Vienne, automne 1893, entre les valses du Prater et le brouillard de Simmering
Une pluie d’octobre crépite sur les châtaigniers, une guitare désaccordée et un accordéon styrien égrènent une rengaine sirupeuse, et à quelques pas des baraques à saucisses du Wurstelprater, une lampe Auer fouille les fourrés comme un doigt nerveux. Oliver Pötzsch plante son décor à coups de sensations : l’odeur de crottin, de bois pourri et de cannelle, le manège Calafati et sa statue de Chinois, la coupole de la rotonde dressée dans la nuit. La capitale des Habsbourg apparaît d’emblée comme une scène à double fond, où la gaieté populaire sert de toile peinte à une tout autre pièce.
Le romancier ne se contente pas des cartes postales du Ring, de l’opéra et des cafés où l’on sirote un moka à la chantilly. Il emprunte le tramway hippomobile qui cahote vers Simmering, longe les abattoirs, la briqueterie Wienerberger où triment les ouvriers de Bohême et de Moravie, puis débouche sur l’immense plaine du cimetière central, le plus vaste d’Europe, avec ses soixante-dix inhumations quotidiennes et ses arbrisseaux trop jeunes pour donner de l’ombre. Plus loin, les tavernes d’Ottakring et de Neulerchenfeld résonnent de Schrammelmusik, de rires avinés et de marchandages douteux. Chaque quartier possède sa couleur, sa rumeur, sa misère ou son faste, et l’ensemble compose une fresque dense, documentée sans jamais sentir la fiche de lecture.
Cette Vienne fin de siècle n’est pas qu’un décor somptueux : elle est traversée de fractures que l’intrigue met à nu avec acuité. Les bonnes venues des confins de l’empire, exploitées par des maîtres aux mains baladeuses, côtoient une bourgeoisie qui se dispute les loges de l’opéra, tandis qu’un antisémitisme ordinaire s’étale jusque dans les couloirs de la police. Le commissaire Stehling résume la ville d’une formule cinglante : somptueuse et sans pitié, époustouflante et meurtrière. Et partout flotte l’air du Beau Danube bleu, hymne officieux de la monarchie, que l’auteur détourne avec malice pour en faire un fil musical inquiétant, une mélodie que l’on ne fredonnera plus tout à fait de la même manière. La ville respire, gronde, transpire, et c’est dans ses replis que va s’engouffrer le récit.
Leopold von Herzfeldt, un disciple de Hans Gross dans une police qui le tient à distance
Il débarque au Prater un dimanche soir, la veille de sa prise de fonction, avec une valise de cuir bourrée d’éprouvettes, de pincettes, d’un podomètre fabriqué à Iéna, d’un compas, de bougies et d’un crucifix d’argent. Leopold von Herzfeldt, trente ans, imberbe au point que sa sœur le surnomme encore « mon petit bonhomme », a quitté son poste de juge d’instruction à Graz pour rejoindre le bureau de la sûreté viennoise. Son bréviaire ? Le Manuel des juges d’instruction de Hans Gross, dédicacé à son « meilleur élève ». Pötzsch a la bonne idée d’adosser son héros à cette figure réelle, pionnière de la criminalistique, ce qui donne à chaque relevé d’empreinte et à chaque moulage de plâtre la saveur d’une révolution en marche.
Son génie déductif, très holmésien, impressionne autant qu’il agace. Il devine la blessure de guerre d’un vigile à sa démarche, l’origine modeste d’un collègue aux coudières de sa veste, mais il le fait avec une suffisance qui lui vaut l’hostilité immédiate de l’inspecteur en chef Leinkirchner, cigare éteint vissé aux lèvres, et les remontrances du débonnaire « Papa Stehling ». Son accent haut allemand, hérité d’une mère hanovrienne, lui colle l’étiquette de « Boche », et son nom aux consonances juives attire des remarques venimeuses. Le commissaire Stukart, ambitieux et tiré à quatre épingles, le rappelle à l’ordre : on n’est personne sans les autres, une enquête n’est pas une partie d’échecs.
Ce qui rend Leo si attachant tient précisément à ses fêlures. L’auteur ne fabrique pas un surhomme mais un jeune homme désargenté, brouillé avec son père banquier, qui compte ses couronnes et fume des cigarettes trop âpres faute de trouver ses Yenidze. Il tombe littéralement dans une fosse commune au milieu des ossements, se débat sur un grand bi comme sur un rafiot démonté, et porte en lui une ombre ancienne, venue de Graz, qui ressurgit aux pires instants. Cette vulnérabilité, distillée par touches, humanise la mécanique déductive et donne au parcours du héros une véritable épaisseur, celle d’un esprit brillant qui doit encore apprendre l’humilité.
Augustin Rothmayer, fossoyeur, violoniste et savant de la décomposition
Décharné comme un épouvantail, livide sous un chapeau mou, le manteau constellé de terre fraîche : la silhouette qui surgit au bord de la fosse où Leo s’est empêtré semble tout droit échappée d’une danse macabre médiévale. Augustin Rothmayer, d’un âge impossible à déterminer, accueille le policier par une plaisanterie sur « le macchabée le plus frais » qu’il ait jamais vu. Le ton est donné. Avec lui, Pötzsch offre au roman sa créature la plus mémorable, un homme qui fouille son nez avec application, redresse les croix au passage, salue les défunts d’un geste du chapeau et prétend entendre leur murmure à travers la glaise.
Derrière la façade bourrue se cache pourtant un esprit d’une rare érudition. Rothmayer vit dans une cabane qu’il a construite près du mur est, entourée d’une roseraie, en compagnie d’un chat baptisé Lucifer. Il chauffe son poêle avec des planches de vieux cercueils, joue au violon La Jeune Fille et la Mort de Schubert, fredonne le Requiem de Mozart et méprise cordialement les flonflons des Strauss. Héritier d’une lignée de fossoyeurs qui remonterait au légendaire Marx Augustin, rescapé d’une fosse de pestiférés, il entretient une correspondance savante avec l’illustre professeur Hofmann, maître de la médecine légale viennoise, qui lui prête des ouvrages en échange de services pas toujours très orthodoxes.
Le duo qu’il forme avec Leo fonctionne comme un mariage de la carpe et du lapin, et c’est un régal. Le jeune homme pressé, sanglé dans ses théories, se heurte à ce sage de la terre qui répète qu’il faut toujours prendre son temps et chercher le bout du fil avant de démêler la pelote. Leurs joutes verbales, pimentées d’un humour noir typiquement viennois, allègent la noirceur ambiante sans jamais la désamorcer. Et lorsque l’arrivée d’une fillette orpheline vient troubler la solitude du fossoyeur, l’auteur dévoile, avec une pudeur remarquable, la tendresse rugueuse d’un être qui croyait avoir définitivement verrouillé son cœur.
Julia Wolf, une louve sous l’habit gris de l’agnelle
Robe gris souris, chignon sévère, lunettes suspendues à une chaînette : la standardiste chargée de faire visiter les locaux au nouveau venu a tout de la fonctionnaire effacée. Leinkirchner la surnomme « l’agnelle », mais son patronyme, Wolf, annonce déjà la couleur, et la petite lueur moqueuse au fond de ses yeux trahit une tout autre nature. Julia connaît Bertillon, s’intéresse à la photographie, et derrière ses standards téléphoniques, elle entend chaque jour la rumeur criminelle de la ville passer par ses câbles et ses fiches.
Pötzsch construit sa figure féminine à rebours des clichés de l’époque. Fille d’un forgeron et serrurier de Haute-Autriche qui lui a transmis le goût du bricolage, Julia s’enthousiasme pour les automobiles, l’électricité, les phonographes, cite Bertha Benz réparant l’allumage avec sa jarretière, dévore un jarret de porc au chou avec un appétit qui stupéfie son compagnon de table. Elle connaît aussi l’envers du décor : un tiers des Viennoises travaillent comme domestiques, souvent à la merci de maîtres trop entreprenants, et elle en parle avec une lucidité amère. À travers elle, le roman donne voix à ces femmes que le siècle relègue au rang d’ornements ou de servantes.
Sa relation avec Leo se tisse par petites touches, entre taquineries, confidences retenues et complicité naissante. L’auteur prend soin de ne jamais la réduire au rôle de faire-valoir sentimental : Julia possède ses propres secrets, ses propres blessures, et son propre regard sur l’enquête, souvent plus perspicace que celui de l’ancien juge d’instruction. Les scènes qu’ils partagent, notamment dans la lumière rouge d’une chambre noire où les plaques de verre révèlent peu à peu leurs images, comptent parmi les plus réussies du livre. Une femme aux multiples peaux, insaisissable comme l’oiseau rebelle de Carmen, et qui finit par s’imposer comme le troisième pilier d’un trio de choc.
L’Almanach des fossoyeurs, un contrepoint grinçant et érudit
Il faut s’arrêter sur une trouvaille structurelle qui donne au roman une tonalité singulière. La plupart des chapitres s’ouvrent sur un extrait de l’Almanach des fossoyeurs, l’ouvrage que Rothmayer rédige patiemment, raturant, réécrivant, ajoutant des chapitres au gré des événements. Ces courtes notices, rédigées dans une prose d’une neutralité clinique, détaillent les quatre stades de la putréfaction, l’influence des insectes sur les cadavres, la saponification, la momification, les moyens de vérifier qu’un défunt est bien mort. On apprend ainsi que les tanneurs se décomposent avec une lenteur remarquable, ou que la survie dans un cercueil dépend du rapport entre le volume de la caisse et la capacité pulmonaire.
L’effet est double. D’une part, ces épigraphes plantent un décor documentaire d’une précision troublante, ancré dans les savoirs et les obsessions de l’époque : la peur d’être enterré vivant, le « réveil des morts » électrifié de la morgue, le projet très réel d’acheminer les cercueils par tube pneumatique jusqu’à Simmering. D’autre part, elles distillent un humour à froid irrésistible. Le fossoyeur suggère de prélever le sang des cadavres pour les transfusions et regrette que sa proposition « n’ait rencontré aucun écho », il note qu’un enfant mort-né a été inhumé avec sa mère « sans frais d’obsèques supplémentaires ». L’auteur manie ce sarcasme avec une gourmandise contagieuse.
Ces fragments servent aussi de respiration rythmique, de ponctuation entre les séquences d’enquête. Ils installent un écho souterrain avec l’intrigue, préparent parfois une scène, en éclairent une autre a posteriori, sans jamais trahir la suite. À mesure que le récit progresse, le lecteur prend l’habitude de guetter ces quelques lignes comme on attend la réplique d’un chœur antique, à la fois savant et facétieux. Et l’on finit par se surprendre à vouloir lire cet almanach imaginaire en entier, preuve que Pötzsch a su donner à son fossoyeur une voix d’écrivain à part entière.
Plaques photographiques et pieux d’aubépine, deux époques qui se télescopent
Le roman se joue sur une ligne de faille temporelle, et c’est sans doute là sa dimension la plus stimulante. D’un côté, le monde moderne déboule à toute vapeur : le téléphone qui rend fou Papa Stehling, les ampoules électriques du Volksgarten, les automobiles conduites par de riches hurluberlus, l’appareil Goldmann à objectif grand angle, la poudre de magnésium qui illumine une scène de crime comme en plein jour, le bertillonnage qui tarde à arriver de Paris. Le professeur Hofmann, sommité réelle qui identifia les victimes de l’incendie du Ringtheater, incarne cette science conquérante capable de lire un poison dans une pupille ou de démasquer une fausse trace d’un simple coup de chiffon.
De l’autre côté remonte, comme une eau trouble, tout un fonds de terreurs archaïques. Les pieux gravés d’un énigmatique « Domine, salva me », le bois d’aubépine, les grilles qui ceinturent le carré des suicidés pour retenir les revenants, le vieux traité de Michael Ranft, De la mastication des morts dans leurs tombeaux, l’affaire serbe de Peter Plogojowitz et l’édit de Marie-Thérèse sur les vampires : Pötzsch exhume avec délectation ce folklore authentique. Rothmayer égrène les recettes pour empêcher un mort de quitter sa fosse, des pièces glissées dans la bouche aux haricots secs qu’il passerait la nuit à compter, et Leo, l’homme de raison, en frissonne malgré lui.
Le choc de ces deux mondes donne au récit son électricité. La presse à sensation s’empare des crimes, fantasme un Jack l’Éventreur viennois, et la foule réveille les vieilles accusations de meurtre rituel contre les Juifs, rappel glaçant que la modernité technique ne garantit en rien le progrès des esprits. L’enquête progresse ainsi entre la loupe et le grimoire, entre la chambre noire et la crypte, et l’auteur orchestre ce va-et-vient avec un sens du suspense qui ne faiblit pas. Plusieurs fils s’entremêlent, les fausses pistes se multiplient, et le lecteur avance dans ce labyrinthe avec le même vertige que le héros dans les allées sans fin du cimetière central.
Comprendre la mort pour mieux comprendre la vie
« Celui qui ne comprend pas la mort ne peut pas comprendre la vie », lance Rothmayer à qui s’étonne de sa bibliothèque macabre. La formule pourrait servir d’épigraphe au roman tout entier. Sous ses dehors de polar gothique, Le livre du fossoyeur interroge le rapport qu’une société entretient avec ses défunts : on les relègue loin de la ville, dans une nécropole anonyme qui ressemble à une usine, on ne vient les visiter qu’à la Toussaint, et l’on rêve déjà de les incinérer à l’électricité. Le fossoyeur, gardien d’une mémoire en voie de disparition, défend au contraire une mort apprivoisée, invitée comme une amie, et c’est peut-être lui qui porte le regard le plus vivant sur ses contemporains.
Connu des lecteurs francophones pour sa série de La Fille du bourreau, Oliver Pötzsch change ici de siècle et de décor sans rien perdre de son talent de conteur. Il dédie d’ailleurs ce livre à son arrière-arrière-grand-père, jeune médecin à l’époque où se déroule l’action, et cette filiation intime affleure dans l’attention portée aux gestes, aux savoirs, aux préjugés de 1893. Le dosage entre l’horreur, l’humour noir et l’émotion se révèle juste, la documentation se fond dans l’action, et les dialogues claquent avec une vivacité qui donne envie de tourner les pages au rythme d’une valse endiablée.
Reste surtout un trio que l’on quitte à regret : l’élève de Hans Gross qui apprend à douter, la standardiste qui refuse le rôle qu’on lui assigne, le fossoyeur mélomane qui converse avec les ombres. Leur alliance improbable, née entre une fosse commune et une salle d’autopsie, possède cette alchimie rare qui appelle de nouvelles aventures. Pour qui aime les polars historiques nourris d’histoire véritable, les atmosphères brumeuses et les héros cabossés, ce voyage dans la Vienne impériale constitue une invitation à franchir la grille du cimetière central, à écouter le murmure des morts, et à mesurer combien leur silence en dit long sur les vivants.
À lire aussi
Mots-clés : Le livre du fossoyeur, Oliver Pötzsch, polar historique, Vienne 1893, cimetière central, criminalistique, vampires
Extrait Première Page du livre
« Prologue
L’homme dans le cercueil ouvrit les yeux et prêta l’oreille à ses propres funérailles.
Des bribes de mots assourdies lui parvenaient au fond de sa tombe, entrecoupées des lamentations et des sanglots d’une femme. Il crut savoir qui pleurait là-haut, et son cœur se remplit de nostalgie.
À son grand étonnement, l’odeur dans le cercueil n’était pas désagréable. Le bois de hêtre frais sentait bon la résine, un peu d’air entrait en outre par les fentes étroites à l’endroit où le couvercle était cloué sur la caisse. Un faible, presque imperceptible, rai de lumière pénétrait à l’intérieur. À présent, une voix grave retentissait au-dessus de lui. L’homme dans le cercueil ne réussit pas à comprendre la teneur exacte des propos, mais c’était certainement une belle oraison, qui rappelait aux gens quel homme de valeur il avait été. Pourquoi n’avaient-ils pas parlé ainsi de lui de son vivant ?
Mais que pensait-il là ? Il était toujours vivant…
L’homme dans le cercueil ouvrit les yeux et prêta l’oreille à ses propres funérailles.
Des bribes de mots assourdies lui parvenaient au fond de sa tombe, entrecoupées des lamentations et des sanglots d’une femme. Il crut savoir qui pleurait là-haut, et son cœur se remplit de nostalgie.
À son grand étonnement, l’odeur dans le cercueil n’était pas désagréable. Le bois de hêtre frais sentait bon la résine, un peu d’air entrait en outre par les fentes étroites à l’endroit où le couvercle était cloué sur la caisse. Un faible, presque imperceptible, rai de lumière pénétrait à l’intérieur. À présent, une voix grave retentissait au-dessus de lui. L’homme dans le cercueil ne réussit pas à comprendre la teneur exacte des propos, mais c’était certainement une belle oraison, qui rappelait aux gens quel homme de valeur il avait été. Pourquoi n’avaient-ils pas parlé ainsi de lui de son vivant ?
Mais que pensait-il là ? Il était toujours vivant…
Il avait de forts maux de tête, son crâne lui semblait comme plongé dans un verre d’huile de lin, mais il était sans conteste possible toujours vivant. À titre d’essai, il remua d’abord les doigts et les orteils, puis le pied droit et le pied gauche et enfin les bras. Un cercueil était finalement plus spacieux qu’on ne le pensait, même s’il le trouvait un peu dur – un clou enfoncé de travers pressait contre son omoplate droite. En revanche, il y faisait froid, il manquait une couverture.
La femme au-dessus de lui pleura de nouveau, et plusieurs gorges émirent en même temps un son monotone et guttural. Ce que les gens murmuraient là-haut était un mot à deux syllabes, et l’homme mit un moment à comprendre de quel mot il s’agissait.
Amen.
La cérémonie touchait à sa fin.
Soudain, de nouveaux bruits se firent entendre, cette fois-ci beaucoup plus près. Des coups sourds suivis de ruissellements qui se succédaient à intervalles réguliers.
Chrap… chrap… chrap…
L’homme retint sa respiration. Quelqu’un jetait des pelletées de terre sur le cercueil, de petits cailloux cliquetaient et roulaient sur le couvercle en bois, la lumière dans la caisse faiblissait de plus en plus tandis que la fosse se remplissait de terre grasse et argileuse.
Chrap… chrap… chrap…
Puis il fit noir. Noir comme dans une tombe.
Chrap… »
- Titre : Le livre du fossoyeur
- Titre original : Das Buch des Totengräbers: Ein Fall für Leopold von Herzfeldt
- Auteur : Oliver Pötzsch
- Éditeur : HarperCollins France
- ISBN : 9791033915768
- Format : Broché
- Nationalité : Allemagne
- Langue : Français
- Traduction : Johannes Honigmann
- Date de publication : 02/10/2024
- Nombre de pages : 544 pages
- Genre : Polar historique
- Sujets traités : Vienne 1893, criminalistique, cimetière central, fossoyeur, vampirisme et superstitions, médecine légale, photographie judiciaire, antisémitisme
Page officielle : oliver-poetzsch.de
Résumé
Vienne, octobre 1893. Leopold von Herzfeldt, ancien juge d’instruction à Graz et disciple du criminaliste Hans Gross, intègre le bureau de la sûreté viennoise. Dès son arrivée, il se retrouve confronté au meurtre d’une jeune domestique au Prater, dont le corps porte une marque aussi atroce qu’énigmatique. Ses méthodes modernes, son arrogance et ses origines lui valent l’hostilité de ses collègues, qui l’écartent vers une affaire en apparence anodine : une tombe profanée au cimetière central.
Là, il fait la connaissance d’Augustin Rothmayer, fossoyeur bourru, érudit et mélomane, expert incontesté de la mort et de ses mystères. Avec l’aide de Julia Wolf, standardiste à la police et passionnée de photographie, Leo s’enfonce dans une enquête où les crimes se multiplient et où ressurgissent les vieilles croyances sur les morts-vivants, au cœur d’une capitale fin de siècle partagée entre progrès et superstitions.

Je m’appelle Manuel et je suis passionné par les polars depuis une soixantaine d’années, une passion qui ne montre aucun signe d’essoufflement.















