Une famille américaine d’Ayelet Gundar-Goshen : le vertige du doute maternel

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Une famille américaine d'Ayelet Gundar-Goshen

Palo Alto, la quiétude fissurée

Une question vertigineuse sert de seuil à ce roman : de minuscules doigts de nouveau-né peuvent-ils, en grandissant, devenir des doigts d’assassin ? Celle qui la pose s’appelle Lilach Shouster, mère d’Adam, seize ans, que l’on accuse d’avoir tué Jamal Jones, un camarade de classe. Elle affirme aussitôt que c’est faux. Avec cette ouverture tranchante comme une lame, Ayelet Gundar-Goshen, romancière israélienne et psychologue clinicienne de formation, plante le décor d’un récit où l’amour maternel et le doute avancent main dans la main, sans jamais se lâcher.

Le cadre semble pourtant taillé pour l’insouciance. La famille vit dans « une rue verte et tranquille qui donnait sur l’avenue verte et tranquille d’une ville verte et tranquille, l’une des plus sûres d’Amérique ». Il y a la pelouse, la piscine, les stores électriques que le mari abaisse d’un bouton chaque soir, les pantoufles alignées au pied de l’escalier. Puis survient le soir de Rosh Hashana. Un homme armé d’une machette fait irruption dans la synagogue réformiste de Palo Alto, et une jeune fille de dix-neuf ans, Leah Weinstein, meurt en faisant rempart de son corps pour protéger sa grand-mère. La vidéo circule sur WhatsApp, on la regarde une fois, deux fois, et quelque chose se lézarde dans la vitrine californienne.

Toute la force de cette première partie, intitulée « La Californie », tient à la manière dont l’auteure fait courir la fissure. L’attentat n’est pas un simple prologue : il contamine les conversations, inspire la création d’un club d’autodéfense pour les adolescents de la communauté israélienne, aiguise les regards. Quelques semaines plus tard, un coup de téléphone arrache les parents à un épisode des Simpson : « Papa, tu peux venir me chercher ? Y a un mort ici. » Lilach écrit depuis un après, et ce récit rétrospectif lui permet de semer des prolepses qui serrent la gorge, ces phrases au futur où l’on devine que les policiers frapperont un jour à la porte. Le lecteur avance ainsi sur une glace fine, conscient du gouffre sous ses pieds sans pouvoir en mesurer la profondeur. Construit en trois mouvements, le livre installe d’emblée sa respiration propre, celle d’un thriller psychologique qui préfère l’inquiétude sourde au fracas.

Lilach ou Lila, une femme entre deux langues

« Je ne m’appelle pas Lila mais Lilach. » Ce prénom que la gorge américaine peine à prononcer, à cause de sa finale gutturale, résume à lui seul l’une des lignes de force du roman. Mikhaël, lui, s’est mué depuis longtemps en Michael sans protester, et quand le couple a choisi le prénom de son fils, il a opté pour Adam, neutre, glissant dans les deux langues « comme du bon vin de Californie ». Leur identité israélienne a été rangée dans l’armoire, à côté des vieux trophées de foot du père. Cette image d’un passé mis au placard donne le ton d’un livre qui scrute avec finesse ce que l’exil fait aux noms, aux mots, aux liens.

La langue devient ici une frontière intime. Enfant, Adam a supplié ses parents de ne plus lui parler hébreu dans la rue, à Seattle, préférant se fondre dans l’anglais « comme dans le ventre protecteur d’un immense cachalot ». Lorsque ses cousins Tamir et Aviv débarquent du kibboutz, bronzés et bruyants, leur argot d’adolescents israéliens révèle cruellement que l’hébreu des Shouster a vieilli sans qu’ils s’en aperçoivent. Gundar-Goshen saisit aussi, avec une ironie mordante, l’univers des expatriées de la Silicon Valley : ces femmes toutes « responsables » ou « conseillères » de quelque chose, ces « amitiés carcérales » nouées entre captives d’un même pays d’adoption, par opposition aux amitiés naturelles laissées en Israël.

Lilach, elle, a renoncé à une carrière universitaire pour devenir responsable culturelle d’une modeste maison de retraite de Daly City. Ce lieu offre au roman un contrepoint précieux. Autour de Martha, la vieille dame qui lui caresse le dos à chaque rencontre, gravitent Armando, ancien coiffeur qui aurait brushé Rita Moreno, et surtout Dwayne, nonagénaire au rire éclatant, dont les répliques grinçantes sur le racisme et les privilèges percent les illusions de Lilach mieux qu’un long discours. Ces scènes, que l’on pourrait croire périphériques, élargissent le cadre : elles rappellent que l’Amérique se compose de mille exils superposés, et que la narratrice, malgré son aisance, reste une femme qui se cherche un endroit où s’appartenir. L’auteure dessine ce portrait sans complaisance, avec une tendresse lucide qui rend Lilach terriblement humaine dans ses contradictions.

Ouri, le joueur de flûte de Hamelin

Il surgit au cœur de la nuit la plus sombre, dans une rue saturée de gyrophares, lorsque Adam s’arrache soudain à ses parents pour se jeter dans les bras d’un homme aux cheveux ras, vêtu d’une doudoune. « Maman, papa, c’est Ouri. » Une seule phrase banale suffit ensuite pour que Lilach perçoive le pouvoir de cette voix : elle ne contraint pas, elle donne envie de suivre. La narratrice convoque alors l’image du joueur de flûte de Hamelin, et cette référence au conte, avec ce qu’elle charrie d’enchantement et de menace, éclaire toute la présence de cet ancien des unités d’élite que la rumeur prétend lié au Mossad.

Ouri anime le club d’autodéfense né après l’attentat. Navigation terrestre, krav-maga, exercices sous la pluie parce qu’« à la guerre personne n’a de parapluie » : les adolescents s’y transforment. Adam, l’enfant solitaire du club d’échecs, marche enfin épaule contre épaule avec une bande. Mais l’auteure glisse des détails qui grincent, comme un slogan talmudique affiché au mur, « Lève-toi et tue le premier », un couteau multifonction transmis tel un talisman sacré, un cercle où chacun encaisse un coup de poing avant de le rendre à son voisin. Lilach observe, frissonne, se tait, et reconnaît avec une franchise désarmante qu’une part de sa méfiance relève de la jalousie : son fils a trouvé un nouvel amour.

Gundar-Goshen se garde bien de figer cette figure dans un rôle. Ouri se montre attentif, drôle, généreux. Il passe ses samedis à jouer aux échecs avec le père endeuillé de Leah Weinstein, parvient lors d’un week-end au lac Tahoe à faire cuisiner Mikhaël et skier Lilach, révèle chez chacun des facettes enfouies sous la routine. Sa beauté, que la narratrice compare à une sculpture où la main de l’artiste aurait continué « une seconde de trop », fascine autant qu’elle intrigue. Le lecteur oscille alors avec Lilach entre gratitude et soupçon, sans jamais pouvoir trancher. C’est là l’une des réussites du livre : faire de cet homme un miroir où chaque membre de la famille projette ses manques, et laisser planer, jusque dans les gestes les plus anodins, une ambiguïté qui alimente la tension du récit.

Ceux qui frappent et ceux qui sont frappés

Adam avait quatre ans lorsqu’il est revenu de la maternelle avec des traces de dents de lait plantées dans les bras. Ce soir-là, au lit, Mikhaël a formulé la vision du monde qui irrigue souterrainement tout le roman : « Il y a ceux qui frappent et ceux qui sont frappés, c’est tout. » Et d’ajouter : « Je refuse d’élever une victime. » Le kimono blanc acheté pour un cours de judo, les tutoriels regardés sur YouTube, le petit garçon en larmes recroquevillé sur le canapé : l’auteure condense en quelques pages une guerre silencieuse entre un père et son fils, dont les frontières, une fois redessinées, ne seront plus franchies.

Ce père mérite qu’on s’y attarde, car Gundar-Goshen lui offre une profondeur remarquable. Enfant placé arrivé au kibboutz Gadot à trois ans, adopté par Ada et Moshé, Mikhaël a conquis sa place à force d’être « intelligent et attentionné », en quête permanente de notes, puis de salaires, preuves chiffrées de sa valeur. Chaque mois, il envoie une enveloppe à une mère biologique qu’il refuse d’interroger, car « on n’est pas obligés de retourner toutes les pierres de ce wadi ». Face à son frère Assy et à ses jumeaux musclés promis aux unités d’élite, il se mesure encore, comme autrefois sur la pelouse du kibboutz. En arrière-plan plane l’ombre d’une grand-mère rescapée des camps et de cette formule honnie, « comme des moutons à l’abattoir », que le couple redoute de transmettre.

Le roman refuse pourtant le binaire que Mikhaël énonce. Il y a Kelev, le chien couvert de cicatrices qu’Adam a arraché à une bande de gamins, au prix de ses propres ecchymoses. Kelev veut dire « chien » en hébreu, comme Adam signifie « homme », et le garçon rappelle à sa mère qu’être né homme ne suffit pas à devenir humain. « Ce n’est pas sa cicatrice qui est laide, c’est ceux qui la lui ont faite » : cette phrase d’adolescent vaut toutes les thèses. Autour de lui, l’Amérique offre son propre théâtre de violences, entre l’antisémitisme ravivé, les tensions raciales, la pauvreté qui a poussé l’assaillant de la synagogue hors de son quartier. Dwayne résume crûment : « On est construits comme ça, tous autant que nous sommes. » Entre agresseurs et agressés, l’auteure trace une zone grise où chacun peut changer de camp.

Annabella et Lilach, deux mères en miroir

Une robe rose à motifs de fleurs blanches, des talons trop hauts sur des chevilles gonflées, des yeux qui cherchent dans le salon des Hart : c’est ainsi qu’apparaît Annabella Jones, et Lilach, par une fenêtre ouverte, voit son visage « se fendre en deux » au moment où elle découvre le corps de son fils. Cette vision ne la quittera plus. Plus tard, au cimetière, elle remarque les doigts de cette mère qui bougent sur un clavier invisible, comme si elle jouait une mélodie que personne d’autre ne peut entendre. Ce détail obsédant, qui revient avec la régularité d’un leitmotiv, donne au deuil une forme musicale et poignante.

Poussée par une force qu’elle ne s’explique pas, Lilach finit par se rendre à l’InterContinental de Nob Hill, où Annabella travaille comme femme de chambre. Elle monte au dernier étage puis descend palier par palier, et nul ne l’arrête, car une femme blanche richement vêtue n’éveille aucun soupçon dans un hôtel de luxe. La remarque, glissée sans emphase, en dit long. Puis vient la visite au petit salon d’East Palo Alto, avec ses fauteuils en rotin, sa bouteille de Coca et son paquet d’Oreo réservés aux amis de Jamal. Deux femmes s’y étreignent, d’abord poliment, à l’américaine, puis avec une sincérité qui les surprend toutes deux. L’auteure ajoute en contrepoint une troisième figure maternelle, Suzanne Weinstein, dont la douleur bascule dans une déclaration malheureuse reprise en boucle par les chaînes d’information.

Ce face-à-face constitue le cœur battant du roman. Annabella n’est jamais réduite à un symbole : elle possède des économies, menace d’engager un détective privé, interpelle les lycéens dans la cour avec une rage désespérée, refuse les mouchoirs qu’on lui tend. Lilach, de son côté, mesure ce que cette mère représente : « ce que nous avions tous peur de devenir ». Entre elles circulent la compassion, la culpabilité, la méfiance et une étrange fraternité. Les deux femmes se posent l’une à l’autre la même question lancinante sur leurs fils, et Gundar-Goshen orchestre cette symétrie sans jamais forcer le trait, laissant les silences et les gestes porter ce que les mots n’osent formuler.

La peur, ce pays qu’on emporte avec soi

Coincés entre les bougies allumées et les barrières de police, au lendemain de l’attentat, les fidèles se serrent « tel un troupeau de moutons dans la nuit ». Cette image dit tout de la contagion qu’Ayelet Gundar-Goshen ausculte avec une précision clinique. La peur se propage par la télévision, par les groupes WhatsApp, par les parents qui montent une « task force » contre l’antisémitisme, par le beau-frère Assy qui répète que « chez nous, ça serait pas arrivé ». Bientôt, des inscriptions sur les murs du lycée viennent attiser le brasier, et chaque visage croisé devient suspect.

Pour Lilach, cette angoisse n’est pas neuve. Elle ressuscite l’hiver des attentats-suicides à Haïfa, les trajets en bus où chaque passager pouvait se faire exploser, la mère qui désignait les sorties de secours du centre commercial. Le couple avait quitté Israël pour soustraire son enfant à « la folie de la vie » là-bas, et à « ce qu’elle avait de plus fou : se faire passer pour saine ». Or voici que l’ancien réflexe revient, dans une pizzeria bondée où la narratrice scrute un jeune homme à casquette dont elle aimerait voir les mains. Au téléphone, depuis Haïfa, sa propre mère, avocate aux points d’exclamation en rafale, jubile presque : les enfants grandissent-ils vraiment dans un cadre plus rationnel en Amérique ? Ce personnage de grand-mère, inventrice du jeu « Mme la juge Ruthy » pour exister dans la vie de son petit-fils lointain, apporte une note acide et attachante.

L’auteure, forte de sa connaissance de la psyché, montre comment l’effroi déforme la perception. Lilach court après un adolescent dans la rue en croyant rattraper son fils, échafaude des hypothèses qu’elle juge elle-même absurdes le lendemain, sent son mari la regarder comme une créature sous-marine dont on évalue la dangerosité. Le lecteur devient complice de cette instabilité : faut-il se fier à cette narratrice inquiète, ou douter de ses doutes ? Ce trouble savamment entretenu nourrit un suspense qui ne repose pas sur les rebondissements mais sur la lente érosion des certitudes. La peur, ici, n’a pas de passeport. Elle traverse l’océan dans les valises, se loge sous la peau et finit par redessiner les contours d’une famille entière.

Ce qu’une mère croit savoir de son enfant

Telle un scanner d’aéroport traquant la bombe dans un sac anodin, Lilach examine chaque soir le visage de son fils en quête d’indices. Elle a glané sur des forums des questions de psychologues souriantes, « Qu’est-ce que tu as appris aujourd’hui ? », « Avec qui as-tu parlé ? ». Mais jamais, avoue-t-elle, elle ne lui a demandé s’il s’était moqué de quelqu’un, s’il avait fait du mal à quelqu’un. Cet aveu, glissé au détour d’une page, condense l’enjeu moral du livre : la maternité comme « longue escalade de murailles », où l’on protège autant qu’on refuse de voir. Dans la voiture, du rap à l’aller, les Beatles au retour, et ce jour où Adam choisit « Life on Mars » de David Bowie pour consoler sa mère : la musique devient le seul langage encore partagé.

Ce roman vaut par la justesse de son regard bien plus que par ses coups de théâtre. Ayelet Gundar-Goshen y entrelace avec maîtrise le thriller, la chronique sociale de la Silicon Valley, le récit d’exil et la radiographie d’un couple, sans qu’aucun fil n’étouffe les autres. Son écriture, nerveuse et sensorielle, regorge d’images qui frappent juste, de la tarentule aux multiples pattes que forme la foule au cimetière jusqu’aux pensées maternelles comparées à des mains palpant un sachet opaque pour deviner s’il contient des oranges ou des grenades prêtes à exploser. Les figures secondaires, de Dwayne à Annabella, ont une épaisseur qui enrichit le propos au lieu de le diluer.

Le titre lui-même porte une ironie discrète. Cette famille se voulait américaine, assimilée, protégée par l’argent et la distance, et découvre que ni l’un ni l’autre ne la met à l’abri de ses propres zones d’ombre. Le livre ne délivre pas de verdict rassurant ; il préfère confier au lecteur la question qui hante Lilach depuis la première ligne et qui ne cesse de changer de forme. Que sait-on vraiment de l’enfant que l’on a porté, nourri, regardé dormir ? Ayelet Gundar-Goshen ne prétend pas y répondre. Elle offre mieux : un roman qui donne à ce vertige une chair, une voix et une lumière californienne trompeusement douce.

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Mots-clés : Ayelet Gundar-Goshen, Une famille américaine, thriller psychologique, Silicon Valley, maternité, exil israélien, harcèlement scolaire


Extrait Première Page du livre

« Partie I

La Californie

1
Je regarde ces doigts minuscules, des doigts de bébé qui vient de naître, et j’essaie de comprendre s’ils peuvent, en grandissant, devenir des doigts d’assassin. Le jeune mort s’appelle Jamal Jones. Sur la photo du journal, ses yeux noirs ont la douceur du velours. Mon fils s’appelle Adam Shouster. Ses yeux ont la couleur de la mer de Tel-Aviv. Ils disent que c’est lui qui l’a tué. Mais ce n’est pas vrai.

2
Je ne m’appelle pas Lila mais Lilach, un prénom que les Américains ont du mal à prononcer à cause du son hébraïque de la fin, trop guttural pour eux. C’est pour ça qu’ici tout le monde m’appelle Lila. Mais je ne m’appelle pas Lila.

Pour Mikhaël, c’est facile. Il ne rectifie jamais. Ça ne se fait pas, ici. Moi, je continue à me présenter comme Lilach à chaque première rencontre, laissant le bénéfice du doute, et je ne relève pas si on me transforme en Lila – au moins, je n’y aurai pas mis du mien. En revanche, voilà bien longtemps que Mikhaël se présente directement avec la prononciation américaine. Il assure que ça ne fait aucune différence, que pour lui c’est presque pareil. Mais le jour où on l’a passé au détecteur de mensonges, quand on lui a demandé comment il s’appelait, quatre mois et demi après la mort de Jamal Jones, je suis sûre que l’aiguille s’est mise à trembler quand il a dit « Michael ».

Au lit, je l’appelle Mikhaël. Une seule fois, je l’ai appelé Michael, et j’ai eu l’impression de coucher avec quelqu’un d’autre.

Pour Adam, on a choisi un prénom neutre. Qui marche aussi bien en hébreu qu’en anglais. Un prénom apte à couler dans la gorge des Américains comme du bon vin de Californie, et qui ne leur restera pas coincé en travers. Et surtout pas un prénom comme Lilach ou Mikhaël, qui vous dénonce dès que vous sortez votre passeport : « c’est pas d’ici, ça ». Nous avons élevé un enfant en Amérique. Tout ce qui constitue notre identité israélienne a été rangé dans l’armoire à côté des trophées de foot que Mikhaël garde depuis le lycée – par pure nostalgie, car ils ne servent à rien. Nous avons élevé un enfant américain, qui est allé au lycée avec de petits Américains, et maintenant on l’accuse d’avoir tué l’un d’eux. »


  • Titre : Une famille américaine
  • Titre original : ןשייקוליר
  • Auteure : Ayelet Gundar-Goshen
  • Éditeur : Les Presses de la Cité
  • ISBN : 9782258200685
  • Format : Broché
  • Nationalité : Israël
  • Langue : Français
  • Traduction : Laurence Klein
  • Date de publication : 14/03/2024
  • Nombre de pages : 368 pages
  • Genre : Thriller psychologique
  • Sujets traités : Maternité, Adolescence, Harcèlement scolaire, Exil, Identité israélienne, Antisémitisme, Tensions raciales, Peur

Résumé

Lilach et Mikhaël Shouster, couple israélien installé à Palo Alto, mènent une existence confortable avec Adam, leur fils de seize ans, adolescent solitaire et passionné de chimie. Lorsqu’un attentat frappe la synagogue de la ville, la peur s’invite dans leur quotidien et Adam rejoint un club d’autodéfense animé par Ouri, un ancien des unités d’élite qui le fascine.
Quelques semaines plus tard, Jamal Jones, un camarade de classe, meurt au cours d’une fête. Tandis que les soupçons s’accumulent et que les tensions gagnent le lycée, Lilach voit grandir en elle une question terrible : que sait-elle vraiment de son propre fils ?


Je m’appelle Manuel et je suis passionné par les polars depuis une soixantaine d’années, une passion qui ne montre aucun signe d’essoufflement.


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