Adieu les monstres de David Gauthier : le fait-diversier qui écrivait ses propres crimes

Adieu Les monstres de David Gauthier

Top polars à lire absolument

Le Pendu de la Porte-Bergère de Bruno Malivert
La clinique du lendemain de Caroline Comte
Vigne rouge de Jean Michel Bourgeois et Dominique Viala

Un dimanche sur la Touvre, l’eau puis le feu

Il faut un certain aplomb pour installer son lecteur, sans préavis, à hauteur du visage d’un homme qui se noie. David Gauthier commence là, dans l’eau claire d’une rivière charentaise réputée pour ses truites, avec une voix off qui commente la scène comme on commenterait une partie de pêche entre voisins. Le narrateur devise sur François Ier, sur le saule pleureur importé du Japon et son symbole d’immortalité, pendant que ses genoux maintiennent une nuque sous la surface. Cette dissonance entre la douceur du décor et la froideur du geste installe immédiatement le régime du livre : une horreur tranquille, presque polie, qui avance sans jamais hausser le ton.

L’écriture y gagne une précision quasi clinique. L’auteur nomme les phases de la noyade, l’aquastress puis l’hypoxie, comme un manuel de secourisme retourné contre lui-même. Quelques pages plus loin, il détaille la manière dont brûlent le polyester, la laine, le coton, et cette digression textile devient un jugement moral détourné sur la victime. La structure élémentaire s’impose alors d’elle-même, l’eau puis le feu, deux matières que le roman ne cessera de faire dialoguer, du bassin olympique où le narrateur enchaîne les longueurs jusqu’aux volutes noires qui se confondent avec la nuit. Rien n’est gratuit dans ce bestiaire de sensations : chaque élément trouvera, bien plus tard, sa raison d’être.

Ce qui frappe surtout, c’est la maîtrise du tempo. Gauthier découpe son récit en séquences courtes, cinquante et une au total, dont certaines tiennent en deux pages. Le procédé pourrait hacher la lecture ; il produit l’inverse, une respiration syncopée qui épouse celle d’un homme sous tension permanente. Le crime initial n’est pas présenté comme une énigme à résoudre mais comme une opération déjà planifiée, exécutée avec le soin d’un artisan, y compris dans la fabrication des indices trompeurs, ces empreintes de bottes laissées sur la berge et ces branchages soigneusement froissés. Le lecteur sait tout du geste et rien de son origine. C’est exactement l’écart que le romancier va exploiter pendant quatre cents pages, en tenant fermement les deux bouts de la corde.

Thomas Delage, fait-diversier de ses propres ténèbres

Le dispositif central du livre tient en une phrase que le narrateur laisse tomber sans emphase, alors qu’il rédige son papier : si les policiers savaient qu’il est à la fois l’auteur de l’article et celui du crime. Thomas Delage couvre les faits divers pour le quotidien local d’Angoulême. Il appelle les pompiers, il obtient les confirmations du procureur, il tutoie la commissaire Guichard, il recueille les hommages des proches et il soigne ses titres pour qu’ils génèrent du clic. Il écrit, en somme, la version officielle d’une histoire dont il détient la version intime. Rarement le mot d’ironie dramatique aura trouvé emploi plus littéral.

Ce choix narratif offre à David Gauthier une matière que peu de romans policiers français exploitent avec autant de justesse : le vocabulaire du métier devient l’arme du criminel. Delage connaît les délais de l’institut médico-légal de Poitiers, la mécanique des cosaisines entre la police judiciaire de Limoges et le commissariat d’Angoulême, la vanité d’un magistrat qui aime voir ses citations imprimées. Il sait aussi ce qu’une insinuation glissée au bon moment dans l’oreille d’un témoin peut produire quelques jours plus tard, en garde à vue. Sa lucidité professionnelle et sa méthode criminelle sont la même faculté, employée dans deux directions opposées.

Reste la question du confort de lecture, et c’est là que le romancier réussit son pari le plus délicat. Passer plusieurs centaines de pages dans le crâne d’un homme qui tue de sang-froid suppose que ce crâne soit habitable. Delage l’est, parce qu’il est drôle, cultivé, observateur, capable de tendresse pour un sans-abri surnommé le Chilien et d’une affection maladroite pour ses collègues. Il commente le monde avec un cynisme de trentenaire fatigué qui n’exclut ni la compassion ni la beauté, comme lorsqu’il s’attarde sur les feuilles d’automne qui se posent avec la délicatesse d’un avion en papier. Le lecteur avance donc en tension constante, séduit par une voix qu’il sait pourtant incapable de remords.

Quand le comprimé orange ne suffit plus à faire taire les voix

Les monstres du titre ne sont pas une métaphore commode. Ce sont des présences, elles susurrent derrière la nuque du narrateur pendant qu’il prépare un café à deux heures du matin, elles le provoquent, elles le mettent au défi d’avoir assez de cran pour continuer. David Gauthier les traite avec un sérieux qui évite soigneusement la fantasmagorie gratuite : leur apparition suit une logique clinique, celle de troubles psychotiques anciens, apparus dans l’adolescence, longtemps contenus par un antipsychotique que le personnage se procure désormais auprès d’un receleur. La rispéridone ne fait plus effet, comme si les voix s’y étaient accoutumées, et cette accoutumance donne au livre son horloge intérieure.

L’auteur trouve pour ces manifestations des images d’une efficacité redoutable. Une scène de bistrot bascule soudain dans une suspension du temps, les silhouettes plaquent leurs paumes contre la vitre crasseuse et soufflent jusqu’à former des ronds de buée où s’inscrivent des lettres. Ailleurs, la noirceur qui tapisse le crâne du narrateur est décrite comme une boue visqueuse où les créatures se vautrent. Ces surgissements sont brefs, jamais complaisants, et ils apportent au polar une couleur presque fantastique sans jamais quitter le terrain du trouble psychique documenté.

Le contrepoint le plus intelligent du roman se joue dans le cabinet d’une psychologue. Une dizaine de séances ponctuent le récit, transcrites en longs blocs de parole entre guillemets, sans intervention du romancier, comme si la voix du patient se déposait telle quelle sur la page. Delage y raconte son père perdu dans ses étoiles et son télescope Skywatcher, sa mère dont l’odeur mêlait l’encens bon marché et la fleur d’oranger, un ami de collège et leur club de lecture clandestin. Ces chapitres avancent par cercles concentriques, chacun réduisant un peu la distance avec ce que le narrateur n’a jamais formulé. Ils font office de seconde enquête, intérieure celle-là, et leur progression est calculée avec une patience remarquable.

Angoulême hors festival : remparts, prison, poubelles et rats

Angoulême est ici bien davantage qu’une toile de fond régionale. Gauthier arpente une ville qu’il connaît manifestement rue par rue, et il en donne une version délestée du prestige de son festival de bande dessinée. Le narrateur habite l’une des quatre rues qui encerclent la maison d’arrêt, sous des néons d’abattoir que la nuit ne parvient jamais à éteindre, et il pose la main sur la pierre humide en s’adressant à la prison comme à une vieille connaissance. Plus bas s’étend La Grand Font, ce mélange de pavillons et de barres construites au milieu dans les années soixante. Ailleurs, un pirate octogénaire fabrique des bateaux multicolores qui ne navigueront jamais et allume chaque soir ses lampes à pétrole, une par une, pour retarder son propre crépuscule.

La ville respire aussi par ses commerces et ses tables. Le bistro Girard II, ses fauteuils cramoisis et son patron Gégé, enraciné derrière son comptoir, bavard érudit qui connaît aussi bien les ragots que la biographie de l’évêque dont il a fait son égérie, offre quelques-unes des séquences les plus savoureuses. La librairie Cosmopilote, le café associatif encombré de livres d’occasion, la terrasse du Saint-Gervais face au palais de justice : chaque lieu possède sa température propre et sa faune.

Le romancier greffe sur cette géographie un fil social d’une belle pertinence, la grève des éboueurs qui laisse les ordures s’entasser en plein centre pendant des jours et attire les rats sur les trottoirs. L’épisode nourrit une scène d’entretien mémorable avec un maire calculateur, surnommé rayon X par les journalistes, capable de digresser sur le chaos grec et la mythologie avant de dérouler un discours millimétré. Cette veine politique donne au roman une épaisseur documentaire que le genre néglige souvent, et elle rappelle que la Charente décrite ici n’est pas un décor pittoresque mais un territoire traversé de tensions très concrètes.

Dans la rédaction, les courbes d’audience et les corbeaux de l’info

Le portrait de la presse quotidienne régionale constitue l’un des plaisirs les plus inattendus du livre. Le siège du journal ressemble à une friche industrielle, l’intérieur est modulable jusqu’aux plafonds, et le narrateur y voit un message adressé aux jeunes recrues en contrat court : tout ici peut être démonté, y compris eux. Le rédacteur en chef observe depuis son bureau vitré que toute l’équipe appelle le bocal, il gravite autour des postes de travail quand une affaire monte, il surveille les courbes de fréquentation du site avec une excitation que Gauthier décrit sans indulgence mais sans mépris.

Les collègues valent le détour. Patrick Bouron, l’ancien fait-diversier, mémoire encyclopédique des grandes affaires charentaises, hanté par un cold case des années quatre-vingt-dix qu’il évoque le regard fuyant, nostalgique d’une époque où les tournées au commissariat se faisaient au cognac. Mathieu, surnommé le Gaston Lagaffe de la rédaction dans la capitale de la bande dessinée, bon camarade et gaffeur inépuisable, dont la chaleur devient paradoxalement l’un des points de fragilité du narrateur. Autour d’eux gravitent des lecteurs devenus indics via la messagerie Facebook du journal, où se déversent pêle-mêle signalements d’embouteillages, dénonciations de voisinage et insultes contre la profession.

Gauthier tire de ce microcosme une réflexion sans lourdeur sur la fabrique de l’information. Un corps découvert n’est d’abord qu’un corps, pas encore une victime, quelques lignes coincées entre deux comptes rendus d’audience, avant que l’identification ne déclenche la mécanique des hommages et des larmes, où l’on oublie instantanément les zones d’ombre du défunt pour ne retenir qu’une personne exceptionnelle. Le narrateur, qui se qualifie lui-même de corbeau de l’info, mesure la distance entre ce récit collectif et ce qu’il sait des morts. L’auteur, journaliste de terrain, écrit visiblement d’expérience, et cela s’entend à chaque paragraphe.

Johan, Barbara, Mathieu : les vivants autour d’un homme en apnée

La grande réussite affective du roman tient à la bande qui entoure Thomas Delage. Johan Hilon, libraire dandy de près de deux mètres, veste en tweed et expressions désuètes piochées dans un dictionnaire des mots oubliés, ne cesse de théâtraliser sa propre existence. Les deux hommes se sont autoproclamés les architectes du crime et remplissent depuis un an et demi un carnet de cuir vert de notes sur la balistique, la morphoanalyse des traces de sang, les coins de Charente propices à une disparition discrète, le tout pour un roman policier dont Johan se veut le consultant exclusif. Leurs dialogues, hilarants, portent une charge d’ironie qui va crescendo, puisque le lecteur mesure à chaque réplique ce que le libraire ignore.

Barbara Molly occupe une autre place, plus souterraine. Ancienne sans-abri sortie de la rue par la mère du narrateur, devenue professeure de chant dans le nord du département, tatouages, mèches rouges et rire cristallin, elle dirige des séances collectives qui tiennent du rite chamanique. C’est elle qui a jadis appris au narrateur à faire remonter sa voix depuis le ventre, et cet apprentissage du souffle irrigue tout le livre, jusque dans les scènes de crime où l’on respire pour se recentrer. Leur lien, qu’ils définissent eux-mêmes comme une adoration sans amour, échappe aux clichés du couple de polar.

Ces présences produisent un effet redoutable sur la lecture. Gauthier ne fabrique pas des faire-valoir mais des existences autonomes, avec leurs insomnies, leurs infidélités, leurs fatigues professionnelles, leurs tendresses maladroites. Plus elles gagnent en épaisseur, plus le lecteur redoute ce que leur proximité avec Delage pourrait leur coûter. Le romancier n’a pas besoin de menacer explicitement qui que ce soit : il suffit qu’un fou rire éclate dans un bistro, qu’un carnet change de mains, qu’une femme murmure qu’elle a peur dans le noir, pour que la tension grimpe d’un cran.

Un nom rayé sur la première page d’un livre abîmé

Un objet revient à intervalles réguliers, posé sur le siège passager d’une voiture. Un livre abîmé, que le narrateur ouvre à la première page pour y biffer un nom avant de caresser la couverture en chuchotant un prénom qui n’est jamais celui de la victime. Ce geste minuscule, répété, constitue la véritable colonne vertébrale du roman. Il transforme une série de crimes en compte à rebours et donne à l’ensemble sa forme de liste qui se vide. Gauthier fait confiance à son lecteur, il laisse ce motif travailler en silence pendant des chapitres entiers, sans jamais l’expliciter avant l’heure.

C’est ce sens de la construction qui distingue ce premier roman publié aux éditions cairn. La narration alterne le présent des faits, les séances de thérapie, quelques incursions à la troisième personne dans l’existence d’autres protagonistes, et même des articles de presse reproduits tels qu’ils paraissent dans le quotidien local. Chaque registre possède sa langue propre, du lyrisme contenu des souvenirs d’enfance à la sécheresse administrative de la prose journalistique. L’ensemble tient sans effet de manche, porté par une écriture charnelle, attentive aux odeurs, aux textures, aux bruits de la Charente.

Reste ce que le livre dit sans le plaider. La question posée à voix haute au détour d’un apéritif, faut-il être un monstre pour tuer, traverse le récit sans jamais recevoir de réponse rassurante. Gauthier explore la persistance des blessures d’adolescence, la manière dont une humiliation ancienne peut continuer d’organiser une vie adulte deux décennies plus tard, et il le fait sans thèse ni pathos, en laissant les faits produire leur propre vertige. Adieu les monstres se lit d’une traite pour sa mécanique implacable, puis se relit pour ses détails semés en chemin. Ceux qui referment le livre auront envie de revenir à cette première page barrée d’un trait, pour vérifier ce qu’ils avaient sous les yeux depuis le début.

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Mots-clés : polar charentais, harcèlement scolaire, vengeance, journaliste fait-diversier, Angoulême, thriller psychologique, David Gauthier


Extrait Première Page du livre

« 1
À travers l’eau claire de la rivière, on voit nettement sa grimace horrifiée, sa bouche qui s’ouvre et se ferme pitoyablement, comme s’il imitait les truites qu’il vient pêcher tous les dimanches.

— Savais-tu que François Ier pêchait lui aussi dans la Touvre ? On raconte qu’il se rendait au moulin du Roy, qui existe toujours. Il n’est qu’à quelques kilomètres. Mais toi, tu es un connaisseur, tu préfères les coins isolés qui se méritent, comme ici…

Paul ne répond pas. Il est dans la première phase de la noyade, la plus jubilatoire aussi : l’aquastress. Ses bras tournoient violemment, il tire sur ma parka, mais je suis trop lourd. Ma prise est trop ferme, mon bras trop puissant, mes genoux appuient sur son dos et seule sa tête est immergée. L’eau s’insinue peu à peu dans ses poumons, ses secousses sont de moins en moins brutales. Voilà la petite hypoxie, puis la grande. Il ne bouge plus, mais je dois continuer de le chevaucher quelques minutes, par sécurité. On ne sait jamais, c’est peut-être un champion d’apnée et il veut endormir ma vigilance.

Pour tout crime, il y a inévitablement des imprévus. Un promeneur pourrait débarquer, il serait alors difficile d’expliquer qu’il assiste à une simple boutade entre copains. Paul aurait pu être plus vigilant quand je lui ai demandé de m’aider à démêler le fil de mon moulinet. J’avais le visage à moitié mangé par ma capuche, je venais d’installer mon matériel, mais il n’a pas hésité une seconde, même pas vexé de voir débarquer quelqu’un sur ce lopin de terre qu’il s’est attribué ces derniers mois. Il n’a pas été difficile ensuite de le faire basculer d’un coup derrière la tête. Le temps de reprendre ses esprits, il était déjà à ma merci, le bec dans l’eau.

Ou bien notre communion pourrait être troublée par la venue du canot de l’un des chanceux qui possèdent un bout de la Touvre et en profitent, même en octobre.

Personne. Je relâche ma prise et je goûte la musique du bord d’eau : les clapotis de la rivière se marient harmonieusement avec le sifflement du vent dans les branches du saule pleureur qui nous surplombe. L’arbre majestueux, importé au xviie siècle du Japon, symbolise, pour certaines cultures orientales, l’immortalité. Pour Paul, c’est raté. »


  • Titre : Adieu Les monstres
  • Auteur : David Gauthier
  • Éditeur : Editions Cairn
  • ISBN : 9791070066003
  • Format : Broché
  • Nationalité : France
  • Langue : Français
  • Date de publication : 30/04/2026
  • Nombre de pages : 354 pages
  • Genre : Roman policier, Thriller psychologique, Polar régional
  • Sujets traités : Harcèlement scolaire, Vengeance, Troubles psychotiques, Journalisme de faits divers, Angoulême et la Charente, Traumatisme adolescent, Amitié, Deuil

Résumé

Thomas Delage a une trentaine d’années et couvre les faits divers pour le quotidien régional d’Angoulême. Revenu en Charente après la mort violente de sa mère, il a hérité d’une maison de ville qu’il rénove pièce par pièce, sauf une, et d’un mal bien plus ancien : des voix, des silhouettes, ce qu’il appelle ses monstres, apparues à l’adolescence et longtemps contenues par un antipsychotique qui ne fait plus effet. Un dimanche d’octobre, au bord de la Touvre, il noie un homme.
Dès le lendemain, il se rend sur la scène du crime avec son carnet, interroge la commissaire, contacte le procureur, recueille les témoignages des proches, et signe l’article. Autour de lui gravitent Johan, libraire dandy avec lequel il échafaude par jeu le crime parfait, Barbara, professeure de chant qui connaît son passé, et Mathieu, collègue et ami dont la présence le désarme. Alors que la police tâtonne et que la ville s’enfonce dans une crise sanitaire imprévue, un livre abîmé posé sur son siège passager voit ses noms se rayer un à un.


Je m’appelle Manuel et je suis passionné par les polars depuis une soixantaine d’années, une passion qui ne montre aucun signe d’essoufflement.


1 réflexion au sujet de « Adieu les monstres de David Gauthier : le fait-diversier qui écrivait ses propres crimes »

  1. Bonjour Manuel et MERCI pour cette chronique incroyable. J’en ai le souffle coupé. Quel travail ! J’ai l’impression de redécouvrir avec justesse mon roman et tout ce que j’ai voulu y mettre. Ce sont des paragraphes qui resteront gravés dans ma jeune carrière d’auteur et qui sont un encouragement infini pour continuer.
    Plus simplement, je suis très heureux que le livre vous ait plu à ce point.
    J’espère vous compter parmi les lecteurs du troisième… Dont l’écriture débute juste !

    Merci pour tout ce que vous faites pour la littérature et les autrices et auteurs.

    David

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