Les pavés de l’enfer de Gilbert Gallerne : un thriller politique au vitriol

Les pavés de l'enfer de Gilbert Gallerne

Un dîner entre anciens qui vire à la traque

Une porte vitrée qui explose, une silhouette qui détale dans la nuit, des semelles qui martèlent le macadam et un parking dont les étages s’enchaînent comme les marches d’un piège. Gilbert Gallerne choisit de jeter son lecteur au cœur de la course avant même de lui en livrer les raisons, puis rembobine le fil de quelques heures pour reconstituer, pièce par pièce, la mécanique qui a conduit six hommes jusqu’au bord du vide. Ce prologue au présent, haché, presque haletant, installe d’emblée la tension sourde qui irrigue tout le récit.

Le décor du drame tient dans un petit restaurant sans prétention, « Chez Marcel », où l’ancien groupe du commissaire Claude Le Roy perpétue son repas annuel dans une alcôve près de la caisse. Autour de la table se retrouvent des flics encore en poste et d’autres reconvertis en chauffeur de taxi, en vendeur de voitures ou en enquêteur pour une compagnie d’assurance. L’auteur croque cette tablée avec un sens aigu du détail : les anecdotes ressassées du chef, la pommade servie par son fidèle second, les blagues d’Annabelle, les regards complices échangés entre Diane et Loïc. Les plats défilent, les bouteilles se vident, les langues s’alourdissent, et ce rituel de vétérans prend des allures de photo de groupe un peu jaunie, où chacun tient encore son rôle d’autrefois.

Puis surgit Benjamin, jeune toxicomane à moitié sourd venu chercher de quoi payer la dose de Nadine, la femme de sa vie. Un couteau brandi, une soucoupe lancée à travers la salle, et la soirée bascule. Gallerne saisit avec justesse cet instant où la nostalgie se mue en réflexe de meute : les vieux automatismes se réveillent, les ordres claquent comme au temps des interventions, l’adrénaline balaie le bon sens. Le romancier fouille ce glissement collectif avec une acuité presque sociologique, montrant comment une poignée d’hommes ordinaires, portés par la mémoire de ce qu’ils ont été, peuvent se laisser emporter par une dynamique qui les dépasse. Toute la suite du roman découle de ces quelques minutes de fièvre nocturne.

Loïc Redon, un homme hanté par une seule balle

Au centre de cette constellation d’anciens policiers gravite Loïc Redon, ex-capitaine devenu vigile dans une supérette pour un salaire qui couvre à peine les traites. Gallerne le présente par une scène d’une banalité brutale : deux jeunes voleurs, un cutter, une estafilade au bras et la certitude que la plainte finira classée sans suite. En quelques pages, le lecteur mesure l’ampleur de la dégringolade de cet homme qui, autrefois, se trouvait de l’autre côté du mur et qui encaisse désormais les coups pour 1 200 euros par mois.

Ce qui le ronge tient en un geste : quelques mois plus tôt, lors d’une intervention, il a abattu un adolescent armé qui le menaçait. L’enquête a conclu à la légitime défense, mais Loïc n’a jamais accepté cette absolution administrative. Il a démissionné, incapable de raccrocher son holster chaque matin comme si de rien n’était, et ce gamin projeté en arrière par sa balle continue de le réveiller la nuit, en sueur, dans un film en noir et blanc qu’il se repasse sans fin. L’auteur restitue cette culpabilité avec une grande sobriété, sans pathos, en laissant affleurer la conviction intime de son héros qu’une forme de châtiment lui est due.

Autour de lui, Gallerne tisse un réseau de relations finement nuancé. Il y a Rachel, barmaid dans un établissement fréquenté par la pègre, avec qui le couple se délite au fil des reproches et des fins de mois difficiles. Il y a Diane, lieutenante toujours en activité, à laquelle le lie une amitié qui ressemble à autre chose sans que ni l’un ni l’autre n’ose jamais le formuler. Il y a surtout Claude, l’ancien chef dont il espère un coup de pouce professionnel et qu’il doit flatter malgré ses réticences. Lorsque son visage s’étale à la une d’un quotidien comme sur une affiche de western, avec la mention de son passé en guise de légende, Loïc devient la cible idéale d’une opinion publique avide de coupables. Le romancier signe là un antihéros lucide, intègre jusqu’à l’autodestruction, dont la droiture même semble le condamner à porter le poids des fautes collectives.

Claude Le Roy et la nostalgie de l’insigne

Un mètre quatre-vingt-dix, un thorax en forme de barrique, une barbe de patriarche poivre et sel et une poigne capable de broyer les phalanges : Claude Le Roy remplit chaque scène où il apparaît comme un ours dans une salle de bal. Ancien commissaire poussé vers la sortie, recyclé dans la traque aux blanchisseurs pour une compagnie d’assurance, il ne cesse de ressusciter ses faits d’armes, du braquage qui lui a valu une citation à la prise d’otages de la rue Molière. Gallerne en fait une figure à la fois imposante et pathétique, un homme qui n’existe pleinement qu’à travers le regard admiratif de ses anciennes troupes.

Autour de ce chef sans troupe, l’auteur compose une galerie d’ex-flics aux trajectoires contrastées. Bruno Chancelier, devenu commandant, s’accroche à son mentor avec une dévotion de disciple et une brutalité de vieille école. Constant, soixante-quatre ans, scrute désormais les dossiers de sinistres suspects et n’a plus aucune envie de courir après qui que ce soit. Michel Chalmin a troqué son arme contre un volant de taxi pour voir grandir sa fille Cécile. Dominique, discret vendeur automobile, cache à ses collègues son ancien métier comme sa vie avec Christophe. Chacun incarne une manière différente d’avoir quitté la police, ou de ne pas y être tout à fait parvenu.

La grande réussite de ce versant du roman réside dans son exploration de l’identité policière comme une seconde peau dont on ne se débarrasse jamais complètement. Le groupe se reforme au premier signal, les hiérarchies anciennes ressurgissent intactes, et les téléphones jetables qu’apporte Émile, le vieux complice de Bruno, donnent à ces hommes l’illusion grisante de retrouver leurs réflexes d’antan. Gallerne glisse au passage une remarque d’une ironie mordante, lorsque Bruno constate avec surprise que ses collègues sont devenus pour lui « les flics ». Toute la tragédie de ces vétérans se loge dans ce basculement de pronom : ils ont appartenu à la maison, ils en connaissent les arrangements et les angles morts, et les voilà soudain du mauvais côté de la table, contraints de découvrir ce que ressentent ceux qu’ils interrogeaient hier. Le romancier ausculte cette fraternité de l’insigne sans complaisance ni caricature, avec une connaissance manifeste des solidarités comme des loyautés de façade qui structurent l’institution.

Alexandra Simonov et les arrière-salles du pouvoir

Le fait divers aurait pu rester confiné aux colonnes des pages locales. Gallerne en fait le détonateur d’une crise nationale. À l’approche de la présidentielle, avec des banlieues qui s’embrasent et des réseaux sociaux qui s’enflamment, l’affaire des six policiers se transforme en dossier explosif sur les bureaux des ministres. L’auteur ouvre alors grand les portes des cabinets ministériels et des salons feutrés, déplaçant son intrigue de la rue vers les couloirs de l’Élysée avec une aisance qui donne au roman une ampleur inattendue.

La maîtresse de ce jeu d’échecs s’appelle Alexandra Simonov. Née Simonier dans une proche banlieue défavorisée, boursière passée par le droit et Sciences Po, conseillère personnelle du Président à la tête de sa propre société de consulting, elle fait et défait les carrières comme d’autres empilent des dominos. Gallerne la dote d’une froideur aussi fascinante qu’inquiétante : elle réclame un dossier complet sur chacun des six hommes, convoque la DGSI, recadre le ministre de l’Intérieur d’un seul regard et tisse patiemment ce qu’elle nomme son « écurie », un carnet d’adresses peuplé d’obligés. Ses rendez-vous se tiennent dans les petits salons privés de restaurants où visiteurs et hôtesse entrent par des portes distinctes, et chaque déjeuner devient une négociation où se monnayent primes, abandons de poursuites et promesses d’avancement.

Ce versant politique se lit comme une satire acide des mœurs du pouvoir. Le syndicaliste Barpal et son baisemain raté, le jeune procureur Derroyer à l’échine déjà souple, l’ancien ministre Jumelot qui rêve de récupérer la colère de la rue, le garde des Sceaux et le ministre de l’Intérieur qui ferraillent à fleurets mouchetés sous l’œil d’un Président érigé en roi de la paraphrase : le romancier dresse une galerie de portraits au vitriol où chaque protagoniste calcule ses intérêts avant de songer à la justice. Les experts de plateaux qui commentaient la veille la propagation du coronavirus dissertent désormais d’insécurité, les manchettes de blogs militants se répondent d’un bord à l’autre. On comprend sans peine pourquoi Gilbert Gallerne a reçu le Prix du roman d’espionnage : cette mécanique de manipulations, de surveillance et de tractations occultes confère au récit une épaisseur de thriller politique qui dépasse largement le cadre du polar policier.

Épouses, compagnes et filles en première ligne

Là où tant de romans noirs relèguent les femmes au rang de silhouettes d’arrière-plan, Gallerne leur accorde une place centrale et une véritable densité. Car l’affaire ne frappe pas seulement six hommes : elle s’abat sur des foyers entiers, avec des paparazzis postés sur le trottoir d’en face, des salaires qui ne rentrent plus et des appartements transformés en cellules par l’assignation à résidence. L’auteur prend le temps d’observer ces vies suspendues, de mesurer la façon dont chacune encaisse le choc à sa manière.

Rachel, barmaid habituée aux confidences des truands, oscille entre colère et attachement envers un mari qui lui échappe. Diane, policière et mère célibataire, porte son amitié pour Loïc comme une prise de risque permanente au sein d’une institution qui l’observe. Katya, l’épouse russe de Bruno, de presque trente ans sa cadette, regarde la tempête approcher en songeant déjà à l’avenir, avec ou sans lui. Blandine, éduquée chez les sœurs, a fait de son silence face aux infidélités de Claude une forme de sacerdoce, et Isabelle, l’épouse de Michel, calcule ce que coûtera chaque mois d’incertitude. Chacune est dessinée avec ses failles, ses calculs et ses élans, loin de tout manichéisme. Dominique, de son côté, offre un contrepoint d’une grande délicatesse à travers sa relation avec Christophe, qu’il voudrait protéger d’un monde où leur amour pourrait devenir une cible.

La plus bouleversante de ces présences reste sans doute Cécile, la fille de Michel, onze ans et demi, qui se blottit contre son père comme s’il risquait de disparaître à chaque instant. À travers son regard d’enfant, Gallerne restitue toute l’injustice d’une affaire dont elle ne comprend ni les enjeux ni la violence, mais dont elle subit chaque répercussion. À mesure que l’histoire progresse, ces femmes cessent d’être de simples témoins pour devenir des actrices de leur destin et de celui de leurs proches, prenant l’initiative quand les hommes s’enlisent dans leurs certitudes. Ce choix narratif enrichit considérablement le roman, qui gagne en profondeur humaine ce qu’il conserve en tension dramatique, et rappelle qu’aucune chute ne se fait jamais seul.

Une écriture sèche au rythme du souffle court

« Nuit. Deux réverbères dans la rue. Personne. » Trois fragments suffisent à planter un décor, et c’est tout l’art de Gilbert Gallerne de faire tenir une atmosphère dans une poignée de mots. Son écriture privilégie la phrase nominale, l’ellipse, la juxtaposition de notations brèves qui claquent comme des coups de feu. Le présent de narration, employé de bout en bout, plonge le lecteur au cœur de l’action, sans recul ni filet, et donne au récit une immédiateté quasi cinématographique.

Cette économie de moyens n’exclut ni la nuance ni l’humour. L’auteur maîtrise avec habileté le discours indirect libre, qui lui permet de glisser d’une conscience à l’autre et de restituer les pensées de ses protagonistes avec leurs propres mots, souvent crus, parfois savoureux. Les répliques intérieures cinglantes, les sarcasmes de commissariat, l’ironie qui affleure sous la gravité des situations composent une petite musique grinçante qui allège la noirceur du propos sans jamais la désamorcer. Les dialogues, vifs et naturels, sonnent juste, qu’ils se déroulent autour d’un zinc, dans un salon ministériel ou dans le huis clos d’un couple qui se déchire.

La construction du roman repose sur un montage alterné d’une grande efficacité. Les chapitres courts se succèdent en changeant constamment de point de vue : on passe d’un pavillon de banlieue aux dorures de l’Élysée, d’une concession automobile à la cuisine d’un manoir de la vallée de Chevreuse, d’une rédaction parisienne à la chambre d’un jeune couple inquiet. Ce kaléidoscope narratif, ponctué de manchettes de presse et de titres de blogs militants insérés dans le texte, restitue avec force le vertige d’une affaire qui se propage dans toutes les strates de la société. Gallerne sait doser ses effets : les scènes d’action, chorégraphiées avec précision, alternent avec des moments plus intimes où le temps semble ralentir. Le lecteur se trouve ainsi porté par un rythme qui ne faiblit pas, tenu en haleine par cette alternance de tension et de respiration, signe d’un romancier rompu aux mécaniques du genre et attentif à ne jamais laisser retomber la pression.

Un noir lucide sur ce que coûtent les bonnes intentions

Le titre emprunte au proverbe bien connu sa moitié la plus inquiétante, et tout le roman semble construit pour en éprouver la vérité. Chacun, dans cette histoire, agit au nom d’une bonne raison : arrêter un voleur, protéger un ami, préserver sa famille, sauver une carrière, apaiser la rue, garantir une réélection. Gilbert Gallerne montre avec une précision d’horloger comment ces intentions, honorables ou intéressées, s’additionnent pour former une machine qui broie les individus sans distinction. Personne n’est tout à fait coupable, personne n’est entièrement innocent, et c’est précisément dans cette zone grise que le romancier installe son regard.

Au-delà de son intrigue tendue, Les pavés de l’enfer propose une réflexion stimulante sur la frontière poreuse entre justice et raison d’État, sur la place de la police dans une société fracturée, sur le pouvoir des médias à fabriquer des monstres en une seule photo. L’auteur, lauréat du Prix du Quai des Orfèvres en 2010 puis du Prix du roman d’espionnage en 2025, conjugue ici les deux registres qui ont fait sa réputation : la rigueur du polar procédural et la noirceur du thriller politique. Il ne prêche jamais, ne désigne aucun camp, et laisse à son lecteur le soin de tirer ses propres conclusions face à des situations où chaque choix se paie au prix fort.

Ce roman s’adresse à ceux qui aiment les intrigues où l’humain reste au centre, où les institutions se révèlent aussi fragiles que les hommes qui les servent, et où l’action ne sacrifie jamais la complexité des destins. Porté par une écriture nerveuse, une galerie de protagonistes richement dessinés et une construction maîtrisée, le livre réussit le pari d’un divertissement haletant qui donne aussi matière à penser. On referme ce récit avec la sensation tenace d’avoir arpenté, en compagnie de ces anciens policiers, un chemin pavé de décisions raisonnables qui mène pourtant là où personne ne voulait aller. Un polar noir d’une belle cohérence, qui interroge sans relâche ce que vaut une bonne intention lorsque le système s’en empare.

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Mots-clés : Gilbert Gallerne, Les pavés de l’enfer, thriller politique, roman noir, bavure policière, raison d’État, Éditions du 123


Extrait Première Page du livre

« La porte vitrée explose. Benjamin se jette dehors. Dérape sur la terrasse.

Ne pas tomber.

Derrière lui les hurlements.

Panique.

Il ne sait plus où il est. Ni par où il est arrivé. Fuir. N’importe où. Fuir.

Nuit. Deux réverbères dans la rue. Personne. Juste lui et ses poursuivants. À droite. Fonce. Course dans son dos. Les types se bousculent dans l’entrée du restaurant. Se gênent en voulant passer ensemble.

« Le laissez pas filer ! »

Encore la voix. Rauque. Excitée. Et les cris des autres.

Trente mètres d’avance, à peine.

Il se lance au pas de course dans la rue en pente. Au bout, il tourne à droite. Manque de s’étaler. Se rattrape de justesse.

Il s’essouffle vite malgré sa jeunesse. Abus de substances.

Ils sont tous dehors. Leurs semelles frappent le macadam. Combien ? Cinq ? Dix ? Impossible à dire. À peine le temps de s’apercevoir de leur présence et le monde a basculé.

Traqué.

Benjamin ne réfléchit plus. Il fonce droit devant. Il ne reconnaît plus le quartier. La peur le glace. Englue son cerveau. Une seule idée : leur échapper.

Un regard en arrière. Ils gagnent du terrain. Il ne tiendra pas longtemps. Carrefour. Il tourne à droite sous le feu clignotant. Une bouche d’ombre dans le mur. Il s’y engouffre. Unparking. Il grimpe le long de la rampe qui tourne sur elle-même. Les veilleuses projettent son ombre devant lui.

— Où il est passé ? »


  • Titre : Les pavés de l’enfer
  • Auteur : Gilbert Gallerne
  • Éditeur : Éditions du 123
  • ISBN : 9782376101888
  • Format : Broché
  • Nationalité : France
  • Langue : Français
  • Date de publication : 18/04/2025
  • Nombre de pages : 500 pages
  • Genre : Thriller politique, roman noir
  • Sujets traités : Bavure policière, raison d’État, manipulation politique, emballement médiatique, justice, culpabilité, esprit de corps, couple

Page officielle : gilbertgallerne.com

Résumé

Comme chaque année, l’ancien groupe du commissaire Claude Le Roy se retrouve dans un petit restaurant pour un dîner entre flics en activité et reconvertis. Parmi eux, Loïc Redon, devenu vigile après avoir quitté la police, hanté par la mort d’un adolescent lors d’une intervention. En fin de soirée, un jeune toxicomane tente de braquer la caisse, et la poursuite qui s’engage dans la nuit tourne au drame.
L’affaire enflamme aussitôt les médias, les réseaux sociaux et les banlieues, à l’approche d’une élection présidentielle. Au sommet de l’État, la conseillère Alexandra Simonov entend bien contrôler les retombées. Pris dans un engrenage qui les dépasse, les six hommes et leurs proches découvrent ce que pèsent leurs vies face aux calculs du pouvoir.

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Je m’appelle Manuel et je suis passionné par les polars depuis une soixantaine d’années, une passion qui ne montre aucun signe d’essoufflement.


1 commentaire sur « Les pavés de l’enfer de Gilbert Gallerne : un thriller politique au vitriol »

  1. Merci Manuel pour cette excellente critique, merci d’avoir su lire entre les lignes et découvert ce que j’avais voulu exprimer. « Les pavés de l’enfer », où comment s’en prendre plein la gueule juste pour avoir voulu faire ce qui paraissait juste. Je viens de le relire une énième fois pour préparer sa réédition en poche début 2027, et je dois dire qu’il demeure à ce jour l’un de mes romans préférés, même si son écriture ne fut pas toujours un chemin des plus tranquilles, et sans doute l’un de mes plus ambitieux et des plus réussis. Heureux de voir qu’il t’a plu. Merci encore.

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