La maison des silences de Donato Carrisi : l’art de la peur silencieuse

La maison des silences de Donato Carrisi

Top polars à lire absolument

Le Pendu de la Porte-Bergère de Bruno Malivert
La clinique du lendemain de Caroline Comte
Vigne rouge de Jean Michel Bourgeois et Dominique Viala

Un hiver florentin et la peur dans les yeux des parents

Il pleut sur la piazza della Signoria, et cette pluie ne lave rien. Elle colle aux vitres du dernier étage d’un immeuble ancien où Pietro Gerber reçoit ses petits patients, elle noie les toits, elle transforme un vendredi de février en couloir gris. C’est dans ce décor lessivé que Donato Carrisi installe sa mécanique, avec la patience d’un horloger qui remonte un ressort avant de le lâcher. Un couple pousse une porte que le psychologue ne ferme jamais à clé. Ivo Craveri, vice-consul de l’Uruguay, et sa femme Susana, antiquaire chez Sotheby’s, se tiennent par la main comme s’ils risquaient de se perdre. Élégants, aisés, impeccables jusque dans la détresse. Et pourtant Gerber lit sur eux ce qu’il lit sur tous les parents qui arrivent chez lui sans rendez-vous : ils viennent parce que personne d’autre n’a su les aider.

La force de cette entrée en matière tient à une phrase que la mère laisse échapper, presque malgré elle. Il n’y a plus le temps. Trois mots qui déplacent aussitôt le récit du registre clinique vers celui de l’urgence, et qui donnent au lecteur la sensation désagréable d’avoir déjà pris du retard. Carrisi travaille cette anticipation avec une économie remarquable : quelques minutes avant l’arrivée du couple, une rafale d’air froid s’engouffre par la fenêtre du cabinet et laisse à Gerber une impression de vide, un léger étourdissement. Le romancier n’explique rien, il dépose. Le pressentiment devient une pièce du dossier au même titre qu’un symptôme.

Florence, ici, n’est pas une carte postale. La ville se réduit à des trajets nocturnes, à des collines noyées de brouillard sur la route de l’Impruneta, à une villa du XVe siècle en pleine rénovation, à Pian dei Giullari, dont plus de la moitié de la façade disparaît sous les échafaudages et les bâches. Une allée de cyprès, une tour d’observation, une bétonnière abandonnée sous la pluie. La maison des Craveri respire littéralement : une toile de plastique scellée du sol au plafond sépare la partie habitée du chantier, se gonfle à chaque rafale, se dégonfle quand le courant se retire. Rarement un décor domestique aura si bien annoncé ce qui se joue dans une tête d’enfant.

L’endormeur d’enfants, héritier d’un art controversé

Il faut prendre la mesure de ce que Carrisi a inventé avec Pietro Gerber. À Florence, on le surnomme l’endormeur d’enfants, formule qui lui vaut moins une réputation de spécialiste qu’un halo de sorcellerie tenace. L’hypnothérapie infantile traîne derrière elle assez de croyances diffuses pour que chaque première consultation commence par un travail de déminage : dissiper l’équivoque, expliquer la méthode, dire ce que la transe permet et surtout ce qu’elle ne permet pas. Le romancier s’appuie ici sur une documentation sérieuse, signalée en fin de volume, et cette rigueur donne au personnage une densité que le fantastique seul n’aurait jamais produite.

Gerber est un héritier, et c’est là que le portrait devient passionnant. Son père, Monsieur B., fut le premier endormeur d’enfants, homme affable aux poches pleines de ballons et de sucettes, si habile à masquer les tourments de son métier que tout le monde le trouvait charmant. Le fils, lui, se qualifie lui-même de maussade. Il travaille dans un cabinet hérité, note ses séances dans des carnets en papier d’Amalfi à couverture de cuir noir achetés chez le même papetier depuis toujours, des centaines de carnets identiques alignés dans un meuble du XVIe siècle. Cette manie d’archiviste dit tout de lui : au milieu des classeurs et des surligneurs, il cultive l’illusion qu’on peut mettre de l’ordre dans le chaos.

Reste l’essentiel, que Carrisi glisse comme une clause de style et qui gouvernera tout le roman. Monsieur B. avait légué une règle à son fils : ne jamais ouvrir des portes qu’on n’est pas capable de refermer. Aphorisme de praticien, avertissement moral, et promesse narrative. Car l’hypnose telle que la décrit ce livre n’est pas un sérum de vérité, elle est un accès aux zones les plus obscures de l’inconscient, là où dorment des instincts et des désirs que l’esprit conscient ignore posséder. Les enfants n’y échappent pas, et Gerber a passé sa carrière à découvrir dans leurs psychés des vérités honteuses. Il en a tiré une conviction et une hygiène de vie : pour bien faire ce métier, il faut la solitude. Ni famille, ni amis, ni compagne. Une existence entièrement absorbée par les inconnus qui frappent à sa porte.

Matias Craveri, neuf ans, et la femme qui revient chaque nuit

Le cas se présente d’abord sous une forme presque banale : un garçon de neuf ans qui ne dort plus. Puis Carrisi fait passer son lecteur du côté de l’écran. Le père a installé une caméra infrarouge dans la chambre de son fils, et les images verdâtres qu’il envoie au psychologue constituent l’une des séquences les plus efficaces du roman. On y voit une chambre ordinaire, une cible à fléchettes en Velcro, des maquettes d’avion, des affiches de galaxies, une pile de bandes dessinées par terre. On y entend une respiration régulière. Puis l’enfant ouvre grand les yeux et hurle, en agitant les bras comme pour écarter quelque chose. Le montage recommence, nuit après nuit, avec un pyjama différent, une chaise déplacée de quelques centimètres, et toujours la même terreur identique à elle-même.

Ce qui hante Matias porte un nom que l’enfant a choisi seul : la dame silencieuse. Une femme aux longs cheveux noirs, vêtue de sombre, qui ne parle pas et qui revient. Le garçon lutte chaque soir contre le sommeil, il a cessé d’aller à l’école, il ne voit plus d’autres enfants, sa mère ne le quitte pratiquement plus. Carrisi mesure très bien la puissance de cette figure : il ne la montre presque jamais frontalement, il la fait exister par ses effets, par la peur qu’elle installe, par le trou qu’elle creuse dans une famille par ailleurs irréprochable.

Car cette famille est un des ressorts les plus subtils du livre. Ivo et Susana forment un couple magnifiquement composé, quatrième déménagement depuis la naissance de leur fils, Montréal, Bratislava, Athènes, l’Andorre, puis la Toscane où ils comptent enfin s’enraciner. Ils ont le talent inné de véhiculer une image précise d’eux-mêmes, note Gerber, qui se trouve négligé à côté d’eux. Et pourtant, dès la première rencontre, le psychologue perçoit une réticence, un blanc dans leur récit. Ils veulent être prudents. Ils craignent qu’on leur ferme la porte s’ils présentent les choses de la mauvaise manière. Cette zone d’ombre familiale, Carrisi l’entretient longtemps, et elle donne au roman sa seconde ligne de tension, souterraine, patiente, autrement plus troublante que le surnaturel.

Le métronome, la zone verte et le seuil des rêves

Peu de romanciers osent consacrer autant de pages à un protocole thérapeutique sans jamais perdre leur lecteur. Carrisi y parvient parce qu’il traite la technique comme un rituel. Gerber remplace son fauteuil à bascule par une méridienne, allume le feu de cheminée, lance un métronome électronique dont la pulsation guidera l’enfant vers la transe puis l’en fera revenir. Il prend le pouls, surveille la baisse de la température corporelle, attend le passage vers le sommeil profond, guette le mouvement frénétique des pupilles sous les paupières. La précision de ces gestes produit un effet inattendu : elle rassure le lecteur juste assez pour que la suite le déstabilise davantage.

Le roman baptise un lieu, et ce baptême est une trouvaille. La zone verte, ce degré d’hypnose où le cerveau enregistre une altération significative des couleurs et d’où les patients reviennent en racontant avoir visité un endroit brillant comme une émeraude. C’est là que se forment les rêves. C’est là que Gerber espère retrouver la dame silencieuse. On croise dans ces pages une vulgarisation élégante des phases du sommeil, notamment cette idée qu’on ne peut pratiquement pas se réveiller au milieu d’un cauchemar, qu’il faut attendre qu’il se termine, prisonnier, contraint à l’immobilité. Voilà résumée toute la situation du garçon.

Sur le plan formel, Carrisi opère alors un basculement remarquable. Les récits sous hypnose sont livrés bruts, au présent, à la première personne, dans une prose dépouillée de tout appareil critique. Plus de psychologue, plus d’analyse, plus de guillemets rassurants. Une voix d’enfant décrit ce qu’elle voit et le lecteur y est jeté sans filet, avec cette qualité hallucinée des choses vues en rêve : un rideau à franges colorées, un chat roux qui somnole sur un muret, le chant des cigales, l’odeur du pain cuit une fois par semaine dans un four à bois. Ces passages possèdent une texture sensorielle saisissante, et leur alternance avec les chapitres d’enquête crée un balancement hypnotique qui imite, jusque dans sa construction, le va-et-vient du métronome.

L’immeuble jaune, les collines toscanes et l’enquête d’un psychologue

Puis le roman quitte le cabinet, et c’est là qu’il change de nature. Ce que raconte Matias sous hypnose comporte des détails vérifiables. Un grand immeuble jaune, un couloir de dernier étage éclairé au néon, une porte close au fond, un boîtier électrique gris fixé trop haut pour un enfant. Gerber y va. Il trouve. Cette découverte, Carrisi la construit avec une lenteur exemplaire, jusqu’au moment où la poignée couverte de poussière signale depuis combien d’années personne n’a poussé cette porte. L’appartement abandonné qui s’ouvre alors, avec ses stores baissés, sa lampe orientable au-dessus d’une table, sa chaise écartée comme si quelqu’un s’était levé brusquement, s’impose comme une présence vivante et hostile, colonisée par des oiseaux dont le froissement d’ailes avait été pris pour un murmure.

L’enquête s’élargit ensuite à toute la Toscane, et le livre en profite pour dérouler des paysages superbes sans jamais céder à la carte postale. Les collines siennoises et métallifères avec leurs lieux à charge symbolique, l’abbaye sans toit de San Galgano, les geysers de borax de la vallée du Diable, les tours de San Gimignano. Ailleurs, une hêtraie truffée de panneaux avertissant de la présence de sangliers, une vallée étroite, une masure au toit effondré près d’un mûrier dénudé par l’hiver, et le village de Barga découpé sur la ligne de crête. Le contraste entre ces horizons ouverts et le huis clos du cabinet donne au roman une respiration très maîtrisée.

Gerber n’est pas seul dans cette traversée. Il consulte Zaccaria Acher, dit Monsieur Z., vieil hypnotiseur retiré du monde depuis deux ans, qui reçoit dans une pièce aux volets fermés, entouré de dizaines de montres parfaitement synchronisées, une pipe éteinte entre les dents et des considérations saugrenues sur les lapins et les carottes en guise de bonjour. Le mentor répond par énigmes plutôt que par solutions, et l’une d’elles, concernant un ciel rose comme de la barbe à papa, offre au roman l’un de ses moments les plus inventifs, où une devinette poétique se résout par la chimie de l’air.

Là où la raison de Pietro Gerber cesse d’être un abri

Le livre s’ouvre en réalité très loin de Florence, dans un village proche de Tambacounda, au Sénégal, où une psychologue pour enfants nommée Erica De Roti pratique l’hypnose au milieu de la poussière et de la chaleur. Ce prologue, daté d’une manière qui intrigue longtemps, fonctionne comme une pierre posée en travers du chemin. On la contourne, on l’oublie presque, et elle réapparaît beaucoup plus tard quand Gerber, à bout de ressources, se résout à traverser une forêt de chênes verts pour rencontrer cette femme qui ne reçoit presque personne et qui étudie, selon Monsieur Z., des phénomènes dont les psychologues refusent le plus souvent de s’occuper.

Sa maison est un cabinet de curiosités où l’ésotérisme et l’instrumentation scientifique cohabitent sans se disputer : géode noire et violette, cartes du tarot de Besançon, masques africains, attrape-rêves, et tout près un oscilloscope, un analyseur de spectre, un enregistreur à bobines, une antenne hélicoïdale qui coiffe le toit. Carrisi glisse là quelques-unes de ses meilleures pages documentaires, autour du tonoscope et des figures que le sable dessine spontanément sous l’effet des vibrations acoustiques, ou autour de la psychophonie et de ces gens qui collaient l’oreille contre l’écran d’un téléviseur éteint pour entendre les morts. Un souvenir d’enfance de Gerber, une après-midi d’hiver dans une salle paroissiale bondée avec son père, donne à cette croyance une charge affective inattendue.

Tout l’art du romancier consiste à ne jamais trancher. Chaque anomalie reçoit une explication rationnelle possible, la paréidolie, la suggestion, l’épuisement, le désir de reconnaître un motif familier dans le bruit. Et chaque explication laisse un résidu. Gerber s’accroche à sa logique comme à une rampe, répète que les morts ne parlent pas, et constate que sa rampe cède par endroits. Ce qui menace ce psychologue n’est pas un monstre, c’est la perte de son propre outil de travail. Un homme dont le métier consiste à explorer l’esprit d’autrui se retrouve incapable de cartographier le sien, et cette inversion vaut à elle seule le voyage.

Le caillou gris serré dans une main d’enfant

Avant la première séance nocturne, Gerber ramasse dans la cour d’une villa en travaux un petit caillou gris, rond et plat, et le glisse dans sa poche. Il en fera un talisman pour Matias. L’enfant ne s’en séparera plus, il l’emportera dans son sommeil, poing fermé sur ce fragment de rien du tout. Voilà l’objet le plus modeste du roman et sans doute le plus juste. Un caillou ne protège de rien. Il ne vaut que par le geste de l’adulte qui l’a choisi et par la confiance de celui qui le serre. Toute l’histoire de Pietro Gerber tient dans cette économie dérisoire des consolations, et Carrisi a la délicatesse de ne jamais souligner ce qu’il montre.

Ce quatrième volet des aventures de l’endormeur d’enfants se lit parfaitement seul, tout en récompensant ceux qui ont suivi le personnage depuis La Maison des voix. Le romancier y poursuit son enquête obstinée sur ce que les adultes refusent d’entendre des enfants, sur les secrets que se transmettent les familles à travers les générations, sur les maisons qui gardent la trace de ceux qui les ont habitées. Le titre s’entend d’ailleurs à plusieurs niveaux, du mutisme d’une femme aux silences qu’une famille entretient, et le lecteur mettra du temps à mesurer combien de ces silences le livre contient réellement.

Ce qui frappe, au terme du récit, c’est la cohérence de l’ensemble. Le brouillard des collines, la bâche qui se gonfle et se dégonfle comme un poumon, les carnets noirs alignés, la note enrayée d’une chanson de dessin animé dans une forêt en carton-pâte murée derrière des briques, la pulsation d’un métronome électronique. Carrisi tient ses motifs et les fait résonner sans jamais forcer la note. Il écrit un thriller psychologique qui accepte de rester à la lisière du fantastique, un roman sur la filiation déguisé en enquête, une histoire de peur qui parle surtout d’attention. Et il laisse son lecteur avec la même sensation que celle éprouvée par son psychologue au début du livre : une caresse invisible et non désirée, qui met quelques jours à s’estomper.

À lire aussi

Mots-clés : Donato Carrisi, La maison des silences, thriller psychologique, hypnose, Pietro Gerber, Florence, secrets de famille


Extrait Première Page du livre

« 7 juin 1944
« Le jour où le destin frappera à ta porte sera un jour comme les autres. »

Cette mise en garde de son grand-père ressemblait à un proverbe africain. D’ailleurs, depuis qu’elle était arrivée à Pakali, elle y pensait chaque matin.

Déjà toute petite, Erica De Roti redoutait d’être surprise par le destin. Pour se préparer aux coups de théâtre de la vie, elle avait entrepris un voyage à l’autre bout du monde.

À trente-cinq ans, elle voulait devenir fataliste.

Après avoir passé Noël dans le froid à Florence, elle s’était retrouvée sous la chaleur écrasante du Sénégal. Le véritable problème n’était pas les quarante degrés, de jour comme de nuit, mais la sécheresse. Dans le petit village proche de Tambacounda, tout semblait fait de poussière, même les gens. Il n’y avait pas moyen de s’en débarrasser : on soufflait sur un objet, et en quelques instants il en était à nouveau couvert. La poussière était omniprésente. On la respirait, elle collait aux cheveux et aux vêtements, on la sentait sous les dents quand on mangeait et elle raclait la gorge quand on essayait, en vain, de se désaltérer.

Dans cette région du sud du pays, où le fleuve Gambie offrait de magnifiques paysages, on ne s’habituait jamais à la poussière. La saison des pluies était vécue comme une libération.

Erica De Roti réfléchissait souvent au fait que, quelques mois plus tôt, elle n’aurait pas pu imaginer les difficultés auxquelles elle faisait face. Ses priorités avaient changé incroyablement vite. Désormais, tout ce qu’elle désirait était une douche, des draps propres et éventuellement une brise nocturne.

Erica était psychologue pour enfants. Elle était partie en Afrique pour un an en tant que bénévole, l’occasion de laisser son ancienne vie derrière elle.

Au centre pédiatrique du village, elle vivait et travaillait avec des collègues venus des quatre coins du monde. Ils étaient remplacés tous les six mois, si bien que personne ne connaissait le passé des autres et que le futur était un concept volatil, comme tout en Afrique. Seul le présent comptait.

Et le présent d’Erica, c’étaient les enfants de Pakali. »


  • Titre : La maison des silences
  • Titre original : La casa dei silenzi
  • Auteur : Donato Carrisi
  • Éditeur : Calmann-Lévy
  • ISBN : 9782702194324
  • Format : Broché
  • Nationalité : Italie
  • Langue : Français
  • Traduction : Anaîs Bouteille-Bokobza
  • Date de publication : 01/10/2025
  • Nombre de pages : 320 pages
  • Genre : Thriller psychologique
  • Sujets traités : Hypnose thérapeutique, enfance et traumatisme, rêves et cauchemars, secrets de famille, filiation, mutisme, frontière entre rationnel et inexplicable, Florence et la Toscane

Page officielle : www.donatocarrisi.it

Résumé

Un vendredi pluvieux de février, à Florence, un couple entre sans rendez-vous dans le cabinet de Pietro Gerber, situé au dernier étage d’un immeuble proche de la piazza della Signoria. Ivo Craveri, vice-consul de l’Uruguay, et sa femme Susana, antiquaire, viennent pour leur fils unique. Matias a neuf ans et il ne dort plus. Chaque nuit, il se réveille en hurlant, et il affirme qu’une femme aux longs cheveux noirs, vêtue de sombre, lui rend visite dans ses rêves. Il l’appelle la dame silencieuse, parce qu’elle ne prononce jamais un mot.
Spécialisé dans l’hypnose infantile, surnommé l’endormeur d’enfants comme son père avant lui, Gerber accepte le cas. Les séances vont pourtant l’entraîner bien au-delà de ce qu’il pouvait prévoir. Les détails livrés par l’enfant sous transe se révèlent trop précis pour n’être qu’imaginaires, et le psychologue quitte peu à peu son cabinet pour arpenter la ville puis la campagne toscane, à la recherche de ce qui relie ce garçon à une inconnue. Une enquête intime dans laquelle sa propre histoire familiale finira par se rappeler à lui.

D’autres articles de Donato Carrisi

La maison des silences de Donato Carrisi
La maison des silences Donato Carrisi
Le Chuchoteur de Donato Carrisi
Le Chuchoteur Donato Carrisi

Je m’appelle Manuel et je suis passionné par les polars depuis une soixantaine d’années, une passion qui ne montre aucun signe d’essoufflement.


Laisser un commentaire