Quarante ans à St Clemens et une permission de trois jours par semaine
Février 1979, un appartement de Löjtnantsgatan, une carte d’anniversaire cachée dans un tiroir et un homme qui écrit dans un bloc-notes pendant que sa compagne prépare le café. Alexandra-Thérèse Keining installe son prologue avec une économie de moyens redoutable, quelques lignes suffisent à faire basculer une matinée ordinaire du côté de l’irréparable. Puis le récit saute quatre décennies et nous dépose dans le service 57 de la clinique psychiatrique St Clemens, à Höör, un complexe de quatre-vingt-dix mille mètres carrés bâti comme un fort militaire, où les patients les plus violents de Scanie purgent une peine qui ne dit pas son nom.
Le dispositif de départ tient en une décision administrative, et c’est précisément ce qui le rend glaçant. Carl Bengtson, interné sous contrainte depuis 1979, obtient une permission de quelques jours par semaine dans un appartement de Stensjögatan. Le tribunal a tranché, le médecin-chef Julia Backman a plaidé, l’infirmière de nuit Zaida Holm s’y oppose de toutes ses forces. Keining fait de ce désaccord professionnel le premier foyer de tension du livre, et l’on comprend vite qu’il ne s’agit pas d’une querelle de couloir mais de deux philosophies du soin qui s’affrontent, l’une misant sur la réinsertion progressive, l’autre sur les sangles de cuir et l’isolement strict.
L’ironie du placement fait le reste. L’appartement de permission, vingt-cinq mètres carrés au premier étage, une plaque de cuisson en panne, une baignoire fissurée, surplombe la pelouse d’une crèche. Les voix des enfants montent par la ventilation de la salle d’eau. Depuis son balcon, l’homme observe les oiseaux avec des jumelles. Keining ne souligne rien, ne commente pas, elle se contente de poser les éléments côte à côte et laisse le lecteur assembler lui-même une équation dont il redoute déjà le résultat. Cette retenue narrative, maintenue sur toute la longueur du livre, constitue l’une de ses réussites les plus nettes. La romancière fait confiance à son matériau, elle sait qu’une porte de sécurité qui s’ouvre produit plus d’effroi qu’un cri.
Malmö de Seved à Ribersborg, une ville coupée en deux
Rares sont les polars nordiques qui cartographient leur territoire avec cette précision de géomètre. Keining connaît Malmö dans ses coutures, et elle en restitue les deux versants sans jamais les hiérarchiser. Il y a Seved et sa place que les gamins surplombent depuis les toits, Rosengård et ses cerisiers en fleur derrière des vitres teintées, Persborgsgatan, les immeubles voués à la démolition de Trelleborgsvägen où poussent des cultures clandestines sous lampes chauffantes. Et puis il y a l’autre ville, Slottsstaden, Fridhem, Lugnet, les parcs entretenus, la plage de Ribersborg que les habitants surnomment Ribban, où l’air semble chargé du parfum des plantes grimpantes du Slottsparken.
Le pont de l’Öresund traverse le roman comme un cordon ombilical palpitant, la formule est de la romancière et elle vaut programme. Copenhague se trouve à une poignée de minutes de train, les sanctions y sont plus lourdes, les prix plus élevés, les circuits différents. Keining documente cette économie transfrontalière avec une exactitude qui n’alourdit jamais le récit : les livraisons confiées à des collégiens sur des vélos Crescent, les comptes Signal avec listes de prix, les contrats affichés sur des applications cryptées, les deux premières doses toujours offertes. Le lecteur français découvre là une Suède contemporaine que les cartes postales ignorent.
Ce travail de terrain sert une intuition littéraire forte. Malmö prend corps sous la plume de Keining comme un organisme aux circulations séparées, où deux populations empruntent les mêmes rues sans jamais habiter la même ville. Un adolescent de Seved peut traverser Ribersborg et se sentir en vacances sur une autre planète. Un vieil homme sorti d’un asile peut marcher dans Kungsgatan sans que personne le reconnaisse. La géographie devient un instrument de suspense, car elle explique pourquoi certaines disparitions déclenchent des cellules de crise et d’autres à peine un signalement. Möllevångsgatan et sa boucherie, le cimetière St Pauli et ses monuments funéraires disposés comme des pièces de Tetris, les étangs de Pildammsparken, l’ancien chantier naval de Kockum : chaque lieu porte une mémoire, sociale ou intime, et la romancière les fait résonner ensemble avec une justesse remarquable.
Les carnets d’un homme qui étudie les langues indo-européennes
Le roman alterne récit à la troisième personne et pages en italique où Carl Bengtson prend la parole. Ce choix formel, banal en apparence, produit ici un effet peu commun, car cette voix intérieure ne cherche ni à séduire ni à se justifier. Elle expose. Elle décrit une cellule où la lumière ne permet plus de distinguer le jour de la nuit, des fourmis qui remontent sur des tennis blanches, une infirmière dont le vernis rouge transparaît à travers les chaussettes blanches dans d’énormes sabots d’hôpital. Keining accorde à son narrateur une capacité d’observation entomologique, un sens du détail qui contamine le lecteur bien avant qu’il ne mesure dans quel esprit il vient de s’installer.
L’érudition de cet homme constitue l’un des paris les plus audacieux du livre. Ancien étudiant en médecine devenu passionné de linguistique, il consacre ses journées à réfuter un expert autoproclamé nommé Dante Sife et à démontrer l’origine commune des langues indo-européennes. Il compare ses années d’internement à un échiquier où il passe du noir au blanc selon les heures et le dosage des opiacés. Il écrit au tribunal administratif des lettres d’une politesse impeccable où affleurent, presque incidemment, quelques phrases qui donnent froid dans le dos. Keining maîtrise parfaitement cet écart entre la surface civilisée du discours et ce qui affleure dessous.
Les souvenirs d’enfance forment le socle de ces carnets, et la romancière y déploie ses images les plus mémorables. Un cerf-volant dont la ficelle traverse la paume d’un garçon et lui offre sa première expérience de la douleur intense, des oisillons collectionnés dans du papier de soie derrière une planche du cabanon, une mère couturière qui enduit d’huile d’argan une peau ravagée par le psoriasis, un père soudeur qui qualifie son fils d’hypersensible. Rien ici ne relève de l’explication psychologique commode. Keining refuse la causalité rassurante et préfère laisser subsister une opacité, celle d’un être qui se décrit lui-même comme une créature et affirme envier la légèreté de ceux que le Mal n’a pas encore pris.
Bruno Diab, deux cents heures d’intérêt général et un trousseau de clés
Le deuxième grand fil du roman appartient à un garçon de dix-neuf ans qui produit la meilleure herbe de Malmö et vient d’écoper de deux ans avec sursis pour un incendie de voiture à Jägersro. Deux cents heures de travaux d’intérêt général l’attendent, et son conseiller pénitentiaire ne cesse de lui répéter qu’il s’agit autant d’une main tendue que d’une sanction. Bruno Diab échoue d’abord sur une décharge, à manœuvrer le hayon d’un camion-poubelle pendant que des mouettes plongent sur une montagne de détritus. Quatre jours plus tard, on le déclare inefficace. Il ne lui reste qu’une chance avant le centre pénitentiaire de Fosie.
Keining construit ce portrait avec une empathie dépourvue de sentimentalisme. Bruno a été recruté à treize ans par un dealer danois installé dans la cour de son immeuble, il a connu les foyers pour mineurs de la campagne scanienne, les fouilles au corps humiliantes, la cellule insonorisée. La romancière détaille ce système sans jamais transformer son personnage en victime pure, car Bruno choisit aussi, calcule, recrute, ment à sa mère qui conduit des bus et fume sur son balcon en regardant l’autoroute. La séquence où il apprend la nature du patient dont il devient l’auxiliaire de vie, assis sur un banc face à une maternelle pendant qu’une responsable lui tend une alarme et une bombe lacrymogène, compte parmi les plus efficaces du livre.
C’est de cette rencontre improbable que naît le cœur battant du roman. Un jeune homme qui n’a jamais pris soin de personne se retrouve chargé d’un vieillard que l’Europe entière a jadis surnommé un monstre. Ils marchent vers l’ouest de la ville, ils s’assoient sur des bancs, ils ne parlent presque pas. Keining fait durer ces séquences, elle en accepte la lenteur, elle installe une familiarité dont le lecteur perçoit à chaque instant qu’elle repose sur un malentendu dont il ignore encore la nature exacte. L’arrière-plan syrien du garçon, restitué par fragments d’une puissance sèche, ajoute à ce compagnonnage une profondeur inattendue.
Miriam Alba enquête avec un corps qui la lâche
Reprendre le travail après une opération lourde, conduire à quatre heures du matin vers une réserve naturelle avec un coussin coincé dans le dos, avaler quelques rondelles de banane brunies parce que les intestins doivent se réhabituer à la nourriture : voilà comment Keining introduit son inspectrice. Miriam Alba, quarante-cinq ans, revient d’un cancer colorectal dont elle attend les résultats de contrôle sans oser les regarder en face. Une cicatrice de vingt-cinq centimètres barre son ventre. Elle vérifie son espace de santé numérique cent fois par jour et se répète l’injonction stupide de son médecin, pensez positif.
Ce choix de construction irrigue toute l’enquête. La romancière refuse la figure convenue du policier abîmé dont les blessures servent d’ornement : ici la maladie détermine la conduite du récit, elle impose ses rendez-vous, ses nausées, ses sueurs nocturnes, ses boîtes de morphine cachées au fond d’un placard et le désir insidieux d’y revenir. Elle expose aussi Miriam à la suspicion de ses supérieurs, car des mains qui tremblent et des pupilles dilatées se prêtent à plusieurs lectures. Keining tire de cette ambiguïté une tension professionnelle particulièrement bien menée, où l’entêtement de l’inspectrice devient indissociable de sa fragilité.
Autour d’elle gravitent deux figures solidement campées. Jack Westerlund, collègue depuis onze ans, villa près de la mer à Limhamn, femme et deux enfants, une pataugeoire dont sa progéniture a honte, sert de contrepoint chaleureux et parfois lâche. Åke Sandberg, le chef, incarne cette administration policière qui compte ses moyens, redoute les gros titres et classe les dossiers dès que la médecine légale lui offre une conclusion présentable. Les scènes de réunion dans la salle vitrée surplombant les toits de Malmö sonnent juste, avec leurs silences, leurs formules diplomatiques et leurs coups bas. Miriam avance seule contre l’inertie institutionnelle, et le lecteur, informé par les autres fils du récit, mesure à chaque page le prix de cette solitude.
Le kuru, les prions et l’ambition du docteur Backman
Julia Backman occupe une position rare dans la littérature policière contemporaine, celle du praticien dont les convictions sincères et l’appétit de reconnaissance deviennent indiscernables. Médecin-chef de St Clemens depuis la fin des années quatre-vingt, elle croit à la capacité de l’individu à se rétablir dans le cadre d’une liberté contrôlée, elle l’affirme dans la presse, elle prépare une communication pour un congrès à Tokyo. Elle a bataillé des années pour arracher cette permission. Keining la montre penchée sur des images d’IRM avec l’exaltation d’un enfant devant un cadeau, et cette formule dit tout de la porosité entre le soin et la collection.
Le versant scientifique du roman constitue une vraie découverte pour le lecteur. Le tissu cérébral examiné révèle un cervelet perforé de milliers de cavités noires, spongieux comme une éponge. Un spécialiste américain exerçant à la Salpêtrière, le docteur Howes, y reconnaît la signature d’une maladie à prions. Keining déroule alors l’histoire du kuru, documenté dans les années cinquante chez les Fore de Nouvelle-Guinée par une équipe de neurologues britanniques, ce trouble qui fait trembler les mains, provoque des accès de rire sans cause apparente, et dont la transmission fut rattachée aux rites funéraires anthropophages. La romancière remercie d’ailleurs l’hôpital parisien dans ses pages finales, et l’on sent derrière ce fil un travail documentaire consciencieux.
L’intelligence du dispositif tient à ce que cette érudition ne reste jamais décorative. Elle installe un désaccord clinique fondamental entre deux médecins qui regardent le même cerveau et n’y lisent pas la même chose. Howes formule une image qui hante le reste du livre, celle des fauves d’un zoo, inoffensifs tant que les barreaux tiennent. Backman répond réinsertion, traitement adapté, dignité du patient. Keining ne tranche pas à leur place, elle laisse les deux discours s’affronter dans l’esprit du lecteur et transforme une question de neurologie en interrogation morale sur ce que nos sociétés savent et ne savent pas de ceux qu’elles enferment.
La dame en danger sur l’échiquier de la cuisine de Stensjögatan
Une cuisine au papier peint rouge orné de plantes orange, une table, un échiquier, un paquet de John Silver entamé, un pichet de sirop d’airelle qu’un vieil homme aspire à la paille en claquant les lèvres. Face à lui, un garçon en survêtement qui a appris à jouer en foyer parce qu’il n’y avait rien d’autre à faire. Ta dame est dans le pétrin, murmure l’un, vas-tu réussir à la sauver. Cette scène, presque anodine, condense tout ce que Keining réussit dans ce premier volume traduit en français. Le suspense n’y naît pas d’une course-poursuite mais d’un déplacement de tour que personne n’avait anticipé.
Le roman avance ainsi, par tressage patient de trois trajectoires que rien ne destinait à converger, et sa construction en soixante et un chapitres brefs entretient une propulsion constante sans jamais sacrifier l’épaisseur des êtres. Les vinyles rapportés d’une maison de campagne, Lynyrd Skynyrd et Derek and The Dominos alignés contre les enceintes, les grilles de mots croisés déchiffrées à voix haute par des yeux plus jeunes, les tombes désherbées au cimetière St Pauli, les haltères de vingt kilos soulevées sur le sol d’un balcon composent un quotidien d’une banalité méticuleuse. Keining sait que l’effroi véritable se loge dans ces interstices domestiques, et non dans les débordements que le titre laisse pressentir.
Reste la mention placée en exergue, ce récit s’inspire de faits réels, qui accompagne la lecture comme une basse continue. Le lecteur français découvre ici une romancière suédoise dotée d’une voix reconnaissable, capable de faire coexister une réflexion sur l’enfermement psychiatrique, un tableau sans complaisance de la criminalité juvénile scandinave et une méditation sur les corps malades, le tout servi par une écriture sensorielle qui n’oublie jamais les odeurs, les textures, les sons. On referme le livre avec le sentiment d’avoir suivi une partie dont chaque pièce était en place dès le début, et de n’avoir vu venir aucun des coups décisifs.
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Mots-clés : thriller suédois, polar nordique, cannibalisme, psychiatrie carcérale, Malmö, Alexandra-Thérèse Keining, roman noir
Extrait Première Page du livre
« Prologue
Février 1979
Löjtnantsgatan, Malmö
Je ne suis pas humain. Je suis une créature. Ce qui se cache au fond de moi ne ressemble à rien d’autre. Il arrive que mon âme m’entraîne dans une solitude habitée par Dieu. Ses mots descendent d’en haut, glissent dans l’air que je respire, et s’insinuent en moi, rapides et furtifs comme des insectes.
Les morts hantent leurs proches parce qu’ils n’ont pas pu leur donner suffisamment d’amour de leur vivant.
Et moi, je m’efforce de penser de moins en moins à eux. Ma mère était l’une des créatures les plus miséricordieuses de Dieu. La petite part de bonté que je possède, je la tiens d’elle. Je la vois parfois dans mes rêves. Elle me parle en chuchotant. Elle me parle du Mal. Elle me rappelle que ce dernier ne cesse jamais d’être présent, en me lisant des contes qui terrifient mes oreilles d’enfant. Le Mal est paralysant, il vous pénètre le sang en vous remplissant d’horreur. Il murmure des mots sur une innocence perdue. Il parle de violence, et d’un désir si dense que mes os ne parviennent plus à me porter. Dans les livres que je lisais, enfant, cette langueur extrême est décrite comme quelque chose de romantique, mais l’envie qui me brûle, mon Mal, me consume d’un appétit vorace. Il ne me laisse jamais vraiment oublier ma vraie nature. Il me possède déjà bien avant mon réveil, et se cache dans l’ombre. C’est là que se trouve le véritable danger : au plus profond de mon être ; là qu’il s’est lové, attendant patiemment.
J’envie la légèreté de tous ceux que le Mal n’a pas encore pris.
Quand le réveil sonne, le stylo de Carl reste suspendu dans l’air au-dessus de son bloc-notes. La femme allongée à côté de lui presse ses lèvres contre son cou, couvrant sa barbe naissante de baisers légers. Il caresse ses cheveux blonds avant qu’elle ne se lève pour retirer sa chemise de nuit. Dans sa tête, il a déjà franchi un point de non-retour et laissé ses rêves, pourpres et violents, prendre le dessus. Ils se sont mués en idées intenses et débridées, en scenarii. Et petit à petit – ce n’est pas qui terrifient mes oreilles d’enfant. Le Mal est paralysant, il vous pénètre le sang en vous remplissant d’horreur. Il murmure des mots sur une innocence perdue. Il parle de violence, et d’un désir si dense que mes os ne parviennent plus à me porter. Dans les livres que je lisais, enfant, cette langueur extrême est décrite comme quelque chose de romantique, mais l’envie qui me brûle, mon Mal, me consume d’un appétit vorace. Il ne me laisse jamais vraiment oublier ma vraie nature. Il me possède déjà bien avant mon réveil, et se cache dans l’ombre. C’est là que se trouve le véritable danger : au plus profond de mon être ; là qu’il s’est lové, attendant patiemment.
J’envie la légèreté de tous ceux que le Mal n’a pas encore pris.
Quand le réveil sonne, le stylo de Carl reste suspendu dans l’air au-dessus de son bloc-notes. La femme allongée à côté de lui presse ses lèvres contre son cou, couvrant sa barbe naissante de baisers légers. Il caresse ses cheveux blonds avant qu’elle ne se lève pour retirer sa chemise de nuit. Dans sa tête, il a déjà franchi un point de non-retour et laissé ses rêves, pourpres et violents, prendre le dessus. Ils se sont mués en idées intenses et débridées, en scenarii. »
- Titre : Le Cannibale de Malmö
- Titre original : Kannibalen
- Auteure : Alexandra-Thérèse Keining
- Éditeur : Robert Laffont
- ISBN : 9782221283769
- Format : Broché
- Nationalité : Suède
- Langue : Français
- Traduction : Cécilia Klintebäck
- Date de publication : 13/08/2026
- Nombre de pages : 352 pages
- Genre : Thriller psychologique, Polar nordique, Roman noir
- Sujets traités : Cannibalisme, Psychiatrie carcérale, Réinsertion sous contrainte, Criminalité juvénile, Trafic de drogue à Malmö, Maladie et cancer, Maladies à prions, Emprise et manipulation
Résumé
Interné sous contrainte à la clinique psychiatrique St Clemens depuis 1979, Carl Bengtson obtient une permission de quelques jours par semaine dans un appartement de Malmö. Le médecin-chef Julia Backman a bataillé des années pour arracher cette décision, convaincue que son patient ne représente plus aucun danger. L’infirmière de nuit qui s’occupe de lui depuis des décennies pense exactement l’inverse.
Chargé de l’accompagner dans le cadre de ses travaux d’intérêt général, Bruno Diab, dix-neuf ans, découvre le passé de celui qu’il doit assister. Pendant ce temps, l’inspectrice Miriam Alba, tout juste revenue d’un cancer, s’obstine sur un dossier que sa hiérarchie voudrait refermer. Trois trajectoires se resserrent lentement, dans une ville dont les deux moitiés ne se croisent jamais tout à fait.

Je m’appelle Manuel et je suis passionné par les polars depuis une soixantaine d’années, une passion qui ne montre aucun signe d’essoufflement.














