Åre en mars, une station suspendue entre deux saisons
Mars, à Åre, est un mois qui ne tient pas en place. Le matin, un soleil franc fait scintiller la neige fraîche ; l’après-midi, une bourrasque efface les sommets et noie la vallée sous les flocons. Viveca Sten fait de cette météo instable bien davantage qu’un décor : un véritable baromètre émotionnel. La grand-mère de Karro, qui recevait autrefois sa petite-fille à Källbyn, résumait la chose d’une formule que le roman laisse résonner longtemps : en mars, impossible de se fier aux prévisions, mais toujours possible de se perdre dans la montagne. Pour ce cinquième volet de la série Meurtres à Åre, la romancière installe son intrigue dans cette saison de bascule, quand les ruisseaux dégèlent à flanc de montagne et que le froid mord encore les nuits.
La carte du récit s’étire bien au-delà de la station. Duved, Järpen, Tångböle, Enafors, Storvallen à deux pas de la frontière norvégienne, Lövsta au bout d’une route forestière étroite et sinueuse : chaque nom dessine un réseau de hameaux dispersés que relie l’E14, ruban d’asphalte sur lequel les enquêteurs filent vers Östersund deux jours par semaine. Raffe parcourt chaque matin les cinquante kilomètres qui le séparent de Kall, le long du lac Kallsjön, et ne changerait de trajet pour rien au monde. Ces distances n’ont rien de pittoresque. Elles pèsent sur les tournées des aides à domicile, isolent les maisons rouges posées dans la neige, rendent chaque appel au secours plus incertain. L’immensité du Jämtland prend corps à travers ces kilomètres comptés et recomptés.
À cette géographie du dehors répond une géographie de l’intime, tout en contrastes. Il y a la maisonnette de Solbringen, soixante mètres carrés à peine, où Hanna regarde flamber des bûches de bouleau, un chat gris lové sur la poitrine. Il y a le penthouse d’Henry, à deux pas du téléphérique VM8, d’un luxe si démesuré qu’il paraît trop vaste pour une femme et son matou. Il y a la salle bondée de l’Åregården, où l’on hésite entre filet de renne et omble chevalier. Sten fait sentir la chaleur d’un intérieur par le froid qui l’assiège, et réciproquement. Cette alternance donne au roman sa respiration : on passe du coin du feu à la neige sale que racle une déneigeuse, du confort au dénuement, et la station s’impose comme une présence vivante qui épouse chaque humeur des protagonistes.
La montre à gousset d’August Ekman
Tout commence par un appel au standard, de ceux que l’on range d’ordinaire entre deux plaintes pour vol de skis. Au bout du fil, Margareta Ekman, cinquante-sept ans, employée au Coop de Storlien, a retrouvé son père mort dans son lit. August venait de fêter ses quatre-vingt-dix ans, son médecin le jugeait en pleine forme deux semaines plus tôt, le certificat de décès conclut à une cause naturelle et personne n’a songé à une autopsie. Hanna note dans son carnet une année de naissance, 1933, et sent poindre ce mélange de scepticisme et de compassion que connaît tout policier face à une famille endeuillée qui cherche un coupable à son chagrin.
Le détail qui accroche tient dans une poche de gilet : une montre à gousset héritée du grand-père, promise au petit-fils aîné, d’une valeur de quelques milliers de couronnes tout au plus. Objet modeste, presque dérisoire, que Viveca Sten transforme en grain de sable dans l’engrenage des évidences. Daniel balaie l’affaire d’un revers de main, persuadé qu’un nonagénaire meurt de vieillesse et qu’il n’y a rien à creuser. Hanna, elle, décroche son téléphone. Sa conversation avec Jessika Björk, directrice du service municipal d’aide à domicile, fait basculer la perspective : chez eux, un usager retrouvé mort seul, sans proche ni soignant à son chevet, cela n’arrive presque jamais. Le doute change alors de camp.
Cette entrée en matière dit beaucoup de la méthode de l’auteure. Pas de cadavre spectaculaire, pas de scène de crime saturée d’indices, mais une enquête qui démarre presque sans matière, sur la foi d’une intuition et d’un objet manquant. Le suspense naît précisément de cette fragilité : comment prouver qu’une mort a été provoquée quand tout, l’âge, la santé déclinante, la solitude, concourt à la rendre banale ? Les chapitres courts, rythmés par les jours de la semaine, alternent les points de vue et resserrent l’étau avec une patience d’horloger. On partage le vertige d’Hanna devant un crime peut-être invisible, et la montre disparue devient le symbole d’un temps qu’on aurait dérobé à ceux qui n’en avaient plus beaucoup.
L’Étoile, un service d’aide à domicile sous la pression des chiffres
Karro Lundgren dirige l’Étoile depuis sept mois, et l’enthousiasme du début s’est déjà fendillé. Diplômée d’aide-soignante, passée par une dizaine d’années en école maternelle, elle a décroché ce poste au culot avant de découvrir l’envers du décor : des ressources maigres, des salaires bas, des démissions en cascade et des responsables qui, depuis Östersund, scrutent la rentabilité. Penchée sur ses factures à dix-neuf heures passées, elle bâtit des plannings semblables à des châteaux de cartes, où le moindre créneau déplacé menace l’édifice entier. La romancière la saisit dans ses nuits blanches, tiraillée entre ses usagers, son équipe et ses deux enfants, Emil et Wilma, qui l’attendent à la maison.
Une scène condense toute l’ambiguïté du système. Pour apaiser une employée qui se plaint d’une charge trop lourde, Karro supprime les heures prévues chez August Ekman, tout juste décédé, et ressent un soulagement dont elle a honte : la mort d’un vieil homme règle son casse-tête. Le récit ne s’y attarde pas, mais le malaise s’installe durablement. Les soignants, eux, disent se sentir davantage chauffeurs qu’auxiliaires de vie, enchaînant les kilomètres entre des bénéficiaires éparpillés. Autour de la machine à café, Emina, sa petite croix en or au cou, Therese et Unni épanchent leur amertume sur la directrice, qui surprend la conversation et file s’enfermer dans son bureau pour ravaler ses larmes.
Ce qui frappe, c’est l’absence de caricature. Personne n’est désigné d’emblée comme le méchant de l’histoire : chacun est épuisé, débordé, coincé dans une logique qui le dépasse. Par la voix de Jessika Björk, le roman oppose discrètement l’entreprise à but lucratif au service municipal, sans tract ni sermon, en laissant les faits parler d’eux-mêmes. Sten ajoute une tension supplémentaire en plaçant Karro au carrefour de toutes les loyautés : elle est l’amie intime d’Hanna et la sœur d’Anton, si bien que chaque question des enquêteurs devient une épreuve personnelle. Le polar se double ainsi d’un portrait social précis du maintien à domicile, où le chronomètre et le tableur pèsent parfois plus lourd que la main tendue.
Kerstin, Karl-Axel et la solitude des grands âges
L’auteure suédoise prend le parti audacieux de confier plusieurs chapitres aux bénéficiaires eux-mêmes. Karl-Axel Svensson, ancien champion de bras de fer dont les muscles ont fondu, garde docilement le bras levé pendant qu’une infirmière lui prend la tension, incapable de retenir son prénom tant les visages défilent chez lui. La maladie de Parkinson grignote ses gestes, l’idée d’une maison de retraite le fait frémir. Sonja, son épouse, a rendu son dernier souffle dans ce lit même, et il lui avait promis de la garder auprès de lui jusqu’au bout. Il a tenu parole. Assis à sa fenêtre, il revoit le jardin d’autrefois, les pivoines, les pavots d’Orient et les ancolies qui s’ouvraient au soleil.
Kerstin Adolfsson offre un contrepoint lumineux. Rhumatismes, déambulateur, repas réchauffés au micro-ondes : son quotidien n’a rien d’enviable, et pourtant cette ancienne professeure de sciences sociales conserve une vivacité réjouissante. Elle sert le café dans les tasses blanches à fleurs bleues de Gustavsberg reçues à son mariage, près de soixante ans plus tôt, s’amuse des faux ongles bleu fluo de sa petite-fille Lisa, supporte avec stoïcisme les jérémiades de sa fille Sussie au sujet d’un créneau de laverie. Ces échanges familiaux, piquants et tendres à la fois, dessinent trois générations croquées avec justesse et apportent au récit une respiration bienvenue.
Ces chapitres renversent la perspective habituelle du roman policier. Plutôt que de contempler les victimes potentielles de l’extérieur, on habite leur corps fatigué, leur mémoire qui se dérobe, leur crainte de devenir un fardeau. Ing-Marie, qui ne reconnaît plus ses visiteurs mais n’ose pas leur demander leur nom de peur de paraître impolie, incarne cette dignité silencieuse que Sten décrit avec une grande délicatesse. Le défilé incessant de soignants inconnus, vu depuis un lit ou un canapé, devient source d’angoisse autant que de réconfort. Grâce à ces voix, l’enquête gagne une épaisseur humaine considérable : chaque vie menacée pèse son poids de souvenirs, et l’on tremble pour ces aînés comme pour des proches.
Les monologues en italique de l’ange de miséricorde
Entre les jours de la semaine, des pages en italique s’intercalent sous un même intitulé : L’ange de miséricorde. Une voix à la première personne y prend la parole, sans nom ni visage, et livre ses pensées par fragments brefs. La première évoque un vieil homme dévasté par la mort de Semla, sa chatte trop gâtée, puis son corps qui lâche et sa solitude absolue. Le ton est doux, presque affectueux, et c’est précisément ce qui glace : la compassion affichée sert de vernis à une conviction bien plus inquiétante, celle d’une voix intérieure qui dicte la marche à suivre.
La force de ces monologues tient à leur rhétorique retorse. Le narrateur dénonce la façon dont la Suède traite ses aînés, la télévision allumée du matin au soir pour seule compagnie, les visites expédiées par des soignants éreintés qui n’ont plus le temps de s’asseoir au bord du lit. Ces constats rejoignent en partie le regard social que porte le roman lui-même, et l’on se surprend à acquiescer avant de reculer, saisi d’effroi. Les mots de la tendresse, paix, délivrance, soulagement, se retrouvent détournés au service d’une mission que leur auteur juge noble, au point de réclamer en secret une reconnaissance qu’on lui refuse.
L’écrivaine manie ici l’ironie dramatique avec habileté. Celui qui lit en sait davantage que les enquêteurs, puisqu’il entend cette voix ; il en sait beaucoup moins qu’elle, puisqu’il ignore qui se cache derrière. Chaque intervention relance les soupçons, dissémine des indices discrets, entretient une proximité troublante avec l’univers de l’aide à domicile, sans jamais lever le voile. Le choix de l’italique, typographie de la confidence, accentue l’impression d’écouter aux portes d’une conscience. Cette polyphonie entre l’enquête et ces apartés ténébreux crée un contrepoint inquiétant qui court jusqu’aux derniers jours du récit. L’effroi ne naît pas de descriptions sanglantes mais d’une tendresse retournée comme un gant, d’une bienveillance devenue menace.
Un duo brouillé et un mariage en préparation
Ils formaient le binôme idéal ; ils ne s’adressent presque plus la parole. Depuis près d’un an, Daniel Lindskog évite Hanna Ahlander, a mis fin aux covoiturages vers Östersund et aux pauses café de l’après-midi, lui préfère désormais la compagnie d’Anton ou de Raffe. Hanna rumine sans comprendre. Quand elle vient solliciter son avis sur l’appel de Margareta Ekman, l’échange dégénère en affrontement, chaise renversée et porte claquée. Le chapitre suivant, vu par Daniel, le montre rongé de honte, contemplant par la fenêtre une déneigeuse qui racle un amas de neige grisâtre auquel il se compare. Sten excelle dans ce jeu de miroirs qui permet de saisir ce que chacun ignore de l’autre.
Les vies sentimentales s’entremêlent avec humour et mélancolie. Daniel, père à mi-temps de la petite Alice et de son renne en peluche Rénou, s’essaie aux rendez-vous Tinder avec Clara, bibliothécaire à Järpen, qui lui fait croire à un dîner végan avant de servir un bourguignon d’élan. Hanna partage la vie d’Henry, homme d’affaires de vingt ans son aîné, capable de sauter dans un jet privé pour la rejoindre à dîner, mais refuse obstinément de dépendre de sa fortune. Morris, le chat, se charge de rappeler les hiérarchies en vomissant sur une pantoufle Gucci : la comédie domestique désamorce avec malice la noirceur ambiante.
En toile de fond se prépare le mariage d’Anton et Carl, avec ses cinquante-sept invités, ses marque-places commandés en ligne et son plan de table à composer. Derrière l’effervescence affleure une blessure : la rupture avec un père qui n’a pas accepté le coming out de son fils, survenu à trente-trois ans. Karro tente une médiation maladroite, Carl prend des initiatives hasardeuses, et ce fil familial apporte au roman une chaleur précieuse. Les fidèles de la série retrouveront avec plaisir cette équipe soudée, tandis que les nouveaux venus s’y repéreront sans peine, les allusions aux enquêtes passées restant toujours limpides.
Des portes que personne ne ferme à clé
Une porte d’entrée grince, et c’est tout un monde qui se dévoile. Arvid en graissait les gonds chaque printemps ; depuis sa disparition, plus personne ne s’en charge, et le gémissement du bois tire Ing-Marie de sa somnolence dans la toute première scène. Ce détail minuscule inaugure un motif que Viveca Sten décline avec constance. Karl-Axel ne verrouille jamais sa maison rouge. Kerstin s’obstine à laisser la sienne ouverte malgré les remontrances de Sussie, parce qu’elle aime l’idée qu’une connaissance puisse passer à l’improviste. Chez Ture, à Enafors, la poignée s’abaisse sans la moindre résistance. Dans ces hameaux du Jämtland, la clé dort au fond d’un tiroir.
La porte jamais fermée condense l’ambivalence au cœur du livre. Elle dit l’hospitalité d’une génération, la confiance dans le voisinage, le refus de s’emmurer chez soi ; elle dit aussi la vulnérabilité extrême de ceux qui ne peuvent plus se lever pour voir qui entre. L’aide à domicile transforme le foyer en espace semi-public, traversé chaque jour par des inconnus en anorak, et l’intimité devient un seuil que n’importe qui peut franchir. Le titre prend alors sa pleine résonance : la fin de l’hiver désigne ce mois de mars capricieux, mais aussi la dernière saison d’une existence, celle où l’on attend le soir en comptant les heures.
Dans ses remerciements, l’auteure rappelle que ses deux parents ont eu recours, au soir de leur vie, à des services d’aide à domicile privés comme municipaux, avec des prises en charge parfois excellentes, parfois bien moins. Elle présente son roman comme une contribution au débat sur la manière dont nous traitons nos aînés, et cette sincérité irrigue chaque chapitre. À la fin de l’hiver conjugue ainsi l’efficacité d’un polar construit avec rigueur, la chaleur d’une série dont les héros continuent d’évoluer et une interrogation qui dépasse largement la Suède. Une fois le livre posé, une question demeure, simple et tenace : qui franchit aujourd’hui le seuil de nos anciens, et qui prend encore le temps de s’asseoir au bord de leur lit ?
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Mots-clés : Viveca Sten, À la fin de l’hiver, polar nordique, Åre, aide à domicile, personnes âgées, Hanna Ahlander
Extrait Première Page du livre
« Décembre
Le grincement plaintif de la porte d’entrée tire Ing-Marie Watts de son demi-sommeil.
Quand Arvid était encore de ce monde, il en graissait les gonds tous les ans, au printemps. Mais depuis qu’il est parti, plus personne ne s’en occupe. Pas le genre de service qu’elle demanderait aux aides à domicile : elle ne voudrait pas les déranger pour pareille broutille. Et son fils Mikael, qui vit à Sundsvall, à quatre heures de route d’Åre, n’a pas de temps à perdre en bricolage les trop rares fois où il lui rend visite.
Des bruits de pas montent en direction de sa chambre. Ing‑Marie se redresse dans son lit et laisse échapper un gémissement en sentant craquer les vertèbres lombaires de son dos raidi.
Il y a tant de gens qui vont et viennent chez elle qu’elle peine à retenir leurs noms aussi bien que leurs visages. La personne qui se tient désormais sur le seuil de la porte ne lui rappelle absolument rien. Mais elle ne peut pas lui demander de décliner son identité, ce serait trop gênant.
« Bonjour, bonjour ! la salue une voix joviale. Comment allons-nous aujourd’hui ? »
L’expression familière suggère que cette personne la connaît bel et bien. Mais Ing-Marie a beau réfléchir, impossible de savoir si elle l’a déjà rencontrée… Sa mémoire est pour ainsi dire vide, comme effacée d’un coup d’éponge.
Tout s’est volatilisé.
« Oh, rien de nouveau sous le soleil », marmonne Ing-Marie avec résignation.
Elle mène une existence solitaire, monotone, où le temps s’écoule avec une infinie lenteur. Elle passe le plus clair de ses journées alitée et a besoin d’assistance pour effectuer la plupart des gestes du quotidien : aller aux toilettes, s’habiller, cuisiner. Même se doucher seule, elle n’en est plus capable. Tout ce qui lui reste à présent, c’est compter les heures en attendant le soir. Là, au moins, elle peut s’échapper dans le sommeil jusqu’au matin.
Sa vie s’est réduite comme peau de chagrin ; Ing-Marie ne représente plus désormais qu’un fardeau pour son entourage.
Pourtant, elle n’est pas du genre à se plaindre. Elle refuse de passer pour une geignarde, une ingrate. Après tout, elle bénéficie d’une aide à domicile cinq fois par jour et a la chance de vivre chez elle plutôt que dans une maison de retraite.
Ing-Marie esquisse un timide sourire, ajustant le plaid en crochet qui lui couvre les jambes. »
- Titre : À la fin de l’hiver
- Titre original : Benådaren
- Auteure : Viveca Sten
- Éditeur : Albin Michel
- ISBN : 9782226499004
- Format : Broché
- Nationalité : Suède
- Langue : Français
- Traduction : Amanda Postel et Anna Postel
- Date de publication : 01/10/2026
- Nombre de pages : 464 pages
- Genre : Polar nordique, roman policier
- Sujets traités : Aide à domicile, vieillesse, solitude des personnes âgées, maltraitance des aînés, morts suspectes, enquête policière, Åre, Jämtland
Page officielle : www.vivecasten.se
Résumé
Mars à Åre, la haute saison touche à sa fin. Margareta Ekman ne croit pas que son père de quatre-vingt-dix ans soit mort de vieillesse, d’autant qu’une précieuse montre à gousset a disparu de sa maison. L’inspectrice Hanna Ahlander accepte de passer quelques coups de fil, malgré le mépris affiché de son collègue Daniel Lindskog, avec qui elle ne s’entend plus.
Ses recherches la mènent vers l’Étoile, un service privé d’aide à domicile dirigé par son amie Karro, sous pression permanente. Tandis que d’autres décès inexpliqués surviennent parmi les bénéficiaires, une voix anonyme se confie dans l’ombre, convaincue d’apporter la paix à ceux qu’elle visite.
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Je m’appelle Manuel et je suis passionné par les polars depuis une soixantaine d’années, une passion qui ne montre aucun signe d’essoufflement.












