L’Étoile du diable de Jo Nesbø : un thriller d’une noirceur magistrale

L'Étoile du diable de Jo Nesbo

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Oslo sous canicule : une mort qui ouvre des abîmes

Un vendredi d’été, dans un immeuble du quartier de Saint-Hanshaugen à Oslo, l’eau fait un chemin inattendu à travers les planchers. Cette fuite banale, ce ruissellement tranquille qui traverse un siècle d’histoire bâtie, conduit une voisine à appeler la police. Derrière une porte que personne n’a eu à forcer, on découvre Camilla Loen, vingt-huit ans, designer, abattue sous sa douche. Jo Nesbø installe son récit avec une précision d’horloger : la chaleur écrasante qui vide la ville de ses habitants, les rues comme abandonnées, cette langueur estivale qui fait contraste brutal avec la violence de ce qui vient d’être commis.

Ce qui frappe d’emblée, c’est la densité du contexte. Oslo en juillet n’est pas une simple toile de fond décorative : c’est une ville à l’os, réduite à son squelette humain par les grandes vacances, où les enquêteurs disponibles se comptent sur les doigts d’une main et où chaque détail du quotidien, une laverie automatique, un marchand de pierres tombales au rez-de-chaussée, un système d’interphone avec caméra, devient un élément chargé de sens. Nesbø possède l’art de faire parler l’ordinaire, de donner à l’architecture et à la géographie d’une ville une présence presque dramaturgique.

Sous la scène de crime elle-même, deux indices déposés avec une précision troublante signalent que ce meurtre n’a rien d’impulsif ni de banal : un doigt sectionné, et sous une paupière, une pierre précieuse taillée en étoile à cinq branches. Ces détails ne sont pas livrés comme des artifices sensationnels, mais comme des questions posées au lecteur avec une sobriété qui rend le malaise d’autant plus tenace. L’enquête s’ouvre sur un vide, une absence de mobile évidente, une absence d’effraction, une absence de témoin. Ce vide, Nesbø en fait le véritable moteur narratif du roman.

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Harry Hole, l’enquêteur à contre-courant

Quand Bjarne Møller parcourt sa liste de garde en ce vendredi de canicule, le nom de Harry Hole apparaît comme un dernier recours autant que comme une évidence. L’inspecteur principal a disparu depuis quatre semaines, porté sur les listes d’estivants pour couvrir une absence que tout le monde au cinquième étage de l’hôtel de police de Grønland sait être autre chose que des vacances. On le retrouve allongé sur le parquet de son appartement de Bislett, habillé mais mal, une bouteille de Jim Beam vidée à portée de main, le visage marqué par des nuits peuplées de cauchemars récurrents. C’est cet homme-là que Møller rappelle en service. Et c’est cet homme-là, précisément, que le roman choisit de mettre au centre.

Harry Hole est un personnage construit sur une tension permanente entre ses capacités exceptionnelles et ses fragilités profondes. Son intelligence d’enquêteur est indiscutable, sa lecture des scènes de crime instinctive et rigoureuse à la fois, sa façon de saisir ce que les autres laissent passer forme l’un des ressorts les plus solides du roman. Mais Nesbø ne le pose pas en héros imperméable : l’alcool, la culpabilité liée à la mort de sa collègue Ellen Gjelten, une relation avec Rakel qui s’effiloche à mesure qu’il s’enfonce, tout cela pèse sur chacune de ses décisions, colore chacun de ses échanges. Le personnage existe dans cet espace inconfortable entre la lucidité et l’autodestruction.

Ce qui rend cette figure particulièrement juste, c’est que Nesbø évite soigneusement d’en faire un archétype. Harry n’est ni le flic brisé de pacotille ni le génie infaillible des polars formatés. Il arrive sur une scène de crime avec un fond d’alcool dans le sang et pose pourtant les bonnes questions avant tout le monde. Il refuse de travailler avec un collègue qu’il suspecte, au risque de compromettre sa carrière. Il prend un taxi jusqu’en bas de chez Rakel, reste dans la voiture, repart. Ces petites scènes, apparemment anodines, dessinent un homme qui lutte contre lui-même autant que contre l’assassin qu’il doit traquer, et c’est dans cet équilibre que réside toute la force du roman.

Une ville, deux victimes, un même prédateur

L’affaire bascule dans une autre dimension quand la brigade criminelle reçoit, par voie postale, un élément qui ne laisse plus aucun doute : il y a une deuxième victime. Lisbeth Barli, dont le nom commence à circuler dans les couloirs du cinquième étage, partage avec Camilla Loen une singularité macabre, ce même rituel soigneusement accompli, cette même signature déposée sur le corps avec une froide détermination. Nesbø construit la révélation avec économie, sans effets appuyés, laissant le poids du silence faire son travail. Ce n’est pas le spectacle du crime qui installe l’angoisse, c’est la logique implacable qui se dessine derrière lui.

Ce qui retient l’attention dans la construction de cette double affaire, c’est l’absence de lien apparent entre les victimes. Aucune relation connue, aucun milieu commun, aucune trajectoire de vie qui se croiserait naturellement. La brigade travaille méthodiquement, confronte des empreintes, interroge des proches, remonte des emplois du temps, sans trouver le fil qui relierait les deux femmes autrement que par la façon dont elles ont été tuées. C’est précisément ce vide qui transforme l’enquête en quelque chose de plus déstabilisant qu’un meurtre ordinaire. Harry le formule clairement en réunion, avec cette brutalité pédagogique qui lui est propre : quand l’unique lien entre les victimes est le rituel du meurtrier, on se trouve face au cauchemar de tout enquêteur.

Nesbø tire de cette structure narrative un effet de tension particulièrement bien maîtrisé. Le lecteur sait qu’un troisième crime est possible, probable, peut-être déjà planifié. La ville estivale, engourdie par la chaleur, inconsciente du danger, devient un personnage à part entière dans cette mécanique. Les journalistes d’Aftenposten qui spéculent faute d’éléments, les habitants d’Oslo qui rentrent des plages le soir sous un ciel toujours sans nuages, les collègues rappelés de vacances à contrecœur, tout ce tissu humain ordinaire sert de fond à une menace qui, elle, n’a rien d’ordinaire. L’architecture du roman tient précisément à ce contraste entre la banalité du quotidien norvégien et la nature profondément énigmatique de ce qui se joue dans l’ombre.

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Le diamant rouge et le langage du mal

Une pierre précieuse taillée en étoile à cinq branches, glissée sous une paupière. Un doigt sectionné avec une précision chirurgicale. Ces deux éléments, découverts sur la première victime, ne ressemblent à rien de connu dans les archives de la brigade criminelle d’Oslo. Nesbø a l’intelligence de ne pas les livrer comme de simples accessoires gothiques destinés à impressionner : ce sont des messages, ou plutôt les fragments d’un langage que personne ne sait encore lire. L’enquête sur l’origine du diamant rouge mobilise des experts d’Anvers, puis de chez De Beers à Londres, révélant au passage la géographie souterraine d’un commerce mondial de pierres brutes dont la traçabilité elle-même devient une piste.

Le pentagramme entre en scène par un détour inattendu, celui d’une conversation dans une salle paroissiale entre Harry et un prêtre orthodoxe russe qui joue du Tchaïkovski sur un piano désaccordé. Ce que le symbole porte avec lui, son histoire millénaire, sa double signification selon qu’il est orienté vers le haut ou vers le bas, sa présence dans la démonologie comme attribut de Tsjort, alias Satan, tout cela s’articule progressivement en un système cohérent. Nesbø construit sa symbolique avec une rigueur qui évite l’ésotérisme de pacotille : les références sont ancrées dans des traditions réelles, manipulées par un esprit qui leur confère une fonction précise dans un rituel dont on ne perçoit encore que les contours.

Ce qui fascine dans ce travail sur le signe et le symbole, c’est qu’il opère sur deux niveaux simultanément. Pour l’assassin, chaque geste est porteur d’un sens que lui seul maîtrise pleinement, une adresse à quelque chose ou quelqu’un que l’enquête ne cerne pas encore. Pour le lecteur, ces indices s’accumulent comme les pièces d’un puzzle dont la figure centrale reste obstinément floue. Nesbø ménage cet inconfort avec une précision narrative remarquable, donnant suffisamment pour que l’imagination travaille, retenant suffisamment pour que la résolution garde toute sa force. Le diamant rouge n’est pas qu’une trouvaille scénaristique : c’est le coeur battant d’une énigme qui touche à des zones bien plus sombres que le simple fait divers criminel.

Les fantômes qui hantent l’inspecteur

La nuit, Harry Hole ne dort pas vraiment. Il sombre, et quand il remonte à la surface, c’est avec les mêmes visages qui l’attendent : sa petite sœur coincée dans un ascenseur dont les portes se referment sur ses cheveux, Ellen Gjelten dont la tête éclate dans la neige près de l’Akerselva, et parfois Rakel, dont le visage glisse et se substitue aux autres dans ce mouvement de pompe incessant que le cerveau refuse d’arrêter. Ces cauchemars récurrents ne sont pas des ornements psychologiques rajoutés pour étoffer le personnage : ils sont la matière même de ce que Harry transporte, l’inventaire d’une culpabilité qui s’est sédimentée au fil des années et des affaires non résolues.

Ellen Gjelten occupe une place centrale dans cette géographie intérieure. Collègue et amie proche, tuée trois ans plus tôt lors d’une enquête sur un trafic d’armes, elle représente pour Harry bien plus qu’un dossier classé. Son meurtre a ouvert une fissure dans sa confiance envers l’institution elle-même, une suspicion qui ronge ses relations professionnelles et l’isole progressivement de tout ce qui pourrait le stabiliser. L’hiver précédent, il a cru tenir quelque chose de solide, un témoin, une piste, un nom. Le résultat a été une convocation chez le chef de la Criminelle et un silence éloquent autour de lui dans les couloirs du cinquième étage.

Rakel et son fils Oleg représentent l’autre versant de cette vie intérieure tourmentée, celui de ce que Harry aurait pu construire s’il avait été capable de lâcher prise sur ce qui le dévore. Un trajet en taxi jusqu’en bas de chez elle, la villa aperçue depuis la banquette arrière, et le chemin du retour sans être sorti de la voiture : cette scène dit en quelques lignes ce que des pages d’introspection n’auraient pas exprimé avec autant de justesse. Nesbø excelle à loger l’essentiel dans le détail concret, dans le geste manqué, dans la cigarette allumée devant une fenêtre fermée. Harry Hole avance dans cette enquête avec le poids de tout cela sur les épaules, et c’est précisément ce fardeau qui le rend si difficile à regarder sans une forme d’empathie tenace.

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L’ombre au sein de la brigade

Tom Waaler est, sur le papier, le collaborateur idéal. Toujours présent, jamais en vacances, des résultats constants, deux fusillades lors d’arrestations dont le SEFO a conclu à la légitime défense, une réputation de tireur hors pair et une capacité à mettre ses collègues à l’aise qui force le respect. Bjarne Møller le voit comme le futur capitaine de police le plus jeune que la Criminelle ait jamais eu. Il a le maintien, la confiance, le physique qui impose sans chercher à impressionner. Dans n’importe quel autre roman policier, ce serait l’atout de la brigade, l’homme sur lequel on s’appuie quand les choses se compliquent.

Sauf que Harry Hole ne le voit pas ainsi. Et c’est là que Nesbø installe l’une des lignes de tension les plus intéressantes du roman, celle qui court en souterrain sous l’enquête principale. Harry a des raisons de se méfier de Waaler, des raisons qu’il ne peut partager avec personne sans risquer de se retrouver isolé, discrédité, ou pire. Cette solitude contrainte, cette obligation de travailler aux côtés d’un homme qu’il suspecte tout en sachant qu’il ne dispose pas encore des preuves suffisantes pour agir, colore chacun de leurs échanges d’une ambiguïté sourde. Les scènes où ils se trouvent dans la même pièce ont cette qualité particulière des situations où deux personnes savent des choses que l’autre sait qu’elles savent, sans que rien ne soit dit.

Ce que Nesbø réussit avec le personnage de Waaler, c’est de maintenir jusqu’au bout une forme de lisibilité troublante. Il n’est ni le monstre caricatural ni le suspect trop évident : il est efficace, courtois, parfois même protecteur envers Harry aux yeux des autres, ce qui rend la position de l’inspecteur principal d’autant plus inconfortable. La brigade criminelle elle-même devient un espace ambigu, un lieu où la confiance institutionnelle a été érodée de l’intérieur sans que personne d’autre que Harry n’ait encore pris la mesure de ce que cela signifie. Cette dimension donne au roman une profondeur qui déborde largement le cadre de l’enquête sur les meurtres rituels.

Le piège tendu dans la chaleur du jour J

Un samedi matin, alors que les météorologues annoncent le record de chaleur depuis 1907, la brigade criminelle met en place un dispositif d’une précision millimétrée. Un vieux bus Volvo à la peinture constellée de rouille, garé sur le parking d’une résidence universitaire de Kampen, abrite une régie de surveillance complète : caméras fixées dans les murs pendant toute une nuit de travail, moniteurs couvrant chaque couloir des quatre étages, vingt-quatre membres des troupes d’alerte en noir disséminés dans les appartements les plus reculés, armés et prêts. Otto Tangen, technicien surveillant ses écrans dans l’odeur de terre et de tabac froid du bus, incarne à lui seul l’envers du décor de toute opération policière, le travail invisible, la patience mécanique, l’attente.

Ce que Nesbø construit dans cette séquence, c’est une montée en tension qui joue sur plusieurs registres simultanément. Harry a dormi cette nuit-là, d’un sommeil sans rêves, et ce détail apparemment anodin prend une résonance particulière après tout ce qui a précédé. Il appelle Rakel le matin, lui propose une première au Nationaltheatret, entend son rire dans le combiné. La vie ordinaire, fragile et précieuse, continue de tourner en parallèle de ce qui se prépare. Bjarne Møller regarde la télévision chez lui en jetant des coups d’oeil répétés à son téléphone. Le journaliste Roger Gjendem parie que quelque chose couve. La ville entière retient son souffle sans le savoir.

La mécanique du piège lui-même, le code déchiffré qui a permis de déterminer le lieu et le moment probables du prochain forfait, la grille de caméras, les équipes en attente, tout cela représente l’aboutissement de semaines d’une enquête conduite sous pression, dans la méfiance et l’épuisement. Nesbø ne transforme pas cette séquence en feu d’artifice spectaculaire : il en préserve la tension nerveuse, l’impression que plusieurs fils peuvent se rompre en même temps, que la préparation la plus rigoureuse ne suffit jamais à tout anticiper. Sur l’un des écrans d’Otto, quelques marques blanches dans l’enduit au-dessus d’une porte attirent l’oeil de Harry. Et tout bascule, une fois encore, sur un détail que personne d’autre n’avait vu.

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Une justice fragile, une vérité qui résiste

À vingt et une heures cinquante-six, Beate Lønn entend des pas sur le gravier devant la villa d’Olaug Sivertsen. La vieille dame les reconnaît sans hésiter, elle les connaît depuis l’enfance, elle peut même en compter le nombre exact. Cette scène d’une intimité presque douloureuse dit quelque chose d’essentiel sur ce que le roman a construit tout au long de ses trente chapitres : la vérité se loge dans les détails que personne d’autre ne remarque, dans une façon de marcher, dans une marque dans l’enduit d’un couloir, dans une pierre glissée sous une paupière. Et quand cette vérité surgit enfin, elle n’apporte pas le soulagement attendu.

Ce qui se joue dans les dernières pages disponibles du roman, c’est une confrontation entre plusieurs formes de justice, celle que l’institution est censée rendre, celle que certains s’arrogent le droit d’exercer eux-mêmes, et celle, plus souterraine, que Harry poursuit depuis des années au prix de tout le reste. Beate se retrouve dans un couloir avec son revolver, face à une situation que sa rigueur professionnelle seule lui permet de lire correctement au moment précis où tout pourrait déraper. Ce personnage, discret et méthodique tout au long du roman, révèle ici une solidité morale qui ne fait pas de bruit mais qui compte énormément dans l’économie du récit.

Nesbø ne referme pas proprement toutes les portes qu’il a ouvertes, et c’est là une des forces structurelles du roman. La menace des meurtres rituels trouve son dénouement, mais la question plus profonde que Harry porte depuis le début, celle de la corruption au coeur même de la brigade, reste une braise qui couve. L’Étoile du diable fonctionne ainsi comme un roman complet et comme un maillon d’une chaîne plus longue, offrant au lecteur une résolution sans lui mentir sur la complexité de ce qui demeure. Oslo retrouvera bientôt la pluie, le front froid arrive d’Angleterre, la canicule touche à sa fin. Mais certaines chaleurs, celles que les hommes génèrent entre eux, ne se dissipent pas avec le changement de temps.

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Mots-clés : Harry Hole, polar norvégien, meurtre rituel, Oslo, thriller psychologique, pentagramme, Jo Nesbø


Extrait Première Page du livre

« Chapitre 1

Vendredi. Œuf

L’immeuble avait été construit en 1898 sur un terrain argileux qui s’était insensiblement affaissé vers l’ouest, de sorte que l’eau passa le seuil du côté où la porte était gondée, plus à l’ouest. Elle coula sur le sol de la chambre à coucher en tirant un trait mouillé sur le parquet de chêne, toujours vers l’ouest. Le flux s’arrêta un instant dans un renfoncement du parquet avant que davantage d’eau n’arrive de derrière, avant de filer comme un rat inquiet jusqu’au mur. L’eau s’étala alors dans les deux sens, cherchant et reniflant presque sous la plinthe jusqu’à trouver un interstice entre le bout des lattes et le mur. Dans cet interstice se trouvait une pièce de cinq couronnes frappée du profil de saint Olaf et marquée de l’année 1987, un an avant que la pièce ne tombe de la poche du menuisier. Mais c’était alors une période de vaches grasses, il y avait beaucoup d’appartements sous les toits à remettre rapidement en état, et le menuisier ne s’était pas donné la peine d’essayer de la retrouver.

L’eau ne mit pas longtemps à trouver un chemin à travers le sol sous le parquet. Hormis lors d’une fuite en 1968, l’année où l’immeuble avait reçu un nouveau toit, les lames de parquet avaient séché et s’étaient rétractées de façon ininterrompue depuis 1898, de sorte que la fente entre les deux grandes planches de sapin du bout mesurait pratiquement un demi-centimètre. En dessous, l’eau rencontra l’une des poutres, et fut emmenée un peu plus loin vers l’ouest, vers l’intérieur du mur. Elle y fut absorbée dans l’enduit et le mortier que le maître maçon Jacob Andersen, père de cinq enfants, avait préparés plus de cent ans auparavant. »


  • Titre : L’Étoile du diable
  • Titre original : Marekors
  • Auteur : Jo Nesbø
  • Éditeur : Gallimard
  • Nationalité : Norvège
  • Traducteur : Alex Fouillet
  • Date de sortie en France : 2006
  • Date de sortie en Norvège : 2003

Page officielle : jonesbo.com

Résumé

Un vendredi de canicule à Oslo, une jeune femme est retrouvée morte sous sa douche. Deux indices laissés sur le corps par le meurtrier, un doigt sectionné et un diamant rouge taillé en étoile à cinq branches, signalent d’emblée que ce crime n’a rien d’ordinaire. Harry Hole, inspecteur principal à la Brigade criminelle, est rappelé d’une absence prolongée pour travailler sur l’affaire. Très vite, une deuxième victime vient confirmer les pires craintes : un tueur en série opère dans la ville endormie par les grandes vacances.
Tandis que l’enquête tente de déchiffrer la symbolique démoniaque laissée sur les victimes, Harry doit composer avec ses propres démons, l’alcool, les cauchemars, une relation amoureuse qui s’effrite, et surtout une méfiance profonde envers l’un de ses propres collègues. L’Étoile du diable mène ainsi deux enquêtes en parallèle : celle sur un assassin rituel insaisissable, et celle, plus intime, d’un homme qui cherche la vérité dans une institution qu’il ne peut plus entièrement faire confiance.

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Je m’appelle Manuel et je suis passionné par les polars depuis une soixantaine d’années, une passion qui ne montre aucun signe d’essoufflement.


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