Truculentia, un premier roman qui tisse la douceur et la brutalité
Virginie Poujol prend soin de poser sa définition avant même que le récit ne commence : la truculence désigne aussi bien la violence d’un comportement brutal qu’une vitalité débordante, exaltée, généreuse en images. Tout le livre tient dans cet écart, et le titre latinisé, qui sonne comme un air d’opéra, annonce la couleur. Voilà un roman qui rit fort et frappe sec, parfois dans la même page, sans jamais choisir un camp au détriment de l’autre.
La matière en est simple à énoncer et beaucoup plus retorse à vivre : un costumier free-lance italien installé à Paris, un talent que personne ne lui a appris, une commande qui pourrait tout changer, une famille de tisserands piémontais accrochée à son nom, une femme rousse rencontrée par hasard au comptoir d’une mercerie. Autour de ce noyau, l’auteure fait circuler les rires, les humiliations minuscules, les élans amoureux et les coups portés en douce. La comédie y côtoie l’inquiétude sans que jamais l’une n’annule l’autre.
La construction sert admirablement ce projet. Quatre-vingt-dix-neuf chapitres, souvent très brefs, parfois réduits à une poignée de lignes ou à un simple message resté sans réponse, s’enchaînent selon une logique de montage : Paris, puis le Piémont, puis Paris de nouveau, un bureau feutré, une terrasse écrasée de chaleur, une salle de réunion milanaise. Ce découpage nerveux crée un effet de contrepoint permanent, chaque scène éclairant celle qui la précède d’une lumière un peu différente. On avance vite, porté par ce rythme, et l’on s’aperçoit progressivement que la légèreté du ton dissimule une architecture patiemment ajustée, où rien de ce qui a été semé ne reste stérile. Pour un premier roman, la maîtrise du tempo impressionne autant que l’ampleur du décor déployé.
Giorgio Sciccolone, un costumier qui invente ses propres moyens
Il y a des héros que l’on adopte en trois gestes. Giorgio se rase de près, enfile une chemise blanche impeccable même par quarante degrés, dévale cinq étages sans ascenseur et commande son ristretto qu’il boit brûlant, quitte à s’ébouillanter les lèvres. Orphelin recueilli après un drame, passé de foyer en foyer, il a fait très tôt ce choix étrange et poignant : décider d’être heureux malgré tout, en s’arrangeant avec les épreuves plutôt qu’en les affrontant. Cette philosophie du bonheur-quand-même irrigue chacune de ses apparitions et lui donne une drôlerie douce, légèrement décalée, qui masque mal l’enfant blessé qu’il transporte.
Son génie, car le mot n’est pas trop grand, tient à une conviction méthodique : d’autres partent de l’existant et l’améliorent, lui préfère inventer les moyens. Autodidacte forcené, il s’est glissé sans y être invité dans les amphithéâtres des Beaux-Arts, a suivi des visites guidées en resquillant, a appris l’histoire des vases chez les brocanteurs. Ses ciseaux d’argent d’époque Napoléon III, régulièrement aiguisés, fendent une étoffe avant même que la fibre ait le temps de crier. Son mètre-ruban traîne au fond d’une poche comme la laisse molle d’un chien négligé et lui tient lieu d’interlocuteur, au même titre qu’une colombe de plumes inachevée ou qu’un trident de Triton abandonné sur la moquette.
Cette compagnie d’objets bavards constitue l’une des grandes réussites du livre. Elle installe une fantaisie constante, tout en révélant une solitude que Giorgio ne nomme jamais. Le vendredi, il enfile un nez rouge et court les services pédiatriques, parce que les enfants hospitalisés sont les seuls à ne pas partir en vacances. Un serveur humilié en terrasse repart avec un croquis le représentant en roi, et un billet glissé dans le pli du papier. Il coud plus vite qu’une machine, calcule une distance à vingt centimètres près, reconnaît un parfum de garrigue et de bergamote à travers une porte. Cette hyperacuité fait sa valeur professionnelle et, simultanément, sa fragilité intime : tout l’atteint, les cris comme les rires, et surtout les rires.
De la mercerie parisienne aux ateliers textiles du Piémont
Le roman se déploie sur deux territoires qui se répondent comme l’endroit et l’envers d’une même étoffe. D’un côté, un Paris estival, poisseux, déserté par les juillettistes, où les cafés ferment le lundi et où les merceries à l’ancienne relèvent presque de l’espèce protégée. Celle de madame Pangin, avec sa clochette, ses rouleaux de popeline fleurie et son arrière-boutique encombrée de trouvailles centenaires, mériterait à elle seule le détour. De l’autre, le Piémont des cyprès et des manufactures familiales, où une maison de tisserands fête ses cent vingt ans devant une centaine d’invités et des diapositives vantant la signature « Made in Italy ».
Ce second décor s’impose comme une présence vivante, tant l’auteure en connaît les rouages. On y parle stocks d’étoffes que les maisons de haute couture n’achètent plus, concurrence étrangère, savoir-faire ancestral menacé, résilience d’une filière qui raisonne en grappe. Les métiers défilent avec une exactitude jubilatoire : carcassier, plumassier, posticheur, modiste, bottier, sans oublier les baleines de corsets et les vertugadins. Le lecteur apprend ce qu’est une toile de prototype, pourquoi le shantung peut oppresser un créateur, ce que le cachemire baby a de plus que le polyester. Cette précision documentaire, jamais pesante, donne au récit une densité rare.
D’autres lieux viennent élargir la carte et chacun laisse une empreinte : la terrasse vertigineuse de la Mole à Turin sous un orage qui avale la tour, une petite église au plafond vert foncé qui sent la forêt et le vieux bois, les bassins de Versailles où Giorgio retire chaussures et chaussettes pour vérifier si l’eau est glacée, une maisonnette de la banlieue brugeoise gardée par des nains de jardin et une tortue placide. Virginie Poujol excelle à faire de chaque halte une scène complète, avec sa lumière, ses odeurs et son incident. On voyage beaucoup dans ce livre, et jamais en touriste pressé.
Garance, Jacopo, madame Pangin, une distribution qui donne du relief
Garance mérite d’entrer la première, puisque c’est une couture craquée qui la pousse dans la mercerie. Guide touristique à Montmartre, gourmande assumée, capable d’engloutir des babas à Rome et des religieuses à Lourdes avant de se lamenter devant son miroir, elle apporte au récit un contrepoids salutaire de pragmatisme et d’ironie. Là où Giorgio théorise, elle réserve les billets, remplit le réfrigérateur, négocie, invente des solutions en trois coups de téléphone. L’auteure lui accorde une vraie épaisseur, faite de tendresse bourrue, de fatigue accumulée et d’une lucidité qui ne demande qu’à être écoutée.
Face au costumier se dresse Jacopo Marchelssini, héritier fraîchement rentré des États-Unis, MBA en poche, cabriolet jaune garé bien en vue, chevalière et jeton de casino qu’il fait sauter entre ses doigts jusqu’à agacer son père. Le portrait est d’une redoutable justesse dans sa manière de saisir le vocabulaire des vainqueurs : le chronomètre déclenché en réunion, la poignée de main systématique, la flatterie calibrée, l’art de transformer un revers en storytelling. Autour de lui gravitent Nunzio le patriarche, dur mais capable de rassembler ses ouvriers sur des murets pour leur parler droit, et Francesca, sa femme, gardienne des dimanches où l’on ne parle pas travail.
La galerie secondaire vaut largement le premier rang. Tommaso Arusso, investisseur pressé et amoureux fou des couleurs, rêve d’un musée des nuances comme d’autres rêvent d’une cathédrale. Alba, volubile et maternelle, tient le fil des retrouvailles piémontaises. Madame Pangin observe la rue faute de clients et note des choses dans un grand cahier noir rangé sous son comptoir. Un garçon de café devient l’intermédiaire improbable d’une histoire d’amour naissante, une vieille dame en noir partage son pain et son fromage dans une nef déserte, un psychologue à la technique « ouvre-boîte » finit par déposer deux livres sur une table basse. Chacun laisse une trace, et aucun ne se réduit à sa fonction narrative.
Une langue imagée et italianisante, la vraie signature du roman
Le style constitue sans doute la surprise la plus immédiate de Truculentia. Virginie Poujol écrit une prose bondissante, gorgée d’images concrètes, où les phrases changent de tempo au gré des humeurs. Un mari trompé par sa fenêtre récalcitrante, un veston « d’homme libre » qui sursaute, une chevelure rousse « digne de Titien », des pop-corns de souvenirs qui explosent tantôt sucrés tantôt salés : la métaphore n’est jamais décorative, elle traduit la façon dont ce créateur perçoit le monde, par la matière et par la couleur.
L’italianité de Giorgio irrigue la syntaxe autant que le lexique. Ses « macché », ses « mio caro », ses « scusi » ponctuent des répliques constamment déraillées par ce tic magnifique, le « Enfin !, je veux dire », qui trahit un homme dont la pensée court plus vite que la bouche. Cent trente-trois notes accompagnent le texte en fin de volume, traduisant les expressions et détaillant les références, du parc Burcina au poinçonneur de Gainsbourg. Ce dispositif, généreux, transforme la lecture en promenade cultivée sans jamais interrompre le plaisir du récit.
Le bestiaire domestique de l’auteure achève de singulariser sa voix. Giorgio se déplace en crabe apeuré, ronfle comme un ours, sautille comme un petit rat, se fige devant un papillon posé sur sa main. Garance rêve de poules qui auraient enfin des dents pour se défendre, un oxalis pourpre fait office de baromètre conjugal, un écureuil recueille des confidences dans un parc. Les jeux de mots fusent, parfois franchement potaches, parfois chargés d’amertume, et l’humour sert régulièrement de paravent à l’émotion. Cette capacité à passer du burlesque au tragique en une virgule, sans effet de manche, donne au livre sa respiration propre et explique qu’on le referme avec le sentiment d’avoir entendu quelqu’un parler, vraiment.
Différence, hypersensibilité et création, le fil rouge de Truculentia
Sous la comédie sociale et le suspense feutré affleure une interrogation tenace : que fait une société aux êtres qui ne rentrent pas dans ses cases ? Giorgio ressent tout trop fort, les odeurs, les bruits, les regards. Un rire dans son dos le ramène instantanément sur l’estrade d’une fête d’école, dans un costume de papier crépon assemblé la nuit sous une couette. Le roman explore avec une grande finesse ce mécanisme de la blessure ancienne qui se réactive, et la manière dont l’humiliation d’enfance continue de dicter, des décennies plus tard, les réflexes d’un adulte pourtant accompli.
Virginie Poujol y ajoute une réflexion précieuse sur le prix du talent. Autour de Giorgio, on l’admire, on le convoite, on cherche à l’imiter, on l’accuse aussi de tout obtenir trop facilement. Ses facilités, comme il le dit lui-même avec une belle formule, ne sont pas si faciles. Le livre montre sans pathos ce que coûte d’inventer là où personne n’est allé : l’impossibilité d’expliquer sa méthode, la solitude du créateur qui doute à quatre heures du matin devant des esquisses froissées, la difficulté à se défendre quand on n’a jamais appris les codes.
Le monde professionnel occupe une place notable dans cette réflexion et l’auteure en restitue la mécanique avec un réalisme aiguisé : les rumeurs de couloir, les pauses-déjeuner où l’on commente l’absent, la prise de références téléphonique, les clauses contractuelles signées trop vite faute de temps. À cela s’ajoutent les mondanités, leurs colliers de perles et leurs sourires qui charcutent. Rien de tout cela n’est asséné sous forme de thèse. Tout passe par la scène, le dialogue, le détail vestimentaire. C’est précisément cette délicatesse de traitement qui rend le propos aussi efficace, et qui donnera à beaucoup de lecteurs le sentiment troublant d’avoir déjà assisté à ces échanges-là.
Pourquoi il faut lire Truculentia jusqu’à sa toute dernière page
Ce premier roman réussit un équilibre difficile : offrir un vrai plaisir de lecture immédiat, porté par un héros attachant et une écriture pleine de sève, tout en construisant patiemment une histoire dont on ne mesure l’ampleur qu’une fois le livre refermé. On y entre pour une paire de ciseaux d’argent et un pantalon décousu, on y reste pour une question autrement vertigineuse sur ce que les autres font de nous. La générosité du texte, sa documentation, son sens du portrait et son humour constant lui donnent une personnalité immédiatement reconnaissable.
Une chose mérite d’être dite sans rien déflorer : les dernières pages appellent une attention particulière. Virginie Poujol a construit son final avec un soin manifeste, et la surprise qu’elle y ménage mérite d’être découverte intacte, dans l’ordre voulu par elle. Que personne ne vous la raconte. Ajoutons que l’auteure a joint à son roman un texte de genèse d’une sincérité désarmante, où elle explique comment ce costumier obstiné est venu lui tenir compagnie, et qu’une suite est annoncée, qui prendra un tour nettement plus sombre.
Truculentia s’adresse à qui aime les récits où l’on rit avant de sentir la gorge se serrer, à qui s’intéresse aux métiers de la matière et de la main, à qui garde de la tendresse pour les inadaptés magnifiques. On y croise des étoffes qui changent de reflet selon le mouvement, des repas piémontais, des cages d’escalier, des salles de jury et des chambres d’enfant. On y rencontre surtout un homme qui croyait s’être réveillé heureux et qui, page après page, découvre ce que ce mot recouvrait vraiment. C’est un livre habité, écrit avec ce qu’il faut d’énergie et de fêlure, et l’on referme volontiers son édition en se disant que la suite promise ne viendra pas trop tôt.
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Mots-clés : Truculentia, Virginie Poujol, costumier, Piémont, haute couture, hypersensibilité, premier roman
Extrait Première Page du livre
« 1
Ce mercredi 16 juillet, Giorgio Sciccolone croyait s’être réveillé heureux. Car il y a une forme de bonheur inéluctable à s’accommoder de tout lorsqu’on pense ne rien détenir. Comme s’il s’agissait de conclure un arrangement prudent avec les épreuves de la vie pour ne jamais s’approcher d’un gouffre. Et de fait, plus rien de ce qui advient ne peut faire mal.
Par exemple, il avait appris à se protéger des insanités stridentes d’une voisine. Chaque matin, elle s’acharnait à déchirer le ciel au-dessus de son lit, autant que les tympans de son conjoint qu’elle ne supportait plus – pour un slip qui traînait par terre, cette fois.
— Bon sang, marmonna Giorgio en pressant son traversin sur ses oreilles avant d’attraper son casque audio.
En effet, qu’est-ce qui peut bien pousser les gens à hurler des « ta gueule ! » quand ils ont la chance d’avoir une gueule à leurs côtés ? Ces scènes n’avaient aucun sens pour Giorgio et grâce à Dieu, la petite chaîne hi-fi qui trônait sur sa table de nuit enclencha la symphonie idoine : celle où des cymbales se cogneraient pile au moment où la teigne casserait de la vaisselle, claquerait une porte. De son côté, il battrait la mesure pour transcender une violence qui ne lui appartenait pas, et qui généralement durait le temps de trois mouvements. Exactement, donc, comme ce mercredi où le calme revint enfin dans sa chambrette.
Giorgio fit tomber son petit bidon au-dessus de ses deux pieds qui avaient déjà touché le sol. Il prit le temps d’emboîter le tout dans une parfaite verticale vertébrale, et se fraya un chemin parmi des carnets de croquis et des ébauches de déguisements, ici et là entassés. Un habit de cow-boy pour l’enterrement de vie précipité d’un garçon solitaire. Une tête de singe affublée d’un chapeau qui devait servir de boîte à idées. Pour répondre à la commande de son client (une entreprise désirant renforcer la cohésion de ses équipes), le singe ne verrait rien, n’entendrait rien et surtout « arrêterait de parler pour ne rien dire ». Giorgio avait commencé à coudre les yeux. Il y avait aussi, par terre, des kangourous à trois poches pour une kermesse. La poche centrale constituait le corps du marsupial dans lequel chaque participant se glisserait, à ceci près qu’il n’y mettrait qu’une seule de ses jambes. L’autre jambe irait dans une autre poche, extérieure et latérale, tellement gigantesque qu’elle accueillerait également la seconde jambe claquerait une porte. De son côté, il battrait la mesure pour transcender une violence qui ne lui appartenait pas, et qui généralement durait le temps de trois mouvements. Exactement, donc, comme ce mercredi où le calme revint enfin dans sa chambrette.
Giorgio fit tomber son petit bidon au-dessus de ses deux pieds qui avaient déjà touché le sol. Il prit le temps d’emboîter le tout dans une parfaite verticale vertébrale, et se fraya un chemin parmi des carnets de croquis et des ébauches de déguisements, ici et là entassés. Un habit de cow-boy pour l’enterrement de vie précipité d’un garçon solitaire. Une tête de singe affublée d’un chapeau qui devait servir de boîte à idées. Pour répondre à la commande de son client (une entreprise désirant renforcer la cohésion de ses équipes), le singe ne verrait rien, n’entendrait rien et surtout « arrêterait de parler pour ne rien dire ». Giorgio avait commencé à coudre les yeux. Il y avait aussi, par terre, des kangourous à trois poches pour une kermesse. La poche centrale constituait le corps du marsupial dans lequel chaque participant se glisserait, à ceci près qu’il n’y mettrait qu’une seule de ses jambes. »
- Titre : Truculentia
- Auteure : Virginie Poujol
- Éditeur : Librinova
- ISBN : 9791043910609
- Format : Broché
- Nationalité : France
- Langue : Français
- Date de publication : 08/07/2026
- Nombre de pages : 387 pages
- Genre : Roman contemporain
- Sujets traités : Création artistique, costume et haute couture, industrie textile italienne, hypersensibilité et haut potentiel, orphelinat et blessures d’enfance, rivalité et harcèlement, couple et parentalité, milieux mondains
Résumé
Giorgio Sciccolone est costumier free-lance à Paris. Orphelin recueilli en Italie puis placé jusqu’à sa majorité, il a appris seul, en resquillant dans les amphithéâtres et en observant les brocanteurs. Il confectionne des déguisements pour des kermesses, égaye chaque vendredi les services pédiatriques et décide chaque matin d’être heureux malgré tout. Une couture craquée conduit un jour une guide touristique rousse jusqu’à la mercerie qu’il fréquente, et cette rencontre banale ouvre une brèche dans sa vie soigneusement rangée.
Au même moment, dans le Piémont, une manufacture textile centenaire cherche un souffle nouveau et un investisseur nourrit un projet ambitieux autour des couleurs et des étoffes. Le passé de Giorgio ressurgit alors sous la forme d’une occasion inespérée et d’un visage qu’il aurait préféré ne jamais revoir. Entre Paris et l’Italie, entre l’atelier et les salons mondains, Virginie Poujol déploie un récit vif et imagé sur la création, la différence et le prix à payer pour exister.

Je m’appelle Manuel et je suis passionné par les polars depuis une soixantaine d’années, une passion qui ne montre aucun signe d’essoufflement.



















Bonjour, de toutes les déjà émouvantes et détaillées critiques que j’ai reçues avec une gratitude immense, celle-ci est la plus magnifique. Vous avez tout compris. Merci infiniment. Deux petits mots mais d’une densité indicible. Virginie