Interview de Lisa Regan auteure américaine

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Lisa Regan, vingt-trois romans et pas question de s’arrêter

Auteure américaine basée à Philadelphie, Lisa Regan s’est imposée comme l’une des voix les plus populaires du roman policier outre-Atlantique. Titulaire d’une licence en lettres anglaises et d’un master en éducation de l’université de Bloomsburg, elle a bâti sa carrière littéraire avec une constance et une efficacité remarquables, accumulant les succès de librairie année après année.

Présente régulièrement sur les listes de bestsellers du USA Today et du Wall Street Journal, elle est surtout connue pour sa série mettant en scène la détective Josie Quinn, une enquêtrice tenace et complexe qui officie dans la ville fictive de Denton, en Pennsylvanie. Le vingt-troisième tome de la série, The Couple’s Secret, vient de paraître, une étape remarquable qui témoigne de la fidélité indéfectible de son lectorat.

Le succès de la série Josie Quinn repose en grande partie sur l’équilibre entre des intrigues trépidantes, riches en rebondissements, et des personnages fouillés auxquels les lecteurs s’attachent au fil des volumes. Josie elle-même, blessée par son passé mais portée par une détermination à toute épreuve, incarne un archétype puissant du polar américain contemporain : l’enquêtrice qui avance coûte que coûte.

Membre de plusieurs associations professionnelles, dont Sisters in Crime, International Thriller Writers, la Crime Writers Association et le Mystery Writers of America, Lisa Regan est profondément ancrée dans la communauté anglophone du roman policier. Elle est également l’auteure de plusieurs thrillers indépendants, preuve supplémentaire d’un talent qui dépasse largement le cadre d’une seule série.

L’interview questionnaire de Lisa Regan

Vous écrivez à la main ou au clavier ?
J’écrivais tout à la main, mais j’utilise désormais un clavier. C’est plus rapide !

Plutôt lève-tôt ou couche-tard ?
Couche-tard.

Qu’est-ce qui vous pousse à écrire ?
C’est en partie une forme d’évasion, et en partie une tentative de comprendre le monde, les relations complexes, et les raisons pour lesquelles les gens se font du mal.

À quelle fréquence écrivez-vous vos livres ?
J’écris tous les jours. Je travaille en permanence soit sur un nouveau roman, soit sur le plan du suivant. J’écris deux à trois livres par an.

Votre plus belle émotion d’auteur ?
C’est difficile d’en choisir un seul, mais je dirais chaque fois qu’un lecteur me contacte pour me dire que l’un de mes livres l’a aidé à traverser le deuil d’un être cher, ou que s’immerger dans le monde de Josie l’a soutenu dans son combat contre l’addiction. J’écris pour divertir, alors quand mes livres font davantage que cela pour mes lecteurs, c’est toujours quelque chose de très beau.

Le livre qui vous a le plus marqué ?
Le tome 11 de Josie Quinn, Hush Little Girl. J’ai mis beaucoup de choses personnelles dans ce livre, et c’est l’un des deux seuls que j’aie écrits qui n’avait presque pas besoin de corrections après la première version. L’un des thèmes en est le deuil, car Josie perd celui qui a toujours été comme un parent pour elle, et mon père est décédé quelques jours avant sa sortie, ce qui l’a rendu encore plus personnel. Des lecteurs parents m’ont également contactée pour me dire que j’avais abordé certains des thèmes les plus délicats du livre avec grâce et respect, ce qui m’a beaucoup touché.

Votre recherche la plus bizarre sur Google pour un livre ?
Croyez-le ou non, c’était les passes à poissons. C’était pour le tome 13, The Drowning Girls, dans lequel je devais concevoir un barrage fictif pouvant dissimuler un corps.

Votre scène de crime idéal ?
Dans la fiction, une scène avec peu d’indices pour que Josie doive travailler dur à trouver l’auteur des faits, de préférence avec des indices très insolites qui ne semblent pas correspondre au crime. C’est ce qui m’intéresse le plus. Dans la vraie vie ? Une scène qui donne à la police tout ce dont elle a besoin pour identifier le coupable immédiatement.

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Votre arme du crime préférée ?
C’est tellement macabre. Je ne crois pas pouvoir répondre à cette question, si ce n’est pour dire que, dans le cadre d’une enquête de Josie, ce serait celle qui laisse le moins de traces et lui complique le plus la tâche.

Vos propres intrigues vous font-elles peur ?
Oui.

Votre pire cauchemar d’auteur ?
Décevoir mes lecteurs. Ils sont tellement fidèles et investis que je ne veux jamais les laisser tomber. Je m’efforce toujours de leur offrir un livre qu’ils aimeront, si possible encore plus que le précédent.

Si vous étiez le méchant, quel serait votre métier ?
Une sorte de génie de la technologie ou de l’informatique. La résolution des crimes repose aujourd’hui en grande partie sur la technologie. Il est très difficile de commettre un crime à l’ère des caméras, des appareils électroniques, du GPS et de tout ce qui va avec. Être un génie de la tech serait probablement l’atout le plus précieux.

Crime parfait au supermarché : dans quel rayon ?
Celui des sauces tomate pour les pâtes. Ça pourrait ressembler à des projections de sang et brouiller les pistes.

Sans le polar, quel genre littéraire choisiriez-vous ?
J’essaierais probablement la fantasy. J’adorerais écrire dans un genre où l’on n’a pas besoin de faire de recherches et où l’on peut tout inventer.

Le livre dont vous êtes le plus fier ?
Le tome 22 de Josie Quinn, Husband Missing. Il a été difficile à écrire. J’ai demandé plusieurs fois des délais supplémentaires. J’ai failli abandonner de nombreuses fois, mais mon éditrice y croyait et savait que j’y arriverais. Il porte les thèmes qui me tiennent le plus à cœur : la parentalité, la maternité, les mères toxiques, la famille de cœur, et l’apprentissage du soutien mutuel après un traumatisme. L’histoire de Lila et de sa mère, que j’avais esquissée pour la première fois dans le tome 3, Her Mother’s Grave, était une histoire que je voulais absolument raconter, et après de longs mois d’écriture difficile, tout s’est assemblé. La scène où le rebondissement final est révélé a été très satisfaisante. Je me souviens d’être assise dans ma cuisine à huit heures du matin, après avoir travaillé toute la nuit pour terminer avant l’ultime délai, en écrivant les dernières lignes et en ressentant un immense sentiment d’accomplissement et de fierté.

Où vous sentez-vous chez vous ?
Là où se trouve ma famille.

* Entretien réalisé en anglais avec Lisa et traduit en français par mes soins. Je tiens spécialement à remercier son agent à Londres Peta Nightingale pour son temps et sa gentillesse.


En guise de conclusion, y a-t-il quelque chose que vous aimeriez partager avec nos lecteurs ? Une actualité, un nouveau projet qui vous passionne, une œuvre à paraître ou un événement spécial que vous souhaiteriez mettre en lumière, un prix reçu, une dédicace ou un salon ?

Là, comme ça, je ne vois pas. Ou plutôt je vois mille trucs, ce qui revient au même…

Plus d’infos sur Instagram : @lisareganauthor

Page officielle : lisaregan.com

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Je m’appelle Manuel et je suis passionné par les polars depuis une soixantaine d’années, une passion qui ne montre aucun signe d’essoufflement.


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