laryngoscope qui fait levier pour exposer les cordes vocales, la taille de sonde demandée d’une voix égale, la ponction lombaire, le plâtre qu’il faut scier puis recommencer, les palettes du défibrillateur frottées l’une contre l’autre avant la charge : rien ne sonne faux, et pourtant rien ne pèse. L’auteure traduit le jargon (déchoc, PLS, régule, EMS) sans assommer le profane, glissant une explication au détour d’une réplique ou dans une note de bas de page. Le protocole du déchocage, avec son leader qui ordonne sans toucher le malade et son second qui exécute seul, se transforme sous sa plume en chorégraphie tendue, où infirmiers, pompiers et médecins virevoltent comme dans un ballet minutieusement réglé.

L’expérience nourrit surtout un regard affûté sur les coulisses. La salle de pause où l’on improvise des petits déjeuners pantagruéliques les matins calmes, les infirmières qui jaugent chaque nouvel assistant avant de lui accorder leur confiance, la hiérarchie subtile entre médecins-cadres et « bébés-docteurs », l’humour noir qui fait office de soupape, ou encore ce dossier de radiographies insolites conservé « pour les jours de morosité ». Seule une professionnelle ayant arpenté ces couloirs pouvait capter ces micro-rituels avec autant d’exactitude. Le roman y gagne une texture quasi documentaire, mais la connaissance reste au service de l’émotion. Catherine Rolland n’écrit pas un manuel, elle écrit une fiction habitée, où le savoir technique devient chair et battement de cœur.

Du box de consultation à la console du 144

Le livre épouse la géographie d’un service d’urgences comme une carte en relief. Il y a les dix box, dont deux réservés aux détresses extrêmes, la salle de soins où l’on prépare les perfusions, la salle d’attente que l’on devine saturée sur l’écran de vidéosurveillance, la chambre de garde au matelas si mince qu’on sent chaque ressort du sommier. Puis vient la Centrale 144, cousine suisse de notre 15, où convergent les appels de tout le canton. Ces espaces successifs balisent l’apprentissage de Liv, qui glisse de la palpation d’un ventre douloureux à la responsabilité vertigineuse de décider, en quelques secondes, qui mérite une ambulance et qui peut attendre son médecin traitant.

Les pages consacrées à la régulation comptent parmi les plus savoureuses. « Théâtre concentré de toute la misère humaine », résume la narratrice. Au bout du fil défilent une nonagénaire qui refuse d’éteindre sa télévision avant le téléjournal, une femme hurlant qu’on a marché sur son bébé, un homme convaincu qu’une gélule a explosé dans son œsophage, une patiente persuadée qu’une journée sans aller à la selle annonce une occlusion. Rolland orchestre ces échanges avec un sens du tempo digne d’une comédie de boulevard, tout en rappelant le sérieux du tri : derrière l’appel le plus farfelu peut se cacher un infarctus. Son hommage aux permanenciers, ces voix inlassables qui répètent « 144, bonjour » des centaines de fois par jour, touche par sa justesse.

Les sorties en SMUR étirent ensuite le décor jusqu’aux routes verglacées, aux vignes qui surplombent le lac, aux maisons de retraite pimpantes où la mort fait partie du quotidien. L’ambulance devient un « hôpital sur roues » où chaque ampoule d’adrénaline a sa place attitrée et où il est interdit de déranger l’ordre établi par l’équipe. L’auteure alterne huis clos et grands espaces, intervention banale et situation qui bascule, sans annoncer la couleur de la scène suivante. Cette imprévisibilité, fidèle à la réalité d’une garde, maintient le lecteur sous tension permanente et explique pourquoi ce roman trouve naturellement sa place parmi les amateurs de suspense.

M. Isidore, Madeleine et les autres, une galerie de patients entre rire et gravité

Si les urgences dessinent le cadre, les patients en constituent le cœur battant. M. Isidore ouvre le bal : soixante-six ans, costume du dimanche aux plis jaunis par le placard, eau de Cologne qui couvre mal l’odeur d’étable, et une plainte à faire ricaner n’importe quel interne, un mal au ventre qui dure depuis trois ans. Quarante-huit passages aux urgences, un médecin de village qui parle de « psychologique », et une seule obsession, rentrer à temps pour la traite de dix-sept heures, parce que « sinon, elles souffrent, mes filles ». Cet éleveur qui ne sait pas lire, d’une dignité désarmante, incarne à lui seul tous ceux que le système de santé laisse glisser entre ses mailles.

À l’autre extrémité du registre trônent Madeleine et Roger Richard. Elle arbore des paupières nacrées, une broche en forme de panthère et une toque de fourrure destinée à cacher une mise en plis « pas montrable ». Elle soupçonne son époux d’avoir succombé aux charmes d’une certaine Simone, « septante-trois ans », bien trop jeune pour lui. Lui, chercheur retraité, mesure la tension de sa femme à tout bout de champ, jusqu’à trois fois par nuit, ce qui pourrait bien expliquer les chiffres affolants du moniteur. La scène, construite comme un sketch, culmine dans un lapsus irrésistible entre TOC et TUC. Dans le même esprit surgissent Mme Julienne, qui a débloqué son mixer à mains nues, ou M. Séraphin, victime d’une chute aux conséquences très inattendues.

Cette galerie ne se cantonne pourtant pas au comique. Une adolescente détenue, menottée au brancard, qui insulte la doctoresse en réclamant de la codéine, redevient une gamine apeurée dès que Liv prend le temps de lui demander son consentement. Deux sœurs sénégalaises, Ndeye et Adama, transforment un box en sanctuaire le temps d’une tétée suspendue hors du temps. Une jeune femme au nez tuméfié, flanquée d’un mari bien trop présent, soulève la question brûlante des violences conjugales et des limites du secret médical. Chaque rencontre, même fugace, possède sa chute et son grain de vérité, et Catherine Rolland sait faire basculer le lecteur du fou rire à la gorge nouée en l’espace d’une seule réplique.

Nicolas Ponti, un chef de service tout en zones d’ombre

Certaines entrées en scène ont la brutalité d’une gifle. Celle de Nicolas Ponti, chef du service des urgences, prend la forme d’un rappel à l’ordre public lancé à la mauvaise personne. Grand, brun, l’œil noir et la mâchoire carrée, il devient aussitôt pour Liv « ce sale bonhomme », bientôt rebaptisé « le tyran » par les assistants. Pour le reste du monde, il est surtout l’époux de Zorah Benaïm, star de cinéma dont Liv, ironie délicieuse, punaise les affiches dans sa chambre d’adolescente. L’auteure exploite habilement ce double statut : patron redouté dans les couloirs, cible d’une presse à scandale qui le traque jusque sur le parking de l’hôpital.

Le portrait se compose par touches contradictoires, à l’image des clairs-obscurs du Caravage accrochés dans son bureau aux rideaux toujours tirés. L’homme cassant qui confie un patient piège à une débutante est aussi le régulateur d’une patience infinie, capable de rassurer le témoin d’un accident en lui affirmant qu’il a fait exactement ce qu’il fallait, même quand ce n’est pas vrai. Il a rédigé le guide que tout assistant doit connaître, appelle ses subordonnés par leur nom de famille, mais reçoit chaque matin le coup de fil d’une vieille dame de presque cent ans, désireuse de lui signaler qu’elle est toujours en vie, et n’a jamais eu le cœur d’y mettre fin. Racontée avec pudeur, cette anecdote en dit davantage sur lui que dix pages de description.

Entre le chef et son assistante se noue une relation mouvante, faite de défis, de malentendus et de silences lourds de sous-entendus. Ponti paraît en savoir sur Liv bien plus qu’elle ne le souhaiterait, et cette asymétrie alimente une tension qui parcourt le livre de bout en bout. Catherine Rolland dose ses effets avec une patience d’horlogère, distillant les indices sans rien précipiter, de sorte que le lecteur, comme l’héroïne, ne cesse de réviser son jugement sur cet homme insaisissable. Le récit y gagne un fil romanesque robuste, qui s’enroule autour de la chronique hospitalière sans jamais l’étouffer.

Être la fille d’Anne Beyer

Dans un village du Finistère exerce une généraliste que ses patients attendent, aux beaux jours, assis sur le muret de l’allée. Anne Beyer consulte dans un ancien appentis rénové par son mari, se précipite au chevet des malades les nuits où elle n’est pas de garde et passe pour un roc que rien n’entame. Pour sa fille, ce modèle est aussi une ombre portée, immense et écrasante. Liv a mis des centaines de kilomètres entre elles pour échapper aux comparaisons, et cette question de la filiation coule sous l’intrigue comme une rivière souterraine, affleurant au moment où on l’attend le moins.

L’auteure campe la famille Beyer avec une délicatesse remarquable. Ethan, frère dyslexique devenu patron pêcheur, a appris à sa petite sœur l’art de se défendre. Gwen, restée au village comme secrétaire médicale du cabinet, croit aux fées, aux esprits et aux signes du monde invisible. Leur père, autodidacte infatigable, a appris seul à couper les cheveux crépus de sa fille adoptive quand la coiffeuse du bourg s’y refusait, et lui a enseigné les constellations allongé sur la plage. Ces souvenirs, glissés au fil de l’action, confèrent à l’héroïne une épaisseur rare, notamment dans cet épisode d’enfance bouleversant où une fillette découvre, en répétant fièrement un mot qu’elle trouvait joli, que certains adultes font des différences entre les couleurs de peau.

Le désaccord entre la mère et la fille dépasse la simple querelle familiale. Il confronte deux conceptions de la médecine : celle du généraliste de campagne, présent du berceau au grand âge, et celle de l’urgentiste, qui prend en charge l’instant de crise avant de passer le relais. Le roman fait entendre les deux voix, à travers des échanges piquants où l’expression « sous-médecine » circule comme une balle brûlante. En filigrane se dessine le constat amer de la désertification médicale en zone rurale, des services locaux qui réduisent leurs horaires, des patients contraints de parcourir cinquante kilomètres pour une simple radio. Rolland n’en fait pas un tract militant, elle laisse les faits s’incarner dans des visages.

Apprivoiser l’impuissance, la leçon de Soignant(e)s

Au détour d’une nuit de garde, Max lâche une phrase que Liv ne cessera de ruminer : « Soigner, c’est aussi apprivoiser l’impuissance. » Toute l’ossature du livre tient dans ces quelques mots. Face à un malade qui préfère ne pas savoir, à une femme qui répond non quand tout crie oui, à un cœur qui refuse de repartir malgré les doses d’adrénaline, l’héroïne comprend que la volonté ne suffit pas toujours. Virginie le dit à sa façon, plus abrupte : « On est des soignants, pas des magiciens. » Le cheminement d’une jeune femme qui voulait sauver le monde vers une praticienne capable d’accepter ses limites sans renier son humanité constitue la véritable colonne vertébrale du récit.

Le titre, avec sa parenthèse inclusive, revendique d’ailleurs cette pluralité. Soignant(e)s embrasse une chaîne humaine entière : médecins, infirmiers, ASSC, ambulanciers, pompiers, permanenciers, jusqu’à la patronne de la cafétéria qui prend les nouveaux sous son aile. Catherine Rolland rend à chacun sa part, avec une tendresse lucide qui n’idéalise personne. Son écriture vive, ponctuée de répliques qui claquent et d’un humour omniprésent, fait cohabiter le rire et le drame sans que l’un affaiblisse l’autre, exactement comme dans une vraie garde, où l’on passe d’un sketch à un déchocage en trois minutes.

Roman d’apprentissage, chronique hospitalière, histoire sentimentale traversée de rebondissements qui font grimper le pouls, Soignant(e)s parvient à tresser ces fils en un ensemble cohérent et prenant. Les lecteurs curieux des coulisses de l’urgence y trouveront une immersion d’une grande justesse, et ceux qui recherchent des émotions fortes ainsi qu’une héroïne à laquelle s’attacher ne seront pas en reste. On quitte Liv Beyer comme on quitte une collègue au petit matin, après une nuit éprouvante passée côte à côte, avec le sentiment d’avoir un peu mieux compris celles et ceux qui veillent pendant que nous dormons.

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Mots-clés : Soignant(e)s, Catherine Rolland, urgences, SAMU, médecine, Suisse, roman d’apprentissage


Extrait Première Page du livre

« 1
Cette fois, on y est.

Plantée devant l’arrêt de bus, je regarde pensivement le haut bâtiment blanc où, si tout va bien, je passerai les six prochains mois de ma vie. Je me sens émue. Impressionnée, aussi, de me retrouver parachutée ici, dans une ville et un pays que je ne connais pas du tout.

Les choses se sont enchaînées à une telle vitesse ! J’ai du mal à me convaincre que, d’ici une heure, je ferai mes premiers pas de médecin-assistante en Suisse.

En Suisse, bon sang !

Jusqu’au mois dernier, je n’en connaissais rien de plus que les clichés habituels : Genève et son jet d’eau, le chocolat et la star de cinéma Zorah Benaïm (elle, c’est mon actrice préférée, je l’a-do-re !). Il y a aussi l’accent impossible du skieur de la pub Ovomaltine (« J’ai huit secondes pour vous dire qu’la barre Ovomaltine, c’est d’la dynamite. » Ça y est, vous l’avez ?)

Mais je n’avais jamais mis les pieds en Suisse. Rien ne me prédestinait à y séjourner, et à y travailler encore moins. Bref, être là, franchement…

Quelle dinguerie !

Ce n’est pas tout ça, mais il commence à pleuvoir. En bonne Bretonne, je ne crains pas les averses, mais les gouttes glacées qui me tombent dans le cou me tirent de ma rêverie. Je me décide à franchir les portes automatiques de l’entrée.

Immense, le hall d’accueil de l’hôpital a de quoi intimider. Incertaine, je suis des yeux les soignants pressés, les malades en robe de chambre qui poussent leur potence à perfusion pour aller griller une cigarette sur le trottoir ou boire un café à la cafétéria qui fait face au bureau des admissions. Après quelques secondes d’hésitation, je prends mon tour dans la file.

— Cartes d’identité et d’assurance, s’il vous plaît, dit l’hôtesse d’une voix mécanique quand je me présente devant elle.

Elle n’a pas le même accent que le type de la pub Ovomaltine, Dieu soit loué. J’avoue que c’est un aspect des choses que j’appréhendais un peu (d’autant que mon frère et ma sœur ne se sont pas privés d’en faire des tonnes, en prétendant qu’il me faudrait des cours sous-titrés, les idiots !)

— Euh, non, en fait, je viens pour la réunion d’accueil des nouveaux internes. Je veux dire des assistants ! me corrigé-je devant son air d’incompréhension, en me souvenant que c’est la manière dont on appelle les médecins étudiants ici. »


  • Titre : Soignant(e)s
  • Auteure : Catherine Rolland
  • Éditeur : Slatkine
  • ISBN : 9782832114636
  • Format : Broché
  • Nationalité : Suisse
  • Langue : Français
  • Date de publication : 21/08/2026
  • Nombre de pages : 400 pages
  • Genre : Roman contemporain, roman médical
  • Sujets traités : Médecine d’urgence, SAMU et régulation, relation patient-soignant, apprentissage professionnel, relation mère-fille, exil, désert médical, histoire d’amour

Page officielle : catherine-rolland.com

Résumé

Olivia Beyer, que tout le monde appelle Liv, quitte son Finistère natal pour six mois d’assistanat aux urgences d’un hôpital suisse installé au bord d’un lac. Timide et peu sûre d’elle, la jeune médecin découvre un pays dont elle ignore presque tout, une équipe aux tempéraments bien trempés et un chef de service, Nicolas Ponti, aussi redouté qu’insaisissable, époux d’une star de cinéma.
Entre consultations cocasses, régulation des appels du 144 et sorties en SMUR sur les routes enneigées, Liv apprend son métier dans l’urgence, au contact de patients inoubliables. Mais loin de la Bretagne, il lui faut aussi composer avec l’ombre de sa mère, généraliste de village qui rêvait d’un tout autre avenir pour elle.


Je m’appelle Manuel et je suis passionné par les polars depuis une soixantaine d’années, une passion qui ne montre aucun signe d’essoufflement.


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