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Un polar rural à la française
Paul Beaupère installe son intrigue dans un cadre qui détonne avec les codes habituels du polar contemporain. Exit les ruelles sombres des métropoles, les parkings souterrains et les bars enfumés : c’est en pleine forêt vosgienne, au cœur d’une nature tantôt majestueuse tantôt hostile, que se déroule cette histoire singulière. L’auteur convoque l’imaginaire de la France profonde avec ses traditions de chasse, ses bourgs où tout le monde se connaît, et cette atmosphère particulière des régions montagneuses où le silence devient presque un personnage à part entière. Le contraste entre la quiétude apparente de ce décor bucolique et la violence qui s’y déploie crée une tension narrative particulièrement efficace. Les descriptions de la forêt, des sous-bois bruissants et des matins glacés ne servent pas uniquement de toile de fond pittoresque : elles participent pleinement à l’atmosphère du récit et révèlent une vraie sensibilité à la beauté des paysages naturels.
Le choix de ce territoire rural permet à Beaupère d’explorer une géographie criminelle rarement mise en lumière dans la littérature policière française actuelle. La forêt devient ici un espace de transgression où les règles sociales semblent suspendues, où la civilisation se trouve à distance raisonnable mais suffisante pour que l’impensable devienne possible. L’auteur joue habilement avec les codes du thriller de terroir, cette veine particulière du polar français qui puise dans les spécificités régionales pour construire son univers. Les références à la chasse, aux habitudes locales et aux rituels montagnards ancrent solidement le récit dans une réalité géographique et culturelle précise, conférant au roman une authenticité bienvenue.
Cette inscription territoriale forte offre également au romancier l’opportunité de développer une réflexion subtile sur l’isolement et ses conséquences. Dans cet environnement reculé, les personnages évoluent avec une liberté d’action décuplée, loin du regard social qui régit habituellement les comportements. Beaupère saisit cette particularité pour construire une mécanique narrative originale, où la proximité avec la nature sauvage révèle paradoxalement ce qu’il y a de plus primitif chez l’être humain.
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Marie-Thérèse, héroïne atypique
À soixante-dix ans, Marie-Thérèse Marchepied bouleverse les conventions du genre policier en s’imposant comme une protagoniste qui échappe à tous les stéréotypes. Fille de chasseur alpin, veuve d’artilleur et tireuse d’élite, elle incarne une figure féminine rarissime dans la littérature noire : celle d’une femme âgée qui maîtrise parfaitement l’art de la traque et du tir. Beaupère construit son personnage avec une économie de moyens remarquable, distillant les informations biographiques au fil du récit sans jamais verser dans l’exposition laborieuse. On découvre progressivement son passé de femme sans enfants qui a trouvé dans la forêt et la chasse une forme de consolation existentielle, un territoire où déployer une énergie vitale que la vie domestique n’aurait pu contenir.
Le romancier refuse délibérément de faire de son héroïne une grand-mère attendrissante ou une figure maternelle rassurante. Marie-Thérèse fume comme un pompier, jure sans retenue et grimpe en montagne avec l’agilité d’une chèvre, laissant derrière elle les jeunes chasseurs essoufflés. Son langage cru, ses habitudes solitaires et son rapport quasi fusionnel avec la nature sauvage en font un personnage d’une vitalité étonnante. L’auteur parvient à rendre crédible cette femme septuagénaire capable de marcher des heures en forêt, de supporter le froid et l’inconfort, en s’appuyant sur une vie entière passée dans ces montagnes. Sa connaissance intime du terrain, sa patience de chasseresse et son endurance forgée par cinquante années de pratique composent un portrait cohérent et fascinant.
Ce qui frappe particulièrement dans la caractérisation de Marie-Thérèse, c’est la manière dont Beaupère équilibre force et vulnérabilité. Derrière la chasseresse aguerrie transparaît une solitude profonde, une existence marquée par les absences et les renoncements. Le personnage gagne en épaisseur psychologique à mesure que le récit progresse, révélant des zones d’ombre et des fragilités insoupçonnées. Cette complexité transforme ce qui aurait pu n’être qu’une curiosité narrative en une véritable création littéraire, dotée d’une intériorité riche et de contradictions humaines parfaitement reconnaissables.
Une construction narrative en épisodes
Beaupère opte pour une architecture romanesque qui tranche avec la structure traditionnelle du polar en chapitres classiques. Le récit se déploie en épisodes numérotés, chacun portant un titre évocateur qui fonctionne comme une petite promesse narrative : « Drôle de brame », « La visite », « Arrière-salle », « Ruminer ». Cette segmentation confère au roman un rythme singulier, proche de celui d’une série télévisée où chaque séquence apporte son lot de révélations tout en maintenant une tension globale. L’auteur joue habilement avec cette forme, alternant les épisodes d’action pure et les moments de réflexion où les personnages digèrent les événements, tissant ainsi une trame narrative qui ne relâche jamais complètement son étreinte sur le lecteur.
Cette construction modulaire offre au romancier une liberté de mouvement appréciable. Les épisodes varient en longueur selon les besoins du récit, certains se concentrant sur une scène unique particulièrement intense, d’autres embrassant plusieurs journées et différents points de vue. Le découpage permet également d’installer un système de micro-suspenses qui relancent constamment l’intérêt : chaque fin d’épisode laisse planer une interrogation, suggère un danger imminent ou dévoile un élément inattendu. Beaupère maîtrise l’art du cliffhanger léger, cette capacité à terminer une séquence sur une note qui invite naturellement à poursuivre la lecture sans pour autant verser dans la manipulation grossière. Les titres eux-mêmes participent de cette dynamique, jouant parfois sur l’humour noir (« Fenêtres sur crime »), parfois sur la poésie mélancolique (« Mais où sont les luges d’antan ? »), créant une polyphonie tonale rafraîchissante.
Cette approche narrative révèle une véritable réflexion sur le format du roman policier contemporain. En fragmentant son récit, l’auteur reproduit d’une certaine manière la consommation culturelle actuelle, où les séries ont habitué le public à des narrations éclatées et rythmées. Pourtant, loin de sacrifier la profondeur à la vitesse, Beaupère utilise cette structure pour approfondir progressivement la psychologie de ses personnages et les enjeux moraux de son intrigue. Chaque épisode fonctionne comme une pièce d’un puzzle plus vaste, et c’est dans l’accumulation de ces fragments que se dessine la fresque complète d’une histoire aussi noire que jubilatoire.
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L’humour noir au service du récit
Dès les premières pages, Beaupère établit un pacte de lecture audacieux : traiter d’actes criminels avec une légèreté déconcertante qui confine au grotesque. La scène d’ouverture donne le ton, où Marie-Thérèse, partie traquer un cerf majestueux, se retrouve confrontée à un violeur en pleine action. La manière dont l’auteur juxtapose la préparation méticuleuse de la chasse et le basculement vers l’homicide involontaire relève d’un sens du décalage savamment maîtrisé. Les descriptions du cerf convoité, avec son « poitrail large » et sa « croupe altière », précèdent immédiatement l’apparition du criminel qualifié d’« empaffé de touriste à la con », créant un contraste burlesque qui transforme la violence en moment presque comique. Cette collision entre le lyrisme de la chasse et la trivialité du crime génère une énergie narrative particulière, où le rire vient tempérer l’horreur sans jamais la nier complètement.
L’écriture de Beaupère multiplie les trouvailles langagières qui transforment les situations les plus sombres en tableaux drolatiques. Les comparaisons inattendues pullulent : Abel Berg apparaît « tel un corbeau méphitique », le commissaire offre un cadeau « avec le sourire du Père Noël offrant de la moutarde à un lapin », et Marie-Thérèse elle-même passe « de rouge au blanc » puis « tirait déjà sur le vert » face aux reproches policiers. Ces images incongrues fonctionnent comme des soupapes de décompression dans une intrigue qui pourrait facilement sombrer dans le sordide. L’auteur possède cette faculté rare de maintenir un équilibre précaire entre gravité et dérision, permettant au lecteur de sourire tout en restant pleinement conscient des enjeux moraux soulevés par l’histoire.
Ce registre comique ne relève jamais de la facilité gratuite mais participe d’une vision du monde où l’absurde côtoie naturellement le tragique. Les dialogues ciselés, les apartés sarcastiques de Marie-Thérèse et les situations rocambolesques composent une partition où le rire devient une forme de résistance face à la noirceur humaine. Beaupère inscrit ainsi son roman dans une tradition littéraire qui va de Simenon à Manchette, celle d’un polar français capable de regarder le crime avec une distance ironique sans perdre son pouvoir de questionnement sur la société et ses dérives.
Le jeu du chat et de la souris
L’entrée en scène du commissaire Abel Berg bouleverse radicalement la dynamique narrative et introduit une relation d’une complexité fascinante. Ce policier énigmatique, décrit comme particulièrement laid et doté d’un charisme glacial, ne vient pas arrêter Marie-Thérèse mais lui proposer un pacte des plus étranges. Beaupère construit ici une mécanique relationnelle d’une rare originalité : plutôt que d’opposer la criminelle et l’enquêteur dans un affrontement classique, il les place dans une alliance contre-nature où chacun possède un pouvoir sur l’autre. Berg connaît la vérité sur le premier meurtre mais choisit de guider Marie-Thérèse vers la perfection criminelle, relevant ses erreurs avec la sévérité d’un professeur face à une élève dissipée. Cette inversion des rôles attendus génère une tension dramatique renouvelée, où le danger ne vient plus de la traque policière mais de l’exigence même du commissaire envers sa protégée malgré elle.
La relation entre ces deux personnages oscille constamment entre collaboration et confrontation, créant un suspense psychologique redoutable. Les scènes où Berg décortique méthodiquement les fautes commises par Marie-Thérèse sur ses lieux de crime possèdent une intensité particulière. L’énumération des indices laissés derrière elle – mégots, cheveux, brins d’herbe mâchouillés – révèle l’amateurisme touchant de cette tueuse improvisée face à la rigueur professionnelle du policier. Beaupère exploite habilement cette asymétrie de compétences pour installer un rapport de domination intellectuelle qui pique au vif la fierté de son héroïne. Le cadeau du calendrier de l’Avent macabre, avec ses vingt-quatre boîtes ornées de symboles mortifères, symbolise parfaitement cette emprise dérangeante : Berg ne se contente pas de couvrir les crimes, il orchestre et programme les suivants avec une minutie inquiétante.
Cette dynamique particulière soulève des questions morales vertigineuses sans jamais les résoudre de manière simpliste. Qui manipule véritablement qui dans ce duo improbable ? Berg utilise-t-il Marie-Thérèse pour accomplir une forme de justice parallèle, ou la chasseuse parvient-elle à retourner la situation à son avantage ? L’ambiguïté entretenue par l’auteur maintient le lecteur dans un état d’incertitude stimulant, transformant chaque interaction entre ces deux figures en un ballet verbal où les non-dits pèsent autant que les paroles échangées.
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Entre polar et comédie criminelle
Beaupère navigue avec une aisance remarquable entre les codes du roman policier traditionnel et ceux de la comédie noire, créant un hybride générique qui déjoue constamment les attentes du lecteur. Le roman emprunte au polar ses ressorts classiques – l’enquête, la dissimulation des preuves, la tension dramatique liée au risque d’arrestation – tout en les détournant par une approche résolument parodique. L’apprentissage du crime parfait par Marie-Thérèse, sous la tutelle improbable d’un commissaire corrompu, transforme ce qui devrait être un thriller angoissant en une chronique jubilatoire des ratages et maladresses d’une tueuse en herbe. Cette double appartenance générique permet à l’auteur de jouer simultanément sur plusieurs tableaux : maintenir le suspense propre au polar tout en cultivant une distance ironique qui empêche toute identification morbide avec les actes criminels.
Le titre même du roman illustre cette dualité tonale. « Douze balles pour Marie-Thérèse » évoque immédiatement les grands classiques du film noir américain avec leur titre énumératif et leur promesse de violence, mais le prénom de l’héroïne ancre immédiatement le récit dans une banalité très française. Cette tension entre grandiloquence criminelle et trivialité quotidienne traverse l’ensemble du texte. Les scènes de planification du crime côtoient des moments de vie ordinaire où Marie-Thérèse s’interroge sur des détails domestiques, où Gudmund apporte le pain quotidien, où la neige tombe paisiblement sur la forêt. Beaupère excelle dans cet art du contraste, faisant alterner séquences d’action et tableaux contemplatifs qui donnent au roman une respiration narrative bienvenue.
Cette hybridité formelle témoigne d’une liberté créatrice assumée. L’auteur refuse de s’enfermer dans un carcan générique strict et préfère puiser dans différents registres pour servir son propos. On retrouve ainsi des échos de la comédie de mœurs dans les portraits de personnages secondaires, des touches de thriller psychologique dans l’exploration de la relation Berg-Marie-Thérèse, et même des accents de roman d’apprentissage lorsque l’héroïne perfectionne progressivement sa technique criminelle. Cette polyphonie générique, loin de diluer l’intrigue, enrichit l’expérience de lecture en offrant des tonalités variées qui maintiennent l’intérêt en éveil tout au long du récit.
Les personnages secondaires et leur rôle
Autour du duo central formé par Marie-Thérèse et le commissaire Berg gravite une galerie de figures qui, malgré leur temps de présence limité, contribuent à enrichir l’univers du roman. Gudmund, le voisin scandinave, incarne une présence rassurante et bienveillante dans l’existence solitaire de l’héroïne. Ses apparitions régulières avec le pain et le journal créent un rythme quotidien qui contraste avec l’extraordinaire des événements criminels. Beaupère esquisse ce personnage à touches légères, laissant deviner une complicité tacite et une fidélité discrète sans jamais verser dans l’explicitation psychologique lourde. Cette économie de moyens caractérise d’ailleurs le traitement de l’ensemble des personnages secondaires : quelques traits suffisent à leur donner une consistance mémorable.
Les victimes elles-mêmes, bien qu’absentes une fois disparues, laissent une empreinte narrative significative. Leurs noms – Novembre, Décembre – transforment le calendrier en memento mori et installent une temporalité macabre qui structure le récit. Cette désignation par les mois de l’année dépersonnalise les victimes tout en créant un système d’identification efficace, renforçant le caractère méthodique et presque bureaucratique de l’entreprise criminelle. L’auteur résiste à la tentation de développer longuement les biographies de ces hommes condamnés, préférant suggérer leurs méfaits passés par touches allusives. Ce choix narratif maintient le focus sur Marie-Thérèse et sa transformation progressive, évitant les digressions qui ralentiraient le rythme tout en posant néanmoins la question morale de cette justice expéditive.
La forêt elle-même pourrait presque être considérée comme un personnage à part entière, présence constante et silencieuse qui accueille les crimes comme elle accueille la vie animale. Les arbres témoins muets, la neige qui recouvre les traces, le vent qui efface les sons : Beaupère utilise les éléments naturels comme des complices involontaires du secret criminel. Cette personnification discrète de l’environnement confère au roman une dimension presque mythologique, où la nature n’est ni bonne ni mauvaise mais simplement indifférente aux agissements humains qui se déroulent en son sein.
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Un équilibre subtil entre divertissement et réflexion
Avec « Douze balles pour Marie-Thérèse », Paul Beaupère propose une vision rafraîchissante du polar français en bousculant plusieurs conventions solidement établies. Le choix d’une héroïne septuagénaire comme figure criminelle centrale constitue déjà une rupture avec les archétypes du genre, mais l’auteur va plus loin en inversant la structure narrative habituelle. Plutôt que de suivre l’enquêteur traquant le coupable, le lecteur accompagne la criminelle dans son apprentissage méthodique du meurtre parfait, avec la bénédiction paradoxale d’un représentant de la loi. Cette inversion des perspectives crée une complicité dérangeante entre le lecteur et Marie-Thérèse, l’entraînant malgré lui à espérer que les crimes restent impunis. Beaupère joue ainsi avec la morale du récit policier, questionnant subtilement notre rapport à la justice et notre capacité à justifier l’injustifiable lorsque les victimes sont elles-mêmes présentées comme moralement condamnables.
L’originalité du roman réside également dans son traitement de la violence, qui refuse aussi bien la complaisance gore que l’édulcoration pudique. Les scènes de meurtre sont traitées avec une économie de détails qui laisse l’imagination combler les blancs, tandis que l’humour noir vient immédiatement désamorcer toute tentation de voyeurisme morbide. Cette approche permet à Beaupère d’aborder des thèmes graves – la justice privée, la vengeance sociale, la corruption institutionnelle – sans verser dans le moralisme pesant ni dans la glorification du crime. L’auteur maintient un équilibre délicat entre légèreté de ton et gravité du propos, prouvant qu’il est possible de divertir tout en soulevant des questions éthiques complexes.
Le roman s’inscrit dans une tradition du polar français qui, de Pierre Magnan à DOA, a toujours privilégié la singularité des personnages et l’ancrage territorial à la pure mécanique de l’intrigue. Beaupère y ajoute sa touche personnelle : une écriture vive et imagée, un sens du rythme hérité des formats sériels contemporains, et surtout cette capacité à faire coexister plusieurs niveaux de lecture. On peut savourer « Douze balles pour Marie-Thérèse » comme un simple divertissement noir et jubilatoire, ou y lire une réflexion plus profonde sur la solitude, le vieillissement et les zones grises de la moralité humaine.
Mots-clés : Polar français, héroïne atypique, humour noir, forêt vosgienne, crime rural, comédie criminelle, thriller décalé
Extrait Première Page du livre
» PREMIÈRE PARTIE
Épisode 1
Drôle de brame
Marie-Thérèse était bien décidée à se le faire. Elle lui courait le train depuis trois jours. Le bougre avait des arguments : poitrail large, cou de taureau et croupe altière. Son physique de bête était une promesse. La premièrefois qu’elle l’avait vu, c’était au bord d’un petit ruisseau, le Rule. Impérial, naseaux fumants, il remontait
vers les cimes.
C’était au moins un dix-huit. Il était pourvu comme un portemanteau de claque ; on aurait pu accrocher sur sa tête les fourrures du Tout-Paris en jupons, il serait resté assez de place pour les paletots des ensmokés qui se levaient le soir pour voler dans les plumes des belles.
Elle avait épaulé, mais en trois coups de cul, il avait disparu entre les hêtres au feuillage déjà jauni.Depuis, elle en rêvait. Il était à elle, elle l’aurait.Le réveil avait sonné tôt au matin du troisième jour. À 5 h 30, elle était dans ses bottes, à 45, dans sa voiture, à 6 heures, elle entrait en forêt. Un vieux Mauser sur l’épaule, prise de guerre léguée par papa, clope au bec, habitude installée pendant ses courtes études à la fac et partagée avec feu sa moitié, elle s’enfonça entre les épicéas et les douglas. La nuit qui feignassait dans la brume avala sa silhouette fragile. «
- Titre : Douze balles pour Marie-Thérèse
- Auteur : Paul Beaupère
- Éditeur : City Editions
- Nationalité : France
- Date de sortie : 2025
Résumé
Marie-Thérèse, chasseresse de soixante-dix ans, parcourt les forêts vosgiennes à la recherche d’un cerf majestueux. Mais lors d’une traque, elle assiste à une agression et, dans un geste impulsif, abat le violeur d’une balle de carabine. Ce qui devait rester un accident se transforme en entreprise criminelle lorsque le commissaire Abel Berg lui propose un pacte troublant : plutôt que de l’arrêter, il va l’aider à devenir une tueuse parfaite.
Commence alors une collaboration improbable entre la vieille dame et le policier corrompu. Berg fournit à Marie-Thérèse un calendrier macabre listant des criminels échappant à la justice, transformant la chasseresse en justicière malgré elle. Entre humour noir, apprentissage du crime et questions morales, le récit suit cette héroïne atypique dans sa descente progressive vers une zone grise où justice et vengeance se confondent.

Je m’appelle Manuel et je suis passionné par les polars depuis une soixantaine d’années, une passion qui ne montre aucun signe d’essoufflement.
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Les avis
Des mots qui font rougir
Cher Paul,
Quel plaisir de vous lire ! C’est moi qui vous remercie pour cette chasse absolument captivante. Marie-Thérèse et vous m’avez emporté du début à la fin – quelle aventure ! Votre talent méritait bien ces mots.
Avec toute mon admiration, Manuel
Merci
Merci mille fois pour ces mots qui font rougir Marie-Thérèse et son serviteur que je suis.
Je suis très heureux d’avoir réussit à vous embarquer dans cette chasse un peu particulière.
Merci!


































