Cluny, une grandeur en creux sous le regard d’Albert Thibaudet
Il y a des romans qui choisissent leur décor et d’autres qui l’exhument. Jean-Jacques Nuel appartient à la seconde catégorie. En plaçant en exergue les lignes d’Albert Thibaudet sur la ville, il annonce d’emblée que son terrain de jeu ne sera pas une bourgade pittoresque de Saône-et-Loire mais une plaie mal refermée. Le critique né à Tournus parlait d’un trou, d’une trouée, d’une anti-basilique dressée à l’emplacement du chœur détruit. Cette formule, brutale et magnifique, irrigue tout le livre. La cité que parcourt le lecteur se définit moins par ce qu’elle montre que par ce qu’elle a perdu, et ce vide fondateur agit comme une caisse de résonance pour les crimes qui vont s’y produire.
Le narrateur ne se prive pas de rappeler les chiffres qui donnent le vertige. Cluny III, achevée en 1130, mesurait cent quatre-vingt-sept mètres de long et dépassait trente mètres sous voûtes, plus vaste église de la chrétienté jusqu’à l’édification de Saint-Pierre de Rome. Il n’en subsiste guère qu’un dixième, les clochers de l’Eau bénite et de l’Horloge, quelques bases de piliers, des maquettes et des reconstitutions en trois dimensions qui peinent à restituer l’ampleur disparue. Nuel intègre cette pédagogie sans jamais l’alourdir, en laissant son enquêteur commenter, ironiser, s’agacer même des raccourcis touristiques. L’érudition circule ainsi dans le récit à hauteur d’homme, portée par une voix qui digresse et revient toujours à son fil.
Autour de ce cœur manquant gravitent les lieux qui donnent au roman sa géographie précise : le palais du pape Gélase et son entrée gothique restaurée en 1873, le palais Jacques d’Amboise devenu hôtel de ville avec ses plaques d’albâtre ornées de motifs empruntés à la Renaissance italienne, le parc abbatial et ses arbres séculaires éprouvés par la tempête, la rue Lamartine piétonne les jours de marché. Cinq mille habitants, une notoriété mondiale, un patrimoine écrasant. Nuel fait de cette disproportion le ressort discret de son intrigue, et l’abbaye ruinée s’impose comme une présence vivante, une masse silencieuse qui observe les allées et venues des vivants sans jamais livrer ses secrets.
Brice Noval, la retraite contrariée d’un détective lyonnais
Toute la saveur du livre tient d’abord à sa voix. Brice Noval raconte à la première personne, et il raconte à sa manière, c’est-à-dire en prenant son temps, en s’écartant du chemin, en revenant sur ses pas avec une gourmandise assumée. Ancien détective privé installé à Lyon, il a troqué la capitale des Gaules contre une ferme mâconnaise rénovée au hameau de Lys, sur la commune de Chissey-lès-Mâcon, avec galerie ouverte, cave voûtée, vieille écurie et dépendances en nombre. Le calme lui va bien, du moins le prétend-il. Ses petits déjeuners copieux, son thé noir suivi rituellement d’un café, son rocking-chair et sa Clio vieillissante composent un art de vivre qu’il défend avec une conviction désarmante.
Ce retraité de trois ans n’a pourtant rien d’un homme apaisé. Quand les journaux régionaux commencent à évoquer un tueur, il rumine, gamberge, échafaude, tout en affichant une indifférence de façade qui ne trompe personne, à commencer par lui-même. Nuel excelle à rendre cette tension comique entre le sage qui cultive l’art de ne rien faire et l’enquêteur dont les réflexes n’ont jamais rouillé. Noval parle parfois de lui à la troisième personne, prévient le lecteur qu’il ne faut pas s’inquiéter de sa santé mentale, se félicite de sa diplomatie ou de son flair avec une vanité si franche qu’elle en devient touchante. L’autodérision fonctionne ici comme un contrepoids permanent à la noirceur du sujet.
Son entourage complète le portrait avec justesse. Virginie de Lancharre, agent immobilier qui lui a vendu sa maison et dirige l’agence VDL Transactions rue de la Barre, occupe une place à part dans ses pensées, quelque part entre l’amitié tendre et un sentiment qu’il n’ose pas nommer. L’irruption du séduisant Cyril Dupontet, grand, mince, éternellement tiré à quatre épingles, réveille chez le narrateur une jalousie qu’il déguise en mépris élégant. Noval se déclare volontiers vieux réactionnaire, allergique au téléphone qui sonne, aux cravates et aux anglicismes du moment. Le lecteur sourit, et se surprend à guetter chacune de ses parenthèses.
Trois fleurons de la ville pour cibles, une seule ceinture pour signature
L’intrigue s’installe avec une redoutable économie de moyens. Un premier corps est découvert dans l’abbaye, un dimanche 28 mai, pendant le grand gala des Arts et Métiers, événement colossal qui rassemble près de cinq mille visiteurs dans dix-sept salles, avec orchestres, bal et repas gastronomique servi dans le farinier des moines. La victime est un Gadzarts de troisième année, étudiant modèle sans ennemi connu. Trois semaines plus tard, un cavalier amateur meurt dans les mêmes conditions au centre hippique d’Équivallée, alors que se déroule un Grand Prix national de saut d’obstacles. Puis un jeune guide de l’abbaye, choisi pour accompagner une délégation officielle. Nuel construit sa progression avec une rigueur d’horloger.
Le lien entre ces morts n’apparaît d’abord nulle part. Les victimes ne se connaissaient pas, évoluaient dans des sphères étanches, menaient des existences irréprochables. Un seul élément relie les scènes, et il est d’ordre scientifique : la même ceinture de cuir, identifiée par la largeur du cuir, la position des coutures, la forme de la boucle métallique dont l’empreinte rectangulaire se lit en creux au milieu du sillon. Ce détail matériel, exposé sobrement, suffit à transformer une série de faits divers en affaire nationale. L’hypothèse que formule Noval devant les gendarmes déplace alors la question du mobile individuel vers autre chose de plus vaste, une attaque portée contre les emblèmes mêmes de la ville.
Car ces trois cibles ne sont pas choisies au hasard : l’école nationale supérieure des arts et métiers implantée à Cluny depuis 1891, le haras créé par Napoléon en 1806 sur l’emplacement de l’église détruite, l’abbaye enfin, avec son flux de visiteurs et son prestige international. À chaque fois, un moment de forte affluence, un maximum de retentissement médiatique, une exécution méthodique. Le roman glisse ainsi du polar provincial vers quelque chose de plus inquiétant, une entreprise de discrédit dont la logique se dérobe. Nuel maintient cette énigme avec une patience remarquable, distillant les indices sans jamais forcer la main de son lecteur.
Le major Bruneau, la rectitude en uniforme et ses approximations
Le portrait du major Louis Bruneau, commandant la brigade de gendarmerie de Cluny, compte parmi les grandes réussites du livre. Nuel le décrit par accumulation de détails géométriques : la raie tracée à la règle, les pattes en parfaite symétrie stoppées net au niveau du lobe, la moustache taillée sans déborder d’un millimètre, les souliers cirés renvoyant le soleil comme deux miroirs mobiles, les plis de l’uniforme irréprochables. Le narrateur compare ce visage maîtrisé à un jardin à la française opposé au naturel d’un jardin anglais, et note malicieusement que sa principale différence avec une figurine Playmobil tient à sa capacité de plier les coudes et les genoux. La méchanceté reste amicale, l’observation demeure affectueuse.
Cette rigueur de façade dissimule un homme débordé. Bruneau déteste les meurtres qui gonflent ses statistiques de criminalité, redoute sa hiérarchie et la préfecture, perd ses moyens quand la presse nationale s’empare de l’affaire. Il jure alors, s’agite, arpente les pièces. Il commet aussi ces confusions de langage qui font le sel du roman, mélangeant les expressions toutes faites avec un aplomb impérial, notamment lorsqu’il affirme avoir les pieds sur les épaules. Noval savoure ces bourdes sans jamais les corriger frontalement, préférant les consigner à l’usage du lecteur. Le duo fonctionne sur cette asymétrie : la méthode contre l’intuition, le règlement contre l’improvisation, le procès-verbal contre la rêverie.
Autour d’eux gravitent des figures secondaires soignées. L’adjudant Vivenot, nouvelle recrue blonde et perspicace, apporte une vivacité d’esprit qui agace discrètement son supérieur. Le commissaire divisionnaire Alexandre Schweitzer, ami d’enfance de Bruneau et vieux complice lyonnais du narrateur, prolonge la petite communauté du Clunisois autour de grillades estivales. Hervé Glaber, archiviste desséché comme un parchemin, offre une mémoire encyclopédique que Noval consulte comme on ouvrirait un incunable. Chacun apporte sa tonalité propre, et Nuel orchestre ces voix avec un sens du dosage qui évite toute surcharge.
Le Nouvel Abélard, un tueur qui écrit et qui défie
Le roman bascule dans une autre dimension le jour où l’assassin prend la plume. La lettre qu’il adresse revendique ses meurtres, corrige ceux qu’on lui attribue à tort, et surtout impose une règle du jeu. Signée du Nouvel Abélard, elle inaugure un dialogue empoisonné entre le tueur et l’enquêteur. Le choix du pseudonyme n’a évidemment rien d’anodin dans cette ville précise. Abélard, dialecticien redouté, fondateur du Paraclet, condamné par saint Bernard au concile de Sens puis excommunié, trouva refuge en 1140 à l’abbaye de Cluny auprès de Pierre le Vénérable, qui le réconforta et fit lever sa sentence avant qu’il ne meure au prieuré de Saint-Marcel-lès-Chalon.
Nuel tire de cette référence un fil d’une richesse considérable. Le théologien reste associé dans la mémoire collective à sa passion coupable pour Héloïse, à l’enfant né de cette union et à la vengeance atroce du chanoine Fulbert. En s’appropriant ce nom, celui qui écrit revendique une filiation intellectuelle, une souffrance peut-être, une supériorité en tout cas. Il baptise ses crimes d’un terme théologique qui en dit long sur son orgueil, et le narrateur s’interroge : cet homme se prend-il pour un esprit d’exception, pour un génie méconnu, pour une divinité qui distribue les sentences ? Le roman laisse la question ouverte assez longtemps pour que le lecteur en éprouve tout le trouble.
Ce qui rend l’adversaire redoutable, c’est son ton. Ses messages félicitent, applaudissent, décernent des bravos sarcastiques, découpent l’enquête en épreuves successives comme un examinateur cruel. Il familiarise, abrège sa signature en une simple initiale, jouit visiblement de faire courir un retraité de soixante-dix ans à travers la Bourgogne. Noval enrage, se sent manipulé, s’en veut de participer à ce cirque tout en y prenant un plaisir qu’il refuse d’avouer. Le duel intellectuel qui s’engage alors donne au livre sa tension véritable, bien plus efficace que n’importe quelle course-poursuite.
Sur les traces de Lamartine, de la rue des Ravattes à Saint-Point
L’énigme posée par l’épistolier prend une forme inattendue : un jeu de piste lamartinien à travers le Mâconnais. Le sous-titre du livre annonçait cette enquête, et elle tient toutes ses promesses. Pour progresser, l’ancien détective doit se muer en amateur éclairé de littérature, emprunter à la bibliothèque municipale l’ouvrage d’Émile Magnien consacré aux itinéraires du poète, solliciter l’archiviste local, remonter une lignée. La première étape le conduit dans le quartier des Ravattes, devant une porte de jardin où subsiste un écusson de pierre ovale, un blason au trèfle usé par les siècles, encadré des chiffres qui désignent l’année 1626. Les Alamartine, marchands enrichis dans le commerce de la viande, y furent anoblis avant que leur patronyme ne se transforme en un nom promis à la gloire.
Les étapes suivantes déploient une véritable cartographie sentimentale. La statue en bronze de Mâcon, œuvre de Falguière inaugurée en 1878, où le poète tient carnet et crayon comme prêt à recevoir l’inspiration, entourée de trois bas-reliefs consacrés à l’Éloquence, à l’Histoire et à la Poésie. Le buste de Milly-Lamartine, signé Claudius Chamonard en 1896, avec sa plaque rappelant le décret d’abolition de l’esclavage signé en avril 1848. Le château de Saint-Point enfin, résidence principale du poète et dernière demeure au sens le plus littéral, dans ce petit cimetière où repose également un jeune poète mort au front en 1916 qui souhaitait l’éternité à ses côtés.
Nuel profite de ce dispositif pour rappeler une carrière que l’on résume trop souvent à quelques vers appris au collège. Député, président de conseil général, ministre des affaires étrangères, membre du gouvernement provisoire, candidat malheureux à l’élection présidentielle de 1848 face à Louis-Napoléon Bonaparte, propriétaire terrien ruiné par son attachement à ses maisons. Le romancier transforme ainsi une intrigue criminelle en promenade savante, et le lecteur referme ces pages avec l’envie sincère de prendre la route touristique qui relie Milly, Pierreclos, Berzé et Saint-Point.
Le blason au trèfle, une pierre usée au coin d’une rue
Une petite feuille trilobée gravée dans le calcaire, à hauteur de regard, presque effacée, que des milliers de passants croisent sans la voir. Cette image concentre tout ce que réussit La Nuit de Cluny. Nuel travaille la matière du patrimoine comme un orfèvre travaille une monture ancienne, en cherchant moins l’éclat que la patine. Son roman avance à ce rythme, celui d’un homme qui marche dans une ville qu’il aime, s’arrête devant une inscription, consulte un érudit, vérifie une date, puis reprend sa route en songeant qu’un meurtrier se cache quelque part derrière ces pierres. La violence contemporaine et la mémoire millénaire y dialoguent sans que jamais l’une écrase l’autre.
Le livre s’inscrit dans une série qui compte déjà Avril à Cluny, Le puits des Pénitents et Décibels mortels, publiés aux éditions Héraclite, mais il se lit en parfaite autonomie. Les renvois aux affaires précédentes fonctionnent comme des clins d’œil complices, jamais comme des passages obligés. Ceux qui découvrent Brice Noval à cette occasion trouveront tout ce qu’il faut pour l’adopter : une gourmandise de la digression, un humour qui ne se prend pas au sérieux, une tendresse pour les vieilles pierres et les vieux mots, une lucidité tranquille sur l’âge qui vient. Ceux qui le connaissent retrouveront un compagnon de route en pleine forme.
Reste le plaisir singulier de ce polar qui refuse l’hémoglobine et la surenchère pour miser sur l’intelligence du lecteur. Une enquête criminelle y devient prétexte à un parcours dans le temps long, celui des abbés Odilon et Pierre le Vénérable, des Gadzarts en blouse grise défilant en monôme, des chevaux du haras établi sur le chœur disparu, des frères de Taizé vendant leurs poteries et leurs carrés au miel. Jean-Jacques Nuel signe là un livre gourmand, cultivé et malicieux, dont l’emblème pourrait bien être ce trèfle de pierre : modeste, discret, et porteur de toute une histoire.
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Mots-clés : polar bourguignon, tueur en série, jeu de piste littéraire, abbaye de Cluny, Alphonse de Lamartine, détective à la retraite, Jean-Jacques Nuel
Extrait Première Page du livre
« 1.
La journée de ce dimanche 28 mai ne pouvait mieux commencer. Une vraie nuit de sommeil, sans interruption ni cauchemar, un réveil en douceur, la lumière du soleil filtrant à travers les persiennes, le chant du merle dans la cour et un petit déjeuner copieux, exceptionnellement augmenté de quelques tranches de bacon grillé. Quand mon portable vibra sur la table de la cuisine, le nom de Virginie de Lancharre s’afficha. J’étais étonné qu’elle m’appelle de si bonne heure. Je ne fus pas long à répondre.
- Hello ! Virginie !
- Bonjour, Brice. Je ne vous dérange pas ?
- Vous ne me dérangez jamais.
- Figurez-vous que j’ai pensé à vous, ce matin.
- Heureux de l’apprendre. Moi, c’est en permanence que je pense à vous ! Elle ne releva pas mon propos flatteur – lequel, pour être exagéré, n’était pas si éloigné de la réalité.
- C’est au détective que je pensais.
- Un ex-détective ! Vous oubliez que je suis retraité !
- Allons donc ! Vous n’avez jamais été aussi actif, me contredit-elle, faisant allusion à mes
- récentes enquêtes*1. Vous savez ce qui s’est passé la nuit dernière à l’abbaye, lors du Gala des Arts et Métiers de Cluny ?
- Non, vous allez me l’apprendre. Je vis hors du monde, dans ma retraite de Lys. Et la nuit, je dors. Vous êtes allée au gala ?
- Oui, Cyril m’avait invitée. À la fin de la soirée, au moment de partir, on a senti de l’agitation, de la fébrilité. Visiblement, il se passait quelque chose d’anormal. On a entendu la sirène des pompiers. Quand on est sortis, il y avait deux véhicules de gendarmerie garés sur la place. Et ce matin, j’apprends qu’un meurtre a eu lieu dans l’abbaye. Pendant le gala ! Vous vous rendez compte ? On était sur les lieux du crime ! On a peut-être côtoyé l’assassin ! À l’excitation bien compréhensible de Virginie, j’opposai mes vieux réflexes d’enquêteur.- Ça s’est passé à quelle heure ?
- Vers 23 heures.
- Et qui est la victime ? »
- Titre : La Nuit de Cluny
- Auteur : Jean-Jacques Nuel
- Éditeur : Éditions Héraclite
- ISBN : 9782494954861
- Format : Broché
- Nationalité : France
- Langue : Français
- Date de publication : 06/05/2026
- Nombre de pages : 168 pages
- Genre : Polar, roman policier, enquête régionale
- Sujets traités : Tueur en série, jeu de piste littéraire, patrimoine clunisien, Alphonse de Lamartine, abbaye de Cluny, détective à la retraite, gendarmerie rurale, Bourgogne du Sud
Page officielle : www.jeanjacquesnuel.com
Résumé
Un dimanche de mai, à Cluny, un étudiant des Arts et Métiers est retrouvé mort dans les locaux de l’abbaye pendant le grand gala annuel. Trois semaines plus tard, un cavalier connaît le même sort au centre hippique, en pleine compétition. Puis un jeune guide de l’abbaye, choisi pour accompagner une délégation officielle. Aucun lien entre les victimes, aucun mobile apparent, mais un même mode opératoire qui ne laisse plus de doute : la petite cité bourguignonne abrite un tueur en série qui semble s’attaquer aux fleurons mêmes de la ville.
Le major Bruneau, débordé par une affaire devenue nationale, fait appel à Brice Noval, détective lyonnais à la retraite installé dans une ferme du Mâconnais. Quand l’assassin décide d’écrire et de signer du nom du Nouvel Abélard, l’enquête change de nature. Un jeu de piste s’engage sur les traces d’Alphonse de Lamartine, de Cluny à Mâcon jusqu’aux demeures du poète, où chaque étape résolue en appelle une autre. Noval devra convoquer autant sa culture littéraire que son flair de limier pour approcher un adversaire qui prend un malin plaisir à le faire courir.

Je m’appelle Manuel et je suis passionné par les polars depuis une soixantaine d’années, une passion qui ne montre aucun signe d’essoufflement.














