Là où les satellites détournent les yeux
Franck Paterne commence par planter une carte avant de planter un récit. Nous sommes au nord-est de Marioupol, à quelques encablures de la mer d’Azov, dans ces secteurs que le roman nomme les ZR, les « positions oubliées », zones de non-droit où ni Kiev ni Moscou ne se reconnaissent plus. Le prologue installe ce décalage d’un trait sec : ici, la guerre ignore les Conventions de Genève, et les satellites détournent les yeux. En quelques pages, l’auteur pose la mécanique géopolitique de mars 2025, l’armée ukrainienne morcelée en archipel de bataillons improvisés, l’Europe érigeant son impuissance en principe, sans jamais céder à la dissertation. L’information circule, mais elle circule à hauteur de boue.
Puis la fiction prend le relais. Sur la H20, en direction de Volnovakha, la grande route a fondu dans la terre et il n’en reste qu’un chemin strié par les chenilles des chars. Neuf silhouettes montent la côte en rang de condamnés, encadrées par deux militaires russes. Parmi elles, trois Français. Le narrateur s’appelle Adrien, il a soixante ans, sa jambe droite garde le souvenir têtu d’une polio d’enfance, et il avance en se répétant une seule phrase : ne pas tomber. À ses côtés marchent ses deux fils, Milos et Elias. La formule qui ouvre leur présence dans le livre dit tout du dispositif : trois Français jetés dans un récit qui n’était pas le nôtre.
Ce choix du « je » est décisif. Il place le lecteur non pas au-dessus de la carte, mais dans la file, à la hauteur exacte d’un homme fatigué qui compte ses pas. Paterne écrit court, par touches sensorielles, la pluie qui crible le sol dans un crépitement de mitraille, la terre qui aspire les chaussures, l’odeur de sueur et de cuir mouillé. Un chapitre en flashback vient ensuite éclairer la bascule, l’entrée depuis la frontière moldave, les checkpoints enchaînés sans incident, puis l’ordre sec qui claque en russe. Le romancier ne cherche ni l’exotisme du reportage ni l’emphase du témoignage. Il cherche le moment précis où des vies ordinaires cessent d’appartenir au monde d’avant.
Sous dix mètres de béton
Trois heures de progression sur un plateau gorgé d’eau, et une masse de béton surgit de la terre. L’entrée tient en peu de mots : un escalier étroit noyé de boue, une trappe massive ruisselante de rouille, un vestige de guerre froide indifférent aux hommes. Franck Paterne excelle dans cette économie descriptive. Il n’annonce pas la peur, il la laisse s’installer par le détail, le grincement du métal qui cède sous un coup d’épaule, le puits technique et son échelle de fer scellée à la paroi, ce souffle humide et presque chaud qui monte à la rencontre des visages. La descente elle-même devient une épreuve de nerfs, barreau après barreau, avec des corps qui ne répondent plus tous de la même façon.
Ce qui frappe ensuite, c’est la manière dont le lieu prend corps sans jamais être décrit pour lui-même. Les galeries s’éclairent par intervalles de néons blafards, les poutres de bois soutiennent des gaines éventrées, une odeur de métal rance sature l’air, l’humidité dépose sur la langue un goût de rouille et de moisissure. Un ancien résistant du groupe identifie la structure, un bunker soviétique de type KS-42, conçu pour abriter plusieurs centaines d’hommes, et cette précision technique suffit à donner le vertige : le labyrinthe est immense, ses plans ont disparu ou ont été volontairement faussés, et personne à la surface ne pourra le lire.
Paterne tire de cette architecture un ressort narratif redoutable. Le béton n’enferme pas seulement des corps, il annule le regard extérieur. Le roman le formule avec une netteté glaçante lorsque les chancelleries s’en emparent : les satellites ne voient rien sous dix mètres de béton. Tout le dispositif du livre découle de cette phrase. Ce qui se joue en dessous est invisible, donc niable, donc effaçable. L’auteur construit ainsi un huis clos dont l’étanchéité n’est pas un décor mais un argument, et il maintient la tension par une alternance très maîtrisée entre les couloirs obscurs, où l’on tâtonne, et les salles closes, où l’on attend. Rarement un sous-sol aura autant pesé sur l’équilibre du monde d’en haut.
L’étage du dessous, quand la guerre fait du chiffre
Le sergent Malkine constitue l’une des grandes réussites du livre. Franck Paterne aurait pu se contenter d’un tortionnaire de série, il façonne autre chose : un homme dont la brutalité tient lieu de grammaire, avec une voix faite pour commander dans le tumulte, et qui reste pourtant lucide sur sa propre déchéance. Sa première grande tirade pose le cadre avec une clarté cynique. L’armée, explique-t-il, c’est la vitrine, les uniformes repassés et les médailles qui brillent. Lui appartient à ce qu’il nomme l’armée des ombres, celle qui prend les contrats, encaisse les rançons, recouvre les dettes et fait tourner les guerres pour que l’argent coule dans le bon sens.
Cette scène d’exposition est d’une efficacité remarquable, parce qu’elle transforme immédiatement des êtres humains en inventaire. Malkine passe devant ses captifs et les évalue un à un, à voix haute, en marchand devant son étal. Chacun reçoit son estimation, son utilité, son rang dans la file d’attente. Le procédé est d’une violence froide et il produit chez le lecteur un malaise très juste, celui de la tarification des existences. Le romancier prolonge d’ailleurs l’idée par un dispositif redoutable : donner aux otages une demi-heure pour chiffrer eux-mêmes ce qu’ils valent. La négociation ne porte plus sur la survie, elle porte sur le prix.
Ce que Paterne met au jour à travers ce personnage, c’est l’économie souterraine du conflit, cette zone grise peuplée d’anciens réseaux, d’intermédiaires et d’hommes que l’État n’emploie plus mais qui continuent d’agir dans son ombre. Malkine lui-même raconte la fissure : des chefs qui ont vendu leurs bataillons, des généraux devenus millionnaires, et lui glissé un étage plus bas parce qu’il savait tirer droit et obéir vite. Il compare son organisation à un puits où l’on descend un niveau, puis un autre. La force du livre est de ne jamais excuser cet homme tout en lui accordant une épaisseur, une fatigue, une conscience résiduelle de ce qu’il est devenu. Le roman noir a rarement besoin de plus pour atteindre la tragédie.
Neuf existences dans huit mètres sur cinq
La salle où l’on pousse les captifs mesure environ huit mètres sur cinq, et c’est dans ce périmètre dérisoire que Franck Paterne déploie une galerie humaine d’une densité surprenante. Il y a Youri Sokolov, professeur d’histoire de cinquante-huit ans, arrêté un matin alors qu’il corrigeait des copies, et qui garde jusque dans la panique le réflexe d’enseigner. Il y a Elizaveta Arkanina, silhouette sans âge sous un châle qu’elle ramène sans cesse sur ses épaules, dont l’autorité tranquille désamorce les conflits d’un mot. Il y a Anya Katrenko, jeune femme au regard d’un vert orageux, dont l’insolence fonctionne comme une arme et dont le nom, une fois prononcé, change la nature même de l’affaire.
Autour d’eux gravitent Pavel Trofimov, infirmier au visage marqué qui devient le seul rempart médical du groupe, Roman Datsenko, passé par les réseaux du renseignement intérieur ukrainien, et Vladimir Borodine, l’homme des cages d’escalier sombres, le collaborateur brandissant sa carte détrempée comme un sauf-conduit. Ce dernier mérite une mention particulière, tant l’auteur parvient à le rendre insupportable et pitoyable dans le même mouvement. Chacun arrive avec une histoire réduite à quelques lignes, une phrase murmurée dans la boue, un rendez-vous manqué à l’hôpital, une salle de classe abandonnée. Paterne pratique là une forme de portrait par éclats qui évite l’encombrement des biographies et laisse au lecteur le soin d’assembler.
Au centre, le trio familial donne au livre sa charge intime. La relation entre Adrien et ses deux fils traverse tout le roman, et l’un des chapitres les plus émouvants la fait remonter vingt-cinq ans en arrière, quand une faute a fracturé la maison, quand un père a accepté de partir. Les fils y parlent de leur mère avec une tendresse qui ne pardonne rien et n’accuse plus. La scène est écrite sans pathos, en chuchotements, dans le noir, et elle produit un effet inattendu : elle transforme la peur commune en héritage partagé. Le bunker devient alors le lieu improbable où trois hommes se disent enfin ce que la vie ordinaire leur avait laissé taire.
Le crayon qui passe de main en main
Le cœur battant du roman se trouve peut-être dans une scène d’écriture. Contraints de justifier leur valeur marchande, les captifs se réunissent autour d’une table métallique, avec un vieux stylo trouvé au fond d’un tiroir et le papier jauni d’un registre. Adrien impose une ligne : parler à leur geôlier comme à un investisseur, enchaîner les identités de sorte qu’on ne puisse retirer un maillon sans briser la chaîne, présenter le groupe comme une transaction unique et indivisible. Le texte qui en résulte est reproduit dans le livre, froid, tabulaire, presque commercial. Voir des êtres humains rédiger eux-mêmes leur argumentaire de vente reste l’une des idées les plus saisissantes du roman.
Vient ensuite l’écriture du message destiné au monde extérieur, et Franck Paterne y réussit une scène chorale d’une belle intensité. Le crayon passe de main en main. Chacun propose, rature, renchérit. Sokolov veut commencer par la vérité, Elizaveta rétorque qu’il faut commencer par ce que les autres veulent entendre, Anya souhaite que cette vérité agisse comme un poison dans leur gorge. Un premier mot s’impose enfin, tracé lentement, et il ne demande plus rien : il ordonne. Ce basculement du registre de la supplique vers celui de l’injonction est admirablement amené, et il vaut à la scène une dignité que la situation semblait interdire.
L’auteur ne s’arrête pas à ce moment de grâce. Il montre aussitôt ce que le pouvoir fait des mots quand il s’en empare, la mise en scène imposée, la prise unique, la lumière blanche et sale jugée parfaite, les phrases dictées que chacun doit répéter face à l’objectif. La confrontation entre le texte rêvé et le texte arraché donne au livre une réflexion très actuelle sur l’image, sa fabrication et son usage stratégique. Paterne y glisse une observation qui restera : ce que les institutions attendent d’une vidéo d’otages, ce n’est pas un cri, c’est une preuve qu’il existe encore quelqu’un en état de parler. Le roman fait de la langue un enjeu de survie, et il le fait sans une once de démonstration théorique.
Trois chambres réveillées avant l’aube
La deuxième partie ouvre le champ d’un coup, et le procédé est d’une élégance formelle réjouissante. Trois chapitres successifs, trois capitales, trois chambres à coucher. À Kiev, Volodymyr Zelensky dort d’un sommeil haché dans une pièce qui n’a rien d’un décor présidentiel, une veste militaire pendue sur une chaise, des bottes posées sans soin. À Paris, l’Élysée sommeille encore quand deux coups secs fissurent le silence à cinq heures quarante-deux. À Moscou, l’obscurité est disciplinée, les rideaux lourds tiennent la lumière à distance, et le lit ne porte pas un pli. Trois hommes de pouvoir saisis dans l’instant exact où la fonction reprend possession de l’homme privé.
Ce montage parallèle est bien plus qu’un effet de style. Il permet à Franck Paterne d’installer une seconde intrigue, diplomatique et mentale, qui répond à la première. Les échanges entre Paris et Kiev y sont particulièrement réussis, avec leur arithmétique implacable, les heures accordées pour répondre, les jours accordés pour payer, et cette question que personne ne veut formuler : un État peut-il acheter des vies sans se renier. Du côté russe, le roman construit un raisonnement d’une logique redoutable, celui d’un pouvoir qui redoute moins la culpabilité que l’attribution, et qui découvre qu’on peut être sommé de réparer un crime qu’on n’a pas ordonné.
L’intelligence du livre tient à ce qu’il avait posé cette symétrie dès le sous-sol. Dans un chapitre antérieur, un captif en fuite compare ses propres options aux postures des nations, fuir comme un calcul, résister comme une obstination, attendre un secours hypothétique comme un confort. Les chancelleries ne font ensuite rien d’autre, à une tout autre échelle. Paterne ne théorise jamais ce parallélisme, il le laisse fonctionner, et le lecteur s’aperçoit peu à peu que les neuf enfermés et les quatre capitales jouent la même partie avec les mêmes hésitations. Le portrait des dirigeants reste mesuré, sans caricature ni révérence, attentif à cette solitude particulière que produit la décision quand elle engage d’autres vies que la sienne.
Quand les chapitres se resserrent jusqu’à la minute
Il faut dire un mot de l’architecture de ce roman, car elle constitue l’un de ses plaisirs les plus durables. Cinquante-neuf chapitres, dont certains tiennent en quelques lignes, d’autres se déploient sur plusieurs scènes. Franck Paterne joue de ce déséquilibre comme un musicien joue des silences. Un chapitre bref, posé entre deux séquences longues, produit l’effet d’un coup porté hors cadence. La progression générale suit d’ailleurs une accélération très travaillée : les titres descriptifs des premières parties cèdent peu à peu la place à des indications de plus en plus sèches, puis à un pur décompte, dix minutes, huit, sept, cinq, trois, une. La typographie du sommaire devient à elle seule un métronome.
Cette compression finale n’est pas un artifice. Elle épouse le sujet du livre, qui est celui du temps disponible avant l’irréparable, et elle transforme la lecture en expérience physique. Le lecteur tourne les pages plus vite parce que les pages elles-mêmes raccourcissent. Ajoutons que l’alternance entre la première personne d’Adrien, ancrée dans la chair et la fatigue, et les séquences à la troisième personne, plus froides, plus stratégiques, maintient jusqu’au bout une respiration double. On passe de la sueur au protocole, du goût de rouille sur la langue aux cartes étalées sur une table de conseil de sécurité, sans que jamais l’une des deux strates n’écrase l’autre.
Reste ce que le livre dépose une fois refermé, et qui tient dans une interrogation sur le regard. Qui voit, qui filme, qui commente, qui décide de ne rien dire. Le roman travaille cette matière depuis son prologue, avec des satellites qui se détournent, jusqu’à ses dernières pages, où la question devient celle de la preuve et de ce qu’elle oblige. Franck Paterne signe là un thriller géopolitique d’une belle tenue, nourri d’une documentation qui ne pèse pas, porté par une écriture nerveuse et sensorielle, et traversé par une conviction tenace : un récit peut encore obliger le monde à ne pas détourner les yeux. C’est un livre qui avance vite et qui reste longtemps.
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Mots-clés : Bunker, Franck Paterne, thriller géopolitique, guerre en Ukraine, prise d’otages, huis clos souterrain, roman noir
Extrait Première Page du livre
« Prologue
Guerre Russie–Ukraine, mars 2025
Cette histoire prend racine en Ukraine, au nord-est de Marioupol, à quelques encablures de la mer d’Azov. Dans ce territoire laminé par les hommes, certains secteurs avaient glissé en zones de non-droit. Ni Kiev, ni Moscou, ni même Dieu ne s’y reconnaissaient. On les appelait des ZR, Zabytyye Rubyezh « les positions oubliées ». Ici, la guerre ignorait les Conventions de Genève. Les satellites détournaient les yeux. Depuis la reprise par les Russes de Sudzha, en mars 2025, l’armée ukrainienne, faute de se rompre, s’était dissoute : non pas vaincue, mais éparpillée, morcelée. Réduite à un archipel de bataillons improvisés qui refusait l’effacement.
Du côté russe, Poutine menait la partie avec la précision glaciale d’un maître d’échecs. Convaincu que seule compte la vérité qu’on impose, ses forces se déployaient en nappes serrées, glissant sur les plaines comme une marée venue reprendre ses terres. Au-dessus, les drones russes ouvraient des corridors invisibles en transmettant leurs coordonnées aux batteries. En dessous, chaque salve martelait village après village. L’échiquier se refermait. Les cases se teintaient aux couleurs de l’ennemi. Les pertes ne freinaient rien : aux hommes abattus succédaient d’autres, plus jeunes, plus dociles, vidés de toute mémoire.
À l’Ouest, les États-Unis, retombés sous les crochets de Donald Trump, s’étaient reconvertis en caricature d’empire. Depuis 2025, le président, ivre de sa propre image, s’était autoproclamé maître du monde. Il dévorait la planète comme un hamburger, à pleines dents. Il lorgna le Groenland, menaça le Canada, puis s’empara du malheur ukrainien. Il en fit une tribune, une posture, presque une gloire. Une main rassurante sur l’épaule de Kiev, l’autre déjà tendue vers Moscou pour négocier la défaite de l’Ukraine.
Quant à l’Europe, elle érigeait son impuissance en principe. Elle parlait de cette guerre à reculons en priant pour que la foudre tombe ailleurs.
La France affrontait sa destinée à coups de formules creuses, de mots polis et de rituels diplomatiques, veillant à ce que chaque phrase pèse moins qu’un sondage défavorable. Faute de stratégie commune, chaque capitale rejouait son réflexe premier : Berlin comptait ses dépendances énergétiques, Rome ses équilibres fragiles, Paris son rang et Bruxelles ses procédures. On invoquait sans cesse la « désescalade », avec la ferveur d’une prière pour des peuples que la paix avait déshabitués du grondement des chars. Mais, à force de refuser de choisir, ils avaient fini par laisser la guerre décider à leur place. »
- Titre : Bunker
- Auteur : Franck Paterne
- Éditeur : Les Éditions Arcarès
- ISBN : 9791098781001
- Format : Broché
- Nationalité : France
- Langue : Français
- Date de publication : 23/07/2026
- Nombre de pages : 257 pages
- Genre : Thriller géopolitique
- Sujets traités : Guerre en Ukraine, prise d’otages, huis clos souterrain, mercenariat et économie de guerre, diplomatie de crise, liens familiaux, pouvoir de l’image, valeur d’une vie
Résumé
Mars 2025, au nord-est de Marioupol, dans une zone que ni Kiev ni Moscou ne contrôlent vraiment. Un groupe de captifs avance dans la boue sous escorte armée avant d’être poussé dans un ancien bunker soviétique. Parmi eux, trois Français : Adrien, soixante ans, et ses deux fils Milos et Elias, embarqués dans un voyage qui a mal tourné. Autour d’eux, un professeur d’histoire, une traductrice, la fille d’un oligarque, un infirmier, un ancien du renseignement ukrainien et un collaborateur notoire. Leurs ravisseurs n’appartiennent pas à une armée régulière mais à une structure qui monnaie la guerre, encaisse les rançons et fixe ses propres délais.
Au-dessus d’eux, la nouvelle remonte en quelques heures jusqu’à trois chambres présidentielles. Kiev, Paris et Moscou se retrouvent devant la même équation impossible, avec des heures pour répondre et des jours pour payer, sans localisation précise d’un labyrinthe souterrain dont les plans ont disparu. Tandis que les captifs cherchent, sous terre, de quoi peser encore sur leur propre sort, les chancelleries mesurent le coût moral et politique de chaque option. Un thriller géopolitique tendu, où le sous-sol et les salles de crise finissent par jouer exactement la même partie.

Je m’appelle Manuel et je suis passionné par les polars depuis une soixantaine d’années, une passion qui ne montre aucun signe d’essoufflement.















