La diagonale du clou de Jean-Baptiste Barreau : un polar qui roule de travers

La diagonale du clou de Jean-Baptiste Barreau

Frédéric Daoust, dit Mouillette, un antihéros entre burlesque et bravoure

Il y a des héros qui chevauchent des dragons et d’autres qui pilotent un fauteuil électrique au joystick, une main sur la commande, l’autre sur une souris d’ordinateur. Frédéric Daoust appartient à la seconde catégorie, et Jean-Baptiste Barreau en fait le pivot d’un récit qui tient autant du roman noir que de la comédie grinçante. Trentenaire atteint d’une maladie neuromusculaire depuis la naissance, « Responsable Informatique » d’une mairie de l’Allier qui l’occupe surtout à redessiner des parcelles cadastrales déjà numérisées ailleurs, il traîne derrière lui un surnom hérité d’une passion d’enfance pour les œufs à la coque. Mouillette : le mot dit tout de la tendresse et de la dérision avec lesquelles l’auteur façonne sa créature.

Le portrait se construit par strates, à la manière d’un dossier administratif que l’on feuilletterait à rebours. Un père parti puis revenu malade, une mère buraliste qui jongle entre comptes-rendus médicaux et bilans comptables, un bac arraché à force d’endurance, une licence jamais achevée, un DUT décroché grâce à des lettres où l’humilité côtoie un chantage affectif « finement dosé ». Barreau ne gomme aucune aspérité. Son héros collectionne les cartouches de jeux vidéo rares, consigne ses échecs sentimentaux dans un tableur avec tris croisés dynamiques, et pousse l’évasion mentale jusqu’à postuler au programme des parastronautes de l’Agence spatiale européenne. Ces détails, loin d’être de simples coquetteries, dessinent un homme qui a fait de la fuite intérieure un art de survivre.

Ce qui frappe, c’est l’absence totale de misérabilisme. Fred n’est ni un saint ni une victime exemplaire : il ruse, s’arrange avec les règles, se montre parfois égoïste, souvent désarmant. Sa vulnérabilité physique, rendue avec une précision quasi documentaire (les transferts, les retournements nocturnes, l’urinal oublié), devient le moteur même de l’intrigue plutôt qu’un décor compassionnel. L’auteur le résume dans une formule qui pourrait servir d’épigraphe : un « héros discret, toujours en équilibre entre burlesque et bravoure ». On s’attache à ce funambule cabossé précisément parce qu’il refuse la posture qu’on attend de lui.

Une satire mordante de l’inclusion à la française

Sous les éclats de rire se cache une charge d’une belle précision. Si Fred occupe son poste municipal, c’est d’abord parce qu’une loi impose aux collectivités un quota de travailleurs handicapés sous peine d’amendes. Le narrateur évoque une République qui sait « intégrer » avec « une conscience légale et une tendresse statistique », et un maire centriste qui exhibe son agent comme un trophée électoral. En quelques lignes, le décor est planté : l’inclusion devient vitrine, l’humain devient indicateur. Barreau manie l’ironie comme un scalpel, sans jamais hausser le ton, laissant l’absurdité des situations parler d’elle-même.

La CAF et ses règles de cumul « presque ésotériques », l’hôpital psychiatrique qui avoue ne pas avoir l’habitude des personnes à mobilité réduite, l’institut d’éducation motrice où l’hygiène se réduit à une douche hebdomadaire faute de personnel : chaque institution traversée reçoit son coup de griffe. Les pages consacrées aux levers chronométrés et à cette baignoire sur roulettes qui traverse les couloirs sous le regard de tous comptent parmi les plus saisissantes du livre. Le comique y bascule imperceptiblement vers le constat, et le sourire se fige au moment exact où l’on comprend que cette mécanique n’a rien d’imaginaire.

La force de cette satire tient à son point de vue. L’auteur observe le monde depuis l’assise d’un fauteuil, et ce simple déplacement de focale suffit à rendre visibles les pavés, les marches, les portes trop lourdes, les regards qui glissent. Il n’épargne pas davantage les bons sentiments, la compassion de façade, le vocabulaire administratif qui enrobe la pénurie. En toile de fond, l’année 2020, avec ses attestations de sortie, ses gestes barrières et ses discours sur la nation solidaire, offre un contrepoint ironique idéal. Le livre ne prêche jamais : il montre, et cette retenue lui confère une portée bien plus durable qu’un réquisitoire.

De Vichy au Finistère, une cavale picaresque en pleine année Covid

La géographie du roman ressemble à une carte routière dépliée au gré d’un coup de vent. Saint-Pourçain-sur-Sioule, Broût-Vernet, les bords de l’Allier à Vichy, la rue Germot et son hôtel accessible, puis la longue traversée vers la Bretagne à bord d’un vieux fourgon Citroën Type H aux modestes 58 chevaux : chaque étape s’ancre dans un territoire réel, nommé, presque cartographié. Barreau aime les adresses précises, les carrefours chargés d’histoire, les aires d’autoroute aux toilettes miraculeusement adaptées. Ce goût du concret donne au récit une texture tangible, celle d’une France provinciale saisie au moment où le pays, confiné, retient son souffle.

Le genre picaresque trouve ici une incarnation inattendue. Comme les gueux des romans espagnols, Fred va de rencontre en rencontre, ballotté par des forces qui le dépassent, contraint d’improviser pour rester à flot. Sauf que son errance obéit à des contraintes que la littérature ignore d’ordinaire : l’autonomie d’une batterie, la nécessité d’une aide humaine pour chaque geste, l’impossibilité de ramasser un objet tombé sous l’accoudoir. Ces paramètres transforment la moindre péripétie en équation, et l’auteur en tire un suspense singulier, où une porte entrouverte ou une rampe en bois revêt une importance capitale.

Puis vient le Finistère nord, et le ton s’élargit. Plounéour-Brignogan-Plages, la longère en rénovation aux tomettes et aux poutres apparentes, le phare de Pontusval dressé sur la pointe de Beg-Pol, le pont de Rohan à Landerneau, l’abbaye de Daoulas, les falaises de Pen-Hir : la Bretagne prend corps, tout en granit, en crachin et en crêpes au caramel au beurre salé. L’auteur ne résiste pas au plaisir de la description gourmande, menus détaillés à l’appui, et ces haltes offrent de véritables respirations entre deux sursauts de l’intrigue. Le contexte sanitaire, omniprésent sans jamais écraser le récit, ajoute à cette cavale une étrangeté douce-amère, celle d’un pays qui se déconfine à tâtons.

Ciro, Jean-Paul et les autres, une galerie de figures truculentes

Autour de Fred gravite une faune que l’on n’oublie pas de sitôt. Ciro Morabito, colosse italien qui beurre les croissants avec un couteau automatique et cuisine l’agneau braisé comme un chef étoilé, en constitue sans doute la plus belle trouvaille. Ambigu jusqu’au bout des ongles, il passe de la menace à la délicatesse avec une aisance déroutante, bricole des rampes en bois pendant la nuit, prépare des sandwiches d’une minutie maniaque. Le lien qu’il tisse avec Fred, que ce dernier compare lui-même à un syndrome de Stockholm, forme l’un des fils les plus savoureux du roman.

Jean-Paul Chauffrias, compagnon de Corinne, ancien bricoleur resté coincé dans les années 90 après un AVC, chansonnier de grivoiseries d’un autre âge et sosie revendiqué d’un ancien Musclé, apporte une note de farce rabelaisienne. Barreau le croque avec une ironie affectueuse, sans lui épargner ses lourdeurs, et lui réserve une trajectoire plus surprenante qu’il n’y paraît. Corinne, mère courage à la tendresse envahissante, persuadée que l’iode soigne tout, complète ce trio familial bancal. Sans oublier Charles-Henri d’Ardenne de Tizac, chat borgne dont les initiales forment le mot « CHAT », clin d’œil qui résume l’humour potache de l’ensemble.

Le séjour breton déploie ensuite une véritable galerie de portraits. Markus, conspirationniste en gilet jaune et chasseur de loups-garous sur YouTube ; Gustavo, dont le synthétiseur vocal déréglé débite les cours du CAC 40 ; Ludivine, Mercredi Addams trentenaire passionnée de jeux d’énigmes ; Aya, chercheuse en biochimie obsédée par les transporteurs membranaires ; Marc, aristocrate féru d’anarchistes oubliés ; Aurélie, orage permanent sur fauteuil manuel. Chacun reçoit sa ligne de vie, ses désirs, ses contradictions. L’auteur évite soigneusement la caricature attendrie : ces vacanciers sont drôles, crus, parfois agaçants, toujours humains. Le désir, notamment, circule entre eux avec une franchise rare, rappelant une évidence que la société oublie volontiers.

Une enquête menée à hauteur de fauteuil

Le cœur policier du roman bat dans l’enceinte de l’IEM de Kerdelune, bâtisse réhabilitée dont la tour ronde coiffée d’ardoises veille sur un séjour de vacances adaptées. Lorsqu’une affaire trouble vient fissurer le quotidien de l’institut et que les autorités semblent pressées de refermer le dossier, une poignée de vacanciers décide de ne pas s’en contenter. Le dispositif est d’une simplicité redoutable : des enquêteurs que personne ne prend au sérieux, et qui puisent justement leur force dans cette invisibilité. Qui soupçonnerait une escouade de fauteuils roulants réunie dans une bibliothèque désertée ?

Barreau orchestre leurs manœuvres avec un sens aigu du rythme. Une scène de diversion devant le secrétariat, réglée comme un film de braquage, voit chacun exploiter ses particularités : la vidéo ésotérique de l’un, la photo volontairement floue de l’autre, le synthétiseur hurlant les indices boursiers, et l’unique bras capable de saisir un trousseau de clés. Suivent une exploration nocturne d’ordinateur, une attente interminable derrière une porte tandis que la douleur ronge les hanches de Fred, une énigme versifiée où se mêlent nombre d’or, étoiles et vieilles pierres. L’enquête progresse par tâtonnements, fausses pistes et surinterprétations délicieuses, notamment lors d’une fouille où chaque fissure se transforme en symbole alchimique.

Ce qui rend ces pages si vivantes, c’est la manière dont le handicap redéfinit les règles du genre. On ne court pas, on ne grimpe pas, on n’escalade aucune grille : on observe, on déduit, on contourne, on mobilise des alliés improbables. La contrainte devient ressort dramatique, et l’auteur s’amuse visiblement à détourner les codes du whodunit, entre clins d’œil à Rennes-le-Château et goût breton pour les mystères de pierre. Au fil des ateliers de pilotage de drone qui rythment les matinées, la troupe gagne en cohésion, et Fred, d’abord muet et replié, découvre le plaisir imprévu d’appartenir à un groupe. Le dénouement, aussi audacieux que déroutant, achève de prouver que l’auteur n’a aucune intention de suivre les rails.

Retrogaming, chansons paillardes et proverbes, une écriture qui fait feu de tout bois

L’écriture de Jean-Baptiste Barreau évoque une brocante joyeuse où l’on dénicherait, sur le même étal, un recueil de proverbes suédois et turcs, une cartouche Super Nintendo estampillée FAH, un poème des Fleurs du mal et un vinyle d’Herbert Léonard. Panzer Dragoon sur Sega Saturn, Mega Man X, Les Chevaliers de Baphomet, Les Galettes de Pont-Aven, Michel Bouquet dans Les Côtelettes, le sketch de Guy Montagné sur la foire aux haricots : les références pleuvent, toujours au service d’un regard ou d’une émotion. Le retrogaming, en particulier, offre à Fred un refuge, une grammaire du monde, et même une façon de lire une ruelle sombre comme un décor de point’n click.

La phrase alterne les registres avec une jubilation communicative. Le narrateur glisse d’un lexique administratif à une métaphore mystique, d’une précision clinique sur les gestes de soin à une envolée lyrique sur les falaises de Crozon. Les comparaisons font mouche, qu’il s’agisse de pauses « longues comme un dimanche de novembre » ou d’une chenille de bal happant tout convive dont le taux d’alcoolémie frôle « l’homicide involontaire », et l’humour noir surgit là où on l’attend le moins. Les chansons inventées de Jean-Paul, pastiches de paillardes et d’hymnes de fêtes populaires, ajoutent au texte une dimension sonore, presque musicale, que l’on entend littéralement résonner.

Cette profusion forge l’identité même du roman. Barreau assume une voix narrative omniprésente, qui commente, ironise, prend le lecteur à témoin, à la manière d’un conteur accoudé au comptoir d’un café des sports. Le procédé renoue avec une vieille tradition du roman comique, mais il s’appuie ici sur une connaissance intime du quotidien des personnes lourdement handicapées, rendu sans fard. Ce mélange de trivialité assumée et de sens du détail juste crée une alchimie singulière. On rit d’une incongruité, puis une phrase sobre, posée au bon endroit, vient rappeler la gravité de ce qui se joue en dessous.

Une diagonale insolente qui trace sa propre route dans le polar

Le titre agit lui-même comme une clé de lecture. Aux échecs, la diagonale du fou désigne la trajectoire oblique d’une pièce qui traverse le plateau en contournant les lignes droites ; Barreau y substitue un clou, objet banal, minuscule, capable pourtant de faire dérailler une existence entière. Tout le roman tient dans ce glissement : la vie de Fred, qui affronte volontiers l’ordinateur aux échecs en difficulté maximale, avance de biais, déviée par des accidents dérisoires aux conséquences démesurées. Le hasard y joue les metteurs en scène facétieux, et l’auteur s’en sert pour interroger, sous le rire, la part de contrôle que chacun croit exercer sur son destin.

Inclassable, La diagonale du clou emprunte au polar ses codes (évasion, règlements de comptes, secrets d’institution, énigme à résoudre) pour mieux les tordre. On y trouve une intrigue à rebondissements et un final qui ouvre des perspectives inattendues, mais aussi une chronique sociale, une comédie de mœurs et un roman d’apprentissage tardif. L’auteur ose parler de la sexualité des personnes handicapées, de la pénurie de soignants, de l’infantilisation ordinaire, sans jamais sacrifier le plaisir romanesque. Le mélange des tonalités, qui fait se côtoyer une scène d’une grande délicatesse et une séquence franchement grand-guignolesque, participe de cette singularité. Cette liberté de ton, qui assume le mauvais goût comme le lyrisme, confère au livre une respiration rare dans le paysage du genre.

Reste un héros auquel on s’attache durablement, et un livre qui bouscule les regards sans jamais faire la leçon. Jean-Baptiste Barreau rappelle qu’un fauteuil électrique peut aussi constituer un formidable véhicule romanesque, à condition de lui donner un pilote aussi têtu que Fred. Les amateurs de polars de travers, d’antihéros cabossés et d’humour qui gratte là où ça dérange trouveront dans cette diagonale un chemin de traverse savoureux, à emprunter sans ceinture de sécurité. Et la certitude s’installe, tenace, qu’un simple clou sur un trottoir ne sera plus jamais tout à fait anodin.

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Mots-clés : Jean-Baptiste Barreau, La diagonale du clou, polar humoristique, handicap, humour noir, Editions Maïa, Bretagne


Extrait Première Page du livre

« « Personne n’est si jeune qu’il ne puisse mourir demain. »

Proverbe suédois

Chapitre 1

Saint-Pourçain-sur-Sioule : une petite bourgade posée là, quelque part entre les plis géographiques de la France, un peu à l’est du « centre » de l’Hexagone. Une tâche charmante, presque anodine, où coule paisiblement la Sioule dont le lit sinue à trois cent cinquante mètres d’un édifice de pierre, l’hôtel de ville. Derrière ses stores jauni-par-le-temps, Frédéric Daoust — surnommé « Mouillette » — tue les heures avec une application rare. Trente et quelques années, de type caucasien, lourdement handicapé, Frédéric est l’un de ces agents municipaux que la République a su « intégrer » comme elle sait le faire : avec une conscience légale et une tendresse statistique. Sur le papier, il est Responsable Informatique de la mairie. À ce titre, il est censé « assurer l’organisation, le suivi et la mise en œuvre de l’ensemble du système informatique ». En pratique ? Il met à jour le site web de la ville. Deux fois par mois. Trois, les grandes semaines, quand un adjoint enthousiaste poste une photo d’inauguration de rond-point. Le reste du temps Frédéric redessine, inlassablement, les contours des parcelles cadastrales de l’Allier. Un travail déjà fait, ailleurs. Inutile ici. Une tâche tranquille, parfaite pour meubler les longues heures d’un poste que l’on nomme un placard. L’origine de cette histoire tient à une contrainte : une loi française impose aux collectivités d’employer un certain pourcentage de travailleurs handicapés, sous peine de lourdes amendes. Ainsi à force de cafés partagés et d’apéros du vendredi, Fred est devenu une figure familière et attachante de la mairie. Une mascotte bienveillante de l’inclusion made in France. Il ne se plaint pas. L’emploi est calme, les horaires souples, la pression inexistante, les pauses longues comme un dimanche de novembre. Mais quelque chose, en silence, s’agite. Car au fil des mois, Frédéric perçoit que son image, son statut, servent un autre discours — celui du maire, centriste habile, qui n’hésite pas à exhiber cette inclusion comme un trophée électoral. Fred se sent de plus en plus coincé entre le photocopieur et le tableau des astreintes techniques. Et il compte et recompte, chaque soir, les lignes d’un budget qui ne ferme plus, rongé par l’inflation et les petites urgences du quotidien. Ce n’est plus seulement de la curiosité : c’est une nécessité qui cogne doucement sous la peau. Alors viennent des chuchotements numériques, glanés sur les forums et dans les podcasts : crypto-monnaies, micro-tâches, revenus obscurs, plateformes d’autres mondes où l’argent circule à la vitesse d’un clic. Fred écoute, s’informe et imagine. Et dans la brume tiède de son quotidien municipal, il entrevoit une issue. »


  • Titre : La diagonale du clou
  • Auteur : Jean-Baptiste Barreau
  • Éditeur : Editions Maïa
  • ISBN : 9791042529567
  • Format : Broché
  • Nationalité : France
  • Langue : Français
  • Date de publication : 10/05/2026
  • Nombre de pages : 90 pages
  • Genre : Polar humoristique, roman noir satirique
  • Sujets traités : Handicap, Inclusion, Institutions médico-sociales, Confinement Covid, Crime organisé, Enquête amateur, Bretagne, Humour noir

Résumé

Frédéric Daoust, surnommé Mouillette, a la trentaine, une maladie neuromusculaire depuis la naissance et un poste de « Responsable Informatique » dans une mairie de l’Allier, qui consiste surtout à tuer le temps. Criblé de dettes, passionné de jeux vidéo rétro et maladroit en amour, il traverse la vie avec un détachement désarmant. Au printemps 2020, en plein confinement, une série d’événements le fait sortir de sa routine et le met sur la route de Ciro, un colosse italien aussi attentionné qu’inquiétant.
De Vichy aux côtes du Finistère nord, Fred se retrouve alors dans une cavale aussi absurde que dangereuse, qui le mène jusqu’à un séjour de vacances adaptées dans un institut de Landerneau. Quand une affaire trouble secoue l’établissement, une poignée de vacanciers que personne ne prend au sérieux décide de mener l’enquête à sa manière.


Je m’appelle Manuel et je suis passionné par les polars depuis une soixantaine d’années, une passion qui ne montre aucun signe d’essoufflement.


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