Interview de Marion Cabrol auteure

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Marion Cabrol : entrepreneuse le jour, romancière la nuit

Il y a des parcours qui semblent tout tracés, et puis il y a celui de Marion Cabrol. Diplômée en histoire de l’art et en communication, elle a commencé par travailler pour le zoo d’Amnéville, en Lorraine, une expérience qui a nourri son premier roman, La Lionne rouge, paru chez Hugo Publishing en 2020 et salué par la presse, avec le prix « coup de cœur » du salon du Livre Féminin de Hagondange. De la fréquentation des fauves à l’écriture de thrillers, il n’y avait finalement qu’un pas, qu’elle a franchi avec l’assurance de celles qui ont trouvé leur territoire.

Aujourd’hui installée à Lyon, Marion Cabrol mène une double vie qu’elle assume pleinement : entrepreneuse le jour à la tête de trois boutiques dans l’agglomération lyonnaise, écrivaine la nuit. Elle consacre quinze à vingt heures par semaine à l’écriture, ni télé ni séries, un temps qu’elle grignote sur ses soirées parce que, dit-elle, tout est affaire de priorités. Son inspiration, elle la puise dans la campagne, les vieilles maisons et les atmosphères qui se dégagent d’une promenade, avec une fascination avouée pour les podcasts de faits divers.

Chez Taurnada, elle signe Ce que Marcy a oublié, un thriller psychologique retors. Près des falaises d’Anton, un os humain refait surface. Vingt ans plus tôt, Grace Tanner, une fillette du village, disparaissait sans laisser de traces. Pour Tom Lanier, journaliste local, l’affaire est personnelle : à l’époque, il partageait la vie de Marcy, amie d’enfance de Grace, et comprend peu à peu qu’elle pourrait détenir une part du secret. Narration éclatée entre plusieurs voix, temporalités qui s’entrechoquent, zones d’ombre chez chacun : personne n’est tout à fait net, et la vérité se dérobe jusqu’au bout.

Pour un deuxième roman, la maîtrise impressionne, et l’accueil critique ne s’y trompe pas. Son troisième roman est d’ailleurs déjà écrit et en phase de relecture : voilà une auteure qui n’a manifestement pas l’intention de s’arrêter en si bon chemin. C’est avec plaisir que nous l’avons interrogée, et voici ce qu’elle nous a confié.

L’interview questionnaire de Marion Cabrol

Vous écrivez à la main ou au clavier ?
Au clavier. Mais j’ai toujours un carnet avec moi pour noter les idées qui me viennent dans la journée.

Plutôt lève-tôt ou couche-tard ?
Couche-tard. J’écris presque toujours le soir. C’est le moment où je rentre le plus facilement dans mon histoire.

Qu’est-ce qui vous pousse à écrire ?
J’aime raconter des histoires qui jouent avec les certitudes du lecteur. Mon plus grand plaisir, c’est de voir quelqu’un refermer le livre en se disant : « Je ne l’avais pas vu venir. »

À quelle fréquence écrivez-vous vos livres ?
L’année est divisée en deux : au printemps et en été, je cherche l’intrigue. En automne et en hiver, j’écris. Quand je suis dans un projet, j’écris quasiment tous les jours.

Votre plus belle émotion d’auteur ?
Quand j’ai vu mon premier roman en librairie.

Le livre qui vous a le plus marqué ?
Beaucoup de livres m’ont marquée, mais si je ne devais en garder qu’un, ce serait La Nuit des temps de René Barjavel.

Votre recherche la plus bizarre sur Google pour un livre ?
J’en ai accumulé quelques-unes… « Comment falsifier un dossier médical ? », « Comment enterrer un corps ? », « Peut-on faire disparaître de l’ADN avec de l’eau de Javel ? »… Disons que mon historique de recherche pourrait facilement être mal interprété si on oubliait que j’écris des thrillers.

Votre lieu de crime idéal ?
Un parc d’attractions. Entre les cris, la foule et les distractions, on peut passer à côté de beaucoup de choses.


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Votre arme du crime préférée ?
Un animal. Dans mon premier roman, le meurtrier utilise un ours polaire dans un zoo.

Vos propres intrigues vous font-elles peur ?
Pas du tout. En revanche, il m’arrive de relire certains passages en me demandant : « Mais comment mon cerveau a-t-il trouvé ça ? »

Votre pire cauchemar d’auteur ?
Qu’on me dise que la fin était prévisible.

Si vous étiez le méchant, quel serait votre métier ?
Psychologue. Les gens vous confient leurs peurs, leurs secrets, mais aussi toute leur vie et leurs habitudes. Quand on connaît la routine de quelqu’un, il devient beaucoup plus facile de prévoir ses moindres faits et gestes.

Crime parfait au supermarché : dans quel rayon ?
À la caisse. Une simple piqûre au milieu de la file d’attente, tout le monde regarde ses courses ou son téléphone… personne ne voit rien.

Sans le polar, quel genre littéraire choisiriez-vous ?
La science-fiction.

Le livre dont vous êtes le plus fier ?
Ce que Marcy a oublié. Parce que c’est celui dans lequel j’ai le plus pris plaisir à manipuler le lecteur.

Où vous sentez-vous chez vous ?
Das ma maison, devant mon bureau qui donne sur des arbres. C’est là que naissent toutes mes histoires.


En guise de conclusion, y a-t-il quelque chose que vous aimeriez partager avec nos lecteurs ? Une actualité, un nouveau projet qui vous passionne, une œuvre à paraître ou un événement spécial que vous souhaiteriez mettre en lumière, un prix reçu, une dédicace ou un salon ?

Si vous voulez me découvrir, vous pouvez vous lancer dans mon dernier roman, Ce que Marcy a oublié, publié chez Taurnada. Et pour suivre mon actualité, retrouvez-moi sur mes réseaux sociaux

Plus d’infos sur Instagram : @marion_cabrol

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Je m’appelle Manuel et je suis passionné par les polars depuis une soixantaine d’années, une passion qui ne montre aucun signe d’essoufflement.


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