Deux rubans rouges de Cathy Borie : le suspense à hauteur d’enfant

Deux rubans rouges de Cathy Borie

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Une maison de garde-barrière au bord d’une voie ferrée sans train

Il existe des lieux qui semblent avoir été bâtis pour accueillir un secret. Cathy Borie plante son récit dans l’un d’eux : un ancien logis de garde-barrière, étroit, posé le long de rails que plus aucun convoi ne fait vibrer, envahis d’herbe folle et promis à une voie verte dont la narratrice redoute l’arrivée. Cette perspective de cyclistes et de promeneurs jetant un œil distrait sur son jardin, sa terrasse minuscule, ses fenêtres, suffit à dire l’essentiel de sa position dans le monde : elle vit à la lisière, dans un refuge que la modernité s’apprête à rattraper. La forêt commence là où finit le muret couvert de vigne vierge, et cette frontière poreuse organise tout le roman.

L’intérieur mérite qu’on s’y arrête, car la romancière le compose avec un soin d’ébéniste. Une lampe laissée allumée dessine son rectangle jaune orangé sur la façade quand la nuit tombe. Un chien nommé Max gratte le parquet pour signaler les allées et venues. Une baignoire rose datant du siècle dernier, une pile de vêtements d’enfant conservés dans un placard, des tailles disparates, quatre ans, cinq ans, six ans, que personne n’a voulu donner ni jeter. Chaque objet porte la mémoire d’une vie antérieure, celle de la femme qui occupait les lieux avant, mais aussi celle, plus douloureuse, que la narratrice traîne derrière elle sans jamais la nommer frontalement.

Le décor n’est jamais chez Cathy Borie un simple fond de scène. Elle l’écrit avec une attention sensorielle constante : les feuilles rousses qui gémissent sous les pas, les déchirures mauves et dorées du ciel vers l’ouest, l’odeur de mousse, le crapaud près du rosier, l’écureuil deviné plus qu’aperçu. L’automne y règne en maître, saison des lisières et des seuils, qui impose son humidité, ses bourrasques, sa lumière déclinante. Ce travail patient sur l’environnement produit un effet précieux : le lecteur connaît les lieux avant de comprendre ce qui s’y joue, et cette familiarité prématurée rendra plus troublante encore la suite du parcours.

Trois voix, trois temps, une seule forêt du Vexin

La construction du livre constitue son atout le plus visible, et sans doute le plus réfléchi. Cathy Borie fait alterner trois régimes narratifs distincts, identifiables dès leur premier mot, sans jamais recourir au moindre panneau indicateur. Une voix intérieure d’abord, à la première personne, celle d’une femme qui raconte, s’interroge, s’interdit parfois de penser plus loin. Un récit au présent ensuite, resserré sur des enfants, qui avance à hauteur de genoux et de peur. Un troisième fil enfin, au passé, plus classique dans sa facture, qui suit une enquête menée depuis Paris. Trois textures, trois vitesses, trois températures.

L’intelligence du dispositif tient à ce qu’il ne cherche jamais l’esbroufe. Les chapitres se relaient dans un ordre qui semble d’abord arbitraire, puis les échos commencent à circuler. Une phrase entendue quelque part résonne trente pages plus loin dans une autre bouche. Un détail apparemment décoratif devient un point d’ancrage. La romancière fait confiance à son lecteur pour établir les correspondances, et cette confiance vaut compliment : elle traite le public en partenaire d’assemblage plutôt qu’en destinataire passif d’explications. Le plaisir de lecture naît largement de ce montage, de cette manière de faire tourner plusieurs fils entre les doigts avant de les nouer.

La géographie unifie ce qui pourrait se disperser. Tout converge vers le Val d’Oise, ses communes aux noms modestes, ses routes départementales, ses bois posés sur des collines douces, ses prairies où paissent vaches et chevaux. Le Vexin offre au récit une échelle humaine, une campagne habitée mais peu peuplée, où l’on peut marcher longtemps sans croiser personne. Cette unité de lieu compense la dispersion des voix et donne au roman sa cohérence profonde. Le contraste avec les séquences parisiennes, avenues gorgées de voitures, bouche de métro, enseignes lumineuses, n’en est que plus frappant. D’un côté le bruit, la surface, l’agitation. De l’autre, un silence qui n’a rien d’apaisant.

Kira, Ada et le sac à dos de la Reine des neiges

Il fallait un certain courage pour confier une partie du récit à une fillette de six ans. Cathy Borie relève l’exercice avec une justesse qui force le respect. Kira observe, compte, mémorise. Elle vérifie l’heure sur son réveil Mickey pendant dix jeudis consécutifs. Elle tente de convertir « une heure de route » en kilomètres, renonce devant la difficulté du calcul, puis se fie à son instinct. Elle stocke des provisions au fond d’un placard, vole un sac à dos, choisit de ne prévenir sa petite sœur qu’au dernier moment pour lui épargner l’attente. Cette logique d’enfant, rigoureuse dans ses moyens et bancale dans ses fondations, sonne d’une vérité désarmante.

Le sac à dos rose et bleu à l’effigie de la Reine des neiges concentre à lui seul l’art de la romancière : un objet du quotidien le plus ordinaire, chargé d’un passé de cours de danse et de chaussons roses, reconverti en équipement de survie. À l’intérieur, un plaid en polaire, des gâteaux secs, des pommes, une gourde, une lampe de poche, des bonbons multicolores. Le pathétique naît de l’écart entre l’ampleur du projet et la modestie des ressources, sans que l’écriture ait besoin d’appuyer. Cathy Borie s’abstient de tout commentaire apitoyé, et cette retenue produit infiniment plus d’effet qu’un plaidoyer.

Le lien entre les deux sœurs irrigue ces chapitres d’une chaleur qui rend le reste supportable. Ada suce l’oreille grisâtre de son lapin en peluche. Kira chantonne une berceuse sans paroles, le nez dans les cheveux embroussaillés de la petite. Elles dorment imbriquées l’une dans l’autre, dos contre ventre, à la manière des jeunes animaux qui se réchauffent. La romancière saisit ces gestes minuscules avec une tendresse qui ne verse jamais dans la mièvrerie, parce qu’elle les inscrit dans un contexte où chaque geste compte double. Quand la grande transforme un abri de branchages bricolé par des gamins du coin en « jolie petite maison » avec « un petit matelas exprès », le lecteur mesure exactement ce que coûte ce mensonge protecteur.

Sophie Chavagnac, une enquêtrice à rebours des clichés du privé

Le portrait de Sophie Chavagnac s’écrit d’abord en creux, par tout ce qu’il refuse. Cathy Borie prend soin d’énumérer les poncifs du genre pour mieux les congédier : la pièce sombre et encombrée, les dossiers en désordre, la bouteille de whisky aux trois quarts vide, le vieux flic aigri reconverti en détective blasé. À la place, un cabinet lumineux au troisième étage d’un immeuble cossu du seizième arrondissement, des murs blancs ornés d’encres de Chine, un canapé en gros velours côtelé, un tapis marocain aux nuances orangées, une atmosphère qui évoque davantage le cabinet d’un naturopathe qu’un antre à énigmes sordides. Le décor travaille pour elle : il désarme les visiteurs et les pousse à la confidence.

L’enquêtrice elle-même s’accorde à ce cadre. Cheveux blancs mousseux posés comme une couronne d’écume, yeux gris attentifs, vêtements amples et bien coupés, poignée de main ferme qui contredit la douceur générale. Elle note tout dans un grand cahier avec un stylo d’argent surmonté d’une plume blanche dont l’oscillation finit par hypnotiser ses interlocuteurs. Son arme principale n’est ni la ruse ni l’intimidation, mais le silence. Elle laisse les blancs s’installer, comme une marée qui avance, et attend que la parole vienne d’elle-même. Cette patience de pêcheuse constitue une méthode à part entière, et la romancière prend le temps de la montrer à l’œuvre.

Les scènes d’entretien comptent parmi les plus réussies du livre. Un déjeuner minuté à vingt secondes près avec un psychiatre qui mastique son andouille de Guéméné en se retranchant derrière le secret médical. Un thé partagé avec une octogénaire du voisinage, financiers et tuiles à l’appui. Une conversation arrachée à un infirmier goguenard qui joue de son pouvoir de dire non. Chaque fois, Sophie ajuste son approche, module sa voix, choisit son angle. Elle travaille aussi seule devant son écran, à défricher des notions cliniques qui lui échappent, à noter en vrac sur des feuilles A4, à éliminer les fausses pistes. L’enquête avance par tâtonnements crédibles, sans coup de génie miraculeux, et c’est précisément ce qui la rend passionnante.

Ce que l’école signale et ce que les services sociaux peuvent en faire

Cathy Borie consacre plusieurs chapitres à une dimension que le polar français explore rarement avec autant de précision : le fonctionnement concret de la protection de l’enfance. Deux professionnelles, une assistante sociale et une puéricultrice mandatées par le Département, sonnent un mercredi matin sous une pluie drue à la porte d’une famille signalée par l’école. La sonnette est en panne. Il faut frapper. On leur ouvre à contrecœur. Tout, dans cette entrée en matière, dit la rugosité du métier : les accueils peu enthousiastes, les regards dépités échangés entre collègues, l’habitude de l’hostilité.

La romancière détaille le mécanisme d’alerte avec une exactitude documentaire : absences répétées, appels sans réponse, hygiène approximative, fatigue récurrente d’une élève qui s’endort en classe, directrice qui contacte le rectorat, rectorat qui saisit les services sociaux. Puis vient l’enlisement, cette lenteur institutionnelle contre laquelle butent les meilleures volontés. On envoie des convocations, on remplit des imprimés, on programme des visites. Pendant ce temps, les jours passent. L’une des deux femmes explose intérieurement, franchit une ou deux lignes déontologiques, tandis que sa collègue lui répète de prendre de la distance sous peine de ne pas tenir dans ce métier. Le dilemme est posé sans didactisme et sans procès.

Ce volet du livre offre aussi les pages les plus dérangeantes sur la parentalité défaillante, traitées avec un art consommé de la réplique juste. Une mère en peignoir en éponge mauve, une tasse de café à la main, qui triture une bague de pacotille. Un père en léger surpoids qui se gratte l’abdomen à travers un sweat de couleur indéterminée et considère toute question comme une agression. Des bouteilles vides sur la table basse, un évier débordant de vaisselle sale, des ecchymoses sur des avant-bras maigres. Cathy Borie n’explique pas, ne théorise pas, ne condamne pas depuis une chaire morale. Elle montre, et la sécheresse de certaines répliques atteint une puissance que nul commentaire n’aurait égalée. La question posée en filigrane par l’une des travailleuses sociales, celle de savoir si l’on peut sauver ceux qui ne le veulent pas, reste ouverte jusqu’au bout.

Quand le roman s’efface pour laisser parler les pièces du dossier

Le geste formel le plus audacieux du livre consiste à interrompre par moments la fiction pour lui substituer des documents. Cathy Borie insère dans son récit des pages qui empruntent au vocabulaire administratif et judiciaire, avec leurs en-têtes, leurs numéros de dossier, leur syntaxe impersonnelle, leur ponctuation minimale. Le contraste avec la prose environnante, si attentive aux odeurs et aux nuances de lumière, produit un effet de bascule saisissant. La langue se refroidit d’un coup, le lyrisme s’évapore, et cette froideur soudaine devient, paradoxalement, l’un des passages les plus éprouvants du roman.

Ce procédé s’inscrit dans une tradition que l’on croise chez les meilleurs praticiens du genre, mais la romancière l’emploie avec parcimonie et à des points de rupture soigneusement choisis. Il ne s’agit pas d’un ornement documentaire destiné à créditer le récit d’une vraisemblance supplémentaire. Le document dit ce que les personnages ne peuvent pas formuler, ce que la narration intime refuserait de porter. Il enregistre, il classe, il conclut. Là où la fiction hésite et nuance, l’écrit officiel tranche avec une brutalité que rien ne vient adoucir, et le lecteur reçoit ces pages comme on encaisse un choc.

Les séquences d’interrogatoire relèvent d’une logique voisine. Cathy Borie y déploie un dialogue dense, sans didascalies inutiles, où chaque relance policière constitue une manœuvre. Bluffer ou ne pas bluffer, changer de tactique, feindre la conviction pour arracher une confidence, revenir cinq fois sur le sens d’ouverture d’une porte ou la puissance sonore d’une musique afin de guetter le tressaillement révélateur. Les enquêteurs se trompent, révisent leurs scénarios, découvrent en pleine réunion qu’ils raisonnaient depuis le début sur un présupposé fragile. Cette faillibilité assumée donne aux chapitres procéduraux une tension véritable, très loin de la démonstration de virtuosité déductive. Le lecteur suit un travail collectif, laborieux, exposé à l’erreur, et cette humilité méthodologique constitue une forme de réalisme rare et bienvenue.

Rayon de lune, un surnom murmuré dans le noir

Il y a dans ce livre une phrase que l’on n’oublie pas, un surnom inventé par une mère au moment du baiser du soir pour que la seconde-née ne soit pas jalouse du rayon de soleil attribué à son aînée. Rayon de lune. Deux mots tendres, prononcés autrefois dans une chambre d’enfants, repris ensuite par une petite fille qui les offre à sa sœur au fond d’une cabane de branchages, puis brandis comme un bouclier face à une inconnue. Ce surnom voyage à travers le roman, change de bouche, change de fonction, et finit par condenser tout ce que Cathy Borie cherche à dire sur la transmission de la douceur dans des existences qui en manquent cruellement.

Car c’est bien là que se situe le cœur du livre. Sous l’appareillage du polar, sous la mécanique de l’enquête et la précision des procédures, l’auteure interroge inlassablement les mêmes objets : ce que devient l’amour maternel quand il perd son destinataire, ce qu’un enfant invente pour protéger un autre enfant, ce que les adultes voient et choisissent de ne pas voir. Le titre, avec ses deux rubans rouges noués au bout de deux nattes, condense cette obsession en une image de coquetterie enfantine, un geste banal du matin, quelques centimètres de tissu qui traversent le roman et en portent silencieusement la charge émotionnelle.

Cathy Borie signe ici un roman noir qui doit autant à la tradition du suspense qu’à la littérature de l’intime. La dédicace du livre, adressée à deux petites-filles et à toutes les petites filles du monde, annonce sans détour un propos qui dépasse le divertissement. On referme ces pages avec le sentiment d’avoir traversé une forêt en automne, dans une lumière déclinante, en compagnie de personnages dont aucun n’est réductible à sa fonction narrative. La romancière, forte d’une bibliographie déjà substantielle en romans, poésie et théâtre, y confirme une maîtrise du rythme et une exigence stylistique qui placent ce livre parmi les propositions les plus intéressantes du polar francophone contemporain. Reste, longtemps après, l’écho d’une voix fluette et légèrement éraillée réclamant sa sœur dans le noir.

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Mots-clés : polar psychologique, Cathy Borie, Deux rubans rouges, roman noir français, enfance maltraitée, forêt du Vexin, enquête privée


Extrait Première Page du livre

« Chapitre 1

Je sais bien que c’est une pensée magique, un peu stupide, mais je crois vraiment au fond de moi que la forêt m’a fait un cadeau. Pas seulement la forêt, mais plus exactement cette forêt-là. Cette maison dans la forêt.

Depuis le début, cette maison m’aide. Elle me console. Sans ses murs, les secrets qu’ils abritent, les empreintes laissées par celle qui y vivait avant moi, les objets qu’elle a touchés et dont elle a pris soin, sans les fleurs qu’elle a plantées, je serais devenue folle. Je veux dire encore plus folle que je ne le suis. Chaque jour, et parfois la nuit, un peu avant l’aube, je marche dans cette maison et dans la forêt qui l’entoure et je respire, je crie aussi, je pleure, je parle aux meubles, aux arbres et aux bestioles que je croise, aux araignées qui tissent leur toile dans les coins ou entre les poutres, et même aux animaux que je ne vois pas mais que je devine, le crapaud près du rosier, l’écureuil dans les branches, et ceux qui se cachent sous les feuilles, au creux des buissons et dans les taillis.

Comme si là, dans cette maison perdue loin de tous je pouvais retrouver un peu ce que j’ai perdu.

Et aujourd’hui, en quelque sorte, c’est bien ce qui s’est passé.

J’avais beaucoup marché, je m’étais enfoncée entre les chênes et les hêtres, foulant les feuilles déjà tombées, et le crépuscule commençait à
Je sais bien que c’est une pensée magique, un peu stupide, mais je crois vraiment au fond de moi que la forêt m’a fait un cadeau. Pas seulement la forêt, mais plus exactement cette forêt-là. Cette maison dans la forêt.

Depuis le début, cette maison m’aide. Elle me console. Sans ses murs, les secrets qu’ils abritent, les empreintes laissées par celle qui y vivait avant moi, les objets qu’elle a touchés et dont elle a pris soin, sans les fleurs qu’elle a plantées, je serais devenue folle. Je veux dire encore plus folle que je ne le suis. Chaque jour, et parfois la nuit, un peu avant l’aube, je marche dans cette maison et dans la forêt qui l’entoure et je respire, je crie aussi, je pleure, je parle aux meubles, aux arbres et aux bestioles que je croise, aux araignées qui tissent leur toile dans les coins ou entre les poutres, et même aux animaux que je ne vois pas mais que je devine, le crapaud près du rosier, l’écureuil dans les branches, et ceux qui se cachent sous les feuilles, au creux des buissons et dans les taillis.

Comme si là, dans cette maison perdue loin de tous je pouvais retrouver un peu ce que j’ai perdu.

Et aujourd’hui, en quelque sorte, c’est bien ce qui s’est passé.

J’avais beaucoup marché, je m’étais enfoncée entre les chênes et les hêtres, foulant les feuilles déjà tombées, et le crépuscule commençait à assombrir la forêt, diluant les couleurs et les formes. J’admirais les déchirures mauves et dorées du ciel vers l’ouest quand j’ai vu l’enfant. Ou plutôt quand j’ai perçu un mouvement flou dans mon champ de vision, entre les troncs serrés. Presque au même moment, un merle noir a chanté tout près de moi, un trille pur et compliqué, comme s’il m’adressait un signal amical. Je me suis arrêtée. J’ai tourné la tête, tout doucement, craignant que le seul bruit de mes vertèbres en mouvement ne trahisse ma présence. Cette fois, je n’ai rien aperçu mais entendu gémir les feuilles qu’on écrasait, une démarche légère qui provoquait juste un crissement dans le fin tapis roux et jaune. Immobile, j’ai observé l’endroit d’où provenaient les sons, un massif touffu de fougères à une douzaine de mètres, vingt tout au plus. On y voyait de moins en moins et je me concentrai, presque en apnée, les yeux écarquillés et le corps tendu. »


  • Titre : Deux rubans rouges
  • Auteure : Cathy Borie
  • Éditeur : Les éditions d’Avallon
  • ISBN : 9782488792141
  • Format : Broché
  • Nationalité : France
  • Langue : Français
  • Date de publication : 05/06/2026
  • Nombre de pages : 135 pages
  • Genre : Polar psychologique, roman noir
  • Sujets traités (about) : Enfance maltraitée, disparition d’enfants, deuil maternel, santé mentale, protection de l’enfance, enquête privée, fugue, forêt du Vexin

Résumé

Dans une ancienne maison de garde-barrière posée au bord d’une voie ferrée désaffectée, une femme vit retirée du monde, entourée de sa forêt, de son chien et des traces laissées par celle qui occupait les lieux avant elle. Un soir d’automne, au cours d’une marche entre les chênes et les hêtres, elle aperçoit une silhouette d’enfant qui file entre les troncs. Cette apparition va bouleverser l’équilibre fragile qu’elle s’était construit.
Ailleurs, deux sœurs de trois et six ans ont quitté le domicile familial et n’ont plus reparu à l’école depuis des semaines. À Paris, une enquêtrice privée aux cheveux blancs accepte de reprendre le dossier d’une disparition vieille de deux ans, à la demande d’une cliente rongée par la culpabilité. Trois trajectoires convergent lentement vers la même campagne du Val d’Oise, où les bois, les prairies et les mares gardent leurs silences.


Je m’appelle Manuel et je suis passionné par les polars depuis une soixantaine d’années, une passion qui ne montre aucun signe d’essoufflement.


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