Poursuite fatale de Patrick Guillaume : un thriller d’espionnage entre Alpes et océan

Poursuite fatale de Patrick Guillaume

Du Grand Bivouac d’Albertville aux sentiers des Bauges, des vacances qui basculent

Il y a des romans d’espionnage qui démarrent en trombe, pied au plancher, et d’autres qui préfèrent laisser le lecteur respirer l’air de la montagne avant de lui couper le souffle. Patrick Guillaume a choisi la seconde voie, après un prologue aussi sec qu’une détonation. Nous voici en juin 2028, sur la route qui relie Gap à la Savoie, aux côtés d’un couple qui s’offre enfin trois jours de répit au festival du Grand Bivouac d’Albertville. Programme minutieusement établi, documentaires réservés, table retenue place de l’Europe avec vue sur les clochers à bulbe de Conflans : tout respire la parenthèse méritée.

Cette entrée en matière a le charme d’un carnet de voyage. Patrick, érudit gourmand, raconte entre deux plats la naissance d’Albertville par la réunion de deux bourgs sous le roi Charles-Albert, tandis que Nicole lui rend la pareille avec l’histoire du château Manuel de Locatel, cette ancienne maison forte accrochée à son rocher. Vient ensuite la nuit du « Bivouac’O’Fort » au fort de Tamié, édifice militaire de 1872 perché au-dessus de la vallée, avec sa randonnée nocturne à la lampe frontale vers la Belle Étoile et sa dégustation de bière blanche qui s’éternise un peu. L’auteur sème ces détails avec la patience d’un guide de haute montagne, et le lecteur, confiant, se laisse porter par la douceur de ces heures volées.

Puis la mécanique se grippe. Au petit matin, une bousculade devant les casemates souterraines, une découverte macabre, et Patrick qui retrouve instantanément les réflexes du policier qu’il fut. Le lendemain, sur le sentier du Pont du Diable, dans le massif des Bauges, un pressentiment tenace oppresse Nicole pendant que son compagnon lui conte la légende de Joseph, petit entrepreneur aux prises avec le Malin. Ce contraste entre le folklore paisible et l’angoisse qui monte fonctionne comme une lente montée de pression dans une conduite. Les vacances n’étaient qu’un décor en trompe-l’œil : derrière la toile peinte, une tout autre partie se prépare, et nos deux randonneurs vont devoir y jouer les premiers rôles.

Nicole Difuria et Patrick Lassalle, un couple soudé face au danger

Le cœur battant du récit, c’est la voix de Nicole. Ancienne capitaine de la section de recherches de la gendarmerie de Gap devenue commandante, elle raconte à la première personne, avec cette franchise qui mêle compte rendu d’enquête et confidences intimes. À ses côtés, Patrick Lassalle, légende du 36 quai des Orfèvres qui avait raccroché l’insigne par lassitude et par amour, avant d’être rattrapé par le monde du renseignement. Leur rencontre, leurs missions passées, leur maison de Gap face à la montagne de Céüse : l’auteur tisse en quelques pages la trame d’une histoire commune qui donne à chaque scène d’action un contrepoids affectif.

Ce duo ne fonctionne pas comme ces tandems d’enquêteurs qui se chamaillent pour pimenter l’intrigue. Ici, la complicité est acquise, presque paisible, et c’est justement cette solidité qui intrigue. Une main serrée dans un hélicoptère, un regard échangé au milieu d’une réunion d’état-major, une inquiétude tue avant une opération : Patrick Guillaume capte ces micro-gestes avec une tendresse assumée. Le lecteur comprend vite que chaque nouvelle mission représente pour eux un dilemme, entre l’aspiration à une vie tranquille et le sens du devoir qui les ramène inlassablement au front. Cette tension intérieure irrigue le roman d’une humanité bienvenue.

Autour d’eux gravite une équipe que les habitués de la série reconnaîtront avec plaisir. Dimitri Levseïev, ancien espion du SVR russe devenu un ami fidèle, apporte sa force tranquille et ses techniques de combat. Élisabeth Marcelin orchestre la coordination avec une rigueur de chef d’orchestre, Gordon O’Brien fait danser ses doigts sur les claviers comme un pianiste virtuose, tandis que le colonel Barré et ses hommes assurent l’appui opérationnel. Sur le terrain savoyard, le capitaine Roux complète ce tableau avec une sympathie qui grandit au fil des chapitres. L’ensemble évoque une famille recomposée par le feu des épreuves, où les moments de détente autour d’un café ou d’un verre comptent autant que les assauts. Cette chaleur collective offre au lecteur un point d’ancrage rassurant dans un récit où la menace, elle, ne connaît aucune pause.

Le MIT, une organisation qui maquille ses attentats en accidents

L’idée la plus vénéneuse du roman tient dans une hypothèse vertigineuse : et si certaines catastrophes industrielles classées comme accidents n’avaient rien de fortuit ? Le prologue plante ce décor avec une précision presque clinique. Deux anciens militants d’extrême gauche, amis d’enfance passés à la clandestinité, se retrouvent dans un appartement du sud de la France, et quelques jours plus tard un hangar d’usine d’engrais vole en éclats. L’auteur détaille la chimie du drame, les chiffres des victimes, l’enquête qui conclut à une défaillance humaine. Le lecteur averti y reconnaîtra l’écho de drames bien réels, transposés avec habileté dans la fiction.

Cette organisation porte un nom, que les autorités ont baptisé MIT, pour Mouvement International Terroriste. Pieuvre aux tentacules innombrables, elle finance les désordres, attise les tensions sociales, s’appuie sur des relais médiatiques et sur des groupes armés de toutes obédiences. Sa doctrine glace le sang par sa cohérence froide : provoquer le chaos pour briser la croissance des pays occidentaux, quitte à pousser des continents entiers vers la famine. Patrick Guillaume ne se contente pas de brandir un épouvantail. Il expose l’idéologie de ses adversaires, leurs parcours, leurs rancœurs d’origine, ce qui confère à la menace une épaisseur crédible et inquiétante.

Face à cette hydre, l’État a créé une structure dédiée, la Cellule spéciale d’investigation et de défense, placée dans l’orbite de la task force élyséenne et du RPER, ce service de renseignement niché dans les sous-sols de l’usine de Thérium de Bagnols, dans le Puy-de-Dôme. Les réunions entre généraux et colonels, les dossiers épluchés en silence, les rapports d’analystes qui relisent les catastrophes de la dernière décennie donnent au récit une texture de thriller institutionnel. On sent l’intérêt de l’auteur pour les rouages du renseignement, pour cette guerre de l’ombre où l’on traque des fantômes dont on ne possède parfois qu’une photographie jaunie et quelques empreintes. Lorsqu’un lien apparaît entre les crimes savoyards et l’un des artificiers les plus redoutables de l’organisation, la mission change de dimension, et la partie d’échecs peut véritablement commencer.

De Roselend à Lyon, une traque ancrée dans les paysages savoyards et rhodaniens

Patrick Guillaume possède un talent de géographe qui donne au roman une assise très concrète. La traque ne se déroule pas dans un décor générique mais sur des routes identifiables, la D990, la D201, les villages de Frontenex, Grésy-sur-Isère ou Fréterive, avant de gagner le Beaufortain et ses alpages. Chaque déplacement s’accompagne de sa lumière, de ses prairies fleuries, de ses sommets encore enneigés en plein mois de juin. Le lecteur qui connaît la Savoie reconnaîtra les lieux avec gourmandise, et celui qui la découvre aura envie de chausser ses chaussures de marche.

Au centre de ce territoire se dresse le barrage de Roselend, ouvrage monumental dont l’auteur explore les entrailles avec une minutie d’ingénieur. Galeries hydrauliques, conduite forcée, lac de retenue sur le point d’être rempli, centre de conduite qui commande à distance les ouvrages de la région : le roman déploie un vocabulaire technique maîtrisé sans jamais noyer le lecteur. Ces pages, où l’on descend dans le béton et l’acier à la lueur des lampes frontales, comptent parmi les plus prenantes du livre. Elles rappellent combien nos infrastructures, si rassurantes en apparence, peuvent devenir des talons d’Achille entre des mains malveillantes. Autour du lieu-dit l’Entrus, quads, hélicoptère et patrouilles quadrillent le terrain dans une attente électrique.

Puis la poursuite dévale vers la vallée du Rhône. Lyon offre un changement de rythme saisissant : aux grands espaces succèdent le métro de la ligne D, les tramways, les rues animées, la caserne Delfosse où l’équipe installe son nouveau poste de commandement. Les filatures, orchestrées par oreillettes et caméras miniatures, se lisent comme une chorégraphie millimétrée où le moindre faux pas peut tout compromettre. Un détour par un cybercafé de Saint-Étienne, dont le gérant ronchon apporte une touche d’humour inattendue, montre aussi le soin porté aux figures secondaires. Ce passage de la montagne à la ville élargit le champ du récit et prouve que l’adversaire sait se fondre partout, dans la foule comme dans les forêts, obligeant les enquêteurs à adapter sans cesse leurs méthodes.

Dans la tête du fugitif, l’autre versant de la poursuite

Un choix narratif fort distingue ce volume : par moments, la voix de Nicole s’efface pour céder la place à celle de l’homme traqué. Ce basculement de focalisation crée un effet de miroir saisissant. Le lecteur se retrouve soudain dans la peau du chasseur devenu gibier, marchant rue Paul Bert sous une casquette à large visière, les cheveux teints en noir, les yeux irrités par des lentilles de contact brunes, un pistolet muni de silencieux glissé sous une veste de toile. Sa valise de grimage attend dans une consigne de la gare de la Part-Dieu. Cette attention aux accessoires de la clandestinité donne à ces chapitres une précision d’orfèvre.

Mais l’intérêt de ces passages dépasse largement la mécanique du déguisement. Patrick Guillaume ose explorer la psyché de son antagoniste sans l’excuser. On découvre un gamin de la cité du Mirail, bachelier brillant qui dut renoncer à la classe préparatoire faute d’argent, pour faire vivre une famille dont le père était au chômage. Cette injustice fondatrice, ressassée pendant des décennies, a fermenté jusqu’à produire un militant, puis un technicien du chaos. L’amitié d’enfance qui le relie à un autre clandestin, ces discussions interminables sur les marches de leur immeuble, apportent une note presque mélancolique à ce portrait d’un homme persuadé d’œuvrer pour le bien de la planète.

Cette alternance entre les deux camps nourrit un suspense d’une autre nature que celui de l’énigme classique. Le lecteur en sait parfois un peu plus que les enquêteurs, parfois un peu moins, et cette asymétrie entretient une tension constante. Voir le fugitif analyser ses propres certitudes, confronter ses méthodes à l’expérience d’un camarade, anticiper les manœuvres de ceux qui le pourchassent, transforme la traque en duel à distance où chaque adversaire tente de lire dans le jeu de l’autre. L’ennemi cesse d’être une silhouette floue pour devenir une intelligence redoutable, méthodique, qui rend chaque avancée des héros d’autant plus précieuse. Cette construction en contrepoint, comme deux lignes mélodiques qui se répondent, reste l’une des réussites structurelles du roman.

À bord du « Lady Pilbara », l’enquête prend le large vers l’Atlantique

Changement d’horizon radical lorsque la poursuite quitte le continent. Le « Lady Pilbara », navire aux allures civiles qui dissimule un arsenal digne d’un bâtiment de guerre, devient la nouvelle base arrière de l’équipe. Les lecteurs fidèles le retrouveront comme on retrouve une vieille maison de vacances, avec sa salle de détente où le groupe a déjà passé tant d’heures, son centre opérationnel plongé dans une pénombre presque monacale, ses écrans offrant une vision à trois cent soixante degrés et ses cellules aménagées sous le pont. L’auteur décrit ce vaisseau avec l’enthousiasme d’un amateur de technologie navale.

Le cap est mis vers le port marocain d’El Jadida, et le roman prend alors des couleurs de grand large. Réunions tactiques avec le capitaine Lenoir et son second, calculs de distance à la limite des eaux territoriales, préparation des embarcations et du commando de marine : ces chapitres adoptent la cadence d’une opération militaire, où chaque décision pèse sur la suite. Le commandant du navire, impatient de voir les capacités offensives de son bâtiment enfin sollicitées, apporte une fougue communicative, tandis qu’une affection un peu trop appuyée envers Nicole glisse dans ces pages une pointe de malice que la narratrice relate avec amusement et que Patrick observe avec une élégante sérénité.

L’Atlantique devient ainsi une arène à part entière de la poursuite, un échiquier liquide où les radars remplacent les jumelles et où l’on guette les échos d’un yacht comme on guettait naguère une silhouette entre les troncs d’une futaie. Ce déplacement géographique élargit la portée du récit et rappelle que l’organisation affrontée ne connaît pas de frontières. Les autorisations obtenues auprès de gouvernements étrangers, la coopération avec des forces alliées, les officiers locaux qui s’improvisent chauffeurs et guides donnent à cette dernière phase une dimension internationale cohérente avec l’ampleur de la menace. Sans rien dévoiler de l’issue, disons simplement que les amateurs d’action maritime trouveront de quoi tourner les pages avec avidité, et que le souffle de l’océan finit par emporter le lecteur bien loin des alpages savoyards.

Entre anticipation et espionnage, une saga qui poursuit sa route

« Poursuite fatale » s’inscrit dans un cycle que Patrick Guillaume construit volume après volume, depuis « Les anges de la vengeance » jusqu’à « Tempêtes climatiques », en passant par « L’esprit de la fontaine pétrifiante », « Conflits à haut risque pour une transition énergétique » et « Le virus de l’apocalypse ». Les renvois discrets glissés entre parenthèses permettent aux nouveaux venus de situer les épisodes antérieurs sans s’y perdre, tandis que les habitués savourent les clins d’œil. Le roman se lit parfaitement de manière autonome, mais il gagne une profondeur supplémentaire pour qui connaît déjà le chemin parcouru par Nicole et Patrick.

La singularité de cette série tient à son mélange des genres. En situant l’action en 2028, dans une France devenue énergétiquement indépendante grâce au Thérium, cette matière révolutionnaire née dans le sous-sol d’un chercheur de Guillestre, l’auteur installe une uchronie légère qui ne cherche jamais à écraser le récit sous la science-fiction. Le futur proche sert de toile de fond crédible à des enjeux très contemporains : sécurité des infrastructures, terrorisme idéologique, guerre de l’information, fragilité de nos sociétés industrielles. À cette dimension s’ajoute une veine documentaire généreuse, faite d’histoire locale, de légendes alpines et de détails techniques, qui donne au lecteur le sentiment d’apprendre en même temps qu’il frissonne.

Ce qui reste, une fois le livre posé, c’est surtout la chaleur d’un groupe humain et la fidélité d’un couple que les épreuves n’usent pas. Patrick Guillaume écrit un roman d’aventures au sens noble, où l’héroïsme se conjugue avec l’amitié, où les pauses conviviales comptent autant que les affrontements, et où les méchants possèdent une histoire qui les rend compréhensibles sans les rendre excusables. Des sentiers des Bauges aux eaux de l’Atlantique, la traque déroule son fil avec constance et sincérité. Les amateurs d’espionnage à la française, ceux qui aiment voir des personnages évoluer au fil des tomes, trouveront ici un nouvel épisode solide, qui referme sa boucle tout en laissant deviner que la lutte contre le MIT est loin d’avoir livré son dernier mot.

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Mots-clés : Poursuite fatale, Patrick Guillaume, thriller d’espionnage, terrorisme, Savoie, barrage de Roselend, renseignement français


Extrait Première Page du livre

« PROLOGUE
1 – Ce n’était pas un accident…

Dans un quartier d’une ville du sud de la France, un homme avançait rapidement. Tout dans sa démarche témoignait d’une profonde détermination. Sans doute pour se donner une contenance, son téléphone semblait collé à son oreille. Avec ses baskets, son jean et son sweat à capuche qui lui cachait une large partie du visage, il se fondait dans la foule de passants qui en cette fin d’après-midi déambulait sur cette place. Pour quelqu’un qui l’aurait observé, il se retournait fréquemment et il ne semblait pas très à l’aise dans ce quartier. Visiblement le gros sac à dos qu’il portait lui pesait et le gênait dans sa marche. Après être passé devant une pharmacie, il tourna à gauche dans la rue Pierre Sémard. Il parcourut environ deux cents mètres et pénétra par une large porte vitrée de couleur bordeaux dans le hall d’un immeuble qui visiblement venait d’être rénové. Il monta au deuxième étage et sonna à la porte qui se trouvait au fond du couloir à droite. Immédiatement on lui ouvrit. Une fois son sac posé, il tomba dans les bras de la personne qui venait de l’accueillir …

− Alors c’est toi que je suis chargé d’approvisionner … Une foule de souvenirs m’ont submergé lorsque j’ai traversé ce quartier dans lequel nous avons passé toute notre jeunesse … Il y a eu tant de transformations que j’avais du mal à le reconnaître.

Pour que je te rencontre aujourd’hui, toi aussi, tu as dû être recruté lorsqu’à la fin des années 1970, notre direction a été arrêtée pour avoir pris les armes et organisé des attentats et des enlèvements … Il était utopique de croire que les mouvements ouvriers et étudiants allaient fusionner et nous suivre en s’engageant dans une guerre civile avec une perspective de prise du pouvoir.

− Effectivement nous allions vers une impasse … D’ailleurs

nombre de nos camarades sont tombés et ont été emprisonnés … Lorsque notre organisation a été dissoute, n’ayant pas été arrêté, j’ai été contacté par un homme que je ne connaissais pas mais qui savait tout de moi … Il a réussi à me convaincre que je méritais mieux que cette petite structure d’activistes sans cervelle qui avait réussi très rapidement à être infiltrée par les services de renseignement … Pour me convaincre, il estimait que compte tenu de mes conceptions idéologiques, de mes pratiques révolutionnaires et de mes capacités organisationnelles, je devais rejoindre une véritable entreprise terroriste … Une structure clandestine ayant des ramifications un peu partout dans le monde et capable d’organiser des attentats dont la plupart étaient considérés comme des accidents… »


  • Titre : Poursuite fatale
  • Auteur : Patrick Guillaume
  • Éditeur : Auto-édition
  • ISBN : 9791035979591
  • Format : Broché
  • Nationalité : France
  • Langue : Français
  • Date de publication : 07/05/2026
  • Nombre de pages : 364 pages
  • Genre : Thriller d’espionnage
  • Sujets traités : Terrorisme international, Renseignement français, Espionnage, Sécurité des barrages hydrauliques, Anticipation énergétique, Traque criminelle, Savoie, Couple d’enquêteurs

Résumé

Juin 2028. Nicole Difuria, ancienne officière de gendarmerie, et son compagnon Patrick Lassalle, ex-figure du 36 quai des Orfèvres, profitent de quelques jours de vacances au festival du Grand Bivouac d’Albertville. Au fort de Tamié, la découverte d’un corps dans les casemates souterraines vient briser la quiétude du séjour, avant qu’un autre drame ne survienne dans le massif des Bauges.
Très vite, ces crimes se révèlent liés à un membre redoutable du Mouvement International Terroriste, une organisation qui maquille ses attentats en catastrophes accidentelles. Rappelés par le RPER, Nicole, Patrick et leur équipe se lancent dans une traque qui les mènera des barrages de Savoie aux rues de Lyon, puis bien au-delà des frontières.

Je m’appelle Manuel et je suis passionné par les polars depuis une soixantaine d’années, une passion qui ne montre aucun signe d’essoufflement.


1 commentaire sur « Poursuite fatale de Patrick Guillaume : un thriller d’espionnage entre Alpes et océan »

  1. Un grand merci au Monde du Polar pour la chronique consacrée à mon roman Poursuite fatale.
    C’est toujours une grande satisfaction, pour un auteur, de voir son travail lu, analysé et commenté par des passionnés du genre. Mais c’est aussi une véritable reconnaissance lorsque des spécialistes du polar prennent le temps de s’intéresser à l’univers que l’on a imaginé, aux personnages que l’on a fait vivre et à l’intrigue que l’on a construite.
    En lisant votre chronique, j’ai presque eu l’impression de redécouvrir mon propre livre. Votre analyse le décortique avec beaucoup de précision, point par point, en faisant ressortir les éléments essentiels de l’intrigue, les personnages et les différents ressorts qui permettent à l’histoire de progresser.
    Votre regard m’a d’ailleurs permis de prendre un peu de recul sur mon propre travail et de percevoir certains aspects de Poursuite fatale que je n’avais peut-être pas moi-même mesurés de cette façon.
    En vous lisant, je me suis rendu compte que, finalement, j’avais réussi à faire entrer le lecteur dans l’intrigue, en lui permettant de progresser aux côtés des personnages, de partager leurs interrogations, leurs inquiétudes et leurs découvertes, jusqu’à se sentir véritablement impliqué dans cette aventure.
    De cette façon, le lecteur n’est pas resté qu’un simple spectateur, il a pu avancer avec les personnages de la Savoie, à El Jadida au Maroc en passant par Lyon et St Etienne et partager leurs combats contre cette multinationale du crime.
    Merci sincèrement pour cette belle chronique, pour votre intérêt et, plus largement, pour le travail que vous accomplissez pour faire découvrir et vivre l’univers du polar.

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