Neige fondue, betteraves et chemins creux au bout des Flandres
Janvier, dans le nord de la France, ne ressemble jamais aux cartes postales. Nadine Mousselet le rappelle d’entrée avec une neige qui ne tient pas, une neige salissante qui tourne à la boue sitôt qu’elle touche les trottoirs ou les champs où quelques betteraves attendent encore d’être arrachées. C’est dans ce décor de fin d’hiver, entre chemins creux, chenils, aboiements de grands bleus de Gascogne et battue officielle au sanglier, que tout commence. Le lecteur avance dans un paysage qui colle aux semelles, un pays plat où le froid s’infiltre sous les rangers et où la lumière peine à percer.
Ce choix géographique n’a rien d’un simple habillage. La romancière ancre son récit dans le triangle Bray-Dunes, Ghyvelde, Hondschoote, puis remonte vers Dunkerque et Lille, avec une précision de topographe : les Moëres asséchées sous le niveau de la mer, les canaux qui irriguent la plaine, les fermes isolées, les hameaux où l’on connaît chaque voiture qui passe. Cette exactitude nourrit l’angoisse. Quand les gendarmes lancent une battue dans un bois de feuillus serrés, on comprend immédiatement pourquoi les prédateurs, renards ou sangliers, deviennent une donnée de l’enquête au même titre qu’un relevé d’empreintes.
L’atmosphère respire une humidité tenace, un ciel bas presque blanc, des halos de réverbères flottant dans la brume. L’autrice, pardon, l’auteure convoque même Simenon au détour d’une phrase, et la référence sonne juste : même économie de moyens, même façon de laisser le climat travailler le lecteur. La neige joue ici un rôle technique autant que sensoriel. Elle ralentit les routes, elle conserve, elle efface, elle piétine les indices sous les bottes des intervenants. Les scientifiques le déplorent, les enquêteurs composent avec. Ce Nord de janvier n’accompagne pas l’intrigue, il la conditionne. Chaque découverte dépend d’un talus glissant, d’une berge gelée, d’un automobiliste matinal qui aperçoit un éclat brillant dans le faisceau de ses phares. Rarement une région aura été aussi utile à la mécanique d’un roman policier, et rarement un lecteur aura eu autant envie d’enfiler une doudoune avant d’entamer un chapitre.
Laura Claes, la psychocriminologue et son regard sur les pièces éparses
Laura Claes arrive dans l’histoire par une porte discrète : une promenade autour d’un étang normand, deux petites chiennes qui trottinent, un mari pilote d’hélicoptère à la Sécurité civile, et le téléphone qui sonne. Nadine Mousselet installe son héroïne récurrente dans un quotidien tangible avant de la précipiter dans l’horreur, procédé simple et redoutablement efficace. Le contraste entre la douceur domestique et ce qui l’attend à Lille donne à l’ensemble une humanité que beaucoup de thrillers oublient en route. On la suit à la première personne, ce qui crée une proximité immédiate avec sa manière de raisonner.
Sa fonction mérite qu’on s’y arrête. Psychocriminologue, elle passe son temps à devoir justifier sa légitimité auprès de policiers biberonnés aux séries télévisées, persuadés qu’une profileuse devine tout à partir de rien. L’auteure en fait un motif discret et assez savoureux : la science du comportement s’affirme ici par la rigueur, jamais par l’illumination. Laura observe, mesure, croise, doute, propose une hypothèse et accepte qu’on la contredise. Ses collègues Fred Jumet et Joël Bricart, complices de longue date, apportent la contradiction nécessaire, et leurs échanges vifs évitent au récit toute solennité pesante.
Ce regard singulier constitue la vraie valeur ajoutée du roman. Là où les enquêteurs raisonnent en preuves matérielles, Laura raisonne en intentions : pourquoi ici plutôt que là, pourquoi ce soin apporté à un geste et cette négligence dans un autre, que raconte la dispersion des découvertes sur une carte. Sa spécialité consiste à traduire une géographie en psychologie, et l’auteure rend cette gymnastique parfaitement lisible sans jamais assommer le lecteur de jargon. Ses origines belges, revendiquées avec malice, lui offrent en prime un rôle de passeuse entre deux cultures policières qui ne se comprennent pas toujours. Elle impose le tutoiement dès la première réunion, détail apparemment anodin qui débloque en réalité toute la dynamique du groupe. Laura Claes séduit précisément parce qu’elle ne joue pas les oracles. Elle travaille, elle se trompe parfois, elle s’émeut du sort de femmes qu’elle ne connaîtra jamais autrement que par des fragments, et cette empathie contenue irrigue chaque page.
Quand un canal déplace la frontière entre deux polices
Voilà l’une des trouvailles les plus réjouissantes du roman. Une découverte macabre survient dans le canal de Furnes, à hauteur d’un pont levant, physiquement en territoire français, entre Bray-Dunes et Ghyvelde. Tout le monde le sait, tout le monde le voit sur la carte. Sauf que le commandant Dirk De Vriendt, venu de La Panne, déroule ses documents avec un accent flamand appuyé et démontre que l’administration du cours d’eau, elle, bascule en gestion belge à partir d’un point précis. Une subtilité de cote et de gestion hydraulique suffit à déplacer une frontière. La scène est un régal.
Nadine Mousselet exploite ce terrain juridique mouvant avec une intelligence rare dans le genre. Depuis Schengen, les frontières du Nord sont devenues des passoires, un simple panneau signalant au voyageur qu’il change de pays. Ce que le récit met en lumière, c’est le décalage entre la fluidité totale dont bénéficie un criminel et la lourdeur procédurale qui entrave ceux qui le traquent. Cosaisine police, gendarmerie, police fédérale belge, sollicitation d’Interpol, logiciels d’analyse des liens de violence, appels nocturnes à un ministre pour débloquer une coopération : l’auteure détaille les rouages sans jamais perdre le rythme.
Cette dimension transfrontalière produit aussi de très bonnes scènes de comédie humaine. Les susceptibilités s’affrontent, un gendarme à quinze jours de la retraite défend son territoire, un commissaire lillois ambitieux calcule ses intérêts, un policier belge réclame la restitution d’éléments d’enquête avec une courtoisie glaciale. Chacun campe sur ses prérogatives avant que la logique commune ne finisse par l’emporter. La Task dirigée par Jumet, structure spécialisée dépendant directement du ministère, sert de ciment entre ces égos, et sa fragilité budgétaire ajoute une tension supplémentaire en arrière-plan. Le roman devient alors un document passionnant sur la coopération judiciaire européenne, sans jamais adopter le ton du manuel. On apprend beaucoup, on sourit souvent, et l’on mesure combien un cours d’eau de vingt et un kilomètres peut compliquer la vie de trois polices simultanément. Rares sont les polars qui transforment un détail cadastral en ressort dramatique aussi efficace.
Salle d’autopsie, scie électrique et patience des laboratoires
Nadine Mousselet ne triche pas avec la médecine légale, et cela se sent à chaque page consacrée à l’institut médico-légal. Les séquences d’autopsie sont conduites par Joseph Wauters, dit Jo, costaud jovial aux yeux rieurs, secondé à distance par l’expert Jean Lambert qui suit les opérations en visioconférence. Le duo fonctionne à merveille : blagues de corps de métier, commentaires techniques, désaccords argumentés. Le lecteur assiste aux gestes, comprend pourquoi un sac en kraft préserve mieux l’ADN qu’un emballage plastique, apprend à distinguer un scanner d’une IRM, découvre la méthode de Greulich et Pyle pour estimer un âge à partir d’une radiographie de la main.
Ce qui frappe, c’est la rigueur du raisonnement déductif construit à partir de très peu. Une mesure entre le talon et le genou donne une taille approximative. La tonicité musculaire suggère une pratique sportive, l’état des orteils écarte la danse classique. Un hématome sur un poignet révèle la taille de la main qui a serré. Une entorse trahit une fuite en talons hauts. L’auteure transforme chaque examen en séance de lecture du corps, et cette pédagogie discrète, portée par les questions naïves d’une jeune gendarme présente pour la première fois, passe sans le moindre effet de manche.
Le travail de l’identification criminelle bénéficie du même soin. Ménard, Hugo, Lieve, Luc Pasquier arpentent des scènes multiples, se plaignent d’un volume de prélèvements pharaonique, réclament des renforts, expliquent qu’un laboratoire surchargé met parfois des mois à rendre ses conclusions. Cette honnêteté sur les délais réels donne au récit une crédibilité précieuse. Ici, personne n’obtient un profil génétique en trois minutes entre deux dialogues. On attend, on croise des factures détaillées, on éplucher des comptes bancaires, on interroge des bijoutiers. La toxicologie, l’entomologie, la datation de la mort par l’état des chairs et la température ambiante deviennent des personnages à part… non, deviennent des instruments dont le récit joue avec une précision d’horloger. Le résultat séduira autant les amateurs de procédure que les lecteurs curieux de comprendre comment se fabrique, concrètement, une vérité judiciaire.
Celles que personne ne déclare disparues
Le roman s’ouvre sur une citation de Maria Ressa, prix Nobel de la paix : la déshumanisation constitue le premier pas vers la violence. Toute l’architecture morale du livre tient dans cette phrase placée en exergue. Car la difficulté centrale de l’enquête n’est pas seulement d’identifier un criminel, elle est d’abord de mettre un nom sur les victimes. Aucune n’apparaît dans les fichiers de personnes disparues. Aucune plainte, aucun signalement, aucune main courante. Le vide administratif entourant ces femmes en dit long sur la place que la société leur accorde.
Nadine Mousselet dessine avec justesse une galerie de trajectoires fragiles : jeunes femmes venues d’ailleurs, travailleuses payées en liquide, employées sans contrat par des particuliers qui préfèrent ne pas se poser de questions, migrantes arrivées avec l’idée qu’un pays lointain serait un eldorado. Une nounou du Mali très appréciée des enfants qu’elle garde, une masseuse thaïlandaise partagée entre deux vies, une escort au parcours bien plus complexe qu’il n’y paraît. L’auteure les traite avec une dignité constante, sans misérabilisme ni complaisance, en s’intéressant à ce qu’elles aimaient, à leurs superstitions, à leurs porte-bonheur, à leurs amitiés, à leurs projets.
Cette attention portée à l’invisibilité sociale confère au roman une épaisseur qui dépasse largement le divertissement. Quand une employeuse avoue ne pas avoir signalé l’absence de sa nounou parce qu’elle la payait au noir, quand un propriétaire s’inquiète surtout de l’odeur de son réfrigérateur et de la relocation de son studio, l’auteure épingle sans un mot de commentaire une indifférence ordinaire bien plus dérangeante que les scènes techniques les plus crues. Le titre prend alors une résonance supplémentaire : les pièces éparpillées ne sont pas seulement anatomiques, elles sont sociales, administratives, humaines. Reconstituer ces existences fragmentées devient un acte de réparation autant qu’une nécessité procédurale, et c’est probablement là que le livre touche le plus juste.
Hondschoote, Bergues, Malo-les-Bains, un Nord arpenté à hauteur d’homme
Il faut avoir parcouru les routes dont on parle pour les restituer ainsi. Les remerciements le confirment, l’auteure a sillonné la région caméra au poing, et ce travail de reconnaissance irrigue tout le livre. On visite l’église Saint-Vaast de Hondschoote, hallekerk aux trois nefs de dimensions égales, dominée par une tour de brique blanche abritant un carillon de soixante et une cloches. On croise une maison à pignons à pas de moineaux datant de 1522, un kiosque à musique, une mairie de grès et de pierre blanche. Ces éléments ne servent pas de remplissage, ils composent une mémoire des lieux.
Lille est saisie de nuit, entre la Vieille Bourse illuminée, le beffroi chargé d’angelots, la façade Art déco de la Voix du Nord, la Déesse sur sa colonne commémorant la résistance aux Autrichiens en 1792. Dunkerque arrive par la mémoire de Jean Bart, corsaire de Louis XIV qui traversa la Manche à la rame après s’être évadé des geôles anglaises. Une conversation de voiture, tôt le matin, initie le lecteur au carnaval dunkerquois, aux masquelours, aux clet’ches, aux chapelles, au lancer de kippers depuis le balcon de l’hôtel de ville. Cette séquence, drôle et chaleureuse, offre une respiration bienvenue entre deux scènes glaçantes.
Ce goût du terroir n’exclut jamais le second degré. Un panneau à l’entrée d’une église prévient les fidèles que l’appel de Dieu ne passera vraisemblablement pas par le téléphone, et Laura ne peut retenir un sourire malgré les circonstances. Bergues surgit avec un clin d’œil cinématographique inévitable, Malo-les-Bains avec sa plage de sable fin, ses cabines colorées et ses maisons néogothiques flamandes qui rappellent Bruges. Nadine Mousselet écrit une région qu’elle aime, et cet attachement passe dans la langue, dans les mots flamands glissés au fil des dialogues, dans les frites d’une friterie locale qui n’ont rien à envier aux belges. Le lecteur voyage véritablement, ce qui, dans un roman aussi sombre, relève d’un équilibre délicat parfaitement tenu.
Un puzzle dont il manque toujours des pièces
L’image du puzzle traverse le livre et lui donne sa forme. Chaque découverte apporte une pièce isolée, apparemment compatible avec les précédentes, et qui pourtant refuse de s’emboîter. Un fragment appartient à telle femme, un autre non, un troisième ouvre une piste que le suivant referme. Cette progression par déstabilisation successive constitue le grand plaisir de lecture : à peine le lecteur croit-il tenir une configuration cohérente que l’auteure ajoute un élément qui oblige à tout redistribuer sur le tableau blanc. Le personnel de l’enquête l’énonce d’ailleurs lui-même, avec un fatalisme professionnel plein d’humour noir.
La construction sert cette mécanique avec efficacité. Le récit se découpe en journées datées, du vendredi 17 janvier aux jours suivants, ce qui installe une pression temporelle constante et donne au lecteur la sensation exacte de vivre l’enquête heure par heure. L’alternance entre la voix de Laura, à la première personne, et des séquences extérieures suivant d’autres protagonistes ouvre régulièrement le champ sans jamais brouiller la lisibilité. Les chapitres sont courts, les dialogues nerveux, les transitions franches. Nadine Mousselet maîtrise un art de la relance qui rend la lecture continue presque inévitable, et la fatigue accumulée des enquêteurs finit par gagner celui qui les accompagne.
Reste ce que le roman laisse en creux, et c’est peut-être son atout le plus durable. Certaines pièces manquent encore quand se referment les dernières pages, non par négligence narrative mais parce que l’auteure sait qu’une enquête ne rend jamais tout le monde à son nom. Cette lucidité, associée à une documentation solide, à un ancrage régional convaincant et à une équipe attachante que l’on quitte à regret, fait de cette enquête de Laura Claes un polar procédural de belle facture, capable de satisfaire les lecteurs exigeants sur la technique comme ceux qui cherchent avant tout une histoire menée tambour battant dans un décor qu’ils n’oublieront pas.
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Mots-clés : Puzzle macabre, Nadine Mousselet, Laura Claes, polar procédural, psychocriminologie, Flandre française, médecine légale
Extrait Première Page du livre
Puzzle macabre de Nadine Mousselet
« Prologue
Vendredi 17 janvier
En ce mois de janvier, la neige tombait sur le nord de la France. Pas de jolis flocons formant un tapis blanc sur lequel les enfants pourraient faire de la luge et fabriquer d’imposants bonshommes de neige, mais une neige fondante qui se transformait en boue dès qu’elle touchait les trottoirs des villes ou le sol des champs, où quelques betteraves attendaient encore d’être récoltées.
Le groupe de chasseurs avançait le long d’un chemin creux. Mandatés par la mairie, ils avaient pour mission très officielle d’abattre un maximum de sangliers, accusés de détruire les cultures et même de s’aventurer en ville pour fouiller les poubelles ou défoncer les pelouses. La meute était lâchée. Les chiens, trop souvent enfermés dans leurs chenils, étaient ivres de liberté et à l’affût de l’odeur qui les mettrait sur la piste du cochon. Les aboiements s’intensifiaient. Les voix rauques des grands bleus de Gascogne ou celles plus aiguës des beagles annonçaient la présence de la proie.
Walter Verhaeghe sentit l’excitation monter. La bête venait par ici. Il arma son fusil et s’assura qu’il n’y avait pas d’autres chasseurs dans sa ligne de mire. En principe, chacun avait une place désignée et ne devait pas en bouger, mais parfois…
Il l’entendit avant de la voir. Le souffle court et le galop lourd, elle arrivait.
La bête surgit à dix mètres à peine.
— Nom de Dieu ! Quel mastoc !
Le sanglier courait tout droit vers lui. Cent kilos lancés à quarante kilomètres-heure, des défenses impressionnantes, un mâle solitaire bien décidé à rester en vie.
Walter, tout à l’excitation de la chasse et au bonheur d’inaugurer sa nouvelle carabine Sako S20 équipée d’une lunette, voulut tirer. Mais le monstre était déjà sur lui. Trop tard !
Il n’eut que le temps de faire un bond en arrière pour éviter d’être fauché et tomba dans les fourrés qui bordaient le chemin. Le vieux mâle passa si près de lui qu’il sentit son odeur tandis que le sol vibrait sous la charge. Walter voulut se redresser et tenter un tir arrière, alors que le sanglier s’éloignait en coupant à travers un champ de betteraves. Étalé dans les ronces, il essaya un rétablissement acrobatique.
C’est alors qu’il l’aperçut. »
- Titre : Puzzle macabre
- Série : Une enquête de Laura Claes
- Auteure : Nadine Mousselet
- Éditeur : XO Éditions
- ISBN : 9782374489872
- Format : Broché
- Nationalité : Belge
- Langue : Français
- Date de publication : 07/05/2026
- Nombre de pages : 506 pages
- Genre : Polar, Thriller, Roman policier procédural
- Sujets traités : Enquête criminelle, Psychocriminologie, Médecine légale, Coopération policière transfrontalière France-Belgique, Prostitution, Migration et invisibilité sociale, Emprise psychologique, Flandre française
Page officielle : nadinemousselet.com
Résumé
Janvier, dans le nord de la France. Une battue au sanglier tourne à la découverte macabre lorsqu’un chasseur, projeté dans les fourrés d’un chemin creux près de Bray-Dunes, tombe sur un membre humain abandonné dans la neige fondante. Le commandant Bollaert, à quinze jours de la retraite, comprend immédiatement que son départ va devoir attendre. Très vite, d’autres découvertes se succèdent, dans les canaux, en ville, dans des lieux improbables, et une évidence s’impose : il ne s’agit pas d’une seule victime.
Appelée en renfort avec la Task spécialisée du commandant Fred Jumet, la psychocriminologue Laura Claes rejoint Lille pour tenter de reconstituer un ensemble dont les pièces refusent obstinément de s’assembler. Entre policiers français, gendarmes et police fédérale belge, entre laboratoires débordés et frontière administrative capricieuse, l’équipe doit d’abord répondre à une question dérangeante : qui étaient ces femmes dont personne n’a jamais signalé la disparition ?

Je m’appelle Manuel et je suis passionné par les polars depuis une soixantaine d’années, une passion qui ne montre aucun signe d’essoufflement.


















