L’Immortel de Franz-Olivier Giesbert, Marseille sous le cagnard et sous les balles

L'Immortel de Franz-Olivier Giesbert

Top polars à lire absolument

Le Pendu de la Porte-Bergère de Bruno Malivert
La clinique du lendemain de Caroline Comte
Vigne rouge de Jean Michel Bourgeois et Dominique Viala

Marseille sous le cagnard, du Vieux-Port aux calanques

Il faut d’abord parler de la chaleur. Giesbert l’installe comme une pression atmosphérique qui ramollit tout, les réflexes, les conversations, les bruits fondus dans une même rumeur flasque. Ce cagnard-là n’est pas un effet de carte postale, c’est un climat moral. Sous cette lumière écrasante, un vieux bateau de pêche qui sent le fuel et le poisson pourri en dit plus long qu’un chapitre d’exposition, et le port de Cassis devient un lieu où l’on répare ses filets tout en réglant des affaires qui ne se règlent pas au tribunal. La ville prend corps par ses odeurs, ses grèves de poubelles, ses trottoirs encombrés, ses paquebots qui entrent dans le bassin de la Joliette.

La géographie du livre est d’une précision presque cadastrale. On circule du lycée Thiers à la place de Lenche, d’Endoume au Vallon-des-Auffes, de la Corniche aux Baumettes, et l’on file vers l’arrière-pays comme on change de respiration : Mérindol et son cimetière parfumé de thym et de foin coupé, Banon et ses chèvres, Cavaillon, Avignon, Sisteron, En-Vau et les calanques où le temps ne passe pas mais glisse. Giesbert connaît ce territoire assez bien pour ne jamais le décrire de l’extérieur. Il l’habite, avec ses hiérarchies invisibles et ses arrangements silencieux.

Le plus habile, c’est que Marseille rayonne au-delà de ses limites. Le récit s’autorise des échappées vers la place Saint-Marc à Venise, où les pigeons s’entretuent au printemps sous les orchestres des terrasses, vers le bois de Boulogne et ses corbeaux, vers Genève. Ces détours ne dispersent rien : ils confirment que tout revient au même point de gravité. Quand un truand exilé confie qu’il regrette la ville, on comprend qu’il ne parle pas de paysage mais d’une manière d’exister, faite de proximité, de tutoiement immédiat et d’absence de mépris. Cette ville imprègne chaque page sans jamais être plaquée sur l’intrigue comme un décor de théâtre.

Charly Garlaban, ce que recouvre le surnom d’Immortel

Le portrait tient d’abord dans un regard. Des yeux qui ne clignent pas, ou si peu, et qui vous traversent au point qu’on se retourne pour vérifier ce qu’ils visent derrière vous. Un front large, un nez busqué, deux grosses rides entre les sourcils, l’air débonnaire d’un homme qui rumine. Charly Garlaban a la soixantaine et il proférerait ses menaces les plus noires sur un ton badin, avec un sourire, comme s’il fallait les prendre à la plaisanterie. Cette dissociation entre la douceur du timbre et la brutalité du contenu constitue l’un des ressorts les plus efficaces du livre.

Giesbert prend le temps de remonter le fil. Il y a le père instituteur, porté sur la chasse, la chosette et l’opéra, mort pendant une sieste caniculaire. Il y a la prison à dix-huit ans, après une correction administrée à un beau-père trop porté sur les coups, et la protection d’un caïd octogénaire nostalgique des noms d’avant. Il y a surtout ce refus viscéral d’avoir quelqu’un au-dessus de soi, qui explique l’entrée dans le Milieu davantage que l’appât du gain. Ses ennemis le traitent de poète, ce qui, dans ce monde, revient à dire amateur parmi les professionnels. Le mot est cruel et il est juste.

Ce qui rend la figure durable, c’est son ambivalence assumée. L’homme fait tuer, mais il sauve les moineaux tombés du nid et paraphrase volontiers saint François d’Assise. Il tient un discours lucide sur la damnation du Milieu, cette machine dont on ne sort pas, tout en refusant obstinément de s’en extraire. Giesbert ne le condamne pas, ne le glorifie pas davantage, et laisse au lecteur le soin de trancher ou de renoncer à trancher. Le surnom d’Immortel, dont on saisit progressivement d’où il vient, fonctionne dès lors comme une ironie douce : il désigne moins une invulnérabilité qu’un entêtement à durer, une manière de refuser la sortie de scène que tout le monde a déjà programmée pour lui.

Le Rascous, le Pistachier, le Boumian : l’art marseillais du sobriquet

Voilà l’une des trouvailles les plus réjouissantes du livre. Giesbert n’introduit pas ses truands par une fiche signalétique, il les nomme, puis il définit le nom. Le procédé prend la forme de citations en bonne et due forme du Dictionnaire du marseillais publié par l’académie de Marseille, insérées dans le fil de la narration. Rascous ? Avare, pingre, radin, et teigneux par extension, du provençal rasclous. Pistachier ? Coureur de jupons, mais aussi petit arbre de la famille des anacardiacées, autrefois cultivé en Provence, dont on plante un pied mâle au milieu de plusieurs dizaines de pieds femelles, ce qui explique le premier sens. L’érudition amuse et informe en même temps.

Autour de ces deux caïds rivaux gravite une galerie dont chaque étiquette condense une biographie entière. Le Cobra doit son surnom à son sang-froid et à sa lame dentelée. Le Finisseur le tient à la fois de sa place d’avant-centre dans un club de l’Estaque et de la signature qu’il laisse sur ses victimes. Le Bulldozer, patron parisien de la police judiciaire, est baptisé d’après un menton en forme de pelle. Le Boumian, le Morvelous, le Commandeur complètent une nomenclature où le sobriquet fonctionne comme un état civil parallèle, plus fiable que celui de la mairie.

Il y a là autre chose qu’un ornement pittoresque. Nommer, dans ce milieu, revient à classer, à juger, parfois à condamner. Le surnom fixe une réputation dont on ne se défait plus, il précède l’homme dans les bars et les commissariats, il survit à ses porteurs. Giesbert en tire un effet d’oralité constant, comme si le récit nous parvenait par la rumeur d’un comptoir plutôt que par un procès-verbal. Ce parti pris allège considérablement la lecture d’un roman qui compte pourtant beaucoup d’intervenants, et l’on s’y repère sans effort, chacun étant reconnaissable à sa vignette verbale.

Marie Sastre, une commissaire coincée entre le Milieu et sa hiérarchie

Sa première apparition en tant qu’enquêtrice se joue dans un bureau, face à un supérieur qui ne lève pas les yeux quand elle entre et qui tient à faire savoir qu’on le dérange. Jean-Daniel Pothey déteste Marseille avec application, s’indigne des éboueurs, prédit à la ville une mort sous les ordures, et impose à ses interlocuteurs une haleine que le narrateur détaille avec une méchanceté hilarante, livarot, maroilles ou munster oublié dans un placard, selon les jours. Cette scène installe d’emblée le vrai obstacle de la commissaire : moins les truands que la mécanique administrative qui décide de ce qu’elle a le droit de chercher.

Marie Sastre porte ses contrariétés dans la peau. Chaque humiliation lui déclenche une crise de mangeance, comme disait sa mère, et elle se gratte le dessous de l’oreille jusqu’au sang avant de retrouver son calme. Le détail vaut mieux qu’un long développement psychologique. Elle vit au Vallon-des-Auffes, dans une bicoque de béton ouverte sur la mer, élève seule un garçon dont elle repousse indéfiniment le moment de lui dire la vérité sur son père, dîne d’un yaourt au muesli, relève son courrier selon un rite immuable. C’est dans cette boîte aux lettres que commencera à s’accumuler un courrier d’un genre particulier, encadré de noir.

Giesbert évite le double écueil qui guette ce type de rôle : elle n’est ni la flic incorruptible et sans faille, ni la figure sacrifiée aux besoins de l’intrigue. Elle raisonne juste, se méfie des pistes trop évidentes, sait qu’une convocation obtenue de haute lutte se paie ensuite, et compose avec une prudence qui n’est jamais de la lâcheté. Elle est aussi, et le roman y tient beaucoup, dépositaire d’une zone d’ombre personnelle qui se déploie lentement, en contrepoint des règlements de comptes. Ce déséquilibre permanent entre ce qu’elle sait, ce qu’elle peut prouver et ce qu’on l’autorise à entreprendre donne à l’enquête sa tension véritable.

Du pitchoun à l’estrasse, une langue nourrie de provençal

La grande affaire de ce roman, c’est sa langue. Giesbert écrit un français saturé de marseillais et de provençal, non pas cantonné aux dialogues comme un accessoire folklorique, mais infusé jusque dans la voix du narrateur. On y croise le pitchoun et la mamet, le boudenfle et le pétadou, le charnigou et le cafalot, la rinçolette et le chicoulon, la damote qui mange le Bon Dieu, le marrisson des jours gris, la patantare qui désigne ce rêve d’ailleurs qui nous fait tous tenir debout. Rien n’est traduit en note, tout se comprend par la position du mot dans la phrase, et le lecteur septentrional apprend sans s’en apercevoir.

À cette matière lexicale s’ajoute un art de la maxime. Le narrateur interrompt volontiers son récit pour lâcher une sentence brève, souvent désabusée, parfois franchement drôle, sur l’amitié qui serait de l’amour sans les serments, sur les mensonges qui deviennent des vérités en vieillissant, sur le téléphone portable devenu la puce électronique de l’espèce humaine. Ces incises créent un rythme très particulier, alternance de séquences rapides et d’arrêts réflexifs, qui empêche le roman de se réduire à une succession de scènes d’action.

L’humour noir irrigue le tout, y compris les moments les plus rudes. Les images empruntent volontiers au registre de la boucherie et de la cuisine, un corps criblé devient une estrasse sanglante, un mourant a l’air d’un débile profond parce que la mort, note le narrateur, rend rarement intelligent. Ce mélange de trivialité assumée et de tendresse pour les êtres constitue la signature du livre. On sent l’écrivain qui s’amuse, qui pèse ses effets, qui refuse la neutralité grise de tant de romans noirs contemporains. La violence y est décrite sans complaisance ni pudeur excessive, mais toujours filtrée par une ironie qui la rend supportable et, curieusement, plus dérangeante encore.

Verdi, Puccini et les épigraphes, la partition qui court sous le récit

Chaque chapitre est coiffé d’une citation, et la collection mérite qu’on s’y attarde. Voisinent l’Ancien Testament et le Coran, Shakespeare et Balzac, Boris Vian, Chamfort, Ortega y Gasset, Charles de Gaulle, Thomas Fuller. À ces autorités reconnues s’ajoutent des noms qui sonnent avec un aplomb parfait, Jehan Dieu de la Viguerie, Archibald Davenport, Blaise Mortemar, Angelus Merindolus, Aristide Galupeau, dont on chercherait en vain la bibliographie. Le clin d’œil renvoie directement à l’avertissement liminaire, où l’écrivain annonce s’être inspiré de faits réels avant de tout inventer, si bien que tout serait vrai et tout serait faux, comme dans les livres et comme à Marseille.

L’opéra fournit l’autre couche sonore. Un tueur sifflote l’ouverture de Nabucco en attendant sa cible, un autre air de Rigoletto fait office d’avertissement funèbre plus explicite qu’un discours. Sur un lit d’hôpital, un blessé s’accroche à La Bohème puis à La Traviata interprétée par Callas, et l’émotion passe entièrement par ces choix musicaux. Verdi et Puccini ne servent pas de vernis culturel : ils installent une théâtralité assumée, où les destins se jouent en grandes scènes chantées, avec passions excessives et ironies tragiques.

Le réseau de références déborde encore sur les titres de chapitres, qui empruntent au cinéma et à la littérature avec une gourmandise évidente, de Mort à Venise à La chevauchée fantastique, de Que ma joie demeure au Syndrome de Waterloo. Cette érudition allusive n’écrase jamais le récit. Elle l’élargit, elle lui donne une profondeur de champ, elle suggère que ces truands de Provence rejouent sans le savoir des tragédies très anciennes. Un lecteur peut traverser le livre sans identifier une seule citation et n’y perdre presque rien ; celui qui les repère y gagne une seconde lecture, plus ironique, superposée à la première.

Une escabèche, un chat alcoolique et une ferme du côté de Sisteron

Ce qui reste, une fois le livre refermé, ce sont d’abord des images de table et de basse-cour. L’escabèche préparée par une vieille mère avignonnaise, oignons rissolés, filets de sardines grillées, feuilles de menthe fraîche empilés en couches puis arrosés de vinaigre, dont le goût persiste dans la bouche bien après le déjeuner. Les croissants du matin dans une cuisine de Banon, un enfant qui grignote comme une chèvre, lentement, en s’amusant. Un chat nommé Coca, franchement alcoolique, qui réclame sa rasade de vin d’une traite et repart le poil hérissé. Un chien jaune qui quémande un baiser sur le pont d’un bateau. Ces notations minuscules ne sont jamais du remplissage : elles donnent au récit sa chair et son humanité.

Face à cela court un fil obstiné, celui du retrait. Un homme feuillette chaque jour les petites annonces immobilières d’un quotidien régional en rêvant d’une ferme du côté de Sisteron, au milieu des ânes et des chèvres, dans l’une des rares communes que les grandes surfaces n’ont pas vidée de son centre. Il faudrait quitter Marseille avant que Marseille ne vous quitte, dit-il. Tout le roman tient dans cet écart entre le rêve d’une vie simple et l’engrenage d’une existence où l’on est condamné à rester, parce qu’un jour, toujours, quelqu’un vient frapper à la porte pour venger un père, un frère ou un oncle.

Giesbert livre là un roman noir provençal qui accepte d’être en même temps une comédie humaine, une satire des mœurs politiques et policières et un traité désenchanté sur la vengeance. Cinquante chapitres brefs répartis en quatre parties, une conduite de récit sans temps mort, une langue savoureuse et une galerie d’êtres qu’on n’oublie pas. On y trouve du sang, beaucoup, et pourtant l’impression dominante n’est pas celle d’un livre sombre : plutôt celle d’un homme assis sur un quai, occupé à réparer ses filets, qui prend le temps de vous raconter comment va le monde.

À lire aussi

Mots-clés : L’Immortel, Franz-Olivier Giesbert, roman noir marseillais, Milieu marseillais, vengeance, polar méditerranéen, parler provençal


Extrait Première Page du livre

« Prologue

C’était une de ces journées où le cagnard ramollit tout. Les réflexes, les conversations et tous les bruits qui se fondent dans la même rumeur flasque.

Charly réparait ses filets sur le port de Cassis. On aurait dit un vieux pêcheur professionnel, tant ses gestes semblaient naturels. Vêtu seulement d’une casquette et d’un maillot de bain, il s’était assis à même le quai, à côté de son bateau.

Ses yeux ne clignaient pas, ou peu. D’où un regard intense qui vous passait à travers : quand il vous observait, on était toujours tenté de se retourner. Le front large, le nez un peu busqué, deux grosses rides entre les sourcils, il semblait ruminer quelque chose mais avec un air débonnaire. On l’appelait l’Immortel.

Il ne vit pas arriver l’homme. Assez distingué malgré des sourcils abondants et des lèvres charnues, il avait, lui aussi, la soixantaine et transpirait des cordes sous son costume noir à rayures. Sa chemise et sa cravate étaient trempées comme des serpillières. C’était Martin Beaudinard, expert-comptable, ancien adjoint au maire et, depuis plusieurs années déjà, trésorier de l’Olympique de Marseille. Le meilleur ami de Charly Garlaban.

« Je t’ai cherché partout, dit-il en retirant sa veste. Pourquoi ne réponds-tu pas sur ton portable ? »

Charly leva les yeux qu’il plissa aussitôt, comme s’il réfléchissait, mais c’était à cause du soleil. Après un silence, il laissa tomber sur le ton de quelqu’un qu’on dérange :

« Tu vois bien que je suis occupé.

— Tu n’es pas raisonnable, Charly.

— Pourquoi ça ?

— Tu ne devrais pas t’afficher comme ça, sur le port, alors que ce jobastre de Vasetto veut te faire la peau. Tu vas finir par en prendre une. »

Alors que Charly retournait à ses filets, Martin Beaudinard reprit :

« Il est après moi aussi, tu sais. Je suis tout le temps suivi.

— Toujours par le même type ?

— Oui, le bossu dont je t’ai parlé.

— Je ne comprends pas. J’avais pourtant donné des instructions. »

Charly tendit son bras, puis :

« Passe-moi ton portable. Depuis le temps, tu devrais savoir que ça ne sert à rien de m’appeler sur le mien. Même le nouveau. Il et, depuis plusieurs années déjà, trésorier de l’Olympique de Marseille. Le meilleur ami de Charly Garlaban.

« Je t’ai cherché partout, dit-il en retirant sa veste. Pourquoi ne réponds-tu pas sur ton portable ? »

Charly leva les yeux qu’il plissa aussitôt, comme s’il réfléchissait, mais c’était à cause du soleil. Après un silence, il laissa tomber sur le ton de quelqu’un qu’on dérange :

« Tu vois bien que je suis occupé.

— Tu n’es pas raisonnable, Charly.

— Pourquoi ça ?

— Tu ne devrais pas t’afficher comme ça, sur le port, alors que ce jobastre de Vasetto veut te faire la peau. Tu vas finir par en prendre une. »

Alors que Charly retournait à ses filets, Martin Beaudinard reprit :

« Il est après moi aussi, tu sais. Je suis tout le temps suivi.

— Toujours par le même type ?

— Oui, le bossu dont je t’ai parlé.

— Je ne comprends pas. J’avais pourtant donné des instructions. »

Charly tendit son bras, puis :

« Passe-moi ton portable. Depuis le temps, tu devrais savoir que ça ne sert à rien de m’appeler sur le mien. Même le nouveau. Il est dans un bar et je m’en sers juste pour relever les messages. » »


  • Titre : L’Immortel
  • Auteur : Franz-Olivier Giesbert
  • Éditeur : Flammarion
  • ISBN : 9782081203488
  • Format : Broché
  • Nationalité : France
  • Langue : Français
  • Date de publication : 12/01/2007
  • Nombre de pages : 300 pages
  • Genre : Roman noir, polar méditerranéen
  • Sujets traités : Milieu marseillais, vengeance, règlements de comptes, amitié, corruption politique, enquête policière, Marseille et Provence, parler provençal

Résumé

À Marseille, la chaleur écrase la ville et ramollit les conversations. Charly Garlaban, sexagénaire au regard perçant et à la menace toujours souriante, répare ses filets sur le port de Cassis en rêvant d’une ferme du côté de Sisteron. Le Milieu ne le lâche pas pour autant. Autour de lui gravitent le Rascous et le Pistachier, rivaux pour le contrôle de la ville, leurs lieutenants, leurs protecteurs politiques et toute une nomenclature de sobriquets qui vaut état civil.
Quand des hommes du Milieu tombent les uns après les autres, la commissaire Marie Sastre se retrouve chargée d’une enquête que sa hiérarchie ne facilite guère. Entre un supérieur parisien qui déteste Marseille et des pistes qui se dérobent, elle avance dans un univers où les arrangements comptent davantage que les preuves. Franz-Olivier Giesbert déploie cinquante chapitres brefs portés par une langue saturée de provençal, d’humour noir et de références lyriques.


Je m’appelle Manuel et je suis passionné par les polars depuis une soixantaine d’années, une passion qui ne montre aucun signe d’essoufflement.


Laisser un commentaire